Chapitre 5: Erreur fatale.
Note de l'auteur: Retournement de situation ! J'adooooooooore ça ! 8D Préparez les mouchoirs et la bassine, vous allez baver ! Et détester Levy aussi peut-être… Je crois que c'est une des seules fanfics où vous la détesterez en fait o.O Enfin normalement elle devrait se rattraper par la suite, vous verrez x)
Bon et sinon, passons au sujet sérieux. J'ai décidé de m'acheter le logiciel "Dragon" (Kyaah ! Oui c'est pour le nom mais pas seulement), qui est un logiciel de reconnaissance vocale. En gros, combiné à un traitement de texte, je pourrais écrire sans taper sur le clavier. Pour une fainéante dans mon genre c'est parfait ! Et puis, il faut que je fluidifie mon écriture, je ne mets pas assez de virgules. Donc, quitte à me relire à voix haute, autant… écrire à voix haute. Evidemment, pour ce qui est des lemons et autres scènes un peu… osées, j'écrirais avec le clavier. Manquerait plus que ma mère m'entende x_X J'espère juste que ce sera un bon logiciel qui n'écrira pas n'importe quoi xD Enfin, je testerai, on verra bien. Et puis je me relirais forcément.
Le lendemain, Levy ne sortit pas de chez elle. Elle savait que Gajeel partait aujourd'hui pour une durée indéterminée, mais ne voulait pas jouer la gentille petite fille en allant lui souhaiter bonne chance. Non, mais vous l'imaginez agiter un mouchoir blanc et pleurer en silence en guise d'adieu, tout en priant pour que son amour revienne en vie ? Dégoûtant et stupide. Et elle n'était pas amoureuse ! C'est pour cela aussi qu'elle ne voulait pas sortir, ni le voir. Elle savait qu'ils auraient à se confronter, et qu'elle devrait répondre à son geste d'hier. Et justement, elle ne savait pas comment l'expliquer, puisqu'elle-même ne comprenait pas ce qu'il lui était arrivé, ni ce qu'elle avait ressenti à ce moment là. Cependant, elle devrait bien en parler avec lui un jour où l'autre, elle ne pouvait pas le fuir éternellement. Autant en profiter et le faire maintenant avant qu'il ne parte en mission. Mais elle craignait la réaction de Gajeel. Non ! Elle devait assumer et ne pas se comporter en lâche ! Bon sang, ce n'était pas ce minus incapable de se défendre qui allait l'impressionner !
Assise à la table de sa cuisine pour réfléchir, Levy releva la tête vers sa pendule. Quinze heures. Peut-être était-il encore chez lui ? Décidée, la jeune fille se redressa et sortit de chez elle en claquant la porte. Elle allait le voir maintenant, comme ça c'était fait et on en reparlait plus. Quelques minutes plus tard, elle se retrouva dans sa maison aux murs blancs. Elle n'était venue que deux fois, et pourtant elle connaissait le chemin par cœur. Ça l'agaçait. Avec un soupir, elle toqua à la porte. Et elle réitéra son geste à trois reprises lorsque personne ne lui ouvrit. Etait-il déjà parti ? Elle essaya d'ouvrir la porte d'entre puis celle du garage, mais elles étaient fermées. Elle devait se rendre à l'évidence, elle l'avait manqué. Enervée, elle donna un coup de pied contre le mur et jura:
- Bordel de merde !
Elle resta un long moment devant sa maison, à attendre, espérer qu'il sorte. Mais il ne vint pas. Résignée, avec une profonde déception, elle se contraignit à s'occuper et à attendre.
Quelques heures plus tôt:
Gajeel avait réuni ses affaires tout en méditant à propos de cette histoire de trafic d'armes. Tout cela lui avait donné matière à réfléchir, il devait récolter des informations tout en restant discret, et couvrir ses arrières. Et pour cela, il devait d'abord aller voir Mystogan.
