Après de longs jours de retard, la suite est arrivée ! HA HA HA ! Mon manque d'inspiration m'avait brisée, mais je l'ai écrasé ! Et ce chapitre est... est... complètement n'importe quoi ! Freya deviendrait-elle populaire ? XD

Tara : tu vas la récupérer, la vraie Freya, t'inquiète pas, elle est de retour !

Alice LRM : Freya la ouf ! Enfin, pas pour longtemps, comme tu pourras le constater dans ce nouveau petit chapitre !

Moony-Chach : Harry est diabolique ! C'est un fouteur de merde professionnel, mais on s'y habitue ! Pour savoir comment Miss Anderson va s'en sortir, il va falloir lire la suite ! Et merci pour tes encouragements !

carotide : Merci, merci ! Et désolée si la suite a été si longue à venir... !

Ame-Aky : La suite est là ! Et oui, un tel temps d'attente est scandaleux, je sais bien... ! Et même si la seconde se fait finger in the nose, j'ai aussi une vie ! XD Enfin... une vie de geek qui ne sait qu'aller au ciné...

Bon, je ne vous embête pas plus longtemps, mes chers lecteurs, et vous laisse découvrir ce chapitre affreusement scandaleux ! Certains d'entre vous risquent de vraiment m'en vouloir pour la fin de ce 11ème miracle d'écriture !


Elle était seule, assise sur le carrelage glacial des toilettes des filles du deuxième étage. Elle s'y rendait toujours, car presque personne n'y venait. Mimi Geignarde les hantait depuis sa mort, et hurlait sans raison lorsqu'un élève y entrait. Mais en ce pluvieux début de septembre, elle ne s'y trouvait pas. Le fantôme avait été forcé de quitter son domaine, trop vexé par les réflexions que la triste solitaire lui avait faites. Cette dernière était restée assise plusieurs heures ainsi. Etouffant ses sanglots comme elle le pouvait, se cachant le visage des manches de sa chemise. De cette fichue chemise, qui couvrait ce dont elle avait le plus honte. Elle avait été faible, avait obéi car elle était effrayée. Une question lui revenait sans cesse en tête : comment pouvait-elle se supporter ? Mourir pouvait lui permettre de se libérer de toutes ces atrocités qu'elle commettrait. Mais elle se sentait complètement incapable de tourner une arme vers elle-même. La peur la paralysait. Comme à chaque fois qu'elle essayait de changer un peu les choses. Elle releva brutalement la tête. Quelqu'un venait d'entrer. Une élève de Gryffondor qu'elle connaissait très bien. Ou peut-être pas autant qu'elle l'aurait souhaité.

« Ne devrais-tu pas être en cours, Granger ? questionna sèchement la misanthrope.

-Les cours sont finis depuis déjà deux heures… et je suis ici pour toi, Freya… »

Hermione s'assit juste devant celle qu'elle aimait considérée comme son amie, malgré le peu de temps qu'elles passaient ensemble en dehors des cours. Elle plongea son regard dans la détresse des pupilles vertes de la jeune femme en face d'elle. Même le visage et les yeux rougis par de longues et interminables minutes passées à pleurer ne la rendaient pas moins belle. Cette sensibilité lui ajoutait une délicatesse et une fragilité qu'elle n'avait jamais vues avant.

« Tu es vraiment partie en plein milieu d'un cours… ? demanda Hermione, la voix tremblante d'hésitation.

-Oui. C'est vrai. Et je ne le regrette pas. »

Les deux adolescentes se fixèrent longuement, sans un mot. Et même si Freya appréciait habituellement ces échanges silencieux, elle trouvait celui-ci particulièrement lourd et désagréable. Après un long moment, elle détourna finalement son visage, agacée par le regard d'Hermione, qui refusait de la quitter des yeux.

