Note de l'auteur: Voila le chapitre deux, j'espère qu'il vous plaira ^w^ Je suis super contente d'arriver à écrire sur les Edo's sans que ça soit trop OOC (ma pire crainte), le seul problème c'est que mon obsession pour Edo-Gajeel ne disparaît pas, au contraire elle empire... Que dois-je faire ?

Chapitre 2: Parce que l'amitié est plus complexe qu'un moteur

Après le bal, Levy était partie assez rapidement, déjà parce que depuis le début elle était mal à l'aise, ensuite parce qu'il commençait à se faire tard, et finalement parce qu'elle avait obtenu ce qu'elle voulait. Erza Knightwalker était une alliée à présent, le téléporteur de la guilde n'avait plus aucune utilité, et elle n'avait donc plus besoin de passer ses journées à le réparer. C'est pour cela qu'elle souhaitait ouvrir un garage en ville, elle n'avait plus grand-chose à faire à Fairy Tail, mais elle voulait tout de même exercer sa passion. Heureusement, grâce à Gajeel, elle allait pouvoir s'y remettre, et avait bien l'intention de lui faire payer une bonne partie du montant qui lui manquait pour réaliser son rêve. Même si elle n'avait pas spécialement envie de le revoir, ni de traîner avec lui ou de lui parler, elle avait hâte d'aller chez lui pour bricoler un peu. Mais il était trop tôt encore, et elle n'avait pas terminé d'installer ses pétards un peu partout sur le comptoir où travaillait habituellement Mirajane, situé dans le bâtiment de Fairy Tail. Elle avait clairement l'intention de se venger, et pour cela, elle avait méchamment piégé son lieu de travail. Elle créa rapidement une minuterie et brancha le tout à un générateur qu'elle avait elle-même fabriqué avant de sortir des locaux encore vides de sa guilde. Il était peut-être dix heures du matin, mais après la cuite d'hier soir, tout le monde dormait encore, sauf elle. Elle verrouilla les grandes portes derrière elle et se retrouva dans une des avenues principales de la capitale, déjà remplie de monde, puis elle prit son temps pour rentrer chez elle. A chaque fois qu'elle sortait, elle s'amusait à traîner dans des ruelles sombres, juste pour pouvoir dérouiller les délinquants qui s'y trouvaient. Elle était prête à tout pour prouver à ces minables qu'ils ne faisaient pas la loi, et aussi pour se prouver à elle-même qu'elle était plus forte qu'eux. Après avoir "nettoyé" trois rues en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle arriva devant chez elle et entra pour rassembler les outils dont elle aurait besoin dans un grand sac à dos, puisqu'elle n'avait que ça pour le moment. Cela ne lui prit pas longtemps de tout retrouver, son appartement était assez petit et elle avait un petit coin spécialement réservé et consacré sa passion, où traînait les plans de différentes machines qu'elle avait elle-même inventées. Elle vérifia qu'elle n'avait rien oublié et se prépara à manger parce que son ventre lui suppliait de le faire, et finalement, elle put enfin partir.

Il était un peu plus de treize heures lorsque Levy arriva chez Gajeel, après avoir suivi les indications qu'il avait notées en plus de son adresse. Il habitait dans une petite maison d'un seul étage dont la façade était blanche et plutôt ordinaire. Un petit jardin poussait à sa droite, et le tout était surplombé par un grand pommier. A première vue c'était un joli coin, agréable et tranquille, ce qui semblait toutefois un paradoxe lorsqu'on connaissait l'activité bouillonnante de la capitale. La jeune fille sourit, puis soupira et tambourina à sa porte, se préparant déjà à ce qui allait suivre. Gajeel ouvrit peu de temps après et passa sa tête dans l'entrebâillure au moment où elle en profitait pour y donner un vigoureux coup de pied, histoire d'expédier les choses plus rapidement et de faire une entrée des plus fracassantes. Le résultat fut immédiat et le journaliste se fit projeter à l'intérieur de son propre salon, ensuite salué par un tonitruant:

- C'est pas trop tôt ! J'ai failli attendre !

