Chapitre 11: Nouvelle aurore.
Note de l'auteur: Décidément, je suis lente en ce moment, ça m'énerve. C'est un chapitre plus court que les autres, je sais, surtout que j'ai hésité longuement à ajouter une ou deux scènes. Si je l'avais fait, ça aurait pris encore plus de temps, donc bon... En espérant qu'il vous plaira :3
Une voix lointaine, qu'elle ne connaissait pas, semblait l'appeler. Mais ce n'était qu'un faible écho qui résonnait et se perdait dans sa tête vide. Ses membres étaient comme engourdis et elle avait l'impression d'avoir été plongée dans de l'eau, pour percevoir aussi mal le monde extérieur. Elle avait mal partout, comme si elle s'était fait rouer de coups. Ses paupières refusaient de bouger et quelque chose semblait bloquer sa respiration, comme si sa poitrine était comprimée alors que rien n'avait l'air de peser sur elle. Et pourtant, cette voix qui continuait de murmurer son prénom semblait l'attirer vers le haut, la sortir de l'eau, la ramener à la réalité.
Ouvrant faiblement les yeux, la jeune fille croisa le regard d'un homme aux cheveux bleus, comme les siens. Il avait également un drôle de tatouage autour de son œil. C'était Gérald, même si tout le monde l'appelait Mystogan ici, le fils de Faust (bien qu'il ne lui ressemble pas du tout) et le prince d'Edoras, par conséquent.
- Levy, tu vas bien ? Demanda-t-il, inquiet.
- O-ouais, bredouilla la mécanicienne d'une petite voix.
Maintenant qu'elle était éveillée et qu'elle avait à peu près retrouvé ses esprits, en effet, elle allait mieux. Gémissant, elle se releva avec difficulté. On l'avait couchée dans l'herbe, à l'ombre d'un arbre et on l'avait soignée, comme en attestaient les nombreux bandages qui masquaient ses contusions. Tournant la tête vers sa droite, elle vit Erza Knightwalker faire de grands gestes avec ses bras, hurlant sur des gardes attachés et terrorisés. D'où l'idée que ces pauvres hommes étaient du coté de Faust. Et plus loin derrière, là où s'était auparavant tenu le palais dudit roi, il n'était plus question que d'un tas de gravats. Une partie du bord de l'île avait éclaté, ne laissant qu'un cratère en forme de demi-lune. Lorsque l'Anima avait explosé, la magie s'était dirigée vers le haut, détruisant tout sur son passage. C'était sans doute pour cela qu'une bonne partie de la roche qui constituait les îles d'Edoras n'était pas tombée dans le ciel puis à Earthland, mais avait été projetée, comme balayée, vers la terre ferme.
Voyant ce désastre, ce tas de rochers éparpillés et éclatés, Levy en perdit la voix, sentant sa poitrine et son cœur lui faire atrocement mal. D'une douleur absurde, qui l'étouffait et ne s'estompait pas. Ce qu'il s'était passé avec Gajeel lui revient en mémoire. Ses mots, ce qu'il avait derrière la tête, son regard, son dernier geste. Puis elle avait perdu connaissance. Une explosion de questions apparut dans sa tête avec une telle violence qu'elle les fit jaillir en même temps que ses larmes.
- Ça fait combien de temps que Gajeel vous a prévenu ? Combien de temps que vous êtes là ? Et moi, ça fait longtemps que je suis dans cet état ? Où est Gajeel ?
Elle avait hurlé tout cela tellement fort que Mystogan avait sursauté et qu'Erza et les autres s'étaient retournés vers elle. Chassée par l'adrénaline, la douleur disparut et la jeune fille sauta sur ses pieds, une énergie nouvelle, nourrie par l'inquiétude, battant dans son cœur.
- Ça fait environ une heure que Gajeel nous a prévenu, et quinze minutes que nous sommes là. Nous avons vu l'explosion de loin et nous t'avons sortie des gravats. Pour Gajeel, je ne sais pas, les soldats sont encore en train de déblayer les décombres, mais on ne l'a pas encore retrouvé.
