Chapitre 4
- Préparez-vous, elle descend!, s'exclama Alice en sautant de joie.
- Wouah!, s'exclamèrent la famille Cullen au grand complet - sauf bien sur, Rosalie.
Certes, en quelques jours, il s'était passé bien des choses. Mes capacités vampiriques étaient tous apparus au même moment, mais la dureté de ma peau m'avait fait souffrir plus que nécessaire. La couleur de ma peau, je dois le dire, n'avait guère changé, étant donné la ''déjà'' pâleur de ma peau. Mes cheveux s'étaient allongés, et je soupçonnais déjà Alice d'y faire plusieurs changements au cours de la journée. Elle m'avait même torturée pour que j'accepte la séance shopping qu'elle m'emmenait, pas plus tôt que maintenant. J'anticipai déjà les tenues ultras à la mode qu'elle allait m'acheter. Sans compter qu'elle avait fait le tri de mes anciens vêtements, même mes chaussettes neuves n'avaient pas été épargné. Je doutais de ses goûts vestimentaires, légèrement accomodant à sa personnalité, mais bon, j'avais promis. Je descendis doucement les escaliers, un à un, et je m'étonnai déjà de ne pas me casser la figure en ayant mis ses talons aiguilles. Alice m'avait forcée à mettre un décolleté blanc - très plongeant dois-je préciser - avec des jeans bleus. Simple, mais pas dutout moi. Sans trop y penser, je redoutais d'avoir froid. Je ris intérieurement à cette idée, plus jamais je n'aurais froid. Une fois sur le plancher, je remarquais que tout les Cullen me regardait d'une manière assez?, détaillé... Euh... Euh... Wouah! Ma douce Bella, comment... wouah (Edward) Elle est tout bonnement superbe. Jamais je n'aurais cru l'imaginer plus belle. Elle... wouah, Isabella Swan... (Jasper) Si je n'avais pas Rosalie, je crois bien que... (Emmett) Pour une fois qu'il me regarde au lieu de son match de football, quoique j'aimerai mieux qu'il retourne à sa télévision. PAF!
- Aie!, se plaignait Emmett en se frottant la tête.
- Attention à ce que tu penses, le menaça Edward la main en l'air.
Je pouffais déjà alors qu'Alice me poussa vers sa voiture sans que je puisse protester. Une journée d'enfer commençait!
Arrivé à Seattle, ma ''nouvelle'' soeur me poussa brutalement vers une nouvelle boutique tendance. Des heures et des heures passèrent... des mois et des mois auraient pu passer si je ne lui avait pas dit qu'il était plus de 21h00.
- Voyons Bella, ça ne se peut pas! Nous sommes arrivées..., commença-t-elle en regardant sa montre.
- Nous sommes arrivées à 7h00 le matin, et tu as totalement rempli, non seulement TA voiture, mais aussi la voiture d'Edward!
Et oui, vu qu'elle manquait de place dans sa voiture, elle avait demandé à Edward de venir porter sa voiture pour servir d'entreposage à mes nouveaux achats. Mais étant tanné de suivre ce petit lutin agaçant, comme disait Edward, il était parti à peine 30 minutes plus tard en me disant que s'il y avait une simple égratignure sur la Volvo, qu'il allait me le faire payer amérement. J'avais avaler presque ma langue tellement j'étais inquiète. Il avait ris sournoisement et décamper en un souffle.
- Je t'en supplie Alice, laisse-moi rentrer à la maison!
- Bon d'accord, mais à une seule condition, dit-elle en pointant le magasin de... sous-vêtements?
- Une minute! N'exagère pas non plus!, hurlai-je.
Sans me laisser le temps de me défendre, elle me poussa vers l'entrée de ce magasin.
- Bonjour, nous fermons dans quelques minutes, alors dépê... dépê... dépêchez-vous, bégaya le vendeur en nous voyant.
- Merci de nous laisser entrer à cette heure, dit simplement Alice en sautant comme une enfant vers les allés.
À l'aide de ces visions, elle sut rapidement ce qui me ferait pas, ce qui plairait à Edward - je rougis mentalement à cette idée - et acheta une trentaine d'ensemble pour moi et seulement deux pour elle. Elle jeta de l'argent sur le comptoir en disant simplement ;
- Garder la monnaie.
