Bon, et bien, voilà le tant attendu (ou pas) chapitre 9 ! Ce petit bijou (plutôt un banal caillou) marque la fin du tome 4, qui se trouve être, jusqu'à présent, le plus long ! Mais il sera sans aucun doute écrasé comme crêpe par les 3 prochains, qui s'annoncent très, très, très compliqués à écrire, du au changement d'ambiance assez brutal. Mais vous pourrez constater cela à la fin de votre lecture ! Freya n'appartient toujours qu'à moi, enfin, je laisse gracieusement son coeur à Hermione, bien sûr ! Le reste est à Maste Rowling !
Elwing138, cherry60 : Merci pour vos agréables et adorables petits commentaires ! Et vous n'êtes pas les premières personnes à me faire remarquer leur envie de voir l'évolution de la relation de ces deux petites princesse que sont Hermione et Freya ! ^^
Moony-Chach : Merci ! Et oui "enfin" ! Il fallait bien qu'il se passe quelque chose, n'est-ce pas ? Je dois avouer que je suis assez fière du fait que les lecteurs se posent des questions ! J'aime garder cette petite part de "mystères" sur leur relation !
Alice LRM : MOUAHAHA ! J'ai touché à ton pseudo ! Hum... plus sérieusement, je te remercie infiniment pour tant de gentils mots dans un si petit commentaire ! Respect ! J'aime le côté mignon et innocent de cette relation ! ^^
Tara, désolée, mais j'ai trop la flemme de réécrire ce que je t'ai envoyé par MP ! XD Méchante moi ! Mais bon, il faut pas touché, c'est interdit ! Mais regarder, y a pas de problème, tout le monde devrait pouvoir le faire ! ^^
xKitKat50x : Franchement, qui sur ce site n'a jamais eu la flemme de commenter une histoire ? ^^ Merci à toi d'avoir combattu ta flemmardise pour me laisser cet agréable commentaire. Le rapprochement entre les deux p'tites est effectivement "progressif", je dirai plutôt "trop lent", mais c'est volontaire, une relation "hop hop hop tralala pouet pouet je gâche tout en bourrinant" n'est pas du tout sympathique...
Freya soupira profondément et se laissa tomber sur le petit tabouret installé devant le miroir de son dortoir. Elle passa délicatement une main dans ses longs cheveux, qui refusaient de rester attachés correctement. Peu importe ce qu'elle faisait, rien ne tenait, pas même le chignon le plus simple du monde. Elle retira la seule épingle qui restait prise dans sa chevelure, et se recoiffa rapidement, avant de sortir pour rejoindre les autres Serpentards dans la salle commune. Pansy était déjà fermement accrochée au bras de Drago, qui semblait assez dérangé par la situation. Une masse verte obstrua soudain la vue de la belle brune, qui du lever la tête pour identifier Goyle. Il lui souriait bêtement, et ne cessait de se rapprocher d'elle. Son sourire s'étira alors qu'il tendait les bras vers sa frêle camarade de classe, qui recula de quelques pas pour éviter son étreinte.
« Gregory, nous n'allons pas à ce fichu bal ensemble, compris ? demanda-t-elle en posant ses poings sur ses hanches. »
Sans ajouter un mot, la masse de muscle s'en alla rejoindre son meilleur ami, attristé, sans le montrer, par un rejet supplémentaire. Après quelques instants d'attente dans un silence interminable, tous les Serpentard sortirent des cachots, afin de rejoindre les autres élèves de Poudlard pour le Bal que chacun d'entre eux, ou presque, attendait avec impatience. Freya avançait seule, cachée derrière Crabbe et Goyle, mais la noirceur de sa robe ne se mélangeait aux vives couleurs des autres, la faisant se démarquer plus qu'elle ne le souhaitait. Elle fut rapidement soulagée lorsque les Grandes Portes s'ouvrirent pour laisser entrer les élèves de Durmstrang, évidemment Krum était à leur tête, accompagné par une ravissante jeune femme. Granger. Hermione Granger. C'était elle. Freya en était persuadée. Le choc qui pouvait se lire sur le visage de Pansy et de Drago ne firent que confirmer cette idée. Parkinson donna un petit coup de coude à la seule fille qui pouvait faire de l'ombre à sa place sur le trône de reine de Serpentard.
