Chapitre 8: Quand la jalousie s'en mêle

Note de l'auteur: Haha, il est enfin là ! Pfouuu celui là aussi m'aura pris du temps, c'est vraiment dur de faire cohabiter les deux Gajil et Levy, j'ai été un peu ambitieuse sur ce coup là =P C'est aussi l'avant dernier chapitre où on les vois, ma fic sera bientôt finie d'ailleurs ._. J'espère que ce chapitre vous plaira, bande de pervers ! D'ailleurs, je vous préviens maintenant, même si vous ne comprendrez que plus tard pourquoi je dis ça: Non, je n'écrirai pas de Yaoi entre Gajil et Edo-Gajeel, ne me le demandez même pas ! _ C'est tout simplement au dessus de mes forces ^^' Enfin bref ! Bonne lecture à vous !


La première chose à laquelle Gajil pensa en se levant le lendemain matin fut: "Putain d'oiseaux". Tous les matins, ils piaillaient au dessus de sa fenêtre et il se faisait réveiller. En plus Panther Lily n'avait pas envie de les chasser. Evidemment, il pouvait le faire aussi, mais ils revenaient à chaque fois. Encore vaguement endormi, le Dragon Slayer s'assit sur son lit, lit le mot que son vilain chat lui avait laissé, disant qu'il était parti à la guilde, et se leva. Heureusement pour lui, il était déjà plus de huit heures du matin. Vu le caractère de ces oiseaux, ils auraient pu le réveiller plus tôt.

Il s'habilla machinalement, mit des pantoufles, et sortit de sa chambre en baillant et en se frottant l'arrière de la tête. Au moment où il arriva dans le salon, le ventre du Dragon Slayer grogna bruyamment et il décida d'aller réveiller son homologue d'Edoras qui dormait encore dans sa chambre d'ami, histoire de partager son petit déjeuner avec lui. Enfin, d'abord, il allait acheter de quoi manger à la boulangerie la plus proche, c'était la moindre des choses, et il tenait absolument à ce que son double soit heureux et comblé.

Lorsqu'il rentra, il déposa ses emplettes sur la table de la cuisine, puis se dirigea vers la chambre avec un grand sourire. Sauf qu'il eut une surprise à laquelle il ne s'attendait pas. Gajil était rarement de bonne humeur le matin, et pourtant c'était le cas aujourd'hui, après tout il n'avait pas à se plaindre. Du moins, pas encore. C'est donc avec une joie peu commune qu'il ouvrit la porte de sa chambre d'ami, tout en chatonnant:

- Allez debout, c'est l'heure du p'tit dèj' !

Cependant, ce ne fut pas la voix masculine à laquelle il s'attendait qui lui répondit, non, celle là était féminine et beaucoup moins polie.

- Sale voyeur ! Sort immédiatement de cette putain de chambre ! S'époumona Edo-Levy.

Si ses mains n'avaient pas brusquement attrapé la couverture sur le lit au moment où Gajil était entré, elle en aurait profité pour lui jeter quelque chose à la figure. Parce que oui, le Dragon Slayer avait ouvert la porte alors qu'elle était en train de s'habiller. Il n'avait quasiment rien vu, trop surpris, mais s'en était déjà trop. Maintenant la porte étroitement close, énervé comme jamais après avoir découvert cette jeune fille qu'il haïssait à la place de son double adoré, il se mit à hurler à son tour.

- J'peux savoir c'que tu fous là ? Chez moi en plus ! Où est Edo-Gajeel ?

- Dans ton putain de cul ! Répliqua la bleutée derrière la porte.

Il allait la tuer. Peu importe comment, mais il allait la tuer. Il avait serré la poignée de la porte si fort qu'elle s'était déformée, et portait encore la trace de ses doigts. Sous le coup de la colère, ses écailles d'acier recouvrirent son corps et un grognement sourd s'échappa de sa bouche. Il prit soin d'articuler chaque mot de sa phrase, à chaque fois en y insufflant un tel degré de menace que même le pire des psychopathes en aurait tremblé.

- Sort immédiatement de cette chambre.

Seules des insultes lui répondirent, et il fit de même, hurlant tout les jurons qu'il connaissait au travers de la porte, braillant tellement fort que même à deux maisons plus loin on l'entendrait. Autant dire que ce raffut réveilla bien vite Edo-Gajeel, couché sur le canapé. Il se redressa avec un gémissement et se frotta les yeux, encore endormi et engourdi après avoir dormi sur quelque chose d'aussi peu confortable. Aussitôt le Dragon Slayer se tourna vers lui, mais toujours énervé, il ne put s'empêcher de crier.

- Pourquoi tu l'as laissé rentrer toi, hein ? Sérieux mais arrête de faire tout ce qu'elle te dit, t'es pas son chien ! Laisse la crever dehors ! Regarde où t'as dormi à cause d'elle !