- Pardonne-moi pour ça, c'est juste qu'avec tout ce désordre, c'est difficile de se déplacer, s'excusa-t-il brièvement.

Il se releva et s'épousseta pour ensuite attraper de justesse le sac de la jeune fille qui le lui avait lancé. Il portait la même chemise blanche qu'hier, retroussée au niveau de ses avant bras, même s'il n'avait pas sa veste noire, ni sa cravate. Sauf que Levy s'en fichait éperdument de comment il était habillé. Les bras croisés, les lèvres pincées, elle observait d'un regard vif l'endroit où elle se trouvait, prête à critiquer. Elle était entrée dans un étrange salon, composé d'un long canapé en cuir blanc, d'une table basse en bois verni et de deux fauteuils, dont un était spécialement réservé à un bureau rempli de feuilles et de livres éparpillés un peu partout. D'ailleurs, en parlant des livres, l'endroit lui rappelait une bibliothèque même si elle n'avait jamais mis les pieds dans ce genre d'endroit. Des étagères pleines à craquer de livres reposaient contre tous les murs, simplement espacées par deux portes, l'une à droite et l'autre en face d'elle, et les fenêtres aux rideaux fermés qui laissaient passer quelques rayons de soleils dans la pièce, l'éclairant d'une lueur orange comme s'ils étaient déjà en fin de journée. Il y en avait au sol aussi, certains en piles alignées et d'autres à moitié ouverts, et la pièce sentait le parchemin et la poussière, comme si elle s'était trouvée dans un magasin d'antiquités. Donc, aussitôt la remarque fusa:

- Quel sens du rangement tu as !

- Détrompe toi, pour ce qui est de mon travail, je suis très organisé, c'est juste que j'ai tellement de livres que je n'ai plus de place sur mes étagères pour les ranger, donc ils traînent ici.

- Et tu veux me faire croire que tu les as tous lus ?

- Evidemment, je ne suis pas du genre à mentir.

- Pff je n'en vois pas l'intérêt, ça m'a l'air super ennuyeux.

- Détrompe-toi, je trouve cela très intéressant. Mais chacun ses goûts, toi c'est la mécanique qui t'intéresses, moi je n'y comprends pas grand-chose et je ferais plus de mal que de bien si je devais réparer quelque chose.

Elle ne répondit pas et posa un regard dédaigneux sur les étagères autour d'elle. Puis avec un sourire démoniaque, elle prit soudain son ton le plus menaçant et se frotta les mains, avant de demander:

- Bon, et si on parlait affaires maintenant ? Montre-moi ce pourquoi je suis venue.

- Avec plaisir ma chère ! Si tu veux bien te donner la peine de me suivre, répondit-il avec un large sourire.

Il ouvrit la porte située en face d'elle et par un geste de la main il l'invita à entrer puis la referma derrière elle, tandis qu'elle pénétrait dans ce qui s'apparentait à une cuisine. Celle-ci était assez petite, minuscule comparée à la vaste pièce d'avant, et il était difficile de s'y déplacer, principalement parce que, même ici, des livres traînaient partout. Levy était tentée de marcher dessus rien que pour voir sa réaction, mais ne le fit pas, trop excitée à l'idée de faire de la mécanique plutôt qu'à celle d'exercer son sadisme sur le pauvre journaliste. Alors elle s'avança précautionneusement et passa la seconde porte que le jeune homme avait ouverte, et qui débouchait sur son garage. Gajeel alluma les lumières et la première chose que vit la mécanicienne fut… Des livres.

- Putain mais t'en a partout ! S'écria-t-elle.

- Oui je sais, je suis un grand lecteur, se défendit le pauvre homme avec une moue gênée.

