Bonjour tout le monde,
Et oui, encore un chapitre de passer sur cette fiction. Je voudrais tous vous remercier pour l'engouement dont vous faites preuve sur cette fiction… J'en reviens pas que l'on est atteint les 75 reviews sur le dernier chapitre, c'est wahou ! Aucun mot, ni remerciement ne sera assez pour vous dire combien vous m'avez touchée !
Beaucoup d'entre vous désire soit la mort d'Edward, soit la rébellion de Bella. Pour le premier choix, il est impossible pour la seule et bonne raison que jamais je n'oserai tuer mon personnage préféré. Ensuite pour le second choix, je vous laisserai deviner avec mes chapitres prochains tout comme le choix 1 concernant la culpabilité d'Edward…
Merci à ma beta et sœur de cœur Magicvanille. Sans elle, ma fiction ne serait pas la même vu les fautes et « répétitions » (Je sais ma chérie, je suis une plaie ^^)… Merci encore à Mon Tit Amour !
Jene : Salut! Tu tape 1, tu vas alors découvrir si Monsieur Edward va s'en vouloir ^^. Et pour ta question, bon Dieu, non ! Je ne vais pas écrire un viol, c'est la pire chose qu'une femme puisse vivre donc non, non et re-NON ! Merci et bonne lecture…
Popo : Coucou et waouh ! Tu as l'air énervé non ? Merci pour ta review et t'inquiète, le devoir conjugal sera ou non une corvée -). Quant à ta dernière review, euh jusqu'à où Edward peut aller, vaut mieux pas aller jusque là ^^… Bisous et merci.
: Coucou, alors s'il te plait tutoie-moi. Ensuite merci à toi de me lire et pour tes espoirs et bien, il va te falloir attendre mais tu verras ça ne devrais plus trop tarder. Bisous et merci.
Fan de twa : Merci beaucoup ! Bisous et j'espère que la suite te plaira tout autant.
BEA : Non aucun Pov Edward. Je verrais selon vos avis si je ferais une dérive et encore ce n'est pas sur avec mes emplois du temps. Il me faut déjà écrire cette histoire donc pour la dérive ce ne sera pas avant longtemps. Bisous et merci.
Kissme53 : Euh… Je ne peux rien te répondre pour l'instant, tu verras si par la suite ce sera la vérité ou non. Bisous et merci.
Moi : Merci et tu découvriras les prochaines réactions de Bella dans la suite -). Bisous.
PatiewSnow : Merci. C'est vrai que pour l'instant mon Edward est un monstre mais promis, ça va changer. Merci pour tout et j'espère que la suite te plaira. Bisous.
MrsShaly : Alors pour ton grand 1, il va te falloir attendre la suite. Ensuite, merci beaucoup pour ton engouement. Bisous.
PAM89 : Alors merci pour tout. Pour ce qui est d'une possible culpabilité d'Edward, vu qu'il n'y aura que des POV Bella, c'est vrai que si elle existe, elle sera bien plus tard. Ensuite, je ne sais pas encore combien de chapitres il y aura, j'avoue que je ne sais pas encore où je vais disons que j'écris à l'instinct mais ce n'est pas avant longtemps. Merci pour tout en tout cas, bisous et bonne lecture…
PrincetonGirl818 : Merci. J'espère que la suite te plaira toujours autant.
Caroline : Nous verrons si ton choix est le bon. Bisous et merci.
i0lk : Tu découvriras bien assez tôt si ton choix est le bon. Merci.
VANESSA : Coucou et merci pour tout. Ta review m'a fait extrêmement plaisir. J'espère que la suite te plaira tout autant. Bisous et merci encore.
twilight0507 : Je suis pour les fins heureuses même si ça commence mal pour Bella. Bisous et merci.
Steephaniie : Je vois que tu veux le torturer et le tuer… Et de voir que tu as bien vécu la douleur de Bella me complimente au-delà des mots, cela veut dire que la mission est réussite. Merci beaucoup et bonne lecture…
Laccro : Il n'est bien longtemps comme cela et tu le découvriras très prochainement… Ce serait dommage de t'arrêter maintenant mais je comprends ton point de vue. Merci et bonne lecture…
Sm33 : Très bonne déduction sur les différents choix ! Et pour ton choix et tes explications, tu t'en approche beaucoup mais je n'en dirai pas plus. Ne te rabaisse pas, tu as de l'imagination. Merci à toi de me lire et pour les compliments, me dire que tu es en manque est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire. Bisous.
Cata : Je ne peux pas tuer mon Edward sans foutre à l'eau tout ma fiction. Je suis ravie que tu sois toujours adhérente à ma fiction. Pleins de bisous et bonne lecture…
Emeline : Je ne sais pas quoi te répondre au niveau de ta review, j'espère donc que la suite répondra mieux que moi. Merci.
Manon : Je suis ravie que ça te plaise jusque là… Pour le choix 2 et bien tu le verras par la suite… Merci, bisous et bonne lecture…
Marie : Je prends note du choix numéro 2. Merci et bonne lecture. Bisous.
Sarah : Merci pour tous tes compliments, avec cela je vais plus pouvoir passer les portes et dérougir, merci vraiment… Je sais même plus où me mettre. Et puis vous faire partager mon histoire, c'est juste gratifiant pour nous, les auteurs, donc merci de nous lire…Gros bisous et merci…
Dian4a : Merci vraiment. Tes mots me font chaud au cœur. J'espère que la suite te plaire tout autant. Bisous et merci encore.
oOO-Eden-OOo : Merci vraiment et pour tes espérances, et bien, il va te falloir attendre pas mal avant de lire ou non cette suite. Bisous et merci beaucoup…
J'aimerai dédicacer ce chapitre à ma Sabi et à son petit Noam… Félicitation encore ma belle !
Chapitre 4
-Je vois que tu n'aimes pas ta situation, mon amour. J'espère que tu y repenseras à deux fois avant de refaire une bêtise. Je te promets que je vais te dresser, oh ça oui, je vais te dompter. Je te souhaite une bonne nuit mon ange, qu'elle soit comme toi douce… Dit-il en me caressant une dernière fois la joue.
Je n'entendis que les draps que l'on froisse. Puis mon calvaire commença…
Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis mon retard et ma punition. Les courbatures et les douleurs qui s'en étaient suivies étaient restées gravées dans mes chairs pendant une dizaine de jours mais leur souvenir était toujours aussi vivace dans ma mémoire.
Chaque jour était un combat pour que je ne fasse aucune erreur, que je ne sois pas en retard ou autre. Je n'avais plus connu la fureur d'Edward, mais maintenant je connaissais son ignorance. Je ne savais pas ce qu'il pensait mais je voyais bien qu'il m'évitait. Tous les jours, il se levait sans un geste ou une parole pour savoir ce que je devais faire pendant ma journée. Il ne me regardait plus, ou plutôt il le faisait quand il savait que je ne le voyais pas, la sensation de chaleur le prouvant.
Cet homme était un mystère. Il était si inconstant qu'il me donnait la migraine. Un jour, il était dans une colère noire pour ensuite me traiter avec indifférence. Il restait silencieux, ses yeux sombres et perdus. Quelques fois, je le sentais si loin. J'avais même l'impression d'être devant un condamné, un véritable écorché vif. Son comportement était très perturbant.
Aucune parole n'était jamais échangée, le seul geste qu'il se permettait était le soir quand il me désignait « mon » lit de fortune et même à cet instant, son regard ne croisait pas le mien. Je ne savais pas comment me comporter avec lui, ni quoi penser. Je me sentais mal et je ne comprenais pas pourquoi. Chaque jour, j'attendais un signe mais chaque jour, je faisais face à un nouvel échec. Le temps passait avec lenteur et je me demandais si ma nouvelle vie allait se résumer à cette ignorance…
Je n'avais presqu'aucun contact avec le reste de la famille, je me sentais seule et l'unique personne qui m'approchait m'ignorait. Je me sentais désespérée et le temps ne m'aidait aucunement. Mon espace se rétrécissait, mes souvenirs me hantaient et mes espoirs s'effritaient. Etait-ce le but de la manœuvre ?
Le brusque changement de comportement d'Edward m'était incompréhensible. Je pensais pourtant que si je me comportais comme il le voulait alors il me traiterait mieux ou en tout cas, j'avais espéré ne plus faire face à sa colère mais à un autre Edward que j'imaginais plus humain. Mais je n'avais droit qu'à son indifférence. Chaque nouvelle journée écoulée, mon être perdait un peu plus espoir. Etait-ce son but ? Me faire perdre espoir ?
Mon corps d'abord attiré par lui tel une allumette proche d'une flamme perdait de son assurance, de sa vivacité, de sa « fougue » si je puis dire. J'essayai d'attirer son attention en faisant de petites choses mais je faisais face au vide… Je commençais vraiment à me perdre, était-ce normal ? L'ancienne Bella n'était plus qu'une petite part de moi-même. Ce spectre se cachait dans cette enveloppe vide qu'était devenue ma vie…
Son réveil sonnait. Encore une nuit passée sur ce tapis, mon dos commençait à s'accoutumer aux douleurs matinales comme s'il n'avait jamais connu de lit ni de matelas, comme s'il avait été finalement conçu pour dormir sur le sol. J'entendais ses draps se froisser alors qu'il s'étirait. Il allait bientôt se lever et une nouvelle journée placée sous le signe de son indifférence allait débuter…
Je l'entendis soupirer et se pencher sur le bord du lit, son regard vrillant mon dos. Le temps semblait suspendu dans cette chambre alors que je sentais la chaleur de son regard maintenant reconnue par mon corps. Mon cœur battait lourdement dans ma poitrine alors que des frissons de ravissement parcouraient mon épiderme. A peine avais-je une attention de lui que mon corps redevenait incontrôlable… Je n'étais assurément pas normale.
Il me fallait me défaire de son emprise. Il me fallait me défaire de son regard que j'imaginais si intense et pourtant si sombre. Et pourtant, mon corps refusait de bouger, comme si toute volonté l'avait quitté. Je fermai les yeux et la sensation de chaleur dans ma nuque se fit plus intense, elle m'entourait complètement et se concentrait au niveau de mes reins. Toujours ce même besoin de lui. C'était définitif, je n'étais pas normale.
Ce fut en rassemblant toute ma volonté que je m'extirpai de ma position, me levant de ma couche, me soustrayant à son regard. Sans tourner la tête une seule fois vers lui, je commençai à ranger ma couverture et mon oreiller. Il me fixait toujours, je le sentais bien…
J'étais de dos quand je sentis sa présence toute proche dans mon dos. Je ne l'avais même pas entendu approcher et j'avais légèrement sursauté en le sentant si proche. La chaleur de son corps irradiait mon dos, son odeur si masculine m'entourait, s'enroulant autour de moi. Mon cœur repartit dans une course folle alors que ma respiration commençait à devenir lourde. La même sensation de douce chaleur était logée dans mes reins et plus le temps passait et plus elle s'intensifiait.
Son souffle vint bientôt à la rencontre de ma nuque, avant de caresser la courbe de mon cou. Je le sentis poursuivre son chemin contre mon oreille puis dans mes cheveux avant de faire le chemin inverse. Ses mains que j'imaginais contre ses flancs, vinrent à la rencontre de la peau de mes hanches. Il était si chaud et si intense… Enfin son contact était intense. Le feu que je croyais éteint après ces semaines d'indifférence, ce feu que je pensais ne plus revoir, ce feu que mon corps avait peu à peu oublié, ce même feu revenait avec force dans tout mon être.
Le spectre de mon ancienne personnalité sortit de l'ombre et une onde de culpabilité m'envahit. Je devais détester cet homme et non pas ressentir ce désir. Je devais le combattre pour m'avoir enlevé ma vie, je devais lui en vouloir de me faire perdre ma tête. Je devais tant le haïr et pourtant… Toutes ces sensations, je devais les combattre, je devais m'extraire de cet homme et pourtant… Je me demandais même si je serais assez forte pour ne serait-ce que rester éloignée de lui alors que toutes ces semaines il m'avait en quelque sorte manqué ou plutôt il m'avait manqué une présence…
Une sensation humide et douce se posa brièvement contre la courbe de mon épaule avant de disparaitre, tout comme mes dilemmes. Était-ce bien ses lèvres que j'avais imaginées sur ma peau ? Ou avais-je rêvé ?
-Ne me fuis pas Isabella. Murmura-t-il contre ma peau.
Me demandait-il vraiment de ne plus fuir ? Je ne le comprenais vraiment pas, c'était lui qui m'ignorait et maintenant il me demandait de ne pas en faire de même. Je ne savais pas comment je devais le prendre. Tout ce que j'essayai de faire, c'était de me protéger contre lui et sa distance, de me protéger de lui et de son inconstance. Etait-ce si mal ?
Je ne pus pousser plus loin mes interrogations que je ressentis la même sensation humide et douce de nouveau sur ma peau, d'abord si doucement que je pensais que c'était mon imagination qui me jouait des tours, puis de façon plus appuyée. Tous mes questionnements avaient disparu, volatilisés face à ses baisers. Mon corps commençait à s'habituer à se retrouver dans ses bras et pourtant je ne pouvais pas me détendre complètement contre lui. Qu'allais-je ressentir quand il se retirerait de nouveau dans son ignorance ? Davantage de douleur très certainement et je ne le voulais pas. J'aurais du fuir face à cette attaque, m'en tenir à garder cette distance entre nous, à me protéger de ce que j'imaginai inévitable… Sa prochaine fuite.
Je ne devais pas être attirée par lui comme ce fut le cas au premier jour. Je ne devais pas sentir ces sensations si grisantes dans mon corps. Je ne le devais pas ! Il était tout ce que je m'étais promis de combattre : ce futur mari, cet homme dur qui m'avait enlevé tout espoir de futur et de rêves. Je ne pouvais me sentir attisée par lui, je ne le devais pas, je ne le voulais pas. Mon esprit se sentait si mal, mon âme pleurait en silence alors que mon cœur et mon corps brûlaient pour lui, étant ses prisonniers…
Il dut sentir ma réserve car il se rapprocha de moi et son emprise sur mes hanches se fit plus forte. Son torse se plaquant contre mon dos, sa chaleur m'entourant complètement. Je me sentais si bien et si mal à la fois. Ce bien-être je ne devais pas le ressentir. Son nez humait avec force ma peau alors que sa bouche se faisait violente. Combattait-il ma résistance ? Je le vivais comme cela. Je sentais peu à peu mes résolutions s'effriter alors que je le sentais aspirer avec force mes vaines défenses. Je me sentais faible et je me haïssais moi-même de ne pas pouvoir lui résister…
Ses dents remplaçaient quelques fois ses lèvres dans la valse de baisers qu'il laissait sur mon épaule puis ma nuque. Il fit le même chemin que plus tôt, couvrant mon épiderme de nouveaux frissons de plaisir. La chaleur dans mon corps s'intensifiait à chaque baiser, mon âme pleurait d'autant plus… Ses baisers suivirent la ligne de ma nuque pour se loger derrière mon oreille. Mon souffle court se fit soupir et mon esprit révolté se fit silence alors que je me sentais m'abandonner contre Lui.
-Pourquoi ne puis-je pas me tenir loin de toi Isabella ? dit-il d'une voix dure et rauque. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi… Finit-il dans un souffle à peine audible.
Je ne pouvais pas lui répondre sans que je ne sois victime de sa cruauté. Pourtant ce n'était pas cela qui m'empêchait de parler, je ne savais pas quoi lui répondre. Je me combattais assez moi-même pour me détacher de lui, pour ne plus ressentir ce que je ressentais dès qu'il était là. Le voir ainsi vulnérable contre moi me montrait que lui aussi menait une lutte acharnée contre lui mais je ne savais pas pourquoi. Je le sentais perdu contre moi et cette nouvelle facette de lui me faisait peur…
Il s'éloigna rapidement de moi alors qu'il reprenait conscience de ce qu'il faisait. Je n'osais me retourner, j'avais peur mais je ressentais également autre chose que je ne pourrais définir. Je ne savais ce que j'avais mais le feu en moi semblait se révolter de la perte de contact, jamais je n'avais connu pareille sensation et ne savais comment la nommer… Je m'en voulais de ressentir cela, cela ne devait pas se reproduire et pourtant… Je l'entendis s'éloigner un peu plus de moi et s'enfermer dans la salle de bain alors que j'avais toujours les yeux dans le vague. Il me fuyait encore…
Devais-je me sentir heureuse de ce revirement ? Pouvais-je le combattre alors que j'avais senti mes résistances se briser une à une ? Mon âme tourmentée se calmait, mon corps lui hurlait de cette perte. Mon dilemme serait toujours le même… Comment vivre dans ce nouveau monde où je devrais soit suivre la voie de mon esprit, soit la voie si brûlante et tentante que suivait mon corps. Et mon cœur ? Il battait en sa présence, il battait si fort que j'avais peur qu'il ne lâche… Il était irrémédiablement attiré par lui, attisé par lui et pourtant… Ce n'était point de l'amour ? Allais-je un jour connaître ce sentiment ? Avec cet homme, je me le refusais…
Je ne comprenais plus ce qu'il s'était produit. J'avais su qu'il allait prendre la fuite de nouveau mais alors pourquoi cette présence lourde et sourde dans mon cœur, pourquoi cette amertume… Je me sentais perdue et désorientée… Et mon dilemme continuait…
Ce fut le seul contact que j'eus avec Lui ce matin-là…
Le midi, il était absent du repas. Personne ne se posait de questions sur son absence et pourtant au fond de moi, j'avais le pressentiment que c'était de ma faute. Une boule grandissait dans mon ventre, la nausée me gagnait. Pourquoi cet homme me faisait cet effet ? Pourquoi avait-il cette influence sur ma vie, sur mon corps ? Mon âme tourmentée n'en pouvait plus et je me sentais perdre un peu de terrain dans mon combat contre moi-même.
Je ne mangeais pratiquement pas et j'avais l'impression de sombrer jusqu'à ce qu'enfin je puisse me libérer après que les hommes soient sortis de la pièce. Je me levais et je voulais fuir jusqu'à notre chambre, enfin tel était mon intention…
Une petite poigne me retint par le poignet et je ne pus m'extraire car elle était forte. Je me retournai avec lenteur vers la personne qui m'empêchait d'avancer. Etait-ce Lui ? Mon cœur se mit à battre avec force. Je me retournai…
Alice.
Une nouvelle flamme de déception. J'avais encore été faible… Je devais revenir à l'instant présent mais une partie de moi restait figée dans ce sentiment de perte, dans cette sensation…
Alice.
Je n'avais pas eu de conversation, ni de contact avec elle depuis le soir de notre arrivée en ce lieu. Je ne savais si je devais être heureuse de la voir prendre contact avec moi. Mon cœur souffrait depuis le repas et je voulais m'isoler pour que je mette de l'ordre dans ma tête, que j'essaye de comprendre ce que j'avais fait de mal avec Edward. Je devais comprendre également mon comportement depuis que je le connaissais, pourquoi il avait tant d'influence sur ma vie…
-Alors Bella, comment tu vas ? Me dit-elle avec un sourire.
-Bien, bien… Marmonnai-je. Hum, tu veux bien m'excuser, j'ai besoin de m'isoler.
Je la vis me regarder avec insistance, je ne savais pas ce qu'elle avait vu mais elle fronça les sourcils. Ses yeux intenses me scrutaient toujours alors qu'une petite moue apparaissait sur son visage fin, comme si elle était contrariée…
-Non, j'ai l'impression que tu as besoin de parler. Et si tu ne veux pas faire la conversation alors je la ferai pour toi. Ça fait trop longtemps que l'on ne s'est pas parlé et dans ce monde de folie, il nous faut nous soutenir.
Je n'avais aucunement envie de parler, elle n'allait jamais me comprendre de toute évidence. J'aurais aimé lui dire que je voulais à tout prix m'enfermer dans ma chambre mais je savais d'intuition qu'elle n'allait jamais me laisser partir. Comme elle ne vit aucune réaction de ma part, elle continua sur sa lancée :
-Moi et Rosalie avons pris le temps de nous connaître pendant que tu restais enfermée dans votre chambre, à toi et à Edward. Tu n'es pas facile à approcher…
Sa dernière phrase me rendit perplexe, elle aurait toujours pu m'intercepter comme aujourd'hui durant le chemin qui séparait la chambre d'Edward de la salle à manger. Elle dut voir mon interrogation…
-Et bien, disons que, je pense que tu t'en es rendu compte, mais Edward donnait toujours des directives pour que tu sois surveillée jusqu'à ce que tu arrives dans sa chambre...
Cette nouvelle me surprit. Je ne m'en étais jamais rendu compte et cela me laissa pantoise. Il devait surement penser que j'allais fuir. Rien d'autre. Je ne devais pas me bercer d'illusions, ce n'était pas pour m'observer comme moi je le faisais quand il était près de moi. Cette pensée me donna l'impression d'être une de ces adolescentes qui observe à la dérobée le garçon pour lequel leur cœur chavire. Mais Edward n'était pas cela pour moi, il n'était rien. Juste l'homme qui m'avait volé ma liberté et mon avenir. Pas vrai ?
-… Si ce n'était pas lui, c'était l'un des deux hommes qui nous ont emmenés ici. Poursuivit Alice. Et comme aujourd'hui, il n'était pas là et que je n'ai pas vu tes « gardiens » et bien j'en ai déduit que c'était ma chance. Finit-elle avec un léger rire dans la voix.
J'étais quelque peu mal à l'aise. Mes dilemmes me revenaient et mes questionnements depuis l'incident de ce matin, comme j'aimais l'appeler, me revenaient avec force. Je savais que nous nous connaissions peu avec Edward, nous n'avions jamais pris le temps de le faire et cela m'étonnerait que cela se produise dans un avenir proche avec un homme comme lui. Je me doutais qu'il ne le voulait pas mais pourtant une part de moi, une petite part, le voulait. Mais que devenais-je ? Il suffisait que Monsieur m'embrasse l'épaule ce matin pour que tout devienne flou autour de moi, pour que tout tourne autour de cela… Je secouai ma tête de dépit, mais qu'est-ce que j'attendais ? A de l'amour ? Ma pauvre Bella, tu débloques…
Rosalie, que je n'avais pas aperçue auparavant tant j'étais perdue dans mes pensées, nous rejoignit et me fit un léger sourire que je lui rendis après quelques instants.
-Je suis ravie de te revoir Bella. Me dit-elle avec douceur.
-Bien, maintenant que nous sommes toutes réunies et si on allait trouver un endroit sympa où passer tout l'après-midi… Vous avez une idée ? demanda Alice d'un ton surexcité.
Je mettais mes interrogations de côté, cela pouvait bien attendre. Je regardai mes compagnes et je les vis se regarder mutuellement sans égard de ma part. J'avais très certainement manqué beaucoup de choses.
Alice était toujours la même à quelques détails près. Ses yeux brillaient d'une intensité nouvelle. J'avais deviné une force de vie chez elle mais de la voir aussi resplendissante si je puis dire, je me posais la question de ce qui la rendait ainsi heureuse…
Rosalie, quant à elle, était sublime. Les robes de couturier étaient comme une seconde peau sur elle. Elle avait cette même intensité qu'Alice dans le regard. Qu'est-ce qui leur arrivait ?
Je secouai la tête, tous mes indicateurs me les montraient heureuses, voire même amoureuses. Ce ne pouvait être cela ? Je secouai la tête une nouvelle fois pour me sortir ces idées absurdes de l'esprit et revenir à l'instant présent.
-Je ne connais aucun lieu en dehors de ma chambre Alice. Dis-je doucement.
-T'en fais pas Bella, on va vite te faire connaître les lieux où nous pouvons nous réunir sans crainte. Tu penses à quoi Rosie ?
-Il y a toujours la cuisine. A cette heure-ci, les cuisiniers doivent avoir fini la plonge. Tu en penses quoi Minipouce ?
-Bonne idée ! dit Alice avec enthousiasme.
Elles se mirent chacune à mes côtés et me prirent le bras avant de me mener dans des couloirs que je n'avais encore jamais exploré. J'espérai me retrouver dans ce véritable labyrinthe. Je me retrouvais plongée dans le souvenir de mes deux premiers jours dans ce lieu et cela me rappelait que trop la punition que j'avais subi pour m'être perdue. Un sentiment amer emplit mon être alors que ces souvenirs encore ardents dans mon esprit me revenaient. Il me fallait me sortir cela de la tête…
Bientôt de grandes portes en bois nous apparurent et mes compagnes m'entrainèrent vers elles sans hésitation. J'avais une vague sensation d'appréhension, je ne savais pas pourquoi et je ne pouvais pas l'expliquer. C'était comme si tout mon corps sentait qu'une mauvaise chose allait m'arriver. Je me mis à freiner des quatre fers, ce qui surprit Alice et Rosalie. Elles stoppèrent leur avancée et se tournèrent vers moi.
-Que t'arrive-t-il Bella ? Me demanda Rosalie.
Que lui répondre ? Désolé mais j'ai un mauvais pressentiment concernant cette pièce… Non elles allaient rire de moi et je ne voulais pas de cela… Il me fallait trouver une parade mais laquelle ?
-Oui, pourquoi nous as-tu stoppées ? Surenchérit Alice
Elles me regardaient toutes les deux avec insistance. Leurs yeux reflétaient leur questionnement mais je ne pouvais pas expliquer cette sensation d'appréhension et de peur qui emplissaient mon corps. Oui, trouver une parade ? Réfléchis Bella… Je n'en trouvai aucune alors qu'elles me fixaient toujours autant.
-Je ne peux pas faire ça. Veuillez m'excuser mais il faut que je parte… Me mis-je à bredouiller.
La panique me guettait mais je ne savais pas ce qui pouvait l'expliquer. Mon comportement me surprenait et pourtant tout en moi me disait de ne pas franchir ces portes. Mais pourquoi cette réaction ? Comme pour confirmer mon idiotie, Alice essaya de me retenir…
-Ah non, tu reste avec nous. S'il faut t'attacher alors je le ferai. Ecoute, on te promet qu'il ne t'arrivera rien.
Je voulais la croire et alors que je m'apprêtais à faire un pas la panique se fit plus forte. Il fallait vraiment que je parte, que je fuie ces portes…
-Non. Je ne peux pas faire ça. Il faut que je parte maintenant ! Répliquai-je avec force.
Je ne savais d'où me venait cette appréhension, ce mauvais pressentiment mais tout en moi me disait de fuir, de retourner dans la chambre d'Edward. Je ne pouvais franchir ces portes, mon corps se révoltait à leur vue. Je me mis à me débattre contre l'emprise d'Alice et de Rosalie, qui me laissèrent partir après un moment.
Je ne savais pas si j'allais m'en sortir pour retrouver mon chemin mais qu'importe tant que je me détournai de ce lieu… Je tournai les talons après leur avoir de nouveau présenté mes excuses. Je me mis à courir loin de ses portes.
Après quelques minutes passées à courir, ma respiration était sifflante alors que mes jambes, chaussées de hauts talons, me lançaient. Je redressai la tête et je crus reconnaître le couloir qui menait à la salle à manger. Je parcourus quelques mètres encore avant de me retrouver devant de grandes portes que je croyais reconnaître. Je ne m'attardai pas et je parcourus le chemin que je croyais mener à la chambre d'Edward…
J'arrivai devant une porte sombre, je ne la reconnaissais pas. Je me mis à regarder un peu autour de moi mais rien. Aucun indice. Je ne reconnaissais rien. J'étais perdue. J'essayai de me rappeler le chemin que j'avais emprunté mais rien. La peur qui avait dicté mes actes plus tôt avait disparu tout le long du chemin et maintenant, elle revenait au grand galop. Mes mains tremblaient alors qu'elles étaient autour de la poignée de la porte que j'avais imaginé être mon refuge.
Quand je pris conscience de ce que j'avais failli faire, je m'en éloignai vivement. Je regardai de nouveau autour de moi pour vérifier que personne ne me voyait. Personne. Je regardai de nouveau cette porte. Une vive curiosité grandit dans mon être, pouvais-je jeter un coup d'œil dans cette pièce ?
J'allai m'avancer de nouveau vers l'objet de ma curiosité quand j'entendis des éclats de voix lointains. Je me précipitais sur la porte et ne pus l'ouvrir. Elle était verrouillée… Les voix se rapprochaient et je n'eus d'autre choix que de prendre mes jambes à mon cou et de m'éloigner.
Je m'enfonçais alors un peu plus dans cette demeure. Tous les couloirs se ressemblaient et je me sentais engloutie dans ce lieu. J'avais perdu la notion de temps mais quand enfin par le plus grand des hasards, je tombai sur les grandes portes de la salle à manger, je ressentis un vif soulagement mais une légère crainte persistait. M'étais-je à nouveau perdue ou était-ce bien la salle à manger ?
Je regardai un peu autour de moi et ne vis personne. Je me rapprochai et cette fois-ci je reconnus les grandes portes. Les détails sculptés dans le bois ne me trompaient pas. Ma réserve disparut et je fis alors le chemin qui me menait à la chambre d'Edward…
L'image de cette porte verrouillée hanta le reste de mon après midi. Je ne savais pas ce qu'elle renfermait mais j'avais le pressentiment qu'elle était un indice crucial de ce qui faisait la noirceur de ces lieux… Mais quoi ?
Le reste de l'après midi, je le passais à faire retourner en tout sens mes questionnements sur cette porte verrouillée, de pourquoi j'avais ressenti de la panique devant les portes de la cuisine et sur moi. Tous restaient sans réponse et autant mes deux premières interrogations concernaient des biens matériels, des contenus de pièce autant la dernière était plus fâcheuse…
Je n'avais cessé de m'interroger sur ce qu'il s'était passé ce matin, sur cet « incident » et de ce que j'avais ressenti… Je m'en voulais pour ma faiblesse, c'était certain mais cela n'était pas le plus frappant. J'avais aimé avoir son attention et je détestai cette situation. Je détestai être en attente de gestes venant de lui. Je ne savais plus qui j'étais, ce que j'aimais, ce qu'était ma vie d'avant. Où étaient mes rêves, mes espoirs, mes attentes ? Mais rien aucune réponse… Comme si depuis que je le connaissais, tout revenait vers Lui.
La nuit arriva bien vite, j'étais en train de contempler le soleil couchant quand je l'entendis entrer dans la chambre. Je le contemplais dans le reflet, il semblait encore plus sombre que lors de notre rencontre. Je le voyais à sa posture et à la tension qui l'habitait. Je ne savais ce qu'il pensait mais j'avais peur de ce qu'il allait me faire s'il posait son regard sur moi…
Je croisai bien plus tôt que je ne le pensais son regard. Ses pupilles étaient noires mais je ne sus ce qu'il lui arrivait, je les vis changer de teinte à travers le reflet. Je le vis s'approcher de moi toujours avec sa démarche de prédateur. Allait-il me fuir comme ce matin, ou encore ce midi ?
Plus je côtoyais cet homme et plus je me sentais perdue face à ses réactions, tout comme j'étais perdue face à mes propres réactions. Ses yeux me fixaient toujours, scrutant le moindre petit changement sur mon visage ou que sais-je ? Mon cœur battait déjà puissamment dans ma poitrine alors que mon corps se tendait en attente du moindre contact. Je ne me contrôlais plus et j'avais peur.
Son souffle s'abattit bien vite sur ma peau, ses mains emprisonnèrent ma taille et parcoururent la peau de mon ventre. Les mêmes frissons que j'avais ressentis ce matin emplirent mon être et mon corps se colla contre son torse. J'avais peur qu'il ne me repousse face à mon audace mais il n'en fit rien. Ses lèvres se posèrent sur mon épaule et remontèrent dans mon cou.
La chaleur que je commençais à connaître, comme étant celle de mon désir, et à apprivoiser à contrecœur grandit dans mon corps et se logea dans le creux de mes reins, s'insinua un peu plus profondément en moi jusque dans mon bas ventre. Ses mains ne restèrent pas inertes, tracèrent de larges cercles sur l'épiderme tendre de mon ventre. Son souffle toujours sur moi, il prit une de mes mains et donna une légère impulsion après quelques instants. Je me retrouvai le dos plaqué contre la baie vitrée, face à lui, proche de lui, si proche. Je ne savais d'où me venait cette envie, mais je le voulais plus proche encore. Cela me fit d'autant plus peur. Etait-ce normal que je me mette à ressentir ce genre de besoin pour cet homme ? Cet homme que je devais haïr ?
Le même dilemme, le même combat entre mon corps et mon esprit commençait. Je me sentais perdue entre les différentes directives que me donnaient les protagonistes. J'étais un véritable théâtre où se jouait une tragédie. Que suivre la voie de la raison, ou la voie du désir ?
Edward me fixait du regard, je n'osais lui rendre la pareille. Je ne savais ce qu'il pensait, s'il voyait mon dilemme. Il lâcha ma main et la glissa sous mon menton. Je ne pus fuir plus longtemps son regard alors qu'il levait mon visage vers le sien. Ses yeux étaient sombres, aussi noirs que lorsqu'il était en colère et pourtant c'était une toute autre lueur que je percevais en eux. Je me sentis engloutie dans cette profondeur et je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi… Mon corps était embrasé et pourtant je ne le voulais pas. Il avait déjà tout de moi, pourquoi fallait-il que la seule chose qu'il me restait soit hors de tout contrôle ? Pourquoi mon être brûlant réagissait-il à cet homme infect et cruel ? Je me sentais comme une poupée en chiffon dans ses mains et j'avais peur… J'avais peur de ce qu'il allait m'arriver si je le laissai ainsi faire… Si je le laissai céder un peu plus de terrain…
Son souffle balayait mon visage alors que ses yeux sondaient les profondeurs de mon âme. Sentait-il mon malaise ? Rien ne transparaissait pourtant sur son visage. Son visage était fin, ses traits détendus. Toute la tension que j'avais sentie ce matin avait disparu, je ne savais si cela était bon ou non pour moi. Son souffle se déplaça sur ma bouche et le feu qui m'animait s'intensifia et pourtant je ne le voulais pas. Allait-il m'embrasser ?
Alors votre avis ?
Je sais, je sais, j'ai coupé au meilleur moment…
Pour celles qui ont peur de ma Bella parce qu'elle est soumise, on va dire que je vais tenter de changer un peu cela tout le long de mon histoire…
Sinon pour celles qui veulent un lemon, tapez 1
Pour celles qui veulent que Bella le repousse, tapez 2
Pour celles qui veulent tout autre chose, tapez 3…
Pleins de bisous et à très bientôt.
Votre. Potine.
Et pour vous faire attendre, voici un trailer du chapitre 5 :
« Son souffle devenait plus puissant alors que je le sentais se rapprocher de moi. Ses mains glissèrent sur mes hanches, caressant mes flancs et le bord de mes seins au passage. J'entendis un soupir et je m'horrifiais en me rendant compte que c'était moi qui l'avais poussé. Je ne me reconnaissais pas. Il suffisait qu'il soit là pour que je me retrouve tremblante de désir…
Il semblait ne pas voir, ni ressentir le combat que je menais contre lui, mais surtout contre moi. Je ne le voulais pas, ni maintenant, ni jamais ! Et pourtant… Chaque caresse était plus douce que la précédente, mon corps s'enhardissait de ces contacts. Mon cœur battait jusqu'à implosion, mes poumons me faisaient souffrir alors que j'avais du mal à reprendre ma respiration à ses côtés. Ma langue voulait le gouter tout comme mes lèvres. Mes reins étaient en feu alors que je sentais mes jambes trembler de sa proximité.
Ses yeux se détachèrent des miens et je les vis glisser vers mes lèvres… »
