Coucou tout le monde ! Comment se passe ce début de vacances ? Deux mois pour décompresser ! Je tiens à vous remercier pour vos reviews, à ceux qui m'ont ajouté en favoris etc .. Merci beaucoup ! Alors, voici le second chapitre de ma fiction, j'espère que ça va vous plaire ! Bonne lecture ! :)


Chapitre 2

A chaque rencontre, une nouvelle histoire s'écrit. C'est là que réside le plus étonnant mystère de l'aventure humaine. Edouard Zarifian.

Je courrai, sans m'arrêter. J'étais essoufflée, mon cœur tambourinait dans ma poitrine, prêt à s'envoler de ma cage thoracique. Ce qu'il fit d'ailleurs. J'essayai de l'attraper, en vain. Ce traître se dirigeait vers une paire d'yeux d'un vert profond, intense.. Ces yeux s'avançaient de plus en plus vers moi jusqu'au moment où les longs cils de la paire d'émeraude caressèrent ma peau. Une larme s'échappa de celle-ci, mouillant ma joue. Cette dernière était à présent trempée. Je m'empressai de la toucher, et la retirai vivement, à cause de la texture visqueuse. Je regardai ma main, et observai ces yeux qui me troublaient tant. Le problème était qu'ils avaient disparu. A la place se tenaient les babines tombantes de Maxell, de la bave s'échappant de sa bouche.

-Maxell ! le réprimandai-je.

Malgré mon irritation, je ne pouvais m'empêcher de rire. Il sauta alors sur mon lit, ces 50 kilos m'écrasant de bon matin. Il me lécha la figure, en aboyant. Quel réveil ! Je lui fis un énorme câlin, et le fit descendre. J'enfilai une robe de chambre, passai dans la salle de bain pour me débarbouiller le visage. Après ce rituel matinal, un autre prit place : La pesée. Le moment redoutée pour moi, Isabella Swan. Je me dévêtis et prit place sur la balance : 69 kilos. Pour un 1m70.. C'est trop, beaucoup trop. Je me regardai dans la glace. D'accord, j'ai un 90 C, mais je ne vois que ces énormes hanches dans le miroir. On me qualifie de ronde : Moi, je me dis grosse. Après un dernier regard dégouté en direction du miroir et une larme versée, je descendis prendre mon petit-déjeuner. L'horloge de la cuisine annonçait 9h10. Arrivée à la table, j'étreignis mon père qui lisait le journal et plaquai un bisou sur la joue de ma mère en guise de bonjour. Nous étions samedi, ce qui signifiait : Pancakes !

-Où est Emmett ? Demandai-je en servant les croquettes à Maxell.

-Il est parti voir Rosalie ! Ils se font une journée « en amoureux », précisa mon père avec un air entendu.

Tandis que ma mère me servait le petit-déjeuner, mon père posa son journal et alla enfiler ses chaussures.

-Bon, c'est pas tout ça, mais Billy m'attend ! On va pêcher à la réserve !

-Ah, attends-moi alors ! Hurla ma mère, les mains en l'air. Je vais voir Clara ! Tu veux venir avec nous, Bella ?

-Non, non, je vais faire quelques trucs à la maison, répondis-je, tout en me remplissant la panse.

Elle hocha la tête et vint m'embrasser le front. La porte claqua et je me retrouvai seule. Je terminai mon petit-déjeuner, débarrassai la table et montai dans ma chambre. Je me changeai en tenue de sport, attachai mes cheveux et descendis les marches. Maxell se tenait là, la queue battante. Il savait très bien que le samedi était le jour où je faisais mon jogging. Je ne lui mis pas de laisse, sachant qu'il n'y aurait pas grand monde dans la forêt où je courrai. Je fermai la porte à clé, et ordonnai à Maxell de venir. La forêt était à 2 minutes d'ici, ce qui était très pratique. En courant, je repensai à mon rêve. Cette paire d'yeux qui me fixaient, si intenses, si mystérieuses. A qui appartiennent-elles ? Cette question trotta dans ma tête durant un bon quart d'heure. J'essayai tant bien que mal de me remémorer les yeux verts de tout le lycée, en vain !

Une demi-heure après notre départ, Maxell et moi rentrâmes à la maison. Le gros était essoufflé ! Heureusement que le soleil n'était pas de sortie aujourd'hui. Je remplissai sa gamelle et entrai dans la salle de bain.

Propre de la tête aux pieds, je regardai mon portable. Deux appels manqués. Deux de Jacob. Je le rappelai, mais il ne répondit pas. Je laissai donc un message le priant de me rappeler. Il était 11 h et je commençai à ranger ma chambre. Quel bordel ! Pour me motiver, je mis « Respect » d'Aretha Franklin. Je me dandinai, adorant cette chanson. Je ramassai les vêtements sales au sol pour les balancer dans le panier à linge. Je rangeai les livres éparpillés sur mon bureau dans ma bibliothèque. Après une heure et demi de rangement, j'observai ma chambre d'un œil critique. Tout était parfait. Je pouvais enfin voir le parquet, grande nouvelle ! Je descendis me faire un sandwich.