Sans un mot de plus pour son roi, elle se précipita vers les ruines dans l'espoir de le retrouver. Elle espérait tellement qu'il ne soit pas redescendu à Earthland ! Même sa Fairy Tail lui paraissait dérisoire maintenant. Comment allait-elle tenir sans personne pour la réconforter ou l'écouter ? Lorsque Lucy avait blessé sa fierté, c'était vers lui qu'elle s'était tourné, et s'il n'était plus là, qui avait-elle ?
- Gajeel ! Réponds, j't'en prie !
Essayant d'enlever les rochers ça et là, elle s'était remise à pleurer. Les gardes qui déblayaient les décombres lui dirent de faire attention, et que dans le cas contraire, tout risquait de s'effondrer. Mais elle s'en fichait, du moment qu'elle retrouvait le journaliste. Et vivant, de préférence.
Et pourtant, elle avait beau chercher dans les moindres recoins, il n'y avait aucune trace du jeune homme. La mécanicienne s'arrêta dans ses recherches, essoufflée, et la gorge si serrée que cela lui faisait mal. Elle avait tellement envie de le retrouver ! Se remettant à courir, elle fit une nouvelle fois le tour de cet immense tas de rochers, à la recherche d'un détail qui lui aurait échappé. N'importe quoi, pourvu qu'elle trouve quelque chose. Observant chaque centimètre avec minutie, elle avait décidé de prendre son temps malgré la panique. Alors qu'elle pensait ne rien trouver une nouvelle fois, quelque chose attira l'attention de la jeune fille. Un éclat d'un rouge sombre, ruisselant sur un rocher. Son cœur rata un battement et elle se raidit lorsqu'un horrible frisson lui parcourut l'échine, paralysant ses membres. Du sang, oui, c'était du sang. Ramenée à la réalité par cette constatation, Levy se jeta sur les pierres, ses forces décuplées par le désespoir lui permettant de les écarter. Tout d'un coup, elle avait peur de ce qu'elle risquait de découvrir. Le corps de Gajeel, brisé, et sans vie. Rejetant cette horrible image de sa tête, elle s'appuya de tout son poids, et le rocher la gênait roula au sol et s'y arrêta avec un bruit sourd et un léger nuage de poussière.
Dès qu'elle vit cette petite main inanimée, elle l'attrapa et la serra. Pas de doute possible, c'était celle du journaliste. Paniquée, elle tira dessus, espérant réussir à le faire sortir de ce piège qui l'enfermait, mais sans y parvenir. Tremblante, elle poussa de nouveaux débris en jurant, libérant son avant bras, mais sans plus.
- Gajeel, réponds ! J't'en supplie dis moi qu'tu m'entends, gémit-elle, la gorge nouée.
Elle se mit à genoux, et passa tout son bras dans une petite fente sombre, même si elle ne distinguait rien, et chercha à tâtons jusqu'à ce que sa main entre en contact avec la joue du jeune homme. Il n'avait apparemment pas eu la chance de bénéficier d'une petite bulle d'air, non, tout était directement tombé sur lui. Le seul point positif était que cela avait certainement arrêté hémorragie de sa blessure.
- Mystogan ! S'écria-t-elle avec une voix rendue aiguë par l'hystérie. Il est là !
Le roi qui se situait plus loin se tourna vers elle et accourt, suivi de quelques gardes à qui il ordonna de le sortir de là. Au moins, le journaliste était encore en vie, même s'il était faible et inconscient.
- Je vais prévenir du monde pour qu'une fois sorti de là, on puisse l'emmener directement à l'hôpital, déclara calmement le roi.
Il ne devait pas céder à la panique et garder son sang froid. Sinon il allait commettre des erreurs. Demandant à la mécanicienne de parler pour essayer de réveiller le jeune homme, il redescendit et il rejoignit Erza, avant de sortir une drôle de machine, comme un émetteur. Levy n'avait jamais vu ce genre d'objet mais elle n'allait pas s'attarder dessus malgré sa passion. Elle refusait de laisser Gajeel et de nouvelles larmes mouillaient ses joues. Elle ne voulait pas le perdre, bon sang !
