Chapitre 5
Ce n'était que quelques instants plus tard, que je me rendis compte que deux prunelles dorées m'observait... depuis trop longtemps. Je baissai la tête en fixant mon corps... malheureusement indécent. Je me cachais - tant bien que mal. En fixant les bas noirs de mon... invité? Je levais les yeux, et avec un empressement soudain, je sautais dans ses bras. Mon grand blond m'avait tellement manqué. Ces bras, sa peau, son odeur... ses lèvres. Je le serrais dans mes bras si fort...
- Ma belle Bella... Tu ne peux guère savoir a quel point je t'aime. Être si loin de toi, ne pas penser a toi, c'est un supplice, dit-il en murmurant près de mon oreille.
Je me recroquevilla plus intensément sur sa poitrine a ces mots. L'image que je me renvoyais était moi, assise en position foetale et Jasper assis derrière moi, les jambes étendus aux côtés de mes cuisses qui me collait par derrière. Doucement, il commença a frotter doucement mon ventre a l'aide de ses doigts experts. Je frissonnai déja a ce contact. Il glissa son index, puis ses autres doigts sur ma peau, me mettant dans un état de non-retour. Les sensations qu'il arrivait a me procurer étaient indéniables.
Point de vue : Jasper
Je serrais Bella dans mes bras depuis déja une demie-heure, tentant de la réconforter vis-a-vis cette nouvelle situation. Je sentais encore son coeur battre, légèrement... comme s'il s'apprêtait a lâcher a tout moment. Elle allait bientôt perdre la seule chose qui la tenait encore en vie. Je la serrais plus fort dans mes bras... j'avais peur de la perdre, alors que je ne la possèdais même pas. C'était MA Bella, pas celle d'Edward. En ce moment, c'était ma Bella. Mais qui sait, peut-être ne voudra-t-elle jamais rester avec moi, et qu'elle préfèrerait rester avec son futur mari. Alice m'avait proposé d'aller chercher un cadeau pour elle, au Texas... mais j'avais préféré rester avec elle pendant toute la semaine. A pouvoir - enfin - penser a nous deux. Sans m'en rendre compte, Bella s'était retourné. De ses deux mains, elle m'enlaça. Je ressentis une drôle d'émotion... venant de nulle part. Un désir immense. Je repoussais délicatement Bella avec un regard interrogateur.
- Je crois que je peux possèder les pouvoirs des autres. Plus je me tiens avec une personne, plus j'ai l'impression de possèder ses capacités. Je trouve cela étrange...
- Peux-tu lire mes pensées?
- Oui, je pourrais. Mais je refuse de violer ton intimité.
- Fais-le, ordonnais-je.
- Tu as peur que je le regrette. Tu sais que j'aime Edward... mais tu te demandes si je serais prête a le laisser pour toi.
- Touché, grognai-je. Tu as donc emprunter sans permission mon pouvoir?
- Exact, rit-elle.
- Je devrais te punir pour un tel affront, ris-je doucement.
- Sors tes fusils, cowboy!, s'exclama-t-elle en riant.
Doucement, je me penchais vers son épaule, pour y déposer un ultime baiser. Mmh... Freesia. Je remontais doucement vers sa clavicule, sa jugulaire, son cou, sa joue pour ensuite terminer vers ses lèvres douces. Elle gémit doucement. Pour la torturer un peu, j'appuya ma main sur ses cuisses... nues, me rappelai-je. Elle gémit de plus belle a mon contact. Je remontais, et pris doucement sa poitrine parfaite dans le creux de ma main. Pris d'un désir immense, je la plaquais contre le plancher - moi par-dessus elle. Elle était si belle... Je sentis mon érection naître, a mon plus grand désespoir. Je voulais que ça dure longtemps... éternellement. Je l'embrassais derechef.
- Débarasse-toi de ça, s'indigna-t-elle en fixant mon jeans.
Je ris en exécutant ses désirs. Mon chandail fut aussi proie a son indignation. Je l'enlevais... bientôt suivi de mes boxers. J'aimais sa peau contre la mienne. C'était... exaltant. J'appuyais mes lèvres contre ses seins, les embrassant, les voulant... Elle gémit si fort que je m'arrêtai.
- Emmett... S'il nous entend..., commençai-je.
Elle fit un bref mouvement de la tête pour affirmer... et jurer qu'elle serait silencieuse. Doucement, je glissai furtivement mes doigts partout sur son corps, en lui montrant de nouvelles sensations. J'aurais pu jouer des heures et des heures avec elle, mais elle était pressée. Gênée, elle fît un geste qui me fît durcir plus que j'aurais dû. Elle prit mon érection dans sa main et commença un long et interminable va-et-vient. Sans que je puisse bouger, elle prit les devants. Saisissant mon sexe dans sa main droite, elle me coucha sur le tapis et se réfugia entre mes jambes - me procurant un ''massage'' exquis. Elle m'agaçait, a chaque fois que je m'approchais du paradis, sa main cessait de bouger. Ce qui me fît réaliser mon rêve le plus fou - une soirée éternelle sous les soins de ma tendre Bella. Soudain, je fus pris d'une sensation nouvelle. Je me relevai sur mes coudes et aperçu la chose la plus érotique qui soit. La bouche et la langue de Bella se mouvant contre membre. Dans un râle de plaisir, je retombais sur mon dos.