Bien sûr, il jouait déjà l'espion depuis plus d'un mois, mais il n'était allé chez Faust qu'une fois. Il avait réussi tant bien que mal à se faire passer pour l'un des leurs, après un entretien qui avait duré des heures. Mais l'ancien roi lui avait ordonné de ne pas revenir tant qu'il n'aurait pas réparé sa moto. Tout simplement parce qu'à pied c'était bien trop long, et si quelqu'un le ramenait, on pourrait facilement trouver sa cachette. Maintenant, il reprenait du service !
Arrivé devant le palais royal, à quelques minutes seulement de chez lui, deux gardes l'interceptèrent, ou plutôt, le saluèrent gentiment. Avec son statut de journaliste et d'agent double, il était bien accueilli des deux cotés, c'était vachement pratique. Sans compter que, depuis que le régime avait changé, l'accès au palais était bien plus facile d'accès. Dix minutes après avoir fait sa demande, il fut introduit auprès du nouveau roi. Manque de bol pour Gajeel, il était en pleine réunion avec Erza et ses nouveaux généraux, même s'il accepta de faire une pause pour parler au journaliste qui se confondit en excuses par la suite. Ils s'isolèrent dans un couloir, à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes.
- Pourquoi voulais-tu me voir Gajeel ? C'est à propos de ta mission ? Demanda aussitôt Mystogan, les bras croisés.
- En grande partie oui. Hier, un de mes informateurs à surpris des trafiquants d'armes sortir du palais, et je soupçonne votre père d'être derrière tout cela. Je pensais donc à lui donner de fausses informations, pour qu'il soit amené à me révéler la vérité. Mais cela nécessitait que je vous prévienne avant, pour ne pas être évincé par une fausse manœuvre de votre part qui pourrait me trahir. Expliqua le jeune homme qui faisait tourner son chapeau entre ses mains, vaguement nerveux par le plan qu'il venait de proposer.
- Un trafic d'armes ? En effet, il y a eu des vols au palais, c'est sans doute lié. Mais des armes magiques ne leur seraient d'aucune utilité, je ne vois pas ce que Faust prévoit d'en faire, si c'est bien lui qui est derrière tout ça. Des soldats m'ont prévenu qu'ils avaient remarqué des individus suspects faire des allers retours entre Louen et la capitale, j'avais prévu d'envoyer des troupes à Sycca pour les intercepter. Je pense que tu peux te permettre de lui donner cette information. Mais si tu apprends la moindre chose, préviens-moi.
- Evidemment, je vous tiendrais informé dès que possible, j'espère réussir à trouver quelque chose.
- Très bien, fais attention à toi.
- Vous de même, mon roi.
Tous les deux s'inclinèrent respectueusement, puis Mystogan retourna à ses affaires d'Etat, tandis que Gajeel s'apprêta à partir. Il partit chercher sa moto chez lui, et se dirigea vers l'endroit où se cachait Faust, c'est-à-dire à l'extrême Nord de Louen. L'ancien roi avait reconstruit un palais, mais à la différence du premier, il était plus petit. Et surtout, il l'avait construit sous terre, dans la falaise à la limite nord de l'île, au bord d'Edoras. Si bien qu'on ne voyait que des nuages lorsqu'on regardait par les fenêtres construites dans la roche. Gajeel avait eu beaucoup de mal à trouver cette cachette la première fois, il en était assez fier. Cela lui prit quelques heures pour arriver à destination. Il n'aimait pas spécialement cet endroit, ce n'est pas qu'il avait le vertige, mais voir des nuages lorsqu'on se penchait au bord de la falaise était assez troublant et angoissant. Comme s'il se trouvait au bord d'un précipice ouvert sur l'inconnu. Et duquel il ne remonterait pas s'il tombait.