Elle mît les paquets sur le côté passager de la voiture - étant donné la bordelité de l'arrière et s'assied côté conducteur.
- La dernière arrivé se fera pouponné toute la soirée, rit-elle en appuyant vivement sur l'accélérateur.
Exaspérée, je me précipitai sur la voiture et fît... une grave erreur. En essayant d'ouvrir la porte, j'avais presque complètement arraché la portière.
- Oups!, gloussai-je.
- De l'aide?, rit une voix que je reconnu entre mille.
- Bien sur Jasper, ris-je. Va tuer cette petite chose qui te sert de femme. Je suis certaine qu'elle savait, grognai-je.
En quatrième vitesse, il débossela la portière et la referma sous mon regard ahuri.
- Tu as juste trop appuyer sur la portière, rit-il.
Lorsque je croisais ses yeux, je me figea instantanément. Après plusieurs jours d'intense douleur, j'avais oublié tout rapprochement avec Jasper.
- As-tu pensé un peu à nous?, demanda-t-il doucement en s'approchant.
- Non, je n'ai guère eu le temps, ris-je en avançant moi aussi, malgré tout.
Sans un mot, il m'enlaça et disparut en chuchotant qu'il ne m'avait jamais oublié.
À peine quelques minutes plus tard, je me garai à vitesse incroyable dans l'allée des Cullen. Alice, assise confortablement m'attendait, visiblement.
- Tu en as pris du temps!, s'indigna-t-elle.
En voulant cacher je ne sais quoi, un petit sourire en coin apparut au bord de ses lèvres blanches.
- MA VOITURE!!!, hurla une voix.
- Je vais te tuer Alice Cullen, marmonnai-je sans broncher.
Elle rit doucement, puis s'enfuit à vitesse vampirique vers la forêt - probablement pour un encas.
- Tu vas le regretter amèrement..., commença-t-il.
- Va miauler sur le compte d'Alice. C'est elle la responsable, l'accusai-je.
Il s'approcha dangereusement de moi, approcha ses yeux de les miens et se figea.
- Bonne anniversaire Bella!, hurla-t-il en me faisant sursauter.
Quoi!? Vite fait, je calculai mentalement les jours qui s'étaient passé depuis... longtemps... 11... 11 Septembre... Et zut! Pourquoi aujourd'hui?
- J'ai une petite surprise pour toi, rit-il sadiquement. Nous partons, toute la famille, pendant quelques jours... pas beaucoup, ne t'inquiète pas. Pour aller te chercher des millions de cadeau!
- Et aussi ta ro..., commença Alice.
- ALICE, tais-toi pour une fois!, la menaça-t-il en riant.
- Je vais me ramasser toute seule, encore!, me frustrai-je.
J'entendis un rire à l'étage.
- Emmett et Jasper ce sont proposés pour te faire endurer le pire calvaire de toute ta vie, rit-elle doucement.
- Et Rosalie? Ne va-t-elle pas s'ennuyer sans Emmett?, demandai-je, soupçonneuse.
- C'est certain! Mais c'est la première à s'être proposé pour aller à Chicago chercher ton cadeau.
Mais pourquoi irait-elle à Chicago, et pour moi surtout?
- Et pourquoi toute le monde irait à Chicago pour chercher un cadeau?
- Seul Edward et Rosalie iront à Chicago, nous te laisseront des numéros pour nous joindre, ne t'inquiète pas, s'énerva Alice.
- Et toi ou iras-tu?, demandai-je à Alice.
- Je vais au Mississippi, plus précisément à Biloxi!, s'exclama-t-elle en sautant de joie.
- Tu es née là-bas, je me trompe?, ris-je.
- Et c'est bien là qu'est le mystère, rit-elle en disparaissant.
- Vous partez quand?, demandai-je en me retournant vers Edward.
- Pas plus tard que maintenant. Nous retournons tous dans nos villes natales pour aller te chercher un présent qui nous caractérise. Alice croit que tu vas aimé... Oui ou non?
- J'ADORERAI!, hurlai-je en sautant.
- Elle m'étonnera toujours..., rit-il. Me tromperai-je, ou accepterais-tu des cadeaux?
