Et voilà, je me dois de vous présenter des excuses ! Encore et toujours ! Le retard, c'est ma spécialité ! Mon Dieu, je me serai déjà faite virer de mon lycée si j'avais autant de retard en cours... ! Mais c'est pas intéressant, ça !
Le chapitre 17 est enfin arrivé, et clôture le tome 5 sur une adorable petite note !
Bonne lecture à tous !
« Hey, Freya, pourquoi Rogue te déteste autant ? demanda Pansy d'une voix étonnamment curieuse, essayant de cacher son habituelle moquerie.
-Il ne me déteste pas. Il déteste mon père. Mais étant donné qu'ils n'ont que très rarement l'occasion de se voir, Rogue lui prouve sa haine en m'humiliant. »
Pansy cligna plusieurs des yeux, incertaine d'avoir correctement compris ce que l'autre Serpentard venait de lui dire. Elle se tourna vers Daphne, lui jetant un regard interrogateur, mais cette dernière ne semblait pas plus sûre de ce qu'elle venait d'entendre. Freya ne leur prêtait plus attention, préférant ignorer les questions qui les mèneraient à des conversations inutiles. Elle soupira et laissa paresseusement l'eau lui atteindre les épaules en se baissant un plus. Se rendre dans la Salle de bains des préfets au moins une fois par semaine était une habitude depuis le début de leur cinquième année. Elles s'y rendaient toujours toutes les trois, convaincues que les autres filles n'étaient pas assez « pures » pour les accompagner. Et puis, Pansy et Daphne étaient les seules filles de Serpentard à qui Freya parlait vraiment. Les autres n'étaient que des conversations occasionnelles, à usage unique, en quelques sortes.
« Ton père et Rogue se connaissent ? questionna naïvement Daphne, hésitante.
-Ils étaient à Poudlard ensemble. Même Maison, même année. »
Freya n'ajouta pas un mot de plus, repensant aux nombreuses histoires que son père lui racontait lorsqu'il était à la maison et que sa si précieuse fiancée ne s'y trouvait pas. Chose qui arrivait de moins en moins souvent.
« Franchement, ce n'est pas génial de pouvoir parler sans avoir à supporter Millicent, ses insupportables interventions et son haleine épouvantable ? »
Pansy se mit à rire, fière de ce qu'elle venait de dire. Le rire cristallin de Freya se fit entendre quelques secondes, mais le regard que la blonde lançait l'avait arrêté, tout comme Pansy.
« C'est tout à fait vrai, mais c'est ignoble de notre part de nous moquer d'elle ainsi alors qu'elle croit être notre amie. On pourrait l'inviter au moins une fois, pour qu'elle continue à croire qu'on ne l'utilise pas.
-Et finir aveugle à cause de la laideur de son corps nu ? Non merci. J'ai envie de vomir, rien que d'y penser ! s'exclama Pansy, à nouveau prise d'une crise de rire.
-Si elle entame un régime et commence à prendre des bains, imagine qu'elle ne soit plus aussi laide qu'elle l'est en ce moment. De quoi aurions-nous l'air ? demanda Freya, un sourire narquois lui étirant légèrement le coin des lèvres.
-Freya, tu dis ça comme s'il était possible de changer en un claquement de doigts. Toutes les filles ne peuvent pas être aussi sublimes que nous. Regarde Granger par exemple ! »
Freya fixa Pansy droit dans les yeux, la faisant taire. Même si elle en mourrait d'envie, elle ne lui sauta pas à la gorge. Elle savait que Pansy se moquait de l'apparence d'Hermione uniquement parce qu'elle était une née une moldue, en tout cas depuis l'année précédente, surtout après le Bal. La Gryffondor était justement la preuve qu'un changement rapide était possible. « Ma mère aussi » pensa-t-elle. Le souvenir d'une photographie que son père lui montrait souvent lui revint en mémoire. Lorsqu'il la décrivait comme étant une charmante princesse à l'extraordinaire beauté, il avait raison, mais cette beauté avait été éphémère, détruite par une obsession de la pureté et par une éprouvante grossesse.