« Dis-moi que ce n'est pas cette Sang-de-Bourbe de Granger !
-C'est elle. Et aujourd'hui, elle a l'air moins laide que toi, répondit Freya en s'éloignant rapidement. »
Le repas qui suivit fut encore plus délicieux et impressionnant que d'habitude. Mais Freya n'y prêtait aucune attention. La nourriture ne l'avait jamais intéressée. Son regard, après avoir parcouru tous les coins et recoins de la Grande Salle, s'était posé sur la table des champions, et y restait désespérément planté. Ses yeux refusaient de s'éloigner de la beauté d'Hermione. Même les commentaires désobligeants de Pansy, sur le fait qu'elle soit une fois de plus habillée en noir, ou qu'elle n'avait de cavalier, ne pouvaient attirer son attention plus de quelques secondes. Une seule question se répétait sans cesse dans sa tête : pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-elle pas regarder ailleurs ?
Avant qu'elle n'ait pu le remarquer, le repas s'était déjà terminé. Et tous s'étaient mis à danser sur le rythme donné par les Bizarr'Sisters. Freya, elle, préférait rester assise, à regarder les autres. Tous ceux qui avaient eu l'audace de lui demander une dance, s'étaient faits ignorer, ou violemment repousser. Son regard n'avait toujours pas abandonné Hermione, qui dansait avec cet imbécile de jouer de Quidditch. Mais Krum n'était pas important, il partirait d'ici peu. Pourquoi pensait-elle à cela ? De la jalousie ? Non. C'était impossible. Elle n'avait aucune raison d'être jalouse. Granger n'était qu'une petite née-moldue. Elle n'était pas son amie. Un blondinet s'assit à côté d'elle, la coupant dans ses réflexions.
« Tu ne danses pas ? questionna Freya, en se tournant vers Drago.
-Pansy est insupportable. Elle n'arrête de parler. Plus qu'à la normale. »
Les deux soupirèrent au même moment. Ils restèrent ainsi, silencieux, plusieurs minutes.
« Pourquoi refuses-tu toutes les propositions que l'on te fait ? Tu es une très bonne danseuse !
-Je n'ai tout simplement pas envie de danser.
-Freya, ne mens pas. Tu aimes danser. Pansy m'a dit que tu l'avais aider, ainsi que les autres filles de Serpentard, à apprendre des pas. »
Freya se leva de sa chaise et partit à pas pressés. Elle ne pouvait plus supporter le bruit et la bonne humeur collective. C'en était trop.
Comment cela avait-il pu arriver ? Pourquoi ? Freya connaissait les réponses à ces questions, mais elle ne pouvait les admettre. Personne ne pouvait croire en quelque chose d'aussi incroyable. L'image du corps inerte de Diggory lui revenait en mémoire, tandis qu'elle déambulait dans les couloirs de Poudlard. Voldemort était de retour. Elle le savait très bien. Tout allait bientôt changer, pour elle, comme pour le reste du Royaume-Unis. Moldus ou sorciers, personne ne serait épargné. Et elle était sûre, plus que de n'importe quoi d'autre, que la monotonie de sa vie allait s'évaporer. Si Croupton parlait, elle serait renvoyée de Poudlard et ne reverrait plus la lumière du jour. Elle serait obligée de rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres plus tôt que prévu. Mais il y avait une petite chance qu'aucune question gênante ne serait posée au fils du Ministre de la Magie. Il n'était pas évident qu'il avait eu besoin d'aide, et surtout pas de celle d'un élève. La fabrication de Polynectar n'était normalement pas dans les cordes d'une personne aussi jeune et inexpérimentée.