Le journaliste fit un bond et tomba au sol en entendant tout ces cris qui lui étaient destinés. Pourtant il n'avait rien fait pour mériter ça. Et encore heureux que son double ai baissé d'un ton, il sentait que si les décibels montaient encore, il aurait mal au crâne.

- Je suis vraiment désolé, excuse moi, mais je ne pouvais décemment pas la laisser dehors, elle n'y connaît rien, elle se serait perdue, ou aurait pu être enlevée, gémit-t-il en regardant le sol.

- Arrête de lui chercher des excuses putain ! T'en as pas marre qu'elle te commande tout le temps ? Va la voir, et dit lui clairement que t'en as marre de son comportement, allez ! Ordonna Earth-Gaji, qui avait bien l'intention de montrer à son double comment ne pas se faire marcher sur les pieds.

- S-si, c'est vrai que… je commence à en avoir assez, mais c'est une fille, je ne peux pas lui crier dessus comme ça.

- Si tu peux, et tu vas le faire, allez !

Sur ces mots, le mage d'acier furieux poussa son double vers la porte, lui intimant l'ordre d'ouvrir et d'aller donner une bonne correction à cette gamine. Heureusement pour le pauvre homme qui trouvait les réveils bien rudes à Earthland, ce fut Edo-Levy qui lui ouvrit, plissant les yeux lorsqu'elle tomba pile en face de lui.

- Quoi, t'as un problème le mouton ?

Earth-Gajil partit se chercher un bout d'acier pour manger. C'était défoulant de mâcher, il le savait. Puis il revint dans le salon et s'adossa au mur, bras croisés, regardant la scène d'un air mauvais.

- O-oui, c-c'est toi mon problème, Levy ! Commença timidement le journaliste qui commençait à s'énerver aussi. J'en ai assez que tu te comportes mal avec tout le monde, j'ai honte de te voir ainsi ! Vraiment, il faut que tu arrêtes de croire que je suis quelqu'un de facilement manipulable, ce n'est pas parce que je respecte un tant soit peu les femmes que tu te dois de me rabaisser en retour ! Arrête !

C'était une grande première pour tous les trois, oui, c'était la première fois qu'il haussait le ton ainsi. Il se sentait à la fois libéré d'un poids, mais aussi tendu par la colère, et serrait les dents en foudroyant la bleutée du regard. Il avait beau être quelqu'un de très patient, il avait également ses limites. Et elles venaient d'être atteintes.

- Comment oses-tu me parler sur ce ton ! Ça va pas dans ta p'tite tête ? Putain mais qu'est ce que j'ai fait pour tomber sur des crétins pareils ? T'sais quoi, j'me casse, je vais remonter à Edoras toute seule, et toi, tu vas t'faire foutre ! Ça t'apprendra à me parler sur ce ton ! En plus, vu que t'es tellement content ici, t'as qu'à y rester, ça me fera des vacances tiens !

Edo-Gajeel vira soudain au carmin. On s'attendait presque à ce que son chapeau quitte soudain sa tête, porté par de la fumée, tellement il bouillonnait de colère. D'ailleurs, il fit une chose qu'il n'aurait jamais faite s'il n'avait pas tant été hors de lui. Les paroles de la mécanicienne venaient de le blesser à un tel point qu'il ne se contrôlait plus. Alors il leva le bras, et il la gifla.

Tu n'es vraiment qu'une ingrate ! Hurla-t-il avant de s'élancer vers la porte d'entrée, de l'ouvrir et de la claquer violemment.

Le Dragon Slayer ne put s'empêcher de pouffer en voyant la tête déconfite de la jeune fille, mais il n'avait pas prévu que son double s'en aille comme ça. Il n'avait même pas prit le petit déjeuner ! Ce n'était pas très grave non plus, il n'irait pas bien loin, et ils pourraient discuter tous les deux. En tout cas, Earth-Gajil était fier de son autre lui tout d'un coup. Avec un sourire victorieux, il balança les clés de la maison aux pieds de la bleutée et sortit à son tour.

- Ferme la porte et fout la clé sous le tapis quand tu te casses, sinon j'te jure que j't'étripe, ordonna-t-il en refermant la porte à son tour.

Qu'est ce qu'il venait de dire ? Edo-Levy était tellement choquée qu'elle n'avait rien compris. Debout au milieu de la pièce, elle se tenait la joue et fixait la porte, l'air hagard. Tout le coté droit de son visage la brulait, et ses yeux aussi d'ailleurs. Gajeel avait osé la frapper ? C'était le monde à l'envers ! Elle n'en revenait pas. Se faire remettre à sa place par ce minable même pas capable de se défendre lui-même, lui avait justement rappelé quelle était sa place. Oui, elle avait vraiment été odieuse. Elle l'avait méritée, cette gifle. Mais venant de lui, c'est comme s'il l'avait poignardée en plein cœur. Une nouvelle fois, elle avait tout gâché, tout réduit à néant avec lui. Elle aurait aimé être gentille, mais elle n'y arrivait pas ici, elle se sentait trop mal à l'aise pour se permettre le moindre relâchement. Peut-être que si elle en parlait à son double, cela irait mieux… Elle ne savait pas, mais ça ne couterait rien d'essayer.