Mais bien sûr, Gajeel n'avait pas l'intention de s'approcher. Il descendit de sa moto et se dirigea vers ce qui ressemblait à une petite maison, très ordinaire malgré le fait qu'elle soit seule dans un endroit comme celui là. Si quelqu'un venait ici en ignorant ce qu'il se cachait sous ses pieds, il aurait très bien pu dire que ce n'était qu'une simple habitation solitaire. Sauf qu'en réalité, il s'agissait d'un poste de garde pour accéder au sous-sol. Il allait frapper à la porte tout en tenant sa moto lorsqu'elle s'ouvrit sur un garde. Apparemment, Faust avait fait passer le message de son arrivée imminente, et il fut autorisé à entrer sans aucune autre vérification. Il laissa sa moto adorée à l'intérieur, puis emprunta un escalier caché sous le parquet qu'on pouvait soulever. Ingénieux. Faust avait vraiment pensé à tout. La tête pleine d'interrogations, le jeune homme descendit cet étrange tunnel, froid et humide, à peine éclairé par quelques torches accrochées au mur. Dès le début, ça l'avait interpellé. L'homme qui l'avait accueilli était un garde, qui portait l'uniforme des soldats royaux. Et il avait vu ce qui s'apparentait aux anciennes lances magiques de l'armée. Ses hypothèses se concrétisaient, l'ancien roi était bien derrière ce trafic d'armes. Restait maintenant à savoir jusqu'à quel point l'armée était impliquée, et ce que Faust prévoyait de faire.
L'escalier n'était pas très long, et il arriva rapidement dans ce qui s'apparentait à un grand couloir, déjà mieux éclairé, sculpté dans une roche d'une étrange couleur blanche. Il y avait quelques fenêtres, mais seulement d'un coté, et on pouvait y voir les nuages flotter paisiblement, réverbérant le soleil. Si le journaliste ne s'était pas trouvé chez l'ennemi, il aurait été stupéfié par la beauté de l'architecture.
- Content de te voir, Gajeel, Faust t'attend. Résonna une voix grave dans son dos, qui le fit se retourner.
- Oh, c'est vous José. Cela faisait bien longtemps, répondit l'interpellé, en enfonçant les mains dans ses poches.
Pour lui, ce geste était comme s'il voulait se protéger. Il n'aimait pas José, c'était un homme perfide, dont les pensées étaient souvent impénétrables et mauvaises, sans compter ses habitudes vestimentaires plus que douteuses et discutables. Il était toujours mal à l'aise en sa présence, même s'il ne le montrait pas. Malheureusement pour le journaliste, il était également le bras droit de l'ancien dirigeant. Gajeel ignorait d'ailleurs où il l'avait dégoté, tout ce qu'il savait, c'est qu'il n'avait pas un passé très joli à écouter, car comportant bon nombre de meurtres et autres trucs plus ou moins illicites. Sans aucune autre forme de politesse, le jeune homme se fit escorter au travers des couloirs jusqu'aux appartements de Faust, dans un silence de plomb qu'il ne regrettait pas, pour une fois. Apparemment, José ne l'aimait pas non plus, il venait de le constater, puisque toujours sans lui adresser la parole, il frappa à une porte et l'ouvrit pour ensuite le laisser entrer et la refermer derrière lui.
- Te voila enfin, Gajeel. Cela fait deux mois que je t'attends.
Le jeune homme se retourna vers la voix qui venait de l'interpeller et découvrit Faust, assis dans un fauteuil tellement grand qu'il ressemblait presque à un trône. C'était normal après tout, c'était un monarque, et une vieille personne. Il devait faire attention à son dos.
- Pardonnez mon retard votre Majesté. Je viens juste de faire réparer ma moto, et je me suis précipité ici.
Il ponctua son excuse en s'inclinant. Rien de mieux pour un roi que de voir ses sujets soumis, il le savait, autant jouer le jeu.
- Ça ira pour cette fois. J'espère que tu m'apportes de bonnes informations au moins.
- J'en ai une en particulier qui devrait vous plaire, si mon raisonnement est juste.
- Quel raisonnement ? Parle, je t'écoute.
Gagné, il avait piqué sa curiosité, maintenant il devait vérifier sa théorie.
- J'ai découvert un grand trafic d'armes au sein même du palais royal, perpétré par des gardes. Et tout me porte à croire que vous êtes derrière tout ça. Bien sûr, je ne porte pas d'accusations contre vous, je cherche juste à savoir, vous me connaissez.
