Dirty Little Secret
Inspiration: Twilight de S. Meyer - Room 106 de Shiina Chika
Création : Lex Lina
xoxo
Épilogue…
Bella pose son sac sur son bureau, avec une telle violence qu'elle fait sursauter certains élèves situés dans les premiers gradins. Aujourd'hui encore un mec est venu la draguer lourdement quand elle prenait sa pause au starbucks.
Sérieusement, tout avait bien commencé mais là, pfffiouu !
'Mademoiselle, vous avez fait tomber quelque chose !
Et moi comme une conne je réponds. 'Oh mais quoi donc ?'
Il me fait un grand sourire avec sa tête d'abruti et répond. 'Mon cœur'.
Devant un tel manque d'imagination, Bella a trébuché au point de renverser sa boisson sur son nouveau tailleur et s'est promis de chercher un nouvel endroit pour se reposer avant de lui envoyer son poing dans la figure. Et ça, ça fait du bien.
Alors qu'elle se remémore ce court moment de solitude, certains étudiants la regardent étrangement mais, retrouvant son calme, elle leur offre un joli sourire.
Elle jette un œil à sa montre et remarque qu'elle a déjà deux minutes de retard. Utilisant sa télécommande, les lumières se tamisent, éclairant principalement son bureau et le tableau. Bella enchaine directement avec son cours. Étant donné que c'est la fin du semestre, tout le monde est sur le qui-vive, avec les examens qui arrivent.
Laissant moins de place à la décontraction, sa voix se fait fluide et confiante. Au bout de treize minutes exactement, sa bouche forme un 'o' parfait quand Bella est interrompue par les portes battantes qui s'ouvrent violemment et qu'une silhouette entre.
Un jeune homme, portant une casquette, avance et sans même chercher à se faire discret, va s'installer dans un des gradins du second rang. Au bruit qu'il fait en se posant, Bella s'oblige à attendre qu'il ait fini. Elle s'assoit sur un coin de son bureau, obligée de remonter légèrement sa jupe fendue sur le côté.
Le retardataire se redresse sur son siège et finit par remarquer que le tout l'amphithéâtre reste comme suspendu à l'attendre. Il se tourne vers le professeur, remontant consciencieusement les manches de sa chemise et lui fait un sourire carnassier. « Oups. ». Il pose sa casquette sur le pupitre devant lui et patiente en la fixant, lui laissant le temps de le reconnaitre.
Bella croise les bras au niveau de sa poitrine. « Oups, en effet. ». Son regard se détourne pour éviter de montrer ses joues rosies. Elle fait mine de chercher dans ses notes. « Bon… On continue ? ».
Quelques étudiantes gloussent en souriant avidement auprès de l'opportun qui ne fait guère attention à elles. Le professeur reprend son cours, tentant d'oublier le fait qu'elle se soit laissé si facilement distraire.
Les minutes passent et Edward, car c'est bien de lui qu'il s'agit, observe la femme avec qui un simple cours de littérature devient passionnant. Ne pourrait-elle pas, aussi aisément, lui expliquer ce qui se passe dans sa tête ? Il cherche encore et veut comprendre ce qui peut la rendre heureuse. Il veut savoir si c'est quelque chose qu'il doit dire, ou faire mais putain, il a beau chercher il ne trouve pas quel peut être le déclic.
Le cours est tellement passionnant qu'il se surprend à prendre des notes alors qu'il ne passe même pas d'examen dans cette matière. La sonnerie retentit. Tandis que les autres élèves sortent tranquillement de l'amphithéâtre, Edward attend patiemment son tour. Généralement, le jeune homme est toujours confiant, calculant avec deux voire trois coups d'avance toute éventualité qui peut lui tomber dessus. Là, il se demande encore s'il régit, encore un minimum, sa vie ou si c'est Bella qui détient le contrôle de son avenir. Son retard a été beaucoup plus remarqué qu'il ne l'aurait voulu et il sait qu'elle risque fortement de lui en vouloir. Pas de traitement de faveur, ni même de sympathie.
Edward se redresse prudemment, l'observant alors qu'elle est assise sur son bureau, écrivant des notes sur la leçon passée. Ses cheveux sont enserrés dans un chignon négligé et comme d'habitude, elle est parfaite. La veste, accompagnant son tailleur, est posée négligemment sur le dossier de sa chaise et il peut voir ses courbes au travers de la transparence de sa camisole satinée et cintrée.