- Ce ne sont pas vraiment des cadeaux, plus des parcelles de vie de chacun de vous, et c'est ce qui me rend joyeuse... que vous voulez vraiment me faire appartenir à cette famille... ça me touche, ris-je nerveusement.
Dire que je pourrais détruire cette famille... Jasper... Mon blond de vampire... Je m'ennuie de sa peau..., de ses lèvres, des choses qu'Edward ne me laisse même pas découvrir... J'aime Edward... J'adore Edward. Du moins..., je me le répète.
Quelques heures plus tard.
Je me contentai d'admirer le levé de soleil que la nature me permettait de voir. Si orangé, si doux. J'ai presque peur de détruire cette chose qui me paraît si fragile aujourd'hui... le soleil. Il caractérise le bonheur. La jouissance d'être bien dans sa peau. L'amour qu'éprouve deux personnes en s'aimant mutuellement. Mais que puis-je faire dans une telle situation. J'ai l'impression d'être si insignifiante à côté de leur monde... à qui j'appartiens désormais. Charlie avait disparu de la circulation, s'en voulant probablement de m'avoir fait souffrir. Ou de m'avoir vu hurler de douleur pendant ma phase de transformation... Je me levai, silencieusement, malgré mon habitude de causer une tornade à chacun de mes pas, et me dirigeai vers le miroir de la pièce. Petite mais peu meublée, la chambre d'Edward ne servait plus à rien. Le divan avait été remplacé par une couche confortable. Un lit, bien qu'inutile, Alice avait insisté pour qu'un lit y soit déposer. La plupart des meubles avaient été remplacé, les rideaux, les couleurs joyeuses qui me rendait si fier d'Edward... tout paraissait monotone depuis que je savais que je passerais des heures et des heures dans cette pièce, qui selon moi, était sans avenir. J'avais peur de me retrouver devant quelque chose qui me rappelerait trop ma vie d'avant. Depuis ma transformation, je me sentais beaucoup plus qu'insignifiante maintenant que je pouvais dépasser mon ancienne situation. Je me sentais renaître, mais tomber dans un gouffre. J'avais peur d'Edward. Comment réagirait-il s'il savait pour le moment d'intimité entre moi et Jasper? J'étais... perdue. Je m'avançai doucement vers la glace et me contemplait avec un oeil nouveau - pas de jeu de mots. Mes cheveux - en santé pour une fois - atteignait mes hanches, ondulés, un peu plus foncés qu'avant... me faisaient paraître... plus belle. Ma peau, dur comme du marbre, s'était quelque peau blanchit, mais la douceur et la ''perfection'' du vampirisme m'énervait. Allais-je attirer les humains comme Rosalie? Ou Alice? Je doutais. Mes formes, incroyablement plus féminine qu'avant, me laissait pantoise. Était-ce réellement moi, ou était-ce un miroir qui renvoyait ce qu'on voulait voir? Mes hanches, mes fesses, ma poitrine, je n'en revenais pas. Sortant de la douche, - qui m'avait quelque peu réconforter - je me retrouvai nu comme un ver à me demander si c'était bel et bien mon reflet que je voyais. Cela ne se pouvait guère. Je dormais. Pour me prouver que j'avais raison, je me tirais une grimace. Non, c'est vrai. Je tentai de me pincer... AIE! Ce que je remarquai, par contre, était mes yeux... hésitant entre le bordeaux et le doré... faisant un mélange brun étrange, mais ressemblant à mes yeux d'humaine. Je ris... pas longtemps, en pensant que je me considèrais déjà comme l'une des leurs. Je m'assis en Indien devant la glace, et continuai à me contempler. Je pris la télécommande, non loin, et alluma la chaîne stéréo qu'il m'avait laissé. Et entendit pour la première fois, la véritable mélodie de Claude Debussy. Une mélodie parfaite, mais imparfaite à mes oreilles d'humaine. Je me laissais bercer par la musique... fermant les yeux. Minutes après minutes... Heures après heures... je ne voulais point bouger... Jusqu'à ce que je rende compte que des yeux couleur topaze m'observait... depuis déjà, beaucoup trop de temps.
Alors serait-ce notre tendre Emmett qui s'est mis à faire du voyeurisme ou un tendre Jasper affligé par sa douleur, et qui souhaite... réconforter?
La suite plus tard. =D Reviews? :)