Faust se redressa soudain, et malgré sa barbe le jeune homme voyait qu'il souriait. Apparemment, il avait vu juste, mais ce qu'il pensait se confirma lorsque le roi répondit:
- Tu es bien perspicace Gajeel. En effet c'est moi qui ai organisé tout cela. Une bonne partie des soldats de l'armée s'est rangée de mon coté depuis que mon fils a fait disparaître la magie. Malheureusement je n'ai pas encore réussi à rallier ses généraux, je penserai que ce serait facile avec Erza, et pourtant elle s'est retournée contre moi. Mais dis-moi… Quel est le rapport entre tes informations et tout cela.
- Et bien, Mystogan à repéré ce trafic, et il prévoit d'envoyer des gardes à Sycca pour l'intercepter et l'arrêter.
Si Gajeel pensait que cette information serait une mauvaise nouvelle pour Faust, et bien il s'était trompé. Et il commença à s'inquiéter légèrement lorsque le sourire du vieil homme s'agrandit encore et qu'il se mit à regarder par la fenêtre avec un air content.
- C'est bien… Très bien…
Cependant, il n'éclaircit pas plus sa pensée et congédia le journaliste juste après. Gajeel avait déjà sa chambre, il ne fut pas difficile pour lui de s'y retrouver. A peine entré à l'intérieur, il s'effondra sur son lit, fatigué. Il allait devoir enquêter seul, Faust ne semblait pas vouloir partager ses plans. Quelque chose le tracassait d'ailleurs à propos de l'ancien roi, mais il avait beau relire ses notes et repasser en boucle ce qu'il venait de lui dire dans sa tête, il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Ce n'est qu'après le diner que tout devint clair. Le jeune homme avait déduit de l'attitude de Faust qu'il voulait que Mystogan envoie des soldats à Sycca. Parce que ceux qui resteront seront en grande partie du coté de l'ancien roi et que la cité royale sera sans défense. Gajeel ne savait pas comment ni quand, mais il était prêt à parier son chapeau que Faust tentait un coup d'Etat.
En attendant que Gajeel revienne, Levy était bien obligée de faire autre chose. Malheureusement, il était difficile pour elle de revenir à sa petite routine alors que le jeune homme l'avait tant bouleversée. Maintenant qu'il n'était plus là, elle ne savait pas quoi faire et s'ennuyait. Elle qui voulait être indépendante, c'était raté, elle s'était trop habituée à sa présence à ses cotés. Et ça ne lui plaisait pas du tout. Coincée, elle décida d'aller à Fairy Tail, même si elle savait quel genre d'accueil on lui réserverait.
Elle passa avec réticence la porte de la guilde et fut accueillie par des sifflements et des rires narquois. Ignorant ses camarades, elle s'assit au comptoir en grinçant des dents, mais garda la tête haute. Mirajane la salua avec un petit sourire, désolée par l'attitude de ses amis envers elle. La mécanicienne lui répondit par un regard noir et commanda un alcool bien fort pour oublier Lucy qui s'était mise à raconter des blagues de mauvais goût sur elle est le journaliste, assez fort pour que tout le monde entende. Avec un soupir, Levy décida de l'ignorer pour cette fois, elle avait la tête ailleurs.
Ses yeux se posèrent sur le journal, posé à coté d'elle sur le comptoir en bois. Elle l'attrapa et l'ouvrit pendant qu'une étrange idée lui vint à l'esprit. Gajeel étant un journaliste écrivant des articles, il en publiait un par jour dans le journal. Donc, Levy en déduisit que s'il lui était arrivé quelque chose, il n'y aurait pas d'article de lui dans le journal, ça paraissait logique. Elle secoua la tête et se traita de folle, énervée envers elle-même. Mais ça ne l'empêcha pas de lire le journal pour une des rares fois de sa vie. Elle n'aimait pas lire, elle trouvait ça ennuyeux, et pourtant elle souriait comme une idiote en lisant son article et en voyant son nom écrit en dessous. Jett et Droy arrivèrent alors pile au moment où elle finissait de lire. Et apparemment, ils avaient une petite idée du pourquoi elle s'était mise à lire subitement.
- Alors comme ça on lit les articles de son chéri ? Ricanèrent-ils.