Où est passée sa chemise ? D'un autre côté, ça me fait un vêtement de moins à retirer…
Sa garde-robe devrait être interdite tant elle le dévie de sa vie studieuse. Alors que la jeune femme croise ses jambes, sa jupe remonte légèrement. Le souffle d'Edward se rompt dans sa poitrine et il manque de rater une des dernières marches du gradin qu'il descend. Bien qu'elle soit classique et à mi-cuisse, il ne peut s'empêcher de se demander si le fait qu'il la soulève brutalement pour prendre sa propriétaire sur son bureau, serait un acte répréhensible ? Promis, il essaiera par tous les moyens de ne point abimer le tissu sous ses assauts répétés.
Les portes lourdent font écho lorsque le dernier étudiant sort de l'amphi et Edward sait que c'est le meilleur moment pour agir. Il réajuste sa casquette et signale sa présence. « Professeur ? Puis-je avoir une minute ? ».
Bella arrête d'écrire et relève la tête, sachant qui se tient en face d'elle. Sa bouche fait une moue boudeuse quand elle reconnait le retardataire. Elle pose ses notes sur le bureau et attend qu'il dise quoi que ce soit qui expliquerait sa présence.
Edward se rapproche, n'étant plus qu'à un mètre de l'estrade et devant le silence dédaigneux de la jeune femme, commence à perdre de son flegme. « Je voulais juste dire… que… ce cours était génial…. Enfin pour quelqu'un que ça intéresse bien entendu. Non point que la dénonciation du péché constaté par le personnage d'Anna Karenine n'est pas sujette à débat… ». Il sourit, narquois, devant la mine outrée qu'elle affiche. Il saute sur l'estrade et se retrouve face à Bella, baissant la tête prêt à subir son courroux. « Enfin bref, je voulais juste dire que… Je n'ai pas d'excuse… Il y a-t-il quelque chose à faire pour que tu me pardonnes ? Enfin à part ça. ». Sa main cherche dans le sac qu'il tient en bandoulière et en retire une canette de Coca à la cerise.
Bella esquisse un petit sourire, sachant qu'il la prend par les sentiments. Comme s'il en avait réellement besoin. Sa voix se fait douce. « Et qu'est-ce que tu envisages d'autre ? ».
Son regard émeraude semble la scruter dans les moindres détails. Une tension palpable s'intensifie entre eux et il imagine bien les vagues torrides qu'ils émanent, comme lorsque l'homogénéité de l'air est perturbée par la chaleur émise entre leurs corps. Il faut que quelque chose rompt le contact, et c'est chose faite quand Bella se mord la lèvre qu'elle vient d'humidifier du bout de sa langue. Il s'écrie, ne voulant plus jouer. « Merde, tu m'as manqué Bella. ».
Franchissant la courte distance qui les sépare, il se penche en avant et la prend dans ses bras, forçant sa place entre les jambes de la jeune femme. Edward l'attire contre lui, sans pour autant la faire descendre du bureau. Collant son corps contre elle, il savoure les courbes voluptueuses qui se pressent sur lui et le dos de Bella se cambre quand sa main se pose et étreint le bas de son dos. Elle l'embrasse passionnément. « Tu ne peux imaginer… ».
Edward gronde doucement quand ils s'écartent légèrement afin de reprendre leur respiration. « Tu n'as pas idée… Putain, j'ai tellement… C'était terrible et je viens de rentrer… Je suis resté devant la porte de ton amphi à me demander si j'allais être capable de me contenir… Être si proche de toi, sans être autorisé à te toucher… ».
Bella est transportée par ses propos, ses mains agrippent les avants bras découverts de son partenaire et l'attire un peu plus contre elle, appréciant le frottement intime entre eux. « Tu n'es parti que quatre jours Edward. ».
Il sourit. « Tu n'imagines même pas quel fantasme j'ai pu imaginer durant tout ce temps. J'espère que tu ne comptes pas porter de sous-vêtements ce weekend… ».
Elle éclate de rire, devant la tête sérieuse de son petit ami. Comment vont-ils réussir à vivre une vie normale si une simple absence créée un tel manque entre eux ? S'il savait que rien que le son suave et viril de sa voix au téléphone faisait monter un désir profond en elle au point de tremper sa petite culotte.