Réveillée en sursaut parce qu'on était venu toquer à sa porte, Earth-Levy s'était habillée en quatrième vitesse et s'était empressée d'aller ouvrir, pour tomber sur un Edo-Gajeel en pleine crise de nerfs. Au bord des larmes, il balbutiait et était complètement essoufflé.

- Edo-Gajeel ? Mais qu'est ce que tu fais là ? Et où est ton double ? Demanda-t-elle en regardant à droite et à gauche, à la recherche dudit double, qui apparemment n'était pas là.

- Oh… Et bien… Il est resté à la maison, bredouilla le journaliste qui était tout rouge et tremblait.

- Tu es parti ? Devina la mage, toujours aussi surprise. Viens, tu vas me raconter ça à l'intérieur.

Elle passa un bras autour de sa taille, accompagnée par un sourire rassurant, et elle le fit entrer chez elle avant de refermer la porte. Elle le fit s'assoir sur le canapé, puis lui apporta un café en espérant le calmer. Le pauvre avait des spasmes et bégayait, apparemment il s'était choqué lui-même. Lorsque Levy lui demanda ce qui était arrivé, il raconta tout d'une seule traite, menaçant de fondre en larmes à tout moment. Lentement et avec douceur, la mage des mots l'étreignit en lui tapotant le dos.

- Donc tu regrettes d'avoir giflé mon double ? Interrogea-t-elle timidement.

- Je l'ignore… Elle l'a mérité, je n'accepte pas qu'on me parle ainsi alors que j'essaye de joindre les deux bouts. Mais je n'ai jamais levé la main sur une femme, et je me sens mal à cause de cela.

La tête cachée dans le cou de la jeune fille, il n'osait même plus la regarder tant il avait honte. Il revoyait le regard de la mécanicienne et son visage à travers celui de son amie.

- Je suis d'accord avec toi, elle est allée trop loin. Mais si vraiment tu tiens à t'excuser, fais-le après elle, il faut qu'elle comprenne ses erreurs, et apparemment il n'y a que de cette manière que ça marche.

Le journaliste hocha simplement la tête, tentant de calmer ses émotions malgré la colère qui bouillonnait encore en lui. Puis soudainement, les faisant sursauter tous les deux, la porte d'entrée s'ouvrit à la volée, pour laisser apparaitre Earth-Gajil dans l'encadrure.

- Hey Crevette, t'aurais pas vu mon double ? Demanda-t-il sans même se préoccuper de ne pas avoir frappé.

Il s'immobilisa ensuite au beau milieu de la pièce et se raidit lorsqu'il vit les deux jeunes gens enlacés. Ils lui faisaient quoi là, exactement ?

- Gajil ! La porte, enfin ! Protesta Earth-Levy qui avait rougi.

Edo-Gajeel releva la tête et comprit qu'on ne s'adressait pas à lui quand il vit son double planté devant eux, le regard assombri pour il ne savait qu'elle raison. Il lâcha précautionneusement la mage aux cheveux bleus, puis sauta au cou du Dragon Slayer, se confondant en excuses pour être parti si vite de chez lui, sans même lui avoir dit bonjour.

Le mage d'acier serra virilement son homologue d'Edoras, avant de laisser échapper que ce n'était pas grave et qu'il ne lui en voulait pas, d'une voix froide. Il ne quittait pas Levy des yeux, la mâchoire serrée, l'air mécontent. La jeune fille lui rendit un regard inquisiteur, ne comprenant pas sa réaction, mais elle ne posa pas d'autres questions, surtout qu'il avait fini par se détourner. Ouf ! Enfin il avait cessé de regarder la mage comme s'il voulait lui crier dessus, elle avait commencé à se sentir coupable, même si elle ne savait pas vraiment pourquoi.

- Dis, est-ce qu'Edo-Levy était en colère ? Demanda timidement le journaliste.

- J'crois pas qu'elle soit fâchée, elle est juste restée plantée comme une gourde dans le salon, grogna Earth-Gajil en retour, lâchant son ami.

Un silence gêné s'installa, il était clair que tout le monde espérait que la mécanicienne ne fasse pas de bêtises, car elle en serait capable. Earth-Levy se leva alors, et s'approcha des deux garçons. Ils se tournèrent vers elle, tous les deux en enfonçant leurs mains dans leurs poches. De vrais doubles, ils avaient les mêmes manies.

- Je pense que je vais passer une bonne partie de la journée avec Edo-Gajeel, tu devrais aller à la guilde chercher des moyens pour qu'il retourne à Edoras, tu ne crois pas ? Proposa la mage des mots, avec un petit sourire innocent.