- Si vous êtes venus juste pour ça, fermez vos gueules et cassez vous, répondit-elle sans même les regarder.
- En fait, on voulait te proposer de venir bosser, mais t'as l'air occupée.
- Désolée les mecs, mais je bosse pas avec des faux-culs. Dégagez maintenant et revenez quand vous arrêterez de me faire chier à propos de Gajeel.
L'expression des deux jeunes hommes se durcit mais ils ne discutèrent pas et partirent. C'était mieux de laisser passer la tempête plutôt que leur équipe soit dissoute à cause de cela. Levy replia le journal et le reposa sur le comptoir avec violence, encore une fois énervée par l'attitude de ses amis. Les jours suivants, elle se mit à chercher une maison où un studio qu'elle pourrait acheter pour le transformer en garage et le reste du temps, elle déambulait à la guilde. Elle se fichait bien d'attirer l'attention à chaque fois qu'elle ouvrait le journal. Cependant, quatre jours après que Gajeel soit parti, il n'y eut pas d'article de lui. Au début, Levy pensa que c'était un manque d'inspiration, rien de plus, mais les jours qui suivirent, il n'y eut rien non plus. Pour oublier l'inquiétude qui commençait à la ronger, elle décida de partir travailler seule quelques temps, même si ça ne fut pas vraiment efficace.
Et ce fut alors qu'elle réparait une voiture tombée en panne, et utilisée par des gardes royaux un peu en dehors de Traia, qu'une idée lui vint. C'était Mystogan qui avait demandé à Gajeel d'accomplir cette mission, on pouvait donc dire qu'il était des deux cotés à la fois. L'armée devait, par déduction, être au courant de son travail, sinon il aurait déjà été arrêté, non ? Enfin, elle le supposait. Et si les gardes étaient au courant de son travail, ils devaient aussi savoir où il était et avaient certainement plus d'informations qu'elle. Elle essuya ses mains toutes noires, se redressa et se tourna vers les gardes qui discutaient plus loin.
- Hey les gars ! Vous connaissez pas un type qui s'appelle Gajeel par hasard ?
Tous les deux se tournèrent vers elle, puis le premier lui répondit un peu sur la défensive, mais elle ne remarqua rien.
- Ouais on le connait… Pourquoi ?
- Oh trois fois rien. Ça fait quelques jours qu'il est parti en mission pour Mystogan. Comme j'ai pas de nouvelles, je me demandais si vous pouviez me renseigner.
- Je me rappelle pas qu'il ait eu une mission de Mystogan…
Là, il se passa quelque chose d'étrange. Le deuxième garde donna un coup de coude à l'autre et reprit à sa place:
- Mais si, tu ne te souviens pas ? Mystogan lui a donné une mission, mais nous, on ne nous a pas dit ce que c'était.
La jeune fille tiqua et se retint de les traiter d'idiots, sans se douter qu'en fait, c'est elle qui se faisait avoir.
- Donc vous savez pas où il est alors. A moins que vous sachiez où se trouve Faust.
- Faust ? Oui on sait où il se trouve. Mais quel est le rapport ?
- Gajeel doit l'espionner pour Mystogan, c'est ça sa mission. Mais c'est un secret alors vous vous la fermez ok ? Vous pouvez m'emmener là-bas aussi ?
- C'est dangereux ce genre de travail, faut bien couvrir ses arrières, éludèrent les deux gardes d'une drôle de voix, légèrement menaçante.
Ce n'est que lorsque l'un d'entre eux prit soudain son arme que Levy comprit que quelque chose clochait. Elle venait de mettre les deux pieds dans le plat, jamais elle n'aurait dû leur parler de la mission de Gajeel. Parce que ces deux gardes ne faisaient pas partie de l'armée royale. Mais ça, elle ne le comprit que lorsqu'elle se fit assommer par la lance du garde.
Levy ne savait pas où elle était, on lui avait bandé les yeux. Les pieds et les mains liées, elle était allongée sur une surface froide et dure, qu'elle identifia comme étant de la pierre. Elle se débattit et gémit, jusqu'à ce qu'elle entende des bruits de pas et se rende compte qu'elle n'était pas seule. On lui retira le bandeau qui lui masquait la vue et elle cligna des yeux avant de dévisager le drôle de type en face d'elle.