[…]

L'après-midi passa lentement. Jacob m'appela pour me dire qu'il avait trouvé le cadeau idéal pou Leah : Un collier avec comme pendentif un loup ! C'est assez … original ? Jacob m'a expliqué que c'était un cadeau en rapport avec ses ancêtres. Nous parlâmes de la pluie et du beau temps durant plus d'une heure, jusqu'au retour de mes parents.

Le vrai bonheur ne dépend d'aucun être, d'aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous

( Dalaï-Lama )

Charlie partit prendre une douche alors que Renée entra dans ma chambre :

-Ma chérie, je peux te parler ?

-Bien sûr, maman !Qu'est-ce-qui se passe ?

Elle me sourit gentiment, et pris place sur mon lit. Elle passa sa main dans mes cheveux, aplatissant quelques épis, d'un geste maternel. Elle me scanna de ses yeux bleus azur, et entama la discussion que je détestais avoir :

-Tu.. tu t'es pesée aujourd'hui ?

-Oui … J'ai perdu 500 grammes, youhou !

Elle soupira. Évidemment, elle comprit que c'était ironique.

-Tu sais ce qu'on dit, doucement mais sûrement !

-Oui, mais j'ai l'impression que rien ne change ! Je veux des résultats, tu comprends ?

Les larmes étaient présentes sur mes joues. Je n'y peux rien. Dès que mon poids entrait en scène, je flanchais, j'étais sensible sur ce sujet .. Je détestais en parler. Surtout qu'en face de moi se tenait une femme magnifique, avec un corps parfait, faisant un 36, ayant eu 2 enfants.

-Je sais, ma chérie. Mais tu es une fille volontaire, je le sais ! Tu es une fille formidable ! Tu es vraiment très belle, mais tu te caches sous des tonnes de vêtements amples pour ne pas faire face aux regards des autres. Mais qu'en as-tu à faire de ce qu'ils pensent ? Après tout, ce sont ceux qui détournent les yeux qui sont mal à l'aise ! Je suis sûre que si tu acceptais de faire du shopping avec moi, et qu'on t'achetait des vêtements qui te mettent bien en valeur, tu pourrais ..

D'instinct, je me levai et levai mes mains en l'air.

-Non, maman, je te l'ai déjà dit ! Je ne veux pas en parler ! C'est hors de question ! Je suis … Je suis très bien comme je suis ! Et je ne me caches pas sous des vêtements informes, tu abuses ! Mais tu sais très bien que les robes, les shorts, c'est pas mon truc !

Sur ce point, j'étais vraiment heureuse d'habiter à Forks, ville pluvieuse !

-Tu changes d'avis tout à coup.

Elle se leva à son tour, et prit la direction de la porte. Elle l'ouvrit, et posa sa main sur l'encadrement de la porte.

-Tu sais, Bella, je te le redis. Tu es une fille extraordinaire. Il est temps qu'un homme vienne t'ouvrir les yeux pour te confirmer mes dires, ma chérie. Si tu continues à vivre en fonction des autres, tu ne feras jamais ce que tu désires, ma puce. Ne vis pas pour les autres, mais vis pour toi.

Sur ces mots, elle sortit de ma chambre. Je m'écroulai sur mon lit, les yeux remplis de larmes. Pourquoi fallait-il qu'elle vienne m'en parler ! C'était la seule qui osait aborder cette discussion avec moi. Mon frère, mon père, ni même mes amis ne s'en mêlaient. Ils savent tous que je suis très irritable sur ce sujet. J'en avais marre. Marre de tout. Marre de ce poids, marre de ces régimes à répétitions. Je voulais m'accepter, mais il y avait toujours ce putain de blocage : Le regard des autres. Je ne peux pas dire que je suis haïs au lycée ! Non, mais si du jour au lendemain, je changes de style vestimentaire, ou autres, les gens vont me regarder, ce que je cherche à tout prix à éviter ... J'aimerais être ce genre de filles qui se regardent dans la glace sans une once de dégout dans leur regard, sans une expression de torture sur le visage. Mais non .. Des fois, je songe souvent à m'inscrire à « Belle toute nue ». En plus, William a l'air très sympa .. Bien sûr, jamais je ne le ferai, jamais ! J'étais fatiguée ..

Je m'endormis sur ces pensées et me réveillai à minuit. J'avais dormi 5 heures ! En me levant, je remarquai un plateau de nourriture sur mon bureau. Ma mère me l'avait surement emmener. Elle était adorable, et très prévenante. Je descendis le plateau, le fis réchauffer et dégustai enfin mon plat. Alors que je débarrassai ce dernier, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir. Je vis ensuite apparaître mon frère, frais comme un gardon.

-Hey Belli Bells ! T'as passé une bonne journée ? Dit-il en m'embrassant sur le front et en ébouriffant mes cheveux.

-On peut dire ça comme ça ! J'ai rangé, rangé et encore rangé ! Je suis allée courir ce matin aussi … Et toi, la tienne ?