Et voila, à nouveau le Dragon Slayer la foudroya du regard, et elle se tassa sur elle-même, mal à l'aise, s'attendant déjà à ce qu'il dise non. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi il réagissait ainsi. Surtout que Gajil avait prévu d'endurcir un peu son double aujourd'hui. Et pourtant, il accepta. Hochant la tête, il se retourna et sortit de la maison pour se diriger vers Fairy Tail, sans même refermer la porte, maussade.

- Tu sais, tu n'es pas obligée de faire tout cela, je ne veux vraiment pas te déranger, dit Edo-Gajeel qui paraissait gêné tout d'un coup.

- Ne t'inquiète pas, tu ne me déranges pas du tout, ça me fait même plaisir d'être avec toi. Et puis, j'ai des choses à te montrer aussi.

Etant donné que la mage venait de se lever et que le journaliste n'avait pas encore mangé, tous les deux prirent un petit déjeuner tranquillement. Puis ils sortirent, et Levy prit la main du jeune homme pour l'entrainer dans les rues pleines de monde, malgré le froid d'Automne. Tout cela, jusqu'à la bibliothèque.

En entrant dans le grand bâtiment rempli de livres, à l'atmosphère poussiéreuse et à l'odeur de vieux papier, Edo-Gajeel faillit verser une larme d'émotion. La jeune fille aux cheveux bleus émit un petit rire, puis elle chercha des livres en rapport avec des moyens magiques capables d'atteindre des endroits éloignés. Le journaliste fit de même, et en profita pour prendre une demi-douzaine d'autres livres. Il voulait absolument en savoir plus sur Earthland, et était bien décidé à lire le plus possible aujourd'hui. Voyant cela, Levy fouilla dans son sac et en sortit une étrange paire de lunettes rogues.

- Si tu veux lire tout ça, tu auras besoin de ces lunettes, déclara-t-elle en les lui tendant.

- Ah ? Elles ont quelque chose de spécial ? Demanda le jeune homme, intrigué.

- Ce sont des lunettes de vent, elles sont magiques. Grâce à elles tu pourras lire bien plus vite, et finir des livres en quelques minutes.

- Vraiment, c'est incroyablement pratique, dis moi ! C'est dommage que nous n'en ayons pas à Edoras.

- Je te les donne si tu veux. Même s'il n'y a pas de magie à Edoras et qu'elles ne fonctionnent pas, tu auras au moins un souvenir de moi.

Ils rougirent tous les deux à cette remarque, et un silence gêné s'installa.

- C'est rare que quelqu'un m'offre quelque chose… Merci, c'est gentil, déclara soudainement Edo-Gajeel.

Il observait le bois verni de la table avec attention, mal à l'aise, mais heureux. Earth-Levy lui répondit par un sourire et s'assit à coté de lui. Toute la matinée, ils étudièrent, cherchant des informations dans les livres, et discutant de leurs vies dans leurs mondes respectifs. Le journaliste gagna même un peu d'argent lorsqu'il aida la bibliothécaire à ranger des piles de livres. Il s'empressa donc d'inviter la mage aux cheveux bleus au restaurant pour déjeuner, ce qu'elle accepta avec plaisir. Ils parlèrent surtout de livres, s'amusant à décrire ceux qu'ils avaient préféré, ou bien ceux qui leur avaient déplu, et rigolèrent énormément. Ce n'est que lorsqu'ils sortirent une heure plus tard, Levy pendue au bras de son ami, qu'ils tombèrent nez à nez avec leurs doubles respectifs qui attendaient dehors, ainsi que Panther Lily. Earth-Gajil frappait le sol du pied et paraissait furieux, tandis qu'Edo-Levy semblait bouder dans son coin et restait en retrait.

- Il y a un problème ? Qu'est ce que vous faites ici ? Demanda Earth-Levy qui avait brusquement lâché le bras du journaliste en voyant le regard du Dragon Slayer.

- C'est plus supportable, déclara ce dernier en pointant la mécanicienne du doigt. Faut que quelqu'un surveille cette furie, et ça s'ra déjà pas moi.

- Qu'est ce qu'elle à encore fait ?

- Elle à collé une baffe au vieux parce qu'il voulait regarder sous sa robe, et à assommé Jett et Droy.

Oui, à vrai dire, ce matin, une fois qu'Edo-Levy eut récupéré ses esprits, elle avait décidé d'aller à l'auberge de Fairy Tail, pensant que le journaliste y serait. Elle s'était changée et avait mis des habits que son double lui avait passés, ce qui avait porté à confusion, et fait que tout le monde l'avait gentiment saluée lorsqu'elle était arrivée, ignorant la supercherie. Le maître était assez remonté ce matin d'ailleurs, il avait sans doute un peu trop bu, et sans s'en rendre compte, la jeune fille été devenue sa cible. Lorsqu'elle avait remarqué ce qu'il faisait, la mécanicienne s'était retournée, rouge de honte, et l'avait baffé en le traitant de pervers. Presque aussitôt, tout le monde avait écarquillé de grands yeux et Jett et Droy s'étaient précipités vers la bleutée, craignant qu'elle soit malade. Jusqu'à ce qu'elle les attrape par le cou et ne leur cogne la tête ensemble, également en vociférant des insultes. Les pauvres garçons avaient du mal à se remettre de son "Vous n'êtes qu'une bande de fillettes, j'ai vraiment honte pour vous, je ne vous aurez pas cru aussi faibles, bande de minables !"