- Bella, je vais venir...
Elle continua de plus belle, plus fort... plus sensuellement.
- Bella...
Sans que je lui demande... elle goba le tout. J'étais stupéfait. Elle se releva tendrement vers moi, en se lèchant les lèvres.
- Alors?, demandai-je prudemment.
- Ça n'a pas un si mauvais goût que ça... et j'adore te voir vulnérable...
J'étais... a-h-u-r-i.
- Maintenant, arrête ton petit jeu de vouloir me faire languir... prends-moi, je t'en supplie, quémanda-t-elle en se mettant a genoux.
Je lui sautais dessus. Mes doigts glissèrent vers son bas ventre. Elle était si humide... Oh, ma Bella. Je glissais doucement un doigt en elle. Exécutant des va-et-vient rapides.
- O...Oui, Jaaaasssper!
Je sentis ses parois se ressèrer sur mes doigts. Comment faisait-elle pour être si attirante? Mmmh... quelle odeur. Je m'approchais doucement de son entrée, et y poussa ma langue. Un goût exquis. Je me relevai et m'approchai de sa bouche. J'y déposai mes lèvres doucement en m'approchant de son entrée avec mon membre. Je la questionnai du regard. Elle me regarda, une lueur de reproche dans ses prunelles noires. Elle descendit rapidement, fesant entrer mon gland dans son extrémité.
- Bella, ça risque de faire mal.
- Vas-y!, rit-elle.
- Je vais y aller doucement, d'accord?
Elle soupira, me bascula sur le côté et s'assied sur moi - et mon membre gonflé. Elle plaça - pour une deuxième fois - mon extrémité a la sienne. Elle glissa doucement, en pinçant les lèvres. Elle grimaça au moment propice et s'étala sur mon membre.
- Comment te sens-tu?, demandai-je alors que j'étais totalement enfoncé en elle.
- Super bien, dit-elle un sourire inondant son visage.
Doucement, je la basculai et commençait un léger mouvement en elle. Sortant, et entrant a ma guise. Lentement, trop lentement a son goût. Elle mouva des hanches, me proposant une danse plus rapide, plus bestiale. Je répondis a cette proposition, claquant plus fort, plus profondément en elle. C'était une dance que nous étions en train de faire. Elle suivait a la perfection mes mouvements, roulant des hanches au bon moment. C'était la perfection incarnée! Sans crier gare, elle grogna et je sentis ses parois commencer a se serrer autour de moi.
- Viens avec moi mon amour, me supplia-t-elle.
J'executais sa demande aussitôt demandé. Je m'enfouissait presque brutalement entre ses cuisses, plus profondément. Je sentis ses parois se resserrer si fort, que mon ami se vida complètement en elle. Nous poussâmes un râle de plaisir ensemble. Je me retirai de Bella. Complètement effondrée sur le tapis, je la pris dans mes bras et me coucha sous les couvertures dans son lit.
- C'était... il n'y a pas de mots.
Je ris. Je pensais exactement la même chose.
- Bella, j'aurais une question a te poser.
- Oui, pose ta question.
- Crois-tu en un ''nous''?
- Oui, j'y crois. J'ai l'impression d'avoir déja entamé une relation stable avec toi, malgré ces derniers jours. Tu sais, je n'ai jamais ressenti cela avec Edward. C'était non seulement du désir profond, mais aussi de l'amour. De la passion, tout était mélange. Avec Edward, j'ai l'impression de juste avoir été une humaine sous le charme d'un vampire. Certes, il y a eu de l'attirance... mais j'ai l'impression que ce n'était que ça, ma condition d'humaine qui me rattachait a lui. Étant ''vampire'', son petit jeu ''d'hypnotiser l'humaine fragile'' ne fonctionne plus. J'ai enfin l'impression d'être son égale. Il m'a surprotégée, et c'est sans doute cela qui me fait sentir si indifférente envers lui.
- Que ressens-tu avec moi?
- Parce que tu ne le sais pas?, rit-elle. Ta condition d'empathe ce serait-elle détruite?
- Non, je sais ce que tu ressens. Mais explique moi comment?
- L'amour est inexplicable pour le moment. Tu m'envoûtes, je t'aime. Ma tête me dit que tu as une femme, mais je ne peux résister. Tu es une drogue, un appuie. Je ne saurais l'expliquer. Je t'aime, et ce serait superflu de raconter une tonne de salade sur le pourquoi. Je t'aime, parce que tu es Jasper Whitlock.
Nous passâmes la soirée a discuter, mais un lèger creux nous fîmes lever de notre cercueil pour aller chasser.