Bella murmure avant de poser ses mains sur sa nuque. « Je t'aime tellement que ça me fait mal. Tu aurais une solution ? ».
Est-ce qu'on peut considérer comme une solution le fait de la prendre sur le bureau, ou contre le mur, voire même sur la chaise ? Peu lui importe l'endroit tant que les jambes fuselées de Bella se retrouvent autour de sa taille, sur ses épaules ou retenues par les mains d'Edward. Même avec les limites provoquées par la gravité terrestre, il se dit qu'il y a pas mal de recoins potentiels dans cet amphithéâtre.
Essayant avec difficulté de maitriser sa libido qui tente de percer le toit de l'amphi, Edward lui offre un sourire éclatant devant une telle déclaration. Doit-il lui avouer qu'il est passé par Forks avant de rentrer de sa convention ? Ou peut-être lui montrer le diamant énorme qui dort dans l'écrin de velours, aux armoiries familiales Cullen, caché au fond de sa valise ?
Les mains de Bella se posent sur sa nuque, grattant doucement les cheveux soyeux qu'elle aime tant. Elle répond à son sourire, chaleureusement. « Qu'est-ce que tu attends ? Embrasses moi. ».
Ok ses doutes s'envolent. L'ombre de l'hésitation qui planait dans l'esprit d'Edward s'évanouie quand il entreprend de montrer son amour envers la jeune femme. Un éclair de lucidité le frappe. « On va chez toi ? ». Elle acquiesce.
Bien que cela fait déjà deux ans qu'ils se sont retrouvés, le couple n'a toujours pas franchit le pas de vivre réellement ensemble. Déjà parce qu'Edward a conclu un pacte avec le doyen lors d'une entrevue, alors qu'il tenait son professeur séquestrée chez lui. En échange du copyright sur toutes les recherches qu'il effectuera durant ses années d'études à Brown, l'administration fermera les yeux sur la relation entre Bella et son élève, tant qu'ils resteront discrets à ce sujet. Et, il ne reste que peu de temps avant qu'il soit considéré comme convenable le fait qu'il embrasse la jeune femme en public. Surtout que le jour où cela arrivera, le baiser de Rodin fera pâle figure à côté de celui qu'il exécutera sur la bouche rose et boudeuse de sa petite amie. Peut-être le jour de son diplôme ? Oui c'est cela, quand il remerciera chacun des professeurs qui l'ont aidé lors de ses études, Edward prouvera à tout le monde qu'il détient bien plus qu'un simple bout de papier signifiant son intelligence.
Le jeune homme sourit encore et baisse sa tête, exécutant l'ordre donné par celle qui détient son cœur.
Bella lève un sourcil inquiet, sans se douter des plans machiavéliques qui émanent de l'esprit de son petit ami, saisit son sac et entraine Edward par la main.
Il avance d'un pas trainant avant de revenir sur terre et de se presser vers la sortie.
Je suis Edward Cullen, petit prince, génie extraordinaire, gendre idéal et petit ami rêvé… Et pourtant, malgré toutes ces qualités qui me définissent auprès des autres, il n'y a qu'une femme qui parvient à bouleverser mon monde, à connaitre la noirceur qui m'étreint.
Bella… Bella…. Je la croyais simple et facile à berner… Ou pour sortir ma science, victime d'acédie décisionnelle…
Alors qu'en réalité, toute personne, poussée à bout, peut montrer un revers à sa médaille. Chacun recherchait son alter ego. De chaton, elle est passée tigresse et de maître je suis devenu esclave. Maintenant, nous sommes égaux, passionnés et entiers.
xoxo
Kiss me, ki-ki-kiss me
Infect me with your love and Fill me with your poison
Take me, ta-ta-take me
Wanna be a victim Ready for abduction
Boy, you're an alien... Your touch so foreign
It's supernatural... Extraterrestrial
xoxo
Merci à toutes les personnes ayant pris le temps de lire cette fiction. Et une bise à celles qui ont pris les trois minutes qu'il faut pour laisser une review.
Nota : Je suis en plein déménagement et cela va encore durer les deux voire trois prochaines semaines ^^ wouhouh !
14 pages de princes écrites et surement publiées dans la semaine qui arrive.
À bientôt !
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