« Anderson ! Imbécile ! Rends-moi ma baguette ! tonna la voix impatiente et découragée du jeune Severus Rogue.
-Sinon quoi ? Tu vas appeler la jolie Lily Evans à ton secours ? Oh non ! C'est vrai, elle te déteste ! »
Rogue serra les poings et s'approcha un peu plus d'Anderson, le regard menaçant. Mais il ne semblait pas du tout impressionné. Il devait mesurer plus d'une trentaine de centimètre que lui, et était bien plus musclé. Rogue remarqua un étrange sourire étirer les lèvres du batteur de l'équipe de Serpentard. Son regard passait d'un groupe de Gryffondors, qui s'avançaient lentement vers eux et une séduisante élève de Serpentard qui venait de s'asseoir à l'ombre d'un arbre, au bord du lac.
« Potter, Black, c'est votre jour de chance ! Je vous offre Servilus sur un plateau d'argent ! »
Anderson lança la baguette de sa victime aux deux acolytes et s'éloigna en direction de la jeune femme qui l'attirait tant. Elle ne le vit ni n'entendit arriver. Elle semblait absorbée par la lecture d'un livre de magie noire. Il s'assit silencieusement à ses côtés et tenta de lire en même temps qu'elle. « Les sortilèges impardonnables ». Malgré le fait qu'il était normal pour une personne de son sang de connaître ces horribles formules, il ne put s'empêcher de déglutir.
« Très charmante ta lecture, Alecto… »
La blonde leva ses magnifiques yeux verts vers l'ennuyeux garçon qui ne cessait de lui témoigner son amour.
« Que me veux-tu encore ? demanda-t-elle d'une voix agacée.
-Juste admirer ton éblouissante beauté, rien de plus. Je te le promets.
-Tu sais, dans ma famille, les femmes vieillissent mal, et très rapidement. Dans vingt ans je serai grosse et laide. Comme ma mère. »
Steeve fixa Alecto un long moment, droit dans les yeux. Ces yeux dont il aimait tant la couleur.
« Je ne suis pas comme tous les imbéciles qui se lasseraient de te regarder. A travers tes yeux, je peux voir une perfection éternelle… »
Freya sortit de l'eau, sous le regard intrigué de ses deux camarades de classe. Sans leur prêter attention, elle s'habilla rapidement, ne prenant pas le temps de sécher ses cheveux, et sortit de la salle de bain des préfets. La sensation des gouttes d'eau ruisselant dans son cou et son dos était désagréable. D'un coup de baguette, ses cheveux se nouèrent d'eux-mêmes en un chignon sauvage. La Serpentard traversa rapidement les couloirs et s'arrêta devant la porte d'une classe. Elle prit une profonde inspiration et l'ouvrit délicatement. Elle ne put retenir un sourire : Hermione s'était endormie sur un livre. Elle semblait paisible, comme dans un autre monde. Un monde sans guerre, un monde sans Mangemorts. Freya s'assit à côté de sa Gryffondor, ne pouvant que la dévorer du regard. Hermione se réveilla en sursaut, paniquée.
« Hermione, tout va bien ?
-Tu es en retard, Freya ! »
Freya posa un doigt sur les lèvres de la petite lionne, mais le retira pour y poser délicatement ses lèvres.
« Quel genre de Serpentard je serai si je ne faisais pas attendre ? »
J'ai le mauvais présentiment que ce chapitre est vraiment short, mais j'ai fait de mon mieux ! Je voulais vraiment finir ce tome 5, que j'adore vraiment, par quelque chose de mignon, d'agréable, car la sixième année de nos petites sorcières sera vraiment difficile ! Ainsi que difficile à écrire pour moi, même si j'ai déjà des idées, les écrire, c'est autre chose...
Enfin bref ! Merci mes p'tits choux ! Et à la prochaine, pour le début du tome 6 !