Heureusement pour Levy, c'était sans doute la pièce qui en contenait le moins. Il y avait une petite étagère qui contenait quelques outils et une commode dans un coin. Il y avait aussi une chaise longue rangée dans un coin, qu'il devait sans doute sortir l'après midi dans son jardin. Et enfin, au centre de la pièce, il y avait sa moto. Lorsqu'elle l'aperçût, un rire plein de convoitise sortit de sa bouche et elle se lécha les lèvres en s'approchant pour la voir de plus près. C'était la première fois qu'elle voyait une machine de ce genre. De couleur grise et blanche, elle avait une forme étrange, grande et affinée. Des étoiles scintillaient dans les yeux de la mécanicienne, elle l'adorait déjà et avait hâte de voir ce qu'elle avait dans le ventre.

- C'est une belle bête ça ! S'exclama-t-elle en se frottant les mains.

Penchée dessus, on aurait dit un chat tellement elle souriait, sans oublier ses yeux agrandis par le plaisir et l'excitation.

- C'est un modèle unique oui, précisa Gajeel d'un ton fier, il vaut mieux que tu ne saches pas combien elle m'a coutée, autrement tu tournerais de l'œil. Tu comprendras donc que je préfère que quelqu'un la répare plutôt que de m'en séparer.

- Bien sûr, tu peux compter sur moi, ronronna la jeune fille.

Elle ne l'écoutait même plus, totalement hypnotisée par la machine qu'elle avait sous les yeux. Elle n'était pas déçue, elle avait bien fait de venir. Impatiente, elle ordonna à Gajeel de lui ramener ses affaires, ce qu'il fit sans broncher et elle put enfin se mettre au travail.

- Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à me le demander, je ferais ce que tu veux. C'est la moindre des choses étant donné que je suis plus inutile qu'autre chose lorsqu'il s'agit de réparations, déclara subitement le jeune homme qui ne reçut qu'une vague réponse ensuite.

Tout ce qu'elle voulait ? Le pauvre Gajeel venait de creuser sa propre tombe. Sadique comme elle était, Levy lui ordonna respectivement de lui chercher de quoi manger, puis de lui passer les outils dont elle avait besoin pendant qu'elle démontait le moteur et le réservoir de carburant magique, et même de lui masser les épaules pendant qu'elle faisait une pause. Et elle était aux anges parce qu'il s'exécutait sans broncher, comme un esclave. Malgré tout, elle lui laissa un peu de répit au moment d'entamer les dernières réparations. Elle devait juste remplacer le réservoir de magie par un mécanisme, pour que le moteur puisse fonctionner avec l'énergie dégagée, et pas la magie. Cependant, au vu de la complexité du moteur, il fallait qu'elle fabrique quelque chose de très résistant, sinon ça ne tiendrait pas longtemps.

Soudain libéré des ordres de la jeune fille, Gajeel se rapprocha d'elle et observa avec attention ce qu'elle faisait, prenant des notes sur son carnet. Levy avait compris qu'il n'aimait pas qu'on regarde ses notes puisqu'il se plaçait toujours d'une telle façon qu'on ne parvenait pas à le lire. Pendant qu'elle travaillait, ses yeux papillonnaient parfois vers lui pour le voir écrire à toute vitesse et lever la tête pour regarder ce qu'elle faisait avant de reprendre ensuite. Une petite rougeur apparut sur les joues de la bleutée et une étrange chaleur se propagea dans sa poitrine. Jamais personne à Fairy Tail n'avait autant prêté attention à son travail. En entendant le jeune homme lui poser des questions elle se sentait réellement flattée et avait l'impression de ne pas travailler pour rien, d'être enfin utile à quelque chose. Et elle en était heureuse soudain, même si elle ne le dirai jamais à personne, et puis quoi encore !

Elle entama les finissions sous le regard intrigué de Gajeel, puis se releva et s'étira une fois que ce fut terminé. Il ne restait plus à tester si le tout marchait, et ce serai fini. Elle s'étira et poussa un long gémissement, étirant son dos douloureux et engourdi à force d'être restée accroupie.

- J'ai soif, lâcha-t-elle soudainement.

- J'ai compris, je reviens tout de suite, lui répondit le journaliste avec un grand sourire.

Il se releva, rangea son calepin et son crayon et s'éclipsa dans la cuisine sous le rire sadique de la bleutée qui était définitivement ravie. Même pas besoin de lui donner d'ordres à proprement parler, ni d'être polie pour qu'il obéisse, de ce coté là elle l'appréciait de plus en plus.

