J'ai encore une fois beaucoup de retard, et je suis venue avec un chapitre ridiculement court et inutile, je dois l'avouer, je n'en suis pas fière du tout. Je n'ai jamais aussi peu apprécié un des chapitre de cette histoire. Je suis tombée dans le niais et le cliché. Je m'excuse donc auprès de vous, lecteurs, pour le misérable texte que vous allez lire...


Freya faisait les cent pas sous le regard attentif d'Hermione, adossée à une des cabines des toilettes. La Serpentard gardait ses yeux posés sur ses pieds. Elle s'arrêta brutalement, fixa son amie quelques secondes, puis reprit sa marche. Elle se sentait perdue, et contrairement à ce qu'elle avait pu penser, marcher ne l'aidait pas à retrouver son calme habituel. Cette fichue Gryffondor trouvait toujours les mots pour l'empêcher de réfléchir convenablement, la perturber pendant d'interminables minutes.

« Les moldus sont vraiment fous.

-Je suis toujours là. Et mes parents sont toujours des moldus. »

La Serpentard se tourna une fois de plus vers Hermione. Elle fit quelques pas vers elle, un étrange sourire sarcastique plaqué sur le visage.

« Je le sais très bien, Hermione ! Je ne suis pas aussi stupide que ce Weasley qui te sert d'ami ! »

Freya resta silencieuse un instant, attendant que son amie prenne la défense du roux. Mais elle ne disait rien, et se contentait de la regarder. Freya n'aimait pas ce manque de réaction, elle ne savait comment réagir. Elle n'était pas habituée à ce qu'Hermione reste muette. Elle parlait toujours beaucoup trop et étalait ses connaissances à chaque fois qu'elle en avait l'occasion.

« Ma beauté te rend sourde, en plus de t'aveugler ? questionna Freya en s'approchant un peu plus de l'autre sorcière.

-Je te vois et t'entends parfaitement bien, répondit-elle simplement.

-Tu ne contredis pas le fait que je sois belle, Granger ?

-Je n'ai aucune raison de le faire… »

Un frisson parcouru le corps de Freya, dont les joues avaient soudain virées au rouge écarlate. Hermione bougea enfin, pour s'avancer vers l'arrogante brune.

« Il faudrait être fou pour te trouver laide… »

Freya déglutit. La voix d'Hermione avait complètement changée. Pourquoi s'approchait-elle autant ? Elles étaient presque collées l'une à l'autre. Hermione était si petite, si mignonne. Mignonne ? Les réflexions de Freya furent stoppées par de délicates lèvres qui s'étaient posées sur les siennes. Elle ferma doucement les yeux…

Lorsqu'elle les rouvrit, elle était entourée par l'obscurité. Elle n'était plus debout au milieu des toilettes de Mimi Geignarde, mais allongée dans son lit, dans le dortoir des filles de cinquième année de Serpentard. Elle s'assit avec difficultés et examina la pièce ; aucun torche, ou bougie, n'était allumée, cela signifiait que tous les autres élèves n'étaient pas encore réveillé tous les rideaux à baldaquins étaient encore fermés, elles devaient probablement toutes dormir. Freya se pencha vers sa table de chevet pour y prendre sa montre et sa baguette.

« Lumos, murmura-t-elle le plus discrètement possible. »

Sa montre affichait trois heure et demi. Elle la posa, ainsi que sa baguette après avoir annulé son sortilège, à côté de son oreiller et s'allongea à nouveau. Le souvenir de son rêve s'imposa à son esprit. Pourquoi avait-elle rêver d'une chose pareille ? La conversation qu'elle avait menée avec dans la bibliothèque avait surement influencé son imaginaire. Freya pensait toujours manquer d'imagination, mais ce rêve venait de changer cet ennuyant aspect de sa personnalité. Homosexualité ; était-ce le bon mot ? Non. Ce n'était qu'un simple baiser. Cela ne signifiait rien. Tout comme lorsque Pansy l'avait embrassée. Aucune signification particulière, aucun sentiment caché. Rien de plus qu'une grande amitié. Il n'y avait rien d'autre derrière cet étrange rêve. Freya referma les yeux, sans pour autant penser à autre chose qu'à Hermione.


Oui c'est vraiment court, et oui, c'est une blague, enfin, en partie ! Mon manque d'inspiration m'a empêcher d'écrire quelque chose de long et intéressant... mais après lu ce ridicule petit texte, vous vous demandez surement quelle conversation a pu mettre Freya l'ingénue, la prude Serpentard dans un tel état ? Et bien voilà un petit bonus, juste pour se détendre et rire un bon coup de l'ignorance de cette adorable brunette que notre Hermione adore tant !


« Si j'ai bien compris, les moldus définissent l'amour comme un très fort sentiment qu'une personne éprouve pour une autre… résuma lentement Freya, ses yeux plongés dans ceux d'Hermione. Du sexe opposé, ajouta-t-elle après quelques secondes.

-Un homme peut aimer un autre homme, tout comme une femme peut en aimer une autre, mais je suppose que ce n'est pas vraiment courant chez les sorciers. Et les familles de sang pur ne souhaite surement pas en entendre parler, corrigea la Gryffondor en reposant son regard sur son livre. »

Freya réfléchit silencieusement un instant, sans quitter son amie des yeux. Elle n'avait jamais imaginer la possibilité de « tomber amoureuse » d'une fille, même après que son premier baiser lui est été pris par Pansy Parkinson. « Hermione avait-elle déjà embrassé une fille ? », cette question s'imposait dans son esprit, pour une raison qu'elle ignorait, et qu'elle ne voulait pas connaître. Les moldus étaient complètement fous. Car il fallait l'être pour accepter de telles choses. Ou alors les sorciers étaient ceux atteints de folie, en interdisant aux autres d'aimer ceux qu'ils voulaient.

« Hermione, ces choses sont-elles vraiment bien vues ?

-L'homosexualité fait débat, mais-

-La quoi ? coupa Freya, surprenant Hermione.

-L'homosexualité. Le désir entre personnes du même sexe. Ces personnes sont dites homosexuelles. »

Les yeux de Freya s'écarquillaient un peu plus à chaque terme que la Gryffondor ajoutait. Cela faisait des années qu'elle avait eu tant de mal à comprendre ce qu'on lui disait. Hermione semblait avoir remarqué l'incompréhension de son amie, car elle l'observait silencieusement.

« Tu m'as l'air d'en savoir beaucoup à ce sujet, Granger, lança Freya sur un ton sarcastique dont Hermione n'avait plus l'habitude.

-Simple culture générale, Anderson. »

Sans vraiment savoir pourquoi, elles se mirent à rire. Mais furent rapidement arrêtées par les plaintes de Mrs. Pince.