- Alors tu es enfin réveillée, petite peste. Fit-il remarquer d'une voix froide et pourtant joyeuse.
Les bras croisés, il ne la regardait même pas, et semblait attendre quelqu'un avec impatience.
- T'es qui toi ? Et où est ce que je suis ? Interrogea impérieusement Levy.
- Mon nom est José, et tu te trouves dans le palais de notre altesse Faust. C'était gentil de nous avoir aidé à débusquer ce sale traitre, ne t'en fais pas, tu n'auras pas à attendre longtemps avant d'avoir des éclaircissements.
Levy cligna des yeux, éberluée et confuse. Un traître ? Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle avait pu faire pour avoir trahi quelqu'un. La seule chose dont elle se souvenait était d'avoir demandé où était Gajeel à deux gardes qui l'avaient assommée ensuite. Un frisson lui parcourut le dos et elle comprit que ces gardes n'étaient pas de son coté. Donc elle leur avait tout raconté sans savoir qu'elle trahissait son ami ! Qu'est ce qu'elle avait fait ? C'était bien chez Faust qu'elle se trouvait d'après le type à coté d'elle, et c'était là que travaillait Gajeel en tant qu'agent double ! Les battements de son cœur redoublèrent d'intensité la faisant pousser des halètements horrifiés à peine audibles. Elle devait s'échapper et retrouver Gajeel rapidement.
La jeune fille releva la tête et observa discrètement l'endroit où elle se trouvait. C'était une pièce vraiment étrange, on aurait dit une grande tour circulaire aux murs en pierre grise. Ils étaient à environ trois mètres du plafond, et Levy se trouvait sur une fine plateforme, comme un couloir sans murs qui se prolongeait vers le centre de la tour pour terminer en cercle, mais sans toucher les murs. Et justement, au centre il y avait une machine avec des boutons partout, comme une sorte de tableau de bord accroché à ce qui ressemblait à une boule de cristal géante. Un lachryma ? Il y en avait aussi cinq autres, plus petites et encastrées dans les murs, un peu plus bas que le grand, et qui brillaient d'une faible lumière dorée. Comment des lachrymas pouvaient-ils éclairer alors que la magie avait disparue ? Mais ce n'est pas cela qui l'inquiétait le plus à vrai dire. En dessous d'elle, c'était le vide. Etant au sommet de la tour, le sol de celle-ci était bien évidemment en dessous de la jeune fille. Et bien il était loin en dessous, puisqu'elle ne le voyait pas. Etrangement, elle entendait le vent souffler et il faisait froid, mais elle ignorait d'où cela provenait.
Soudain, elle entendit une porte s'ouvrir violemment dans son dos et de nombreux bruits de pas résonner contre les murs. Malgré ses pieds et ses mains liées, elle roula sur le sol et parvint à se retourner pour se retrouver nez à nez avec les pieds de Faust. Super. Elle releva la tête et foudroya du regard l'homme qui avait fait vivre un enfer à Fairy Tail pendant des années. Et qu'il lui rendit d'ailleurs.
- Mes gardes viennent de m'annoncer quelque chose de très intéressant. Et si tu me répétais l'histoire que tu leur as déblatérée, petite fille… Dit-il d'une voix qui en ferait frémir plus d'un, sans quitter la bleutée des yeux.
José ricana à coté d'elle et Levy se retourna vers lui, pour voir qu'il regardait les trois gardes derrière l'ancien roi, et plus précisément Gajeel qui se trouvait entre eux. Elle ouvrit la bouche pour l'appeler, mais le regard qu'il lui lança la musela et elle se recroquevilla sur elle-même. A ce moment précis, même Faust paraissait moins menaçant. D'ailleurs, il commençait à s'impatienter, et n'avait pas l'air d'apprécier qu'on l'ignore. Et bien la réponse que la jeune fille allait donner n'allait pas lui plaire non plus.