Après cela, les mages avaient bien vite compris qu'il ne s'agissait pas de la Levy de d'habitude et Panther Lily l'avait fait sortir. Il avait failli se reprendre un coup de pied, mais ce n'est que lorsqu'il avait reprit sa forme normale et imposante qu'Edo-Levy avait consenti à plier. Il avait retrouvé Earth-Gajil, et tous les trois étaient venus à la rencontre de leurs doubles qui mangeaient au restaurant. Fin de la petite histoire.

Sans se préoccuper d'autres détails inutiles, le mage d'acier attrapa le bras de son homologue d'Edoras, et l'entraina dans les rues, suivi de Panther Lily, sans aucun regard pour les deux jeunes filles. Le journaliste adressa un timide signe de la main aux deux Levy, puis suivit son double sans protester. Earth-Levy soupira longuement et ses épaules se voutèrent. Elle avait prévu de retourner à la bibliothèque avec son nouvel ami à la coupe afro, mais à cause de Gajil, ses plans étaient compromis.

- Dis-le tout d'suite si j'te fais chier, au lieu de soupirer, grogna Edo-Levy, les bras croisés.

- Bien sûr que non ! Répliqua l'autre en relevant la tête. C'est juste que je ne sais pas quoi faire que tu pourrais apprécier.

- C'que tu veux. D'toute façon j'm'en fous.

Hésitante, la mage aux cheveux bleus attrapa le poignet de son homologue à elle, puis l'entraina jusque chez elle. La mécanicienne n'avait pas prononcé un mot, ni protesté. Même si elle avait encore fait du grabuge à la guilde, la claque qu'elle s'était prise l'avait vraiment calmée. Un fois arrivées, les deux filles s'installèrent dans le salon, et Edo-Levy jura en voyant tous les livres de son double. Agacée, elle s'était assise sur le canapé et avait commencé à trifouiller une drôle de petite machine de forme ronde, avec des câbles qui sortaient partout.

- Qu'est ce que c'est ? Demanda la mage des mots, intriguée.

- Un truc que j'ai inventé et que j'essaye de faire fonctionner. Si ça marche, on pourra p'tet empêcher ce connard de Faust de prendre la capitale d'Edoras d'assaut, éluda la mécanicienne, concentrée sur ses doigts.

- J'ignorais que tu aimais à ce point les machines. Mais j'espère de tout cœur que ça fonctionnera.

- En fait, j'aurais bien aimé créer une machine qui nous aurait renvoyé à Edoras, mais j'sais pas comment faire, avoua la bleutée avec dépit. J'aime pas Earthland, j'me sens seule, mal à l'aise, et tout le temps en danger parce que j'y connais rien, ça me stresse. J'ai vraiment envie de rentrer chez moi et pourtant j'y arrive pas ! M'énerve !

Earth-Levy vit son double essuyer rageusement ses yeux et renifler, mais ne fit aucun commentaire. La pauvre était à bout de nerfs dès le début, mais sa fierté l'empêchait de le montrer. Maintenant qu'elle était seule avec son double, et sans aucun garçon dans les parages, elle pouvait se permettre de craquer.

- Pourtant tu n'as pas à te sentir en danger, tu fais partie de la Fairy Tail d'Edoras, tout comme je fais partie de celle d'Earthland. S'il t'arrivait quelque chose, on se battrait tous pour t'aider, c'est ça l'esprit d'une guilde.

La mage tapota doucement le dos de son double, espérant que des mots suffiraient à la calmer.

- Et puis j'sais que tout le monde me déteste. Même Gajeel m'en à collé une, cet enfoiré !

- S'il l'a fait, c'est tout simplement qu'il en a eu assez que tu te battes avec tout le monde. Il t'excuse à chaque fois pour ton comportement, et tâche de te supporter. Il fait d'immenses efforts pour ne pas gâcher votre amitié et se plier à toi, mais c'est à contrecœur qu'il le fait, car tu ne l'aides pas beaucoup. Il faut bien qu'il évacue aussi. Excuse-toi, et tu verras, il te pardonnera bien vite.

- Tss, tu crois que j'vais aller m'excuser auprès d'une tapette comme lui ?

- Oui, je le crois.