Une fois qu'elle fut seule, elle en profita pour regarder ce qu'il y avait autour d'elle avec curiosité, et son attention fut attirée par un joli cadre en bois qui protégeait une photo, posé sur un petit meuble. Elle s'approcha et l'attrapa, plissant les yeux lorsqu'elle y reconnut Gajeel avec un autre homme qu'elle ne connaissait pas mais qui lui ressemblait étrangement. Ils avaient les mêmes yeux, la même couleur de peau, la même forme du visage, et ils avaient l'air tellement heureux… c'était peut-être son frère après tout, pourquoi pas ? Alors qu'elle s'interrogeait sur l'identité de cet étrange personnage, Gajeel arriva derrière elle avec un drôle de sourire, et lui murmura à l'oreille:

- Petite fouineuse…

Aussitôt surprise, la jeune fille sursauta, et par un geste instinctif de défense, son coude partit frapper le ventre du jeune homme qui s'écroula au sol avec un bruit légèrement inquiétant.

- Espèce de con ! Me refait plus jamais ça ! T'as que ce que tu mérites !

Heureusement qu'il avait posé le verre qu'il lui avait apporté avant de lui faire peur, sinon il aurait tout renversé. Il se tenait le ventre et ne parvenait à respirer que par de faibles hoquets, la douleur lui ayant fauché les jambes. Levy le força à se redresser et lui administra de grandes claques dans le dos jusqu'à ce qu'il respire mieux. Et entre-temps, elle ne s'était même pas excusée.

- Allez tapette ! Respire ça va passer !

- Tu m'as l'air un peu trop sur les nerfs, tu devrais te détendre, lâcha-t-il avec peine.

- C'est ça, c'est ça, en attendant t'avais qu'à pas me faire peur ! J't'ai dit tu l'as cherché !

- Oui je sais, excuse moi.

Levy MacGarden, ou comment faire s'excuser un homme alors que c'était elle qui était en faute. Gajeel se redressa difficilement en prenant appui contre le mur, les jambes encore tremblantes tandis que la jeune fille sirotait tranquillement son verre de limonade (même si elle avait grimacé en remarquant que ce n'était pas de l'alcool). Il souffla un grand cou et se massa le ventre avant de déclarer avec un vague sourire gêné:

- Je n'aime pas trop que l'on fouille dans mes affaires.

- J'le referais plus à condition qu'tu m'dises qui est ce type sur la photo, répondit-elle avec provocation. Un peu plus et elle lui tirait la langue.

- Je doute que tu sois bien placée pour faire des compromis. Mais bon, puisque tu insistes… Tu te souviens des mages qui sont arrivés à Fairy Tail il n'y a pas si longtemps ?

- La gamine, les Exceeds et le type qui ressemblait à Natsu ? Oui j'me souviens, c'était des mages d'Earthland. Quel rapport ?

- Et bien ce type sur la photo, c'est mon double, mon moi d'Earthland. Et c'est aussi un mage. Ce n'est pas tous les jours qu'on croise son double, je devais immortaliser cela.

- Sérieux ? Et tu l'as rencontré quand ?

Etonnée, la jeune fille se pencha pour observer la photographie de plus près et s'assit sur sa chaise longue tandis qu'il prenait place à coté.

- Oh notre rencontre n'avait rien de particulier, il cherchait des informations, j'en cherchais aussi, et le destin à fait le reste. Je l'ai aidé à libérer ses amis après.

Il avait un ton fier et joyeux que Levy ne lui connaissait pas, aucun doute, il devait beaucoup apprécier l'autre Gajil. Elle était curieuse soudain, et écoutait son récit avec attention.

- Qu'est ce que t'as fait pour l'aider ?