« Pourquoi es-tu comme ça ? »

Les sourcils de Freya se levèrent, se cachant derrière une longue mèche de cheveux châtains et soyeux. La Gryffondor, percevant l'incompréhension de son amie, poursuivit :

« Tu agis… bizarrement… et tu as l'air différente…

-Ecoute, Granger, ce n'est pas parce que je suis issue d'une famille au sang pur que je n'ai pas de problèmes… mais je n'agis en rien bizarrement, et je vais te le dire avant que tu ne me le demandes, je vais parfaitement bien… ! s'exclama Freya avec colère.

-Si tu allais si bien, tu ne m'appellerais pas Granger. Et tu ne t'énerverais pas de cette façon. »

Dans un soupir, la Serpentard se releva maladroitement, les jambes engourdies par de longues heures passées sans faire le moindre mouvement. Hermione se redressa à son tour, faisant face à la seule personne capable de rivaliser d'intelligence avec elle. Elle avait encore grandie et la dépassait d'une tête. Rien d'autre n'avait vraiment changé, si l'on oubliait le désespoir lisible dans ses yeux. Freya ne semblait pas avoir modifié ses habitudes alimentaires. Chaque forme de son corps était toujours aussi élégante et féminine. Ses hanches semblaient cependant s'être légèrement élargies. Elle n'avait que quinze ans, et possédait déjà l'apparence d'une vraie femme. Ce détail intriguait beaucoup Hermione. Pourquoi une telle maturité à son âge ?

« Hermione… je suis désolée… lâcha la plus grande des deux sorcières avant de s'en aller d'un pas rapide. »

Hermione la regarda s'éloigner, sans même essayer de l'arrêter. Cela aurait été inutile, elle le savait très bien. Mais elle souhaitait l'aider. Elle voulait que Freya redevienne elle-même. Son amie, et non une simple connaissance.

Dortoir des filles de Serpentard :

Pansy s'approcha discrètement de Freya, assise sur son lit, lui tournant le dos. Elle effleura les épaules de sa camarade de classe du bout des doigts, la faisant sursauter. Freya se leva d'un bond posa ses mains là où celles de Pansy s'étaient posées.

« Quoi ? Tu m'en veux toujours ? demanda Pansy avec animosité.

-Bien sûr que oui ! répondit la brune sur le même ton. »

Parkinson se pencha vers son sac et en sortit quelques morceaux de parchemin, ainsi qu'une élégante plume verte émeraude. Elle fit quelques pas vers sa rivale, qui recula. Un profond soupir s'échappa des lèvres de Pansy. Elle posa les affaires que Freya avait laissé en quittant le cours de métamorphose le matin et partit aussi silencieusement qu'elle était entrée. La Serpentard laissée seule s'allongea sur son lit et croisa ses doigts sur son ventre. Son esprit s'évada rapidement vers le même souvenir qui la poursuivait depuis un mois. Elle passa doucement un index sur ses lèvres et ferma les yeux…

Le rire moqueur et bruyant, manquant totalement d'élégance de Pansy. Freya se sentait honteuse, même si elle était persuadée qu'elle n'avait aucune raison de l'être. Ou presque. Parkinson lui avait dit. Elle devait être la seule adolescente de Poudlard à n'avoir jamais embrassé la moindre personne. La seule. Comment était-ce possible ? De toute manière, elle ne voyait aucun intérêt à offrir ses lèvres à quelqu'un d'autre. A quoi la mènerait-ce ? A perdre sa virginité ? C'était tout simplement hors de question. Un raclement de gorge la sortit de ses pensées. Pansy la fixait, les yeux écarquillés.

« Tu crois au prince charmant, ou quelque chose de genre ? demanda-t-elle finalement.

-Absolument pas ! C'est juste que…

-Ne me dis pas que tu as peur ? »

Pansy se leva de la chaise de bureau d'Anderson, et s'avança vers le lit, où l'autre était assise. Elle se pencha un peu et posa ses mains sur ses cuisses. Un frisson parcouru le corps de Freya. Pansy rompu finalement l'espace qui séparait leurs lèvres.

« Il n'y avait pas besoin d'être effrayée ! »