La mécanicienne ouvrit et referma la bouche, les yeux plissés. Voila qui mettait fin à la discussion, elle ne savait pas quoi répondre à cela. Elle croisa les bras et fit la moue, légèrement vexée par ce que venait de dire son autre elle de Earthland. Elles passèrent le reste de l'après-midi ensemble. Earth-Levy avait cherché des livres parlant de mécanique dans sa grande collection, et avait même fait une démonstration de sa magie, sous le regard intrigué de l'autre jeune fille aux cheveux bleus. Finalement, le soir venu, toutes les deux décidèrent d'un commun accord de retrouver les garçons. Edo-Levy tenterai de s'excuser auprès du journaliste, et Earth-Levy voulait savoir pourquoi le Dragon Slayer se comportait aussi étrangement avec elle depuis le début de la journée.

Elles sortirent de la maison de la mage et s'engagèrent dans les rues avec entrain. Finalement, elles s'entendaient bien toutes les deux, même si la mécanicienne avait encore du mal à accepter le caractère de son double, par moments. Après quelques minutes, les deux filles se stoppèrent devant la maison du Dragon Slayer, en entendant d'étranges bruits à l'intérieur. Comme si on bougeait des meubles. Mais qu'est ce qu'ils faisaient donc à l'intérieur ?

Les deux jeunes filles s'approchèrent et collèrent leurs oreilles contre la porte d'entrée, même si la mage aux cheveux bleus montra plus de réticence que son double d'Edoras. Puis, elles écoutèrent attentivement ce qui se passait à l'intérieur.

- Lily, tu te mets derrière mon double, et moi devant, d'accord ? Ordonna Earth-Gajil derrière la porte.

- Je ne suis pas sûr d'être prêt pour ça, continua la voix d'Edo-Gajeel, qui semblait légèrement inquiète.

- T'en fais pas, on ira doucement pour pas te faire mal si c'est la première fois, le rassura Panther Lily.

Les deux jeunes filles étaient choquées. Earth-Levy était toute rouge et l'autre avait des yeux grands comme des assiettes.

- Non mais c'est quoi ce bordel ? Qu'est ce qu'ils foutent là dedans ? S'exclama la mécanicienne en se relevant soudain, abasourdie.

- Je pense qu'il ne faut pas tout de suite sauter aux conclusions, chuchota la mage dans une faible tentative pour se rassurer elle-même.

Est-ce que ça se faisait de… faire des choses avec son double ? Techniquement, c'était comme faire quelque chose avec soi-même… La mage aux cheveux bleus n'allait plus voir les deux garçons de la même manière après ça…

- Tu vas voir, j'vais les faire arrêter leur cirque là ! S'écria la mécanicienne, toute rouge soudain.

Si la baleine aux piercings osait influencer le journaliste et le transformer en pervers, ou bien s'il s'avisait de le choquer, ou de le traumatiser, il allait l'entendre ! Enervée, elle défonça rageusement la porte d'entrée d'un coup de pied

- On a tout entendus, vous planquez pas, bande de pervers ! Cria-t-elle bruyamment.

Edo-Gajeel poussa un petit cri et les deux autres sursautèrent quasiment jusqu'au plafond.

- Qu'est ce que vous foutez là toutes les deux ? Voyez pas que j'apprend à mon autre moi à se battre ? Râla le Dragon Slayer.

Lorsqu'elles se rendirent compte qu'elles avaient tout faux, les deux jeunes filles se sentirent bien seules sur le pas de la porte. Mais évidemment, elles n'allaient pas expliquer les raisons pour lesquelles la mécanicienne avait explosé la porte. Même si, étant donné qu'elle avait crié : "bande de pervers", les suggestions quant à ce qu'elles avaient pensé étaient faisables et faciles à trouver.

- Je crois qu'on a tous besoin de parler, vu ce qu'il s'est passé aujourd'hui, débuta timidement Earth-Levy qui admirait ses belles chaussures pour ne pas avoir à contempler les garçons.

Edo-Gajeel s'approcha timidement de sa congénère d'Edoras qui se contenta de lui adresser un bref regard pour l'instant, avant de croiser les bras.

- Je vais discuter avec Edo-Levy dehors, j'imagine, on va vous laisser, lâcha-t-il.

Il avait bien remarqué la tension qui s'installait entre ses deux amis, et n'aimait pas trop ça. Il préférait les laisser régler leurs problèmes tranquillement.

- T'es pas obligé, hein. Grogna Earth-Gajil, les bras croisés.

- C'est juste que je n'ai pas envie de vous déranger. Et puis, Edo-Levy n'a nulle part où dormir, cela serait peut-être plus avisé de prendre un hôtel…

Le Dragon Slayer baissa les yeux et fit la moue. Il n'aimait pas l'idée que son double parte de chez lui, il aurait bien aimé qu'il reste. Ils auraient pu se mettre à deux sous une couverture, avec de la lumière, et discuter de trucs effrayants. Enfin, apparemment c'était raté. Il soupira et marmonna un "fait comme tu veux", avant de partir chercher de l'argent, pour au moins lui payer l'hôtel. Le journaliste le remercia chaleureusement et lui tapa virilement dans le dos, puis sortit, non sans avoir promis de revenir si la mécanicienne l'embêtait, sous l'œil noir de celle-ci.