« Ma vie est un cauchemar, lâcha-t-elle dans un profond soupir. »
Freya était persuadée de cela. Elle ne pouvait jamais faire ce qui lui plaisait, pas même manger de dont elle avait envie. Sa mère lui interdisait de fréquenter des sorciers d'ascendances moldus, sauf pour les rabaisser, les insulter, les maltraiter. Elle devait aussi chercher un homme avec qui elle s'entendait bien pour se marier avec lui dès leur majorité. Mais il fallait évidemment qu'il fasse partie d'une grande famille de sorciers. Son choix se limitait donc à quelques élèves de Serpentard. Le pire dans cette histoire de mariage, était que si elle ne trouvait pas elle-même son futur époux, ses parents s'en chargerait à sa place. Et Freya connaissait assez bien sa mère pour savoir que ce serait Gregory Goyle. Ou Vincent Crabbe. Fils de Mangemorts aussi fidèles et horribles qu'elle pouvait l'être. L'adolescente soupira. Sa mère contrôlait sa vie aussi bien qu'elle maîtrisait les sortilèges impardonnables. Freya arrêta finalement sa marche devant les portes de la Grande Salle. Les élèves y entraient, tête baissée, le regard triste. Certains Poufsouffles avaient les larmes aux yeux, d'autres pleuraient. Elle s'avança jusqu'à la table de sa maison et s'assit entre Drago et Gregory, qui semblait ravi. Dumbledore commença son discours. Un discours bien différent de ceux qu'il menait à chaque d'année. A l'évocation du nom de Cédric, presque tous les élèves s'étaient levés, leur coupe en main, pour lui rendre hommage. Freya fut l'une des seuls Serpentard à le faire sérieusement. Mais pour elle, le salut offert à Diggory et à Potter, était surtout destiné au retour de Voldemort.
Deuxième mois des vacances d'été, Manoir Malefoy :
Lord Voldemort, le Grand Seigneur des Ténèbres, se leva de son fauteuil, attirant le regard de tous les convives, ses serviteurs. Ces pauvres imbéciles qui craignaient sa colère et le moindre de ses gestes. Ceux qui avaient renié leur appartenance aux Mangemorts pour sauver leur liberté, plutôt que leur fierté. Il n'y avait autour de cette table que deux personnes étrangères à ce conflit intérieur. Deux enfants encore innocents et incompétents. Ses yeux rouges se posèrent sur la plus jeune des femmes présentes. Elle gardait son regard rivé sur ses mains, posées sur la table. Freya Anderson, assise entre ses deux parents. Ils étaient très fiers de leur fille, de ses talents précoces et de son intelligence. Tom la savait très douée, surement plus que Bellatrix Lestrange l'avait été à un si jeune âge, il voulait la voir porter la marque. Il s'approcha lentement, de sa démarche fière, vers elle, se plaçant derrière sa chaise. Freya tremblait de peur. Cet homme, malgré le fait qu'il n'en soit plus vraiment un, dégageait une telle froideur, une telle frayeur qu'il aurait fait passer sa mère pour un adorable petit ange. Une main se saisit de la sienne. Ses yeux s'écarquillèrent, sa bouche s'entrouvrit. Cette main appartenait à sa mère. Elle se tourna vers elle, dans l'espoir de trouver plus de réconfort, de courage. Mais elle affichait le même air stricte que d'habitude, il n'y avait pas sur son visage la moindre trace de sourire.
« Comme tu dois être fière d'elle, siffla-t-il l'intention de la mère de Freya.
-Je le suis, Maître. »
Il pencha son visage de serpent vers celui de l'adolescente, qui tremblait de plus en plus.
« Lève-toi, Freya... »
Voldemort recula de quelques pas, permettant à la jeune femme de se lever. Il posa une main sur son épaule, et la força à se tourner vers lui. Sans un mot, il sortit sa baguette de son long vêtement noir. Il saisit fermement le bras gauche de Freya et y posa le bout de sa baguette...
Une fin de chapitre un peu particulière, je sais, mais c'est une sorte d'introduction au tome 5, et aux changements d'ambiance ! Voilà, voilà ! Merci d'avoir lu, et à la prochaine fois, pour un nouveau chapitre déprimant et ennuyeux ! OU PAS !