- Gajeel...tiens bon ! Sanglota-t-elle.
Elle serrait sa main de plus en plus fort, espérant que la douleur le réveillerai, mais sans succès. Il ne bougeait pas, ne lui répondait pas. Elle l'entendait à peine respirer. Le poids des pierres qui pesaient sur lui était en train de l'écraser, ils devaient faire vite.
- Mais bougez votre putain de cul si vous voulez pas que je vous le défonce à coup de pied ! Brailla-t-elle soudainement.
Effrayés par cette menace qui semblait réelle, les gardes s'activèrent et accélèrent le mouvement. Levy aurait pu le dire d'une autre façon, mais elle était trop angoissée pour ne pas crier. Elle aussi tentait de les aider, faisant son maximum pour sortir Gajeel. Ce n'est que dix minutes plus tard qu'ils atteignirent enfin les derniers rochers qui le recouvrait. Aussitôt, sans ménagement, Levy l'extirpa des débris et le déposa dans l'herbe, horrifiée. Couvert de sang, il était aussi pâle qu'un mort. Ce qu'il risquait de devenir très bientôt d'ailleurs. Mystogan se précipita vers eux et la mécanicienne releva vers lui un visage recouvert de larmes, désespérée. Il fallait arrêter l'hémorragie ou il serait trop tard. Sauf qu'ils n'avaient rien sous la main pour le faire, et que l'hôpital le plus proche se trouvait à Louen, ce qui était trop loin.
Retenant tant bien que de mal ses tremblements, la jeune fille appuya sur le flanc ensanglanté de Gajeel, en espérant réussir à l'empêcher de perdre un peu plus de ce liquide nécessaire à la vie. Parce que justement, elle fuyait avec lui. Avec un sanglot étouffé, elle retira ses lunettes, une nouvelle fois cassées, pour éviter qu'il ne se blesse. Mais pourquoi avait-il fait l'idiot ? Elle le détestait pour avoir choisi cette solution, il n'aurait pas du se sacrifier pour une fille comme elle. Elle pleurait tant et depuis si longtemps que sa voix se brisait un peu plus à chaque sanglot. Elle avait la terrible sensation qu'on lui avait enfoncé une dague en plein cœur, et la douleur qui s'en diffusait était insupportable. Et le pire c'est qu'elle augmentait au fur et à mesure que Levy sentait son ami le quitter. Elle n'entendait plus Mystogan qui lui disait que le journaliste allait s'en sortir. La mécanicienne ne sut dire combien de temps elle était restée dans cette transe douloureuse mais elle en fut tirée par un vrombissement qu'elle reconnut bien vite, suivi d'un crissement de freins. Relevant la tête, elle essuya brièvement ses yeux, avait qu'ils ne s'agrandissent de surprise.
- Dragion ? La blondasse ? Qu'est ce que vous foutez là ? Demanda-t-elle, ahurie.
- Mystogan m'a appelé en urgence sur le transmetteur que j'ai fait installer dans ma voiture, donc je suis venu, expliqua Natsu.
Il avait clairement l'air intimidé par Lucy et malgré le fait qu'il était dans sa voiture, il était tassé dans son siège, cramponné au volant.
- Moi, j'étais avec lui donc je suis venue aussi, lâcha la blonde avec dédain. Ton chéri à l'air d'avoir des problèmes...
Énervée soudain, Levy plissa les yeux et grogna. Mais sourit comme un démon en voyant l'air particulièrement décoiffé, les joues rouges et les yeux brillants, des deux autres membres de Fairy Tail. Il venait de s'en passer des choses dans cette voiture... Et elle allait en profiter...
- Ta gueule Ashley, au vue de ta tronche et de celle de ta tapette de copain, je ferai pas trop la maligne et j'aiderai à emmener Gajeel à l'hosto.