Une fois dehors, la jeune fille s'autorisa finalement à regarder son ami, avec plus de réserve cette fois, tout de même. Les mains dans les poches, son air sérieux brillait toujours dans ses yeux, même s'il y avait de la prudence qui s'y mêlait. Il avait peur de se prendre une baffe aussi ? Edo-Levy aurait pu le faire, oui. Mais elle ne voulait pas perdre l'un de ses seuls alliés à Earthland.

- Tu sais, pour ce matin… J'suis désolée, grogna-t-elle en détournant la tête, le regard fuyant.

- Lorsqu'on présente des excuses à quelqu'un, on regarde la personne dans les yeux, c'est un minimum, répondit-il du tac au tac d'une voix douce malgré tout. Non, il n'allait pas la lâcher.

Avec un soupir, la mécanicienne reporta son regard sur lui et croisa le sien. Ses joues rosirent et elle se gifla intérieurement, même si sa main avait aussi envie de le faire réellement.

- J'ai été blessante depuis le début et il a fallu que tu m'colles une baffe pour que j'm'en rende compte. Donc excuse-moi de m'être comportée comme ça.

Elle serra les dents pour ne pas se détourner et affronter le regard du jeune homme, qui paraissait soudain immensément soulagé. Il afficha même un énorme sourire, qui eut le don de la faire rougir encore plus. Mais quoi, c'était simplement des excuses, il n'y avait pas de quoi être si heureux ! Pourtant il l'était, tellement d'ailleurs qu'il la prit dans ses bras avec un petit rire. Elle ne le repoussa pas, mais en eut très envie et faillit le faire. A la place, elle préféra se transformer en piquet et attendre.

- Je te dois également des excuses. Je n'aurais pas du te frapper, ce n'était vraiment pas gentil de ma part non plus, et je le regrette, dit-il ensuite en posant ses mains sur ses épaules.

- Ça va. C'est oublié, tâcha-t-elle de répondre sans grogner. Bon, on y va, j'commence à me les geler dehors, et je suis fatiguée.

Le jeune homme hocha la tête et attrapa gentiment le bras de son amie, pour l'entrainer dans les rues jusqu'à l'hôtel.


A peine la porte se fut-elle refermée sur eux qu'un silence de plomb s'abattit dans la pièce. Earth-Levy regardait toujours ses chaussures et le Dragon Slayer paraissait bien mécontent. D'ailleurs, il ne le paraissait pas, il l'était. Les bras croisés, il tapait du pied sur le sol, et grognait fréquemment. Et dire que la mage ne savait même pas ce qu'elle avait fait de mal ! Elle regarda autour d'elle et remarqua que Panther Lily s'était mystérieusement volatilisé. Elle venait de perdre un soutien moral, dommage.

- Bon, accouche, j'ai pas toute la soirée moi, gronda le mage en face d'elle.

- Tu es fâché avec moi ? Demanda la jeune fille avec hésitation.

- Non, tu crois ?

Elle ne l'avait jamais dit, mais elle adorait ses chaussures. Elle les avait trouvées en soldes il y a quelques jours, et depuis, elle ne les quittait plus. En plus, il y avait des semelles renforcées, ça la grandissait un peu. Même si elle avait juste envie de rapetisser ici…

- Est-ce que je peux au moins savoir pourquoi ?

- Parce que t'as même pas une p'tite idée ?

Il s'approcha d'elle d'un pas et elle fut bien obligée de reculer contre le mur. Elle hocha la tête négativement, sentant se former une boule dans sa gorge et les larmes monter. Elle n'avait rien fait de mal pourtant, tout du moins, rien qui aurait pu le blesser à ce point !

Avec un grognement sourd, Gajil frappa le mur derrière Levy de ses mains, si près du cou de la jeune fille qu'elle ne pouvait même plus tourner la tête et était forcée de le regarder. Ils se touchaient presque, elle pouvait sentir son souffle précipité et brulant de fureur sur sa peau. Ses yeux où brillait une colère noire la vrillaient intensément, lui faisant mal de l'intérieur. Ce manège dura pendant de nombreuses minutes, et finalement, il craqua.

- Qu'est ce que tu lui trouves à mon double, hein ? Se mit-il à crier, haineux. C'parce qu'il est poli et gentil que tu traînes plus avec lui qu'avec moi ? Ou parce qu'il à une coupe afro et qu'il est mieux habillé ? Qu'il chante mieux ? T'crois qu'j'ai pas vu ton p'tit manège ? Réponds !

- M-mais… Tu es jaloux, Gajil ! Constata soudainement la mage, à la fois ahurie et horrifiée.