-Génial ! On est allés au parc d'attraction qui a ouvert il y a un mois, c'était génial ! Conclut-il, un sourire béat aux lèvres.

-Faudrait que j'aille faire un tour là-bas, alors ! Bon, je vais me coucher moi ! Dors bien, Frérot !

-Toi aussi, ma beauté ! A demain !

Je partis dans ma salle de bain prendre une douche, je me lavai les dents et découvris Maxell devant ma porte, remuant la queue. Je lui caressai la tête.

-Beh alors toi, on se sent seul, mon gros ?

Après l'ouverture de ma porte, il fonça dans ma chambre, posa sa tête sur mon lit, et gémit. Il était tellement trognon ! Après mettre glissée sous les draps, je lui ordonna de monter, ce qu'il fit sans hésiter. Il se colla tout contre moi, telle une peluche gigantesque. Je m'endormis sans attendre, épuisée par les larmes que j'avais versé .

Je me réveillai, la tête de Maxell à quelques centimètres de la mienne, ainsi que son haleine infecte. Ayant un haut le cœur, je dégageai la tête de mon chien qui ne roula pas bien loin. Ah, le bonheur des lits une place ! Je sortis donc de mon lit, et descendis dans la cuisine. Je croisai ma mère qui me lança un regard d'excuse. Je l'embrassai pour lui faire comprendre que ce n'était rien. Une fois mon déjeuner et ma douche prise, je sortis le chien. Je m'étalai ensuite de tout mon long sur mon canapé et regardai le film « Dirty Dancing ». J'étais tellement concentrée sur le film que je ne vis pas mon père partir en courant de la maison. Des bruits me firent lever pour aller voir à la fenêtre ce qu'il se passait. Et c'est là que je LE vis pour la première fois. Alors qu'il posait un de ces cartons d'emménagement devant la porte d'entrée, il regarda en direction de la fenêtre, lieu où je me tenais, un pot de glace Ben & Jerry's en main, la cuillère en bouche. Pour parfaire le tout, la musique « Hungry eyes » passa en fond sonore, mais je ne m'en formalisai pas. Nos yeux se croisèrent pour la première fois ...

I've been meaning to tell you

J'avais l'intention de te le dire

I've got this feelin' that won't subside

J'ai ce sentiment qui ne se calmera pas

I look at you and I fantasize

Je te regarde et je fantasme

You are mine tonight

Tu es à moi ce soir

Now I've got you in my sights

Maintenant, je t'ai dans ma ligne de mire

With these hungry eyes

Avec ces yeux affamés

One look at you and I can't disguise

Un regard (vers toi) et je ne peux pas dissimuler

I've got hungry eyes

J'ai des yeux affamés

I feel the magic between you and I

Je sens la magie entre toi et moi

I want to hold you so hear me out

Je veux t'avoir alors écoute-moi jusqu'au bout

I want to show you what love's all about

Je veux te montrer tout ce qu'est l'amour

Ces yeux … Les émeraudes de mes rêves. Je l'observai plus attentivement. Il était assez grand, avoisinant les 1m80, assez large d'épaules, il était très bien taillé. Ces cheveux bruns aux reflets cuivrés/roux étaient désordonnés, et surement indomptables. Ces yeux, hypnotisants, me fixaient. Il avait un nez aquilin, des lèvres pulpeuses sur lesquelles se formait un sourire en coin. Sa mâchoire carrée avait dû recevoir nombre de baisers enflammés vu la gueule d'ange qu'il avait. J'en bavais presque. C'est quand il fixa mon menton que je me rendis compte à quel point nos maisons étaient très proches (et dans ce cas-là, nous deux aussi ) et que je bavais vraiment. Je m'essuyai rapidement le menton et là, tout s'enchaina. Emmett courut vers moi, mon téléphone en main. Ce qu'il n'avait pas calculé, c'était de se prendre les pieds dans le tapis, et de prendre appui sur moi pour retrouver son équilibre. Résultat : J'avais atterri contre la vitre, la partie gauche de mon visage exposée à l'Adonis et à sa famille ( je présume ) en face de moi, de la glace de partout, une cuillère s'enfonçant de plus en plus dans ma bouche, prête à toucher mes amygdales, et un ours m'écrasant un peu plus sur la vitre. Glamour, bonjour ! Le rire du sexe-symbole en face de moi ne se fit pas attendre, il en perdit presque l'équilibre lui aussi. Il se tenait les côtes, signe d'hilarité. Mon Dieu, quel honte ! Ne dit-on pas que la première impression est toujours la bonne ? Eh bien, je suis dans la merde. Et bien entendu, juste à ce moment-là, mon père nous appela, moi et mon frère :

-Les enfants, venez dire bonjour à nos nouveaux voisins !

Et merde.


Alors, alors ? Oui, je sais, c'est sadique de s'arrêter à ce moment .. Donc prochain chapitre, la rencontre ( officielle ) ! Des reviews pleeeease ! Ca motive et donne encore plus envie d'écrire ! Bisoux, bisoux !