Et voilà ! Le chapitre 11 est en ligne, avec encore un grand changement. A vos lectures ! (et reviews, si possible...)
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Chapitre 11 : Un amour innocent.
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« Il sortit de sa torpeur. Il ne pouvait en être ainsi. Il avait compris, compris qu'elle était toute sa vie, et qu'il ne pourrait plus vivre sans elle. Alors il prit sa décision. Et ce tutoiement qu'elle avait utilisé ne l'avait que conforté dans cette idée. Ils devaient devenir plus que ça. Plus que de simples aventuriers amoureux l'un de l'autre sans jamais oser se déclarer.
– Je te le promets. »
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Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Je t'aime. Le Prince ressassa cette unique phrase dans son esprit, se la répétant encore et toujours, au point d'en devenir fou. Je t'aime. Ce sentiment mis à nu le consumait, le brûlait de l'intérieur. Il avait l'impression qu'un feu féroce grignotait chaque parcelle de son corps, de son cœur. C'était le feu de l'amour.
Je t'aime. Une chose était sûre, il était resté abasourdi pendant une seconde ou deux, avant de reprendre ses esprits et de répondre à cet élan d'affection. Pourtant, ce n'était pas la première fois que la belle Lymia lui confessait ses sentiments. Et pourtant, cette fois-là l'avait bouleversé. Peut-être à cause du tutoiement, chose vraiment toute nouvelle pour lui. Ou alors peut-être à cause de l'intonation qu'elle avait prise : juste un murmure, ses lèvres ne produisant qu'un son réduit, un souffle. Cette voix basse qui résonnait comme un cri à ses oreilles. Ou alors à cause du cadre ? Un champ de fleurs, aux abords d'une ville magnifique, un château en or derrière eux, une lune pleine et un ciel emplis d'étoiles plus brillantes que jamais. Il ne pouvait se décider. Mais en tout cas, cette phrase l'avait changé au plus profond de lui-même.
Je t'aime. Si elle savait l'effet que répéter cela dans sa tête lui faisait... Cette chaleur, cette explosion de sensations, de couleurs, de musiques et de mots. Ce feu d'artifice qu'il sentait naître dans ses veines. Ce sourire béat qu'il affichait, sourire qui contrastait étrangement avec son visage pur d'Elfe millénaire.
Je t'aime. Il secoua la tête et se concentra une nouvelle fois sur le paysage qu'il pouvait admirer, assis sur l'appui de la fenêtre de sa chambre. Elbereth éclairait tout, halo de lumière qui se reflétait sur les murs dorés de Meduseld, illuminant le visage du prince de sa pâle lueur. Il soupira d'aise. Il se sentait bien, ici, à Edoras, en compagnie de sa belle. Et pourtant, il repartirait à l'aube du jour. Il avait tellement à faire, tellement à visiter, comme il l'avait promis à Lymia. Ils ne pouvaient s'éterniser dans chaque cité qu'ils voyaient.
Mais, une fois le voyage terminé, que feraient-ils ? Où iraient-ils ? Une fois la dernière cité visitée, il faudrait prendre des mesures. Ils ne pouvaient passer leurs vies à vagabonder ci-et-là. Il leur faudra s'installer quelque part. La Forêt Noire ? Trop dangereux, même si elle était en voix de purification. Et Legolas n'ignorait pas que son père, le roi Thranduil, ne verrait pas d'un très bon œil l'installation d'une humaine dans son royaume. Humaine avec du sang Elfique, certes, mais humaine quand même. Le Rohan ? Ils devraient alors vivre dans la crainte que la jeune femme soit reconnue. Le Gondor ? Aragorn avait déjà assez de travail comme cela, même s'il ne l'avouerait jamais. Erebor, la Montagne Solitaire, aux côtés de Gimli ? Même si l'Elfe avait appris à traiter les Nains avec respect, il ne s'imaginait pas du tout vivre à leurs côtés. La Lorien ? Thranduil serait alors au courant, il envisageait de partager son territoire avec la Dame Galadriel et son mari Celeborn. Non, non, le meilleur choix restait Fondcombe, aux côtés d'Elrond. Il comprendrait, il accepterait la jeune femme, après tout il en était un lui-même. Un Semi-Elfe. Il saurait faire preuve de sagesse, comme à son habitude. Et Fondcombe était un endroit tellement reposant, tellement pur et chaste... Ils auraient une vie de rêve là-bas.
Mais retourner en cet endroit ne leur rappellerait-il pas de mauvais souvenirs ? Leur première rencontre, par exemple, lorsque Lymia avait essayé de tuer Legolas. Il ne pouvait prendre ce risque... Et pourtant, si, il le devait. Pour elle. Pour lui. Pour eux.
D'un saut habile, il quitta la fenêtre et rentra dans sa chambre. Il s'allongea sur le lit, en quête de sommeil, mais s'il savait pertinemment qu'il ne viendrait pas. Il avait déjà été se promener, pour se fatiguer, mais cela n'avait servi à rien. Sauf à voir la femme qui hantait désormais la moindre de ses pensées, et à lui promettre qu'il resterait toujours avec elle. Il l'aimait de tout son être, c'était indéniable.
...
La lumière du soleil filtra ses rayons dans la chambre du prince, chauffant son visage. Le ciel était d'un bleu éclatant, sans aucun nuage. L'Elfe s'étira et se releva du lit dans lequel il s'était endormi, tout habillé. Finalement, le sommeil avait bien voulu le rattraper... Il se fit une toilette rapide, renoua ses trois longues tresses et sortit de sa chambre.
Il frappa deux petits coups à la porte de Lymia, qui vint lui ouvrir quelques secondes plus tard. Elle était déjà habillée, mais ses cheveux noirs étaient encore emmêlés. Elle s'excusa auprès de Legolas et le pria de l'attendre quelques instant. Il accepta, et tandis que la porte se refermait, il se laissa aller en s'appuyant sur le mur.
Lymia sortit comme prévu quelques instants plus tard, sa crinière noire parfaitement démêlée et nouée en une grande tresse. Le Prince la détailla du regard, laissant glisser ses yeux sur cette silhouette qu'il aimait tant. Puis, il lui prit la main, lui sourit et sans un mot posa un baiser sur ses lèvres. Ils se dirigèrent ensuite vers la salle du banquet, où ils prendraient un petit déjeuner avant de reprendre la route.
Eomer les y attendait déjà, assis en bout de table et affichant sur son visage une mine bougonne.
...
Nos deux compagnons galopaient à vive allure en direction de Fondcombe. Legolas avait décidé de ne pas faire le voyage jusque Mirkwood, craignant trop la réaction de son père quand il apprendrait que son fils fricotait avec une humaine. Lymia avait accueilli ce choix sans mot dire. Elle respectait la décision du prince, et pouvait parfaitement la comprendre. La route jusque la cité Elfique devrait normalement durer deux semaines. Deux semaines pendant lesquelles ils ne seraient que deux, pouvant profiter au maximum de la présence de l'autre.
Au crépuscule du cinquième jour, ils s'arrêtèrent pour faire une pause. Un petit bois bordait la route qu'ils empruntaient, et ce fut tout naturellement qu'ils s'engagèrent dedans, main dans la main, yeux dans les yeux. Legolas ne pouvait détacher son regard de Lymia, tant elle l'émerveillait. C'était un sentiment tout nouveau pour lui, qu'il regrettait amèrement de n'avoir jamais connu avant. En plus de trois mille ans d'existence, il ne goûtait que maintenant à la brûlure de l'amour.
Ils marchaient toujours, main dans la main, se contentant de se regarder, sans amorcer aucun geste ni ne prononcer aucune parole. Au bout d'un moment, ils s'arrêtèrent, l'un en face de l'autre. Le Prince caressa du bout des doigts la joue de la jeune femme, frémissant au contact de la peau douce. Elle en fit de même.
Il fit lentement descendre ses mains vers une de ses épaules, tandis qu'elle passait ses bras autour de son cou et l'attirait contre elle. Il fit glisser la manche de la robe de la Semi-Elfe, dénudant son épaule, où il déposa une multitude de baisers. La jeune femme sentit son cœur s'accélérer, et elle s'abandonna complètement à l'étreinte de son aimé dont les mains offraient caresses à chaque parcelle de son corps.
– « Je t'aime… » souffla-t-elle.
En guise de réponse, le Prince souda une nouvelle fois ses lèvres aux siennes, dans un baiser plus long et plus passionné que tous les précédents. Elle approfondit cet acte, sentant un désir sans nom lui brûler la poitrine, le cœur, l'estomac. Elle porta ses mains à la tunique de l'Elfe dont elle s'activa à ôter un à un les boutons, lentement, ne voulant pas aller trop vite. Il se laissait faire, sans bouger, les yeux simplement fermés. Elle le débarrassa de son vêtement, découvrant son torse. Elle caressa avec une soudaine déférence les muscles de Legolas, ne voulant une nouvelle fois pas brusquer les choses. Elle dessina les contours de ses pectoraux, s'attarda sur ses abdominaux, remonta sur sa jugulaire où elle put sentir son pouls battre, lui procurant un bonheur immense dans le creux de la poitrine.
Le Prince amorça à son tour un mouvement vers sa belle, défaisant les lacets qui retenaient sa chemise, attachés dans son dos. Il encercla de ses bras le frêle corps de sa belle et s'activa à la tâche utilisant tout le romantisme dont il était capable. Il ne la quittait pas des yeux, plongeant ses iris dans les siens. On pouvait voir dans leurs prunelles brûler la flamme de la passion et de l'amour, mêlée à un désir qu'ils éprouvaient tous deux au centuple. C'était un sentiment tellement nouveau, pour eux, et pourtant ils eurent l'impression de le connaitre depuis des millénaires.
Legolas découvrit la poitrine de Lymia, profitant de chaque seconde de cet instant. Elle se blottit contre lui, et il la serra un peu plus contre lui. Il était heureux. Il se sentait vivre. Il aurait tout donné pour que ce moment dure une éternité. Pour qu'ils puissent rester dans cette position jusqu'à la fin des temps. Mais le temps les rattrapa bien vite, et avec lui une once de doute.
– « Legolas…, murmura la jeune femme. Je ne veux pas aller trop vite, je veux être sûre que ce tu es ressens pour moi dure. J'ai besoin de toi à mes côtés jusqu'à la fin de ma vie. »
Le Prince ne répondit pas de suite, voulant bien imprimer dans son esprit chaque mot de la jeune femme. Il finit par acquiescer d'un signe de tête, non sans se séparer d'elle.
– « Je comprends. Prenons notre temps, nous en avons à disposition. »
Sur ces mots, il sépara son corps de celui de la jeune femme, ramassa la chemise blanche qui traînait parmi les feuilles, et entreprit de, doucement, la replacer sur les épaules de son aimée, reboutonnant le tout avec une délicatesse extrême. Elle en fit de même pour lui, soulagée qu'il comprenne son refus. Quelque chose lui disait qu'ils auraient d'autres occasions de se prouver leur amour, et des biens meilleures. Après tout, ils pouvaient au moins attendre d'être arrivés à Fondcombe. Le principal était qu'ils soient ensembles.
Car ils s'aimaient, et c'était amplement suffisant. Leur amour était plus pur que l'innocence même, plus précieux que le plus gros des diamants, plus rare que la plus belle des perles. Et ils étaient bien décidés à le préserver, coûte que coûte.
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Et voilà ! Un chapitre bien plus court que les précédents, mais qui j'espère vous plaira quand même.
Veuillez m'excuser pour mon retard accumulé, en plus je n'ai aucune excuse valable.
Reste-t-il néanmoins des lecteurs ? Réponses avec les reviews !
Lyllooh.