Elle vit le Dragon Slayer écarquiller les yeux de surprise et serrer les dents. Elle venait de faire une grosse bourde apparemment.

- Jaloux d'mon double ? Jamais de la vie ! Tu délires complètement !

Furieux, il détourna la tête et le regard vers sa droite, pour ne plus avoir à regarder Levy. Il ne voulait tout simplement pas admettre qu'il était jaloux de son double d'Edoras qu'il aimait tant. Au point de les avoir suivi et espionnés toute la matinée plutôt que d'aller à la guilde. Mais haïr son double lui semblait inconcevable, et pourtant, malgré lui, il était bel et bien jaloux et énervé qu'on lui ai prit sa Crevette.

- Tu sais Gajil… Si je discute avec ton double, ça ne veut pas dire grand-chose. De toute façon… C'est toi que… Je préfère, avoua la mage aux cheveux bleus en rugissant atrocement.

Et pourtant, sa colère ne descendait pas d'un cran. Levy se fit plus petite qu'elle ne l'était déjà, même si elle n'arrivait pas à se détacher du regard assombri du mage d'acier. Timidement, elle posa une main tremblante sur son épaule, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Gajil se raidit encore plus, et ses yeux s'agrandirent pendant un millième de seconde, mais assez pour que la mage remarque un éclair bien différent de la colère y briller.

La main du Dragon Slayer quitta le mur, descendit et se posa sur le cou de la jeune fille qui tressaillit soudain à ce contact, serrant la veste de Gajil pour tenter de se rapprocher de lui malgré le peu d'espace. Leurs lèvres s'effleurèrent timidement au début, mais ce contact sembla enflammer le mage aux cheveux noirs, qui pressa plus fort et avidement sa bouche contre celle de la mage. La tête penchée sur le coté, elle se laissait faire, répondant avec passion, et gémissant lorsqu'il la plaqua plus fort encore contre le mur dans son dos. Ses mains se perdirent dans ses cheveux et tous les deux frissonnèrent lentement. Finalement, Gajil ne regrettait pas que son double soit sorti se chercher un hôtel, la nuit promettait d'être agitée.

C'est sûr cette pensée que les deux mages s'enfermèrent dans la chambre sans se lâcher, laissant le canapé à Panther Lily pour quand il reviendrai.


(NDA: à Baella: Tu vois, moi mes lemons que je fais pas, ils finissent en traits ! Et pas en points ! C'est plus classe un trait ! *sort*)

Edo-Gajeel et Edo-Levy avaient dit au revoir à leurs doubles respectifs et les avaient laissés seuls. Earth-Gajil leur avait donné l'adresse d'un bon hôtel, ainsi que l'argent pour le payer. Il se trouvait juste à coté de la cathédrale Kaldia, et ils arrivèrent rapidement, dans un silence morose. A l'intérieur, le journaliste se chargea de prendre une chambre pendant que son amie jouait avec les feuilles des plantes de l'accueil.

Le journaliste obtint une clé et appela timidement la mécanicienne qui cessa de faire du mal aux plantes pour le suivre, sans un mot. Ils prirent un ascenseur, suivirent un couloir et entrèrent dans leur chambre. Elle avait beau être petite et seulement composée d'une chambre et d'une salle de bain, elle était très jolie et semblait confortable.

- 'Vais me changer, déclara Edo-Levy en poussant la porte de la salle d'eau.

Edo-Gajeel s'assit sur le bord du lit et sortit un des livres qu'Earth-Levy lui avait prêté pour bouquiner. La mécanicienne ressortit quelques minutes plus tard et se coucha immédiatement dans le lit, non sans avoir chuchoté un faible "bonne nuit" à son ami. Puis elle s'endormit alors qu'il lisait encore.

Cependant, elle se réveilla durant la nuit parce qu'elle avait soif, et se redressa dans le lit, l'esprit encore brumeux. Elle alluma la lumière et haussa un sourcil en voyant que Gajeel ne dormait pas à coté d'elle comme elle l'avait espéré. Elle tituba vers la salle de bain en se demandant où il pouvait bien être, et entra pour se rafraichir. Mais au moment où elle atteignit le lavabo, elle sursauta et étouffa un cri en voyant l'homme qui occupait ses pensées, endormi dans la douche, la tête collée contre la vitre. Mais qu'est ce qu'il foutait là ? Elle hésita à lui donner un coup de pied pour le réveiller, mais préféra aller chercher quelques coussins, bien trop nombreux sur son lit, ainsi qu'une couverture, pour les mêmes raisons. Elle maugréa entre ses dents et posa le coussin derrière la tête de Gajeel, avant de lui mettre la couverture dessus et de poser son chapeau à coté de lui. Elle lui ébouriffa les cheveux, se releva et sortit.

- Dors bien, tapette, dit-elle en entrebâillant la porte.

Puis elle retourna se coucher, regrettant tout de même qu'il ne soit pas venu dans le lit avec elle.