- Va te faire foutre vieux fou, j'ai rien à te dire.
Outragé, José lui balança un bon coup de pied et elle gémit de douleur, le souffle coupé, puis il se tourna vers Gajeel avec un grand sourire.
- Et alors, tu ne réagis pas Gajeel ? C'est étrange venant de toi, surtout qu'elle est ton amie.
- Suis-je en bonne position pour pouvoir faire quelque chose ? Demanda simplement ce dernier qui gardait la tête haute et arborait un regard froid que Levy n'avait jamais vu.
Puis ce fut au tour de Faust de revenir dans l'action. Non, il n'aimait vraiment pas qu'on ne fasse pas attention à lui.
- Je reconnais avoir cru à tes mensonges Gajeel, tu es vraiment doué pour ça, mais je n'aime pas que l'on me trahisse. Sais-tu ce que c'est que cette machine ? Demanda-t-il d'une voix trop gentille pour être honnête, et comme le jeune homme ne répliquait rien, il reprit. C'est un Anima. Avant d'être exilé j'ai eu le temps de me procurer ces plans et j'en ai reconstruit un. J'ai déjà commencé à absorber la magie d'Earthland en petite quantité. Et tu sais ce que je compte en faire ? Je vais transférer cette magie dans les armes de mes gardes et prendre d'assaut la capitale ! Mon idiot de fils ne pourra rien faire, il n'aurait jamais dû s'opposer à moi.
Levy avait visé juste avec son insulte, il était complètement fou, d'ailleurs il s'était mit à rire comme un malade. Cette fois, Gajeel aussi paraissait affolé et horrifié, et cela empira lorsque Faust alluma l'Anima. Presque aussitôt une intense lumière éclaira la pièce, provenant de l'énorme lachryma et de ceux enchâssés dans les murs. Et étrangement, Levy vit aussi une lumière jaune-verte au fond de la tour, loin en bas. Mais qu'est ce qu'ils préparaient ?
- Je ne vais pas vous tuer, déclara Faust qui pouffait encore. Mais je vais vous exiler dans un endroit duquel vous ne reviendrez pas. Dites adieu à Edoras et bonjour à Earthland mes chers amis !
Les gardes détachèrent Gajeel qui n'avait toujours pas prononcé un mot depuis avant, toujours choqué, ainsi que Levy. Le vieux roi trifouilla un bouton et une drôle de voix résonna contre les murs, signifiant clairement que le temps leur était compté.
Activation de l'Anima inversé terminée.
Levy sentit une étrange force l'attirer vers le bas, la clouant au sol. Comme si quelque chose voulait l'aspirer. Tout d'un coup, comprenant ce que Faust allait faire, Gajeel se secoua et décida enfin de prendre la parole.
- Mais l'Anima inversé n'envoie que la magie à Earthland, nous ne sommes pas des êtres magiques nous, ça ne marchera pas !
- Sauf si je vous y envoie de force.
Le journaliste ouvrit et referma la bouche, sans savoir quoi dire, et Levy comprit qu'ils ne pouvaient plus rien faire. Ils ne seraient pas en mesure de prévenir Mystogan, et ils ne reviendraient pas à Edoras. La lumière en contrebas devint plus forte encore et le sol se mit à vibrer. Libérée de ses liens, la jeune fille s'était relever mais elle ne pouvait rien tenter avec les gardes en face d'elle. Gajeel était dans la même position et lorsque la bleutée tourna la tête vers lui, elle vit qu'il l'ignorait. Il lui en voulait, c'était clair. Et il l'ignorait au moment même où elle avait le plus besoin de lui. La culpabilité l'oppressait, si elle ne s'était pas mêlée de ses affaires, rien ne se serait passé.
- Au plaisir de ne plus jamais vous revoir, sales traîtres ! Lança Faust avec un rire démoniaque.
Il regarda ensuite José et lui donna un ordre muet que tout le monde comprit lorsqu'il s'approcha des deux jeunes gens. C'était la fin. José les poussa dans le vide. Ils tombèrent avec une lenteur folle dans la lumière, et ils disparurent.