- Et bien, je ne sais pas si tu te rappelles, mais le roi voulait faire une extraction de magie en public et avait amené une partie de l'énorme lachryma qui contenait la Fairy Tail d'Earthland en ville. J'ai simplement fait mon travail de journaliste et ai réussi à extorquer différentes informations aux gardes, et il m'est apparu que le meilleur endroit pour que mon double puisse briser ce lachryma était le nord. Donc j'ai envoyé des feux d'artifices dans le ciel pour le lui indiquer, en faisant croire que c'était pour célébrer l'extraction de la magie. Tu me suis ?

- Oui j'ai compris, et c'est bien joué, vous les avez baisés sur ce coup là !

Elle lui donna un léger coup de poing sur l'épaule, plus que ravie de savoir que ces gardes qu'elle détestait tant s'étaient fait avoir. Elle lui rendit sa photo, sa curiosité enfin assouvie et il se leva pour la déposer à sa place. Puis il ajouta avec une pointe de nostalgie:

- Après il a affronté Faust, sauvé ses amis et il est reparti. Il me manque beaucoup par moments, parce que même si nous venons d'un monde opposés nous ne sommes pas foncièrement différents, et que c'était sans doute la personne avec laquelle je m'entendais le mieux.

Levy ne sut pas quoi ajouter à cela, ce n'était pas vraiment son genre non plus. Alors elle opta pour une autre solution.

- Bon ! Et si on vérifiait que tout ce que j'ai fait fonctionne ?

- Très bien, comment on fait ?

- Suffit de l'allumer, on devrait le savoir bien vite.

Le journaliste hocha la tête et partit chercher ses clés, puis il monta sur sa moto et l'alluma sous les yeux attentifs de la mécanicienne. Il appuya sur l'accélérateur et le moteur fraichement réparé se mit à rugir. Tous les deux sourirent de concert, Gajeel parce que sa moto était réparée, et Levy parce que le bruit du moteur lui avait plus au-delà de tout. Si seulement elle avait un véhicule comme celui-là pour elle toute seule...

- Tu l'as réparée ! Merci ! S'écria le journaliste en descendant rapidement puis en la serrant dans ses bras.

Avant qu'elle ne puisse protester et lui coller une baffe, il sortit du garage et revint quelques secondes plus tard pour lui planter une grosse liasse de billets dans la main avec un sourire qui lui faisait trois fois le tour du visage. Les yeux de la jeune fille s'agrandirent de stupeur. Elle avait eu l'intention de lui faire payer cher la réparation pour combler ce qu'il lui manquait pour ses projets, mais avec tout l'argent qu'il venait de lui donner, elle en avait largement assez, même Mirajane n'était plus obligée de lui en donner.

- Euh… Gajeel, hasarda-t-elle.

- Ne t'avise pas de refuser ! Grâce à toi je peux à nouveau faire ce que j'aime, donc la moindre des choses est que je te le rende, au moins tu pourras ouvrir ton garage avec ça, répondit-il joyeusement.

Elle était prête à parier qu'il allait se mettre à bondir comme un enfant. Mais… Attendez une minute…

- Comment tu sais que je vais ouvrir un garage ? S'exclama soudain la jeune fille, soupçonneuse et en colère.

Elle s'approcha dangereusement de lui, comme si elle allait le frapper et il eut la bonne idée de reculer.

- Mirajane me l'a dit, avoua simplement le jeune homme, ce qui, pour son plus grand bonheur, fit se stopper la jeune fille.

- Ah… Alors ça va. Bah, merci.

Ses joues prirent une légère teinte rosée suite à son emportement, mais elle était loin d'être gênée. Elle resta encore un peu chez Gajeel le temps de remballer ses outils et de terminer son verre, puis il la raccompagna poliment à la porte et la remercia une nouvelle fois. Elle rentra chez elle avec un étrange sentiment, bien contradictoire à celui qu'elle avait ressenti en arrivant. Elle se sentait joyeuse soudain, et avait pris du plaisir à aider le jeune homme, qu'elle commençait d'ailleurs à apprécier. Après tout, c'était avec lui qu'elle avait eu une des plus longues discussions de sa vie, sans parler du fait qu'elle l'avait supporté toute une après-midi alors qu'elle préférait souvent s'isoler. Une amitié s'était-elle formée entre eux ? Et bien, c'était fort probable.