Bonjour tout le monde,

Bon je craque, J'ARRIVE PLUS A REPONDRE A MES REVIEWS et là je commence à devenir un vrai taureau à l'entrée de l'arène donc je crois que je vais péter un câble et méchamment en plus… Donc j'aurai vraiment voulu vous répondre mais ce c** (bip) de site n'a pas voulu donc j'espère que vous m'en voudrez pas trop…

Nous en sommes à 68 reviews pour le dernier chapitre, MERCI vraiment même si JE NE POUVAIS PAS VOUS REPONDRE *jure dans son coin*…

Alors vous me surprenez de plus en plus à chaque nouveau poste, y'a des Edwards parmi vous et vous me faites flipper, est-ce que ma suite est si prévisible parce que c'est vraiment flippant que certaines sachent déjà quelle suite j'ai dans la tête… Alors suis-je prévisible ?

Merci à vous toutes et tous (?) pour vos reviews : aelita48, Grazie, Virginie-de-TN, anayata, Louise Malone, doudounord, petitelulu27, Marie, Celine879, fifer, lou, amimi31, yu-chan-x3, deby14880, Caro, ptitcoeurfragile, twilight0507, caroline, Krine69, jene, 123lumat, Aliiice, , Citronade, vanina, PatiewSnow, caropat07, Ludivine28, PrincetonGirl818, twilight200, celine11, TheJane15, Scarlet Taratata, kikinette11, Jolieyxbl, Laura, Triskelle sparrow, Nilua, liloupovitch, Angel622demonia, Jackye, Adore Youu, Steephaniie, Flower-Happy, veronika crepuscule, lou, erika shoval, AnonymeH., june, VANESSA, Cathou3, sm33, mel031, Eiphose, MaCha1983, slakware, Sandrine50, Vivibatta, magicvanille, vinie65, jaspy, Letmesign23, emma, Laura, momi, cath94, cchope, 2, …

J'aimerai décerner la palme d'or à Marie, je crois que j'ai jamais autant ri sur une review. Si, si, je t'ai fait cela et j'ai arrêté le lemon à ce moment-là. Allez, courage et bonne lecture… et il y a une seconde palme à donner à ma Admiratrice Celine11, choupette, tu m'as fait pleurer, j'espère que tu es contente et rien que pour toi, je poste ce soir…

Merci à Mon Tit Amour, qui bien qu'elle soit honorée de partager cette aventure avec moi me comble de bonheur et c'est moi, ma chérie, qui suis honorée. Je ne pourrai jamais te remercier assez pour tout ce que tu fais sur mes chapitres et ce que tu m'apporte dans ma vie. Je t'aime infiniment et éternellement ! Tu me manque…

Bonne lecture…

Chapitre 6

Encore un nouveau jour dans ma nouvelle vie. Mon nouvel enfer et pourtant je me sentais au paradis… N'était-ce pas contradictoire ?

Je ne savais pas si je devais aborder cette journée avec optimisme, mon corps était si détendu et si décontracté. Etait-ce étrange de se sentir bien installée alors que je me trouvais sur le sol ?

Mon cerveau ne mit pas bien longtemps avant de revenir à la réalité et mes yeux à s'ouvrir d'un coup. Je me rendis compte que je ne dormais pas sur la moquette en ce bon matin mais dans un lit. Son lit.

Je me redressai immédiatement et la sensation de fraicheur sur ma peau me surprit. Je me mis à regarder mon corps et constatai ma nudité. Mon Dieu qu'avais-je fait ? Mon cœur se mit à battre fort alors que la panique envahissait chaque pore de ma peau. Non, non, impossible ! Avais-je vraiment fait ce que je pensais avoir fait ?

Ce ne pouvait être qu'un cauchemar. Dites-moi que ce n'était qu'un mauvais rêve. Je n'avais pas…

Une sensation de nausée emplit mon corps et ma gorge. Mon cerveau se mit à réfléchir à cent à l'heure pour se remémorer la soirée de la veille mais la panique était bien trop forte.

Du calme Bella. Si ça se trouve, il ne s'est rien passé…

Un rire sinistre sortit de mes lèvres comme pour contrer mes pensées alors que la boule qui bloquait ma gorge me faisait suffoquer. Je ne pouvais m'être donnée à Lui… Des sanglots s'engouffrèrent dans ma gorge, qui se serra d'avantage et ma respiration se fit sifflante et difficile…

Des frissons incontrôlables prirent possession de mon corps et je me mis inconsciemment à resserrer les draps autour de mon corps. Je tournai mon regard tout autour de moi. Etait-il là ? Voyait-il mon trouble, ma panique, mon malaise ? Etait-il le témoin de ma défaite ?

Rien. Personne.

Je ne saurais dire si j'étais soulagée. J'aurais dû l'être pourtant mais je ne le ressentais pas ainsi. Mon cerveau s'embrouillait et mes paroles n'étaient pas cohérentes mais une seule pensée distincte était claire dans mon esprit : il m'avait eue, il m'avait prise…

Mon regard faisait son chemin dans la pièce et j'étais seule.

Le soleil se levait au loin sur l'horizon baignant la chambre dans une lueur sanguine. Ce spectacle que j'aimais contempler d'ordinaire, ce spectacle qui m'apportait un sentiment de liberté et de plénitude en temps normal, ne me faisait aucun bien en ce matin sinistre… Oui, c'était le mot. J'avais l'impression qu'aujourd'hui cette vision céleste reflétait le drame de ma vie, qu'il miroitait la perte de mon innocence…

Je me levai de cette couche, sans jeter un regard en arrière. Je ne voulais ni faire face à ma défaite, ni voir de trace sur les draps qui ne devaient plus être immaculés, ni me rendretout à fait compte de ce qu'il s'était produit... Car c'était cela qu'il s'était passé, n'est-ce pas ? Je m'étais donnée à un homme que je détestais. Non c'était plus fort que cela, je le haïssais. J'avais été consommée par celui qui m'avait détruite, qui avait réduit mes rêves et espoirs à néant. Je m'étais fait prendre par Lui

Je ne savais que ressentir. Du dégout ? Je me sentais engloutie par ce sentiment. De la haine ? Je haïssais déjà Edward mais avec ce qu'il s'était passé je me jurai de le haïr encore d'avantage… De la tristesse, de la colère, de la honte ? Je ressentais toutes ces émotions et elles m'accablaient pour avoir agi ainsi, pour avoir cédé…

Je m'enfermai dