Bonjour tout le monde,
Et oui encore un nouveau chapitre. Toutes vos reviews m'ont extrêmement fait plaisir ainsi que vos mises en alerte. Je vous en remercie et pour ceux ou celles qui ne laissent pas de traces de leur passage, c'est dommage car si vous avez des questions ou des remarques, je ne peux pas vous répondre. N'hésitez pas à l'avenir en tout cas, je suis à votre disposition.
Sur le précédent chapitre, nous avons dépassé les 50 reviews et vraiment merci pour l'engouement que vous portez sur cette histoire. Merci pour tout et continuez…
Mon Edward n'a pas fait l'unanimité pour la plupart d'entre vous, c'est peu de le dire… Beaucoup de sobriquets et de noms d'oiseaux ont volé et vous m'avez bien fait rire. J'espère que vous continuerez de me lire malgré ce petit détail…
Merci à ma Nessie, ma beta qui fait toujours de fabuleux travaux sur chacun de mes chapitres, merci mon Petit Amour…
Laccro : j'avais annoncé un Darkward donc il est forcément pas gentil comme tu dis… Allez courage, j'espère que ce nouveau chapitre va te plaire.
La fille : Oui Edward va changer mais pas encore. Certes, tu risque de pas beaucoup l'aimer mais il va vraiment changer par contre je sais toujours pas comment… Merci et bisous.
Twilight0507 : Merci beaucoup. J'espère que la suite te plaira. Merci encore et bisous.
Jene : Je suis touchée que ça te plaise. Je suis une adepte des happy ends donc normalement oui, ça va bien se finir mais bon on en est pas encore à là… Merci en tout cas.
Caroline : Alors là aucune idée, c'est selon mon avance. De plus les chapitres deviennent plus longs et que j'ai pas mal d'examens qui arrivent, ça dépendra vraiment de comment j'avance vu que je ne veux pas perdre mon avance. En tout cas ton impatience me touche, j'espère que cette suite va te plaire. Bisous et merci.
PatiewSnow : Non ce n'est pas si mauvais pour Rose et Alice, le pire est pour Bella. Vu les regards, il se serait imposé devant ses frères. Les regards ne trompent pas comme on dit. Pour ce qui est de l'indifférence, ce n'est pas vraiment cela, tu le découvriras par la suite. En tout cas, n'hésite pas pour tes questions. Bisous et merci.
Fan de twa : Merci, j'espère que la suite va te plaire
Ava023 : Je vois que mon Edward chez toi non plus ne fait pas l'unanimité. Cela devrait changer pour la suite. Merci à toi de me lire, c'est grâce à vous tous que cette histoire vit. Gros bisous.
Nemesis : L'insulte tes mérité. Ba dis-donc il s'en prend plein dans la gueule mon Edward. Merci. Bisous.
Steephaniie : Je suis touchée que ça te plaise et que tu aimes les Darkward. J'espère que ma suite va te plaire. Merci et bisous.
PAM89 : je compte bien la mener à bout t'en fais pas. Je suis ravie que ça te plaise et que tu aime les Darkward. Bisous et merci.
PrincetonGirl818 : Merci pour tout. Je suis ravie que ça te plaise pour l'instant et espère que la suite te plaira toujours autant. Merci.
Sm33 : Coucou. Tu as déjà relu cette fiction… Tu es tant en manque que ça pour que tu la relises, en tout cas ça me touche… Merci. Pour les reviews, si tu laisse un comm' après un oubli c'est pas bien grave mais en tout cas, merci encore pour laisser une trace de ton passage. Merci pour les compliments (décidément je vais beaucoup te remercier) et me comparer à SM là, je dois dire que tu me fais rougir… Je suis ravie que mon Alice te plaise et que mon Edward te plaise encore plus, tu vas t'éclater sur la suite ^^. Pour ta question, je vais te répondre en te disant qu'il n'y aura que des pov Bella et qu'on découvrira les histoires en parallèle d'Alice et de Rosalie à travers des discussions avec elles. Voilà, je crois que je t'aie totalement répondu. Merci encore. Bisous.
Cata : Non ce n'était pas lui. Edward te fait flipper et c'est fait exprès ^^. Leur activité illégale, hum oui… Et pour ta question, là est tout le mystère et la source du problème. Merci et bisous.
Sur ce, bonne lecture, moi je pars en Alaska ^^…
Chapitre 3
Son sourire cruel et mesquin était de nouveau en place alors qu'il me fixait. J'allais vraiment dormir sur ce lit de fortune. Il avait du lire mon désespoir et mon dégout car il ajouta :
-Il faudra mériter mon lit ma chère. Si je t'y appelle, ce sera soit par récompense, soit pour ton devoir, dirons-nous, conjugal. Maintenant, obéis !
Je me réveillai sur ces mots. Ce devait être un mauvais rêve, un simple cauchemar. J'allais ouvrir les yeux dans mon nouvel appartement, me demandant comme j'étais arrivée là alors que je n'en avais pas souvenir. Je devais vraiment être fatiguée pour ne plus me rappeler de rien.
Je me retournai et ressentis des douleurs un peu partout dans mon corps, comme lorsqu'on se faisait des bleus et qu'on ignorait comment ils étaient arrivés là. Pourtant aucun souvenir d'un quelconque choc ne me revenait. De plus, j'avais l'impression qu'un poids mettait passé dessus tant j'étais courbaturée. Ce devait être mon déménagement qui avait laissé des traces sur mon corps.
C'était le dernier jour de mes vacances avant que je ne commence mon cursus à l'université, je ne voulais pas ouvrir les yeux. Profiter de cette dernière matinée de repos était si alléchant…
Un bruit d'eau qui coule me parvint. Cela me surprit. J'étais normalement seule dans mon appartement. Je tendis un peu plus mon oreille pour vérifier si j'étais totalement réveillée…La douche était effectivement en train de servir. Je soulevai alors péniblement les paupières.
Un plafond blanc, des murs couleur miel, un carrelage immaculé et une sorte de tapis ? Je me retrouvais catapultée dans mon mauvais rêve. Enfin, c'était bien un cauchemar… Je me tournais et distinguai les pieds d'un grand lit qui était défait. Non, non, impossible ! Il n'y avait pas d'homme roux aux alentours, je n'étais pas destinée à un monstre dominant et méprisant. Je n'avais qu'une solution pour vérifier que j'étais ou non encore dans mes songes…
Je fermai les yeux. Bon si j'étais bien éveillée, ce que j'appréhendais, alors ce cauchemar était devenu réalité, sinon et bien j'allais me réveiller. Je pris la peau de mon bras et me pinçai violemment. Une vive douleur m'élança. Bon à trois j'ouvrai les yeux pour voir si je me trouvai bien dans ma chambre d'étudiante.
Trois, deux, un et demi… Mon ventre se tordait alors qu'un goût de bile envahissait ma gorge.
Un, zéro et demi… Mon cœur se mit à battre à tout rompre dans ma poitrine résonnant dans mes tempes, ma respiration se faisait lourde.
Zéro. Je lâchai mon souffle bloqué dans ma gorge. J'ouvrai un œil, puis le second. La même chambre. Non, ce n'était pas vrai ! Je ne pouvais être devenue l'esclave d'un homme ignoble !
Mes yeux s'embuèrent et des larmes impuissantes se mirent à couler en silence sur mes joues. Je me sentais perdue et si malheureuse… Tous mes espoirs venaient de se briser, mes rêves étaient vains, j'allais devenir une ombre de ce que j'étais. J'avais ce pressentiment vivace, cet homme n'allait pas m'aider à éclore telle une rose et m'épanouir. Ce que je pensais être un songe se révélait vrai et mon souvenir de l'homme à qui j'étais promise renforça ce sentiment d'abandon et de désespoir.
J'entendis le bruit de la porte qui s'ouvrait, mais même la peur d'être découverte en pleurs ne calma pas mes larmes. A mesure que la réalité m'apparaissait sous ce jour funeste, elles devenaient amères et douloureuses. Mon cœur était brisé, tout comme mes rêves. Dire que ce n'était que le commencement…
-Je vois que tu es réveillée. Tant mieux. Dit la voix dure du monstre qui allait me servir de mari.
Je ne levai même pas la tête pour le regarder. Je ne voulais pas réagir de la même manière, je ne voulais pas que mon corps devienne incontrôlable et si désireux de cet homme que je ne pouvais aimer. Et pourtant, la chaleur ressentie, les sensations de frissons de désir étaient bien là. Je savais qu'il me regardait à cet instant. Etait-il heureux de me voir anéantie, si vulnérable ? Je pouvais en le regardant trouver une réponse à cette question mais je ne le devais pas. De plus, son air sombre me hantait toujours, je n'étais même pas sûre de la trouver dans ses yeux si noirs.
Je ne l'entendis pas arriver, ce fut quand je vis ses pieds devant mes yeux baissés que je sus qu'il était trop tard. Une main se glissa sous mon menton et releva mon regard vers le sien. Il était le même que dans mon « rêve ». Froid, distant, aussi sombre que les ombres dont j'avais peur quand j'étais petite.
Ses yeux semblèrent sonder mon esprit pour voir d'où venait mon chagrin. Ne comprenait-il pas que c'était de le savoir réel qui me rendait aussi malheureuse ? Ne comprenait-il pas que c'était de savoir ma vie anéantie qui faisait pleurer mon cœur ? Je ne sus ce qu'il vit mais il glissa ses bras sous mes aisselles, se redressa m'emportant avec lui.
Une fois que je fus debout, il se dégagea. Les mêmes frissons, les mêmes décharges électriques que la veille parcouraient mon épiderme. La même sensation de chaleur, de désir ranimaient mon corps. Il me fallait combattre ces pulsions, ces trahisons de mon être. J'allais tout faire pour les camoufler, j'allais tout faire pour anéantir cette part de moi qui se sentait si emplie de besoins. Je m'en fis la promesse.
Son manque de mouvement me fit le regarder avec appréhension, qu'allait-il advenir de moi maintenant ? Il regardait au loin au dessus de ma tête, il semblait pensif tout à coup… Aucune émotion ne transparaissait dans ses traits. C'était comme s'il ne ressentait rien. Comme si c'était un fantôme, il était là sans vraiment l'être.
Je ne savais pas pourquoi mais des frissons d'effroi envahirent mon corps. Il me fallait m'éloigner de cet homme, son immobilité me faisait peur. Je tentais de me reculer mais mon mouvement eut pour effet de le faire revenir parmi nous. Il secoua sa tête, comme s'il voulait sortir de sa torpeur.
J'avais toujours mon regard ancré sur lui. Il était beau, si beau et c'était bien là mon problème. Tout mon corps était réceptif à son physique. Qui ne le serait pas d'ailleurs ? Cet homme avait tout pour lui, il était d'apparence irréprochable mais intérieurement… Intérieurement, le peu que j'avais vu n'était vraiment pas à son avantage. Tant de noirceur n'était pas normal mais qu'importe, il ne fallait pas que je m'engage sur ce chemin. Le chemin qui ferait que je m'intéresse à lui, qui ouvrirait mon cœur…
-Pourquoi pleures-tu ? Me demanda-t-il après un nouveau moment de silence.
Mais que lui répondre ? La vérité lui ferait plaisir, enfin je me doutais que cela allait lui faire plaisir. Lui mentir serait d'autant plus dangereux. Je n'avais jamais su mentir, mon père me disait que mon visage reflétait tout. Au souvenir de Charlie, mes larmes coulèrent d'avantage.
-Réponds-moi Isabella. Gronda-t-il. Pourquoi pleures-tu ?
Sa voix était si dure, sa gifle me revint et j'avais peur qu'il me frappe de nouveau. Ne m'avait-il pas dit « La punition que tu viens de recevoir est bien douce comparée à celle que je peux t'administrer »,il n'allait pas se gêner pour m'infliger une correction si je ne me montrais pas obéissante. Je ne voulais pas lui donner satisfaction en montrant l'ampleur de mon mal-être, je pris une plus grande inspiration…
-J'ai fait un mauvais rêve. Murmurai-je.
Ce n'était que la moitié de la vérité, non ? Il me scrutait du regard, ses sourcils se fronçaient à mes mots. Ses lèvres n'étaient qu'une ligne mince alors qu'il les serrait par colère ? C'était ce que je crus déceler alors que ses mâchoires se tendaient, ses tendons roulant sous sa peau diaphane. Ses yeux plus lumineux que dans mon souvenir redevinrent aussi sombres que la nuit. Ma peur de la veille revint au galop, je sentais que j'allais être punie pour mon demi-mensonge.
-Approche, dit-il d'une voix froide et dure.
Je ne pus que lui obéir. Le souvenir cuisant de sa gifle se rappelait à mon bon souvenir. Je fis un pas dans sa direction, quelques centimètres nous séparaient maintenant. Il prit mon poignet sans aucune violence, il l'approcha de son visage et huma le creux de ma main.
-Tu veux savoir ce que je déteste par-dessus tout dans la vie Isabella ?
Mon silence lui répondit et je sentis son sourire naitre contre ma peau. Pourtant ses yeux noirs me dévisageaient toujours à travers ses longs cils. Je pouvais voir les muscles de ses épaules se tendre, que préparait-il ?
-Le mensonge. Répondit-il avec douceur.
Il se recula de mon poignet et son emprise sur celui-ci se fit plus forte, douloureuse. Son sourire avait disparu et j'avais devant moi un homme froid et dur, de surcroit dans une colère noire. Il me contourna et m'emporta à sa suite alors qu'il s'installait devant son lit et qu'il s'y asseyait. J'étais debout devant lui, ses genoux de part et d'autre de mon corps. En un geste souple, il m'attira un peu plus contre lui et me mit en travers de ses genoux. Des frissons de peur m'envahirent. J'allais être punie…
-Je t'avais dit hier que je pouvais t'administrer des punitions dont tu n'avais pas idée. Pourquoi fallait-il que tu me mettes en colère si tôt ? Je ne veux pas t'entendre geindre si tu ne veux pas décupler ma fureur. Ce n'est pas ce que tu veux, n'est-ce pas Isabella ?
Les larmes qui ne coulaient plus depuis peu, se remirent à affluer avec force au coin de mes yeux. Ma poitrine emplie de sanglots se comprimait à cause du manque d'air et pourtant je serrais avec force mes lèvres pour qu'aucun bruit n'en sorte.
-Bien, comme tu ne réponds pas, je vais prendre cela pour un oui. Au moins une bonne chose, tu as retenu notre leçon précédente. Bon, il ne faudrait pas que ce joli fessier soit abimé. J'ai énormément de projets pour lui, encore faut-il qu'il soit capable de s'asseoir. Hum, dix coups devraient suffire. Je veux que tu comptes à voix haute. Je ne veux pas de hurlement, ni de sanglot. Finit-il avec froideur.
Sa main se glissa sous la nuisette transparente qu'il m'avait donnée la veille, à ce souvenir je rougis. Il ne me restait plus que le minuscule string qu'il avait voulu que je mette. Jamais je n'avais porté de vêtements si vulgaires et sexys. Je n'aimais pas mon corps, j'avais des formes mais je ne les aimais pas. Jamais aucun homme ne m'avait vue aussi peu vêtue et le rouge monta encore plus rapidement à mes joues alors que j'attendais la suite des évènements.
Je sentis une de ses mains frôler le tissu de mon sous-vêtement. Sa caresse attisa le feu de mon corps, ce même feu que je voulais oublier à tout pris. Sa main continuait son chemin et passait sur ma peau tantôt avec douceur, tantôt avec insistance.
-Si douce… Si belle… Pourquoi faut-il que tu m'aies menti ?
Puis sans prévenir, j'entendis un déchirement et une fraicheur envahit mes cuisses et ma féminité. Il m'avait arraché mon sous-vêtement. Je me sentais vulnérable dans ses bras. Sa main se remit à caresser ma croupe, toujours en alternant douceur et insistance avant de disparaitre.
Le temps semblait s'être allongé, chaque seconde était comme une éternité. Puis tout ce que je sentis fut la brulure qui envahit toute ma fesse droite. Son premier coup venait de s'abattre et j'avais l'impression qu'il y avait mis toute sa force. Pourtant une petite voix en moi me disait qu'il pouvait faire bien plus mal.
-Bien maintenant compte. Ordonna-t-il.
Je pris sur moi pour refouler mes larmes et la sensation de douleur qui cuisait encore mon postérieur. Je fis le vide en moi pour que quoiqu'il m'afflige, je ne ressente rien.
-Un… Dis-je
Pourtant à chaque coup, toutes mes résolutions étaient un peu plus anéanties. Je ne pouvais me dire qu'il ne m'affligeait rien, que je ne ressentais rien. La douleur était bien trop présente et elle n'était rien comparée à ce que j'éprouvais. J'avais honte, honte de me retrouver dans cette position, honte de ce que j'allais surement devenir dans les mains de ce monstre.
Au dixième coup, sa main resta sur ma croupe et reprit ses caresses. Sa caresse mêlée à la brulure infligée par sa punition envoyait des ondes de douleur un peu partout dans mon corps. Elle cessa bientôt puis ses bras m'éloignèrent de lui et je me retrouvais allongée sur son lit. Je le sentis se lever, la sensation de son regard sur moi était toujours là. Je ne pouvais pas bouger, je ne le voulais pas. J'avais le sentiment que le moindre de mes mouvements aujourd'hui allait me rappeler son traitement. Le silence s'installa entre nous, seules nos respirations perturbaient ce calme d'apparence.
-Ne bouge pas, je reviens. Dit-il avec sa voix froide.
Ses pas s'éloignèrent et des bruits se firent dans la salle de bain. Il semblait chercher quelque chose. Une nouvelle vague de peur envahît mon être. Que me réservait-il encore ? Je ne dus pas attendre bien longtemps avant de l'entendre revenir. Le matelas s'affaissa sous son poids. Une sensation glaciale sur mon derrière endolori me fit sursauter.
-Ne bouge pas et reste silencieuse. M'ordonna-t-il.
Je ne pus que lui obéir et me remis en position couchée. Je mis ma tête contre le matelas, je ne voulais rien voir de ce qu'il allait me faire. La peur était toujours un peu plus puissante à mesure que le temps filait. Edward resta un moment immobile, je ne pouvais voir l'expression de son visage. Puis bientôt je sentis de nouveau le frisson glacial, que j'avais subi plus tôt, sur mon fessier brulant.
De larges cercles, à la fois doux et appuyés, parcouraient ma peau endolorie. La douleur s'estompa à chaque passage, comme si elle était anesthésiée. Je retins un soupir d'aise. La sensation fraiche se fit plus chaude et plus douce. Curieuse, je tournai ma tête vers lui. Tout ce que je pouvais voir était ses jambes et ses mains qui administraient ces caresses bienfaitrices.
Il continua quelques temps son massage avant d'arrêter. Ses mains toujours sur mes fesses remontèrent à l'ourlet retroussé de ma nuisette et tirèrent dessus pour recouvrir mes fesses. Quand ce fut fait, il s'éloigna de nouveau de moi. Il repartit vers la salle de bain ranger la pommade que je supposais qu'il m'avait mise. Quand il revint, je n'avais pas bougé. La sensation de chaleur avait disparu, il ne me regardait plus. Je ne savais pas quoi faire maintenant, je restais immobile et attendais.
Je le vis passer à mon côté sans un regard puis se diriger vers son dressing. Quand il revint, il était habillé de nouveau entièrement de noir. Il se tourna un instant vers moi et je le vis comme je le sentis me jauger du regard.
-Tu ne compte pas rester immobile toute la journée. Bien que l'image découverte de ton fessier ne me gêne aucunement, tu as des tâches à accomplir. J'aimerais que tu ranges cette chambre et à midi tapante, tu devras m'attendre dans la salle à manger apprêtée et éblouissante.
Il n'ajouta rien de plus avant de sortir. Que voulait-il dire par éblouissante ? Je ne me posais pas plus la question et me levai non sans peine. Son réveil indiquait qu'il était sept heures. Le jour venait de se lever et une lumière rouge envahissait les lieux. Autant commencer à ranger sa chambre…
Il ne m'avait pas fallu longtemps pour faire son lit et ranger la couverture et l'oreiller qui m'avaient servi pendant la nuit. J'avais pris la liberté de changer ses draps. J'espérais encore qu'il n'allait pas le prendre mal.
Je m'étais ensuite douchée. J'avais pris le temps de me relaxer et de prendre un peu de temps pour moi, pour réfléchir. Pour que je me retrouve. J'avais ensuite cherché dans son dressing une tenue pour ma journée. J'avais trouvé toute une partie de sa penderie occupée par des vêtements féminins. Il n'y avait que de magnifiques robes en soie, velours et tout autre tissu précieux. Le genre d'habits qu'on ne voit que lors de cocktails ou dans des films d'Hollywood. Je ne pouvais m'habiller ainsi.
Je m'étais mise à chercher d'autres tenues mais je ne vis rien d'autres que des costumes et des chemises noires. Je me sentais désespérée, je ne pouvais pas m'habiller de la sorte et pourtant je n'avais que cette possibilité. Je m'étais avancée vers mon côté de la penderie et j'avais trié les robes qui s'y trouvaient. Toutes étaient magnifiques et surtout semblaient hors de prix. J'avais arrêté mon choix sur une petite robe noire en satin, elle était l'une des plus simples mais restait très courte. Je me posais même la question si ce n'était pas simplement un bustier tant elle me paraissait courte. J'avais jeté un coup d'œil aux sous-vêtements, tout n'était que dentelle et transparence. J'en avais pris des noirs, les avais mis puis j'avais enfilé la robe. Je ne vous raconterai pas en détail ma découverte avec mon placard à chaussures. Elle se résumait à deux mots, traumatisant et effrayant.
J'avais fini par m'apprêter en me maquillant et en me coiffant, le réveil avait indiqué midi moins le quart. J'avais bien trop tardé, il me restait à chercher la salle à manger. Ce devait être la pièce où ils nous avaient « choisies ». Je sortis rapidement de la chambre et me dirigeai dans le labyrinthe qui allait me servir de demeure.
Je tentais en vain de reconnaître un des tableaux accrochés au mur mais rien ne me revint. Je ne voyais pas le temps passer alors que je cherchais cette salle à manger. Et pourtant je savais que si je ne la trouvais pas rapidement, j'allais recevoir de nouveau une punition. Chaque seconde écoulée était comme le pas d'un condamné. Une véritable torture car elle nous rapprochait de la sentence…
La peur tiraillait mes entrailles et je me mis bientôt à trottiner pour aller plus vite dans mes recherches. Les talons que j'avais enfilés me faisaient atrocement souffrir et je n'eus d'autre choix que de les enlever. Les rares personnes que je croisais, partaient aussi vite qu'ils le pouvaient en me voyant. Ils me fuyaient, pourtant je ne leur avais rien fait.
Au loin j'entendis une horloge sonner l'heure de midi. Je sentis mon cœur se serrer, j'étais en retard. Je ne savais combien de temps, j'avais continué à chercher cette salle à manger mais quand je vis les immenses doubles portes avec des serviteurs qui apportaient des plats, je ne savais si je devais ressentir du soulagement ou de l'angoisse. Chaque pas que je faisais dans cette direction me tordait le ventre, qu'allait-il m'arriver ?
Quand je fus devant les portes, je pris une grande inspiration et entrai. Ils étaient tous là, tous sans exception. Je me sentais mal, un goût de bile envahit ma gorge alors que je faisais un nouveau pas dans leur direction avant de m'arrêter et de baisser le regard vers le sol.
J'entendis les bruits d'une chaise qu'on reculait ainsi que des bruits de pas venant dans ma direction. Je n'osais lever les yeux, mon cœur battait fort dans ma poitrine et la boule dans ma gorge devenait plus grosse à chaque pas qui s'approchait. Des chaussures noires et un pantalon noir furent bientôt devant moi. Ce devait être Edward.
Je sentis bientôt un souffle contre mon épaule, il remonta le long de mon cou et s'arrêta à mon oreille.
-On reparlera de ce retard un peu plus longuement ce soir. Tu t'en souviendras je te le promets, Isabella. Souffla-t-il d'une voix dure et glaciale.
Il était en colère et je craignais ce qu'il allait me faire subir quand nous nous retrouverions seuls. Il prit bientôt ma main et me dirigea à table. Je n'osais toujours pas lever mon visage. Il tira ma chaise et me fit signe de m'asseoir, ce que je fis pour ne pas le rendre un peu plus furieux qu'il ne l'était déjà.
Je pouvais sentir tous les regards sur moi mais je ne pouvais pas leur faire face. Autant m'effacer puisque j'avais faire une entrée plus que remarquée. J'essayai de me souvenir du trajet qui m'avait menée jusqu'ici pour ne pas répéter pas mon erreur. Une assiette attendait devant moi, mais je n'avais pas faim et pourtant pour ne pas me faire remarquer un peu plus, je me mis à picorer sans conviction.
-Il me semble que ta femme a besoin de soins bien particuliers Edward, dit Carlisle, sa voix teinté par un rire. Elle semble ne pas connaître ce qu'est que la ponctualité.
-Ne t'inquiète pas, son retard ne se renouvellera plus. Je peux t'en faire la promesse. Répondit Edward d'une voix calme.
Cette voix était terrifiante. Les mots de la veille de cet homme, Demetri, me revenaient une nouvelle fois : « La seule fois où je l'ai entendu parler calmement, c'est bien pire que lorsqu'il ordonne. Je n'ai jamais entendu plus flippant… ». Je venais de comprendre la signification de ses dires, jamais de ma vie je n'avais eu aussi peur pour ma vie. Je préférai ignorer ce qu'il allait prévoir pour ma punition. Pendant tout le repas, je ne levai le regard de mon assiette, ni ne portai réellement attention à ce qu'il se passait autour de moi. Seuls les hommes parlaient à table. Je ne savais même pas si une femme accompagnait Carlisle. J'étais complètement absente et anéantie, anxieuse du supplice qui m'attendait.
Au moment du dessert, je sentis la main d'Edward se glisser sous la table et venir se poser sur ma cuisse. J'eus un léger sursaut et l'emprise de sa main sur moi se fit plus forte et devint douloureuse. Je me fis toute petite et le laissai faire. Après un temps, il desserra sa poigne et commença à me caresser. Sa douceur me donnait la nausée, elle était comme une prémonition de ce qui allait m'arriver ce soir, un pressentiment me disant qu'autant il était doux en cet instant, autant il serait impitoyable à la tombée de la nuit.
Après le repas, il m'avait congédiée et m'avait dit de retourner dans notre chambre. Il reviendrait pour le souper. Il m'avait glissé dans l'oreille que ce soir, nous prendrions notre repas dans la chambre et que je devais me préparer mentalement pour ce qu'il allait m'infliger comme punition.
Toute l'après-midi, je n'avais fait que tourner en rond. Mon malaise augmentait à chaque minute, à chaque heure. Je n'avais d'ailleurs pas longtemps supporté le repas qui me restait en travers de l'estomac. Depuis je me donnais l'impression d'être un lion en cage. J'avais essayé de trouver une occupation, recherchant une poussière inexistante, une tache à astiquer mais rien.
Quand le réveil afficha sept heures, la lumière se mît à décliner à l'horizon, j'étais en train de contempler ce spectacle depuis la baie vitrée. Je perçus un mouvement derrière moi et cela me surprit. Je le vis dans le reflet de la vitre, il ne m'adressa pas un regard. Tout en lui n'était que tension et colère refoulée. Ma peur et mon appréhension grandissaient un peu plus dans mon corps.
Je ne sais combien de temps, nous restâmes silencieux, moi devant la baie vitrée, lui allongé sur le lit. On frappa bientôt à la porte et plusieurs domestiques entrèrent et installèrent d'abord une table puis notre repas. Je n'avais toujours pas faim, mon angoisse nouant bien trop ma gorge et mon estomac. Rien que l'odeur de notre diner était un supplice.
Quand tout fut installé, le personnel se retira. Aucun de nous n'avait bougé ou parlé. Cela me parut être une éternité avant qu'il ne fasse un geste. Il ne tournait toujours pas les yeux vers moi, il regarda la table encore un instant. Je ne pouvais plus voir son visage car il était maintenant dos à moi. Seule la tension de ses épaules m'était perceptible.
-Viens t'asseoir. Me dit-il, la voix calme.
Je ne le fis pas répéter deux fois et allai m'asseoir, le regard baissé. Je le sentais qui me fixait, la chaleur et les frissons m'envahirent avec force bien que la situation était loin d'être idéale.
-La punition viendra bien assez tôt, sois-en sûre, Isabella. Mangeons d'abord et savourons ce repas. J'aurais aimé que cette soirée se déroule en d'autres circonstances mais ton incapacité à être à l'heure en a décidé autrement. Dit-il toujours de sa voix calme.
Ma peur grandissait toujours un peu plus, devenant terreur alors qu'il employait cette voix beaucoup trop calme. Mes jambes tremblaient alors que des gouttes de sueur glissaient dans mon dos. Il prit ses couverts et commença son repas. Je n'avais vraiment pas faim, la nausée me reprenait et si je mangeais, jamais je ne garderai ce souper assez longtemps dans mon ventre. Je pris cependant sur moi pour ne pas attiser sa colère. Les aliments n'avaient aucun goût, la viande que je devinais juteuse et délicieuse devenait caoutchouc dans ma bouche et quand je l'avalais, j'avais l'impression que son poids comprimait mon estomac.
Le repas se passa ainsi, dans un silence total et une atmosphère étouffante. Quand nous eûmes fini, Edward se leva et ouvrit la porte. Aussitôt, un serviteur entra suivi d'un second et débarrassèrent. Je me levai pour leur faciliter la tâche. Ils m'accordaient un moment de répit avant que ma soirée ne commence vraiment.
Quand ils eurent terminé, bien trop vite à mon goût, la porte se ferma et je me sentais seule face à la fureur qui allait s'abattre sur moi. Edward était à la place que j'avais occupée, devant la baie vitrée. La tension toujours évidente au niveau de ses épaules, je pouvais voir ses yeux noirs dans le reflet. Je ne pouvais soutenir son regard et le baissai.
Je l'entendis soupirer avant qu'il ne vienne à ma rencontre. Je voulais m'excuser et lui expliquer mon retard de ce midi mais je savais que si je le faisais, ce serait bien pire. Sa main se posa sur ma joue et se mit à la caresser, comme la veille, en alternant sa paume et le dos. Bien que ma peur soit toujours présente, des frissons de plaisir me parcoururent l'épiderme. Mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes de plaisir, je me sentais comment dire bien, bien que j'étais toujours sur mes gardes, j'étais vraiment bien.
Avant que je ne puisse m'en rendre compte, il se trouvait dans mon dos, son bras m'emprisonnant contre lui. Son souffle chatouillait ma nuque, remontait le long de la courbe de mon cou pour se retrouver à l'arrière de mon oreille. Des vibrations de plaisir envahirent mon corps et le désir naquit dans mon bas ventre. Je ne savais pas pourquoi, mais je voulais qu'il m'embrasse en cet instant. Se pouvait-il qu'on déteste, qu'on haïsse un homme et malgré tout éprouver du désir pour lui?
-Je ne voulais pas que notre soirée se finisse ainsi mais tu ne me laisse pas le choix. Tu m'as fait honte devant les miens. Tu as sabordé mon autorité et on ne peut se comporter ainsi sans en subir les conséquences.
Il se recula de moi et se dirigea en direction de son dressing. Qu'allait-il me faire ? Allait-il chercher une ceinture ? Ce serait inhumain. Non, il ne peut faire cela. Il n'est pas si monstrueux. Je n'osai me retourner, je restai donc immobile.
Il revint bien vite vers moi, il reprit sa place dans mon dos. Ses bras m'encerclèrent et vinrent prendre mes mains de chaque côté de mon corps et les fit passer derrière moi. Un fin tissu entrava mes poignets, les liant d'une manière si subtile que lorsque je voulus les écarter, le nœud glissa et serra un peu plus à chacun de mes mouvements.
- Allonge-toi sur le ventre. Me dit-il calmement.
J'exécutai ce qu'il m'avait ordonné et il fit le même nœud au niveau de mes chevilles. Je me retrouvais liée dans une position inconfortable. Pour mieux respirer et moins souffrir, je me laissai tomber sur le côté. Edward me laissa faire sans rien dire. Il s'agenouilla devant moi et caressa mes cheveux.
-J'aimerais dormir calmement cependant des douleurs vont bientôt apparaître dans tout ton corps et tu vas commencer à geindre. Ne m'en veux pas belle Isabella… Finit-il avec son sourire cruel.
Il approcha en même temps qu'il me parlait des foulards, il roula en boule le premier. Il saisit mes cheveux de sa seconde main et les enroula autour de son poing. Une douleur cuisante se fit sentir au niveau de mon cuir chevelu et j'ouvris la bouche sous la douleur. Il en profita pour glisser la boule de tissu dedans. Il passa le second dessus et fit un nœud derrière ma tête. Je crus que j'allais m'étouffer, mais il n'en avait apparemment pas fini. Je levai les yeux vers lui, ses yeux étaient toujours aussi noirs alors que son sourire mesquin était toujours en place. Il dut voir mon interrogation car il m'expliqua la raison…
-Je vais te bander les yeux. Tu sentiras mieux ta douleur, dit-il en me caressant ma joue.
Il glissa le foulard sur mes yeux et le banda derrière ma tête. Le noir complet, un noir si obscur et ténébreux que j'en eus peur. Mes sens étaient décuplés, mon appréhension n'en était que bien plus vive et me faisait crisper mes muscles. Mon corps sous cet excès de tension se mit à protester et se tendit d'autant plus. J'essayai de bouger mes chevilles et mes poignets, les nœuds se serrant toujours un peu plus, décuplant ma douleur. Je savais qu'il fallait que je me tienne tranquille, que je reste immobile mais tout mon être se révoltait, je ne me contrôlais plus.
-Je vois que tu n'aimes pas ta situation, mon amour. J'espère que tu y repenseras à deux fois avant de refaire une bêtise. Je te promets que je vais te dresser, oh ça oui, je vais te dompter. Je te souhaite une bonne nuit mon ange, qu'elle soit comme toi douce… Dit-il en me caressant une dernière fois la joue.
Je n'entendis que les draps que l'on froisse. Puis mon calvaire commença…
Alors votre avis ?
Pour qu'Edward s'en veule, Tapez 1
Pour que Bella se rebelle, Tapez 2
Pour ceux ou celles qui veulent tuer Edward, Tapez 3.
Pour toute autre suggestion ou option, Tapez 4.
Ps : je sais que mon Edward est inhumain et je sens que vous le détestez mais sachez que je suis pour les happy ends donc n'ayez crainte, il va se calmer ça c'est certain !
Vôtre.
Potine.