Lucy la foudroya du regard mais ne dit rien de plus, surtout en présence de Mystogan. Donnant un coup de pied à Natsu, elle le fit sortir de sa voiture en défonçant la portière.
- Aide-les, ordonna-t-elle d'une voix froide en croisant les bras.
Apeuré par l'extérieur et la blonde, Fireball s'exécuta en tremblant. Il ouvrit la portière arrière tandis que Mystogan et Levy installaient le journaliste sur la banquette, avec la mécanicienne.
- Roulez jusqu'à Louen, il lui faut des soins d'urgence. Levy, continue d'appuyer sur la blessure, il ne faut pas qu'il perde plus de sang, leur indiqua le roi.
La jeune fille hocha la tête et Dragion entra dans sa voiture avec un faible soupir de contentement. Il priait pour que tout se passe bien entre les deux filles.
- On y sera dans vingt minutes ! Pronostiqua-t-il d'une voix qui se voulait joyeuse. Go-Fire !
Donnant un violent coup d'accélérateur, les ruines du palais de Faust diminuèrent puis disparurent rapidement derrière eux.
- T'étais où ces derniers jours ? Demandant Lucy, toujours boudeuse.
Son accès de colère avait rendu Levy étrangement calme. Bien sûr, elle était toujours morte d'inquiétude pour Gajeel, mais ne pleurait plus et tachait de maîtriser ses émotions.
- Faust nous a envoyée à Earthland, dit la bleutée froidement. La Fairy Tail de là-bas nous a aidé à remonter, donc on vient de rentrer. Pour le reste des explications, vous attendrez, c'pas le moment.
Elle s'en foutait comme de son premier bandeau qu'ils ne la croient pas. Elle voulait juste que Gajeel soit sauvé. Levy se forçait à regarder par la vitre pour ne pas fixer son visage blême, comme endormi, alors que ses traits indiquaient un autre état, qu'elle se refusait d'admettre. Et finalement, ils arrivèrent à Louen. Les arbres, l'herbe et les cahots de la route furent alors remplacés par les maisons, les cris des gens et les pavés. Ignorant la foule et les insultes qu'Ashley lui hurlaient dans l'oreille, Dragion déboula dans le parc de l'hôpital. D'un brusque mouvement du volant, il évita la fontaine de pierre blanche et s'arrêta juste devant le gravier de l'entrée. Cette fois, Lucy l'envoya courir à l'accueil tandis qu'elle aidait sa rivale aux cheveux bleus à sortir le journaliste.
- Comment il va ? S'enquit-elle rapidement en passant un bras du jeune homme derrière ses épaules, alors que Levy faisait de même.
- J'sais pas, répondit-elle faiblement en sentant son ventre se nouer une nouvelle fois. Mal j'imagine.
La blonde ne dit rien et pinça les lèvres. Puis les deux filles gravirent les marches quatre à quatre et entraînèrent Gajeel à l'intérieur de l'hôpital. Évidemment, il fallait que l'attention des malades présents se reporte sur eux. Natsu avait sursauté et s'était tourné vers eux pour les aider à soutenir le blessé. La dame de l'accueil quitta un instant son téléphone pour ordonner à des infirmières de s'occuper de lui, puis y revint afin de préparé tout ce qu'il fallait pour soigner le journaliste. Levy le leur confia à contrecœur lorsqu'elles l'installèrent sur un brancard pour l'emmener au bloc. L'inquiétude la rongeait à nouveau, surtout maintenant, puisqu'elle devait attendre. Épuisée, elle sentit ses jambes sur le point de se dérober sous elle et s'assit sur un siège, totalement coupée du brouhaha dans lequel la salle était plongée.
- T'as l'intention de rester comme ça longtemps ? Demanda Lucy.
La mécanicienne comprit la question en voyant qu'elle était couverte de sang. Ses habits, ses bras, son visage sans doute aussi. Mais elle ne prit pas la peine de répondre.
- On va y aller Lucy et moi...je peux t'emmener si tu veux, proposa Natsu qui jouait nerveusement avec ses doigts.
Levy soupira, elle n'avait pas spécialement envie de partir. Elle ignorait combien de temps il faudrait aux médecins pour soigner son ami et tenait à être là quand ils auraient terminé. Cependant, elle n'était clairement pas présentable, là. Sous les yeux ébahis de ses deux compagnons de guilde, ainsi que de ceux des personnes présentes dans la pièce, elle sortit rageusement de l'hôpital. Les vitres qui agrémentaient la porte d'entrée vibrèrent lorsqu'elle la poussa avec violence. Ils avaient bien esquivé une fontaine en arrivant, non ? Descendant les marches de pierre, elle envoya voler les cailloux jusqu'à atteindre l'herbe du parc entourant la bâtisse. Puis elle piqua une tête dans l'eau pour se débarbouiller et enlever les saletés qui la maculaient. Ça, c'était fait. Lorsqu'elle revint s'asseoir à l'accueil, trempée et dégoulinante, son regard défiait quiconque de lui faire une remarque. L'audacieux qui tenterait le coup se prendrai un clé à molette dans le nez.
- Suis-je assez propre pour toi, Ashley ? Demanda-t-elle sur un ton d'une politesse insolente.
Natsu se recroquevilla et la blonde la toisa longuement sans piper mots, avant d'attraper Dragion par le col de sa veste pour le traîner dehors à son tour. Ils rentraient, elle restait. Patiemment, elle attendit, observant en silence le soleil décliner et l'obscurité tomber sur la ville. Tâchant de maîtriser son inquiétude et de ronger son frein au fur et à mesure que les heures s'égrenaient, elle arrangeait ses habits et ses cheveux du mieux qu'elle pouvait. Elle avait bouclé plus que de coutume à cause de l'eau, et s'était donc fait une queue de cheval avec son bandeau. Vers minuit, elle se retrouva seule, et toujours sans nouvelles de Gajeel. Avait-on trop peur de lui avouer la triste vérité ? Lassée d'attendre, elle s'était couchée sur un banc de la salle, dans un petit coin. Malgré tout ce qu'il lui était arrivé, elle n'était pas vraiment fatiguée, c'était l'ennui et l'attente perpétuelle qui lui donnaient envie de fermer les yeux. Finalement, le bruit d'une porte qui s'ouvre la tira de sa somnolence et elle se releva légèrement, le corps raide. Elle croisa le regard d'une infirmière et se mit aussitôt sur ses pieds, le cœur battant. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait si jamais on lui annonçant une mauvaise nouvelle…
- Alors ? Interrogea-t-elle en sentant sa gorge se serrer une nouvelle fois, l'empêchant d'ajouter quoi que ce soit.
- Nous l'avons transfusé et soigné, lui répondit calmement l'infirmière. Son était est stable mais reste critique, il lui faudra énormément de temps et de repos pour se remettre, mais je pense qu'il y arrivera.
Levy se retint tant bien que mal de lui sauter au cou. Des larmes lui échappèrent une nouvelle fois, mais ici, elles exprimaient la joie et le soulagement, plus que la tristesse et la peur. Son regard devait trahir son doute: était-ce vraiment possible malgré tout ce qui leur était arrivé ?
- J'peux aller le voir ? Questionna-t-elle encore, presque avec supplication.
Au pire, si elle disait non, un coup de clé à molette ferait l'affaire et elle irait quand même.
- Bien sûr, lui sourit la dame, compatissante.
Bon, pas de coup de clé aujourd'hui, tant pis. Levy reçut les indications pour trouver la chambre du jeune homme et elle remercia la femme en face d'elle encore une fois avant de s'élancer dans le couloir de l'hôpital. Elle ne quitterait pas Gajeel, tant qu'il ne serait pas réveillé. Et quand ce serait fait, il risquerait de passer un mauvais quart d'heure pour toute le sang d'encre qu'elle s'était fait pour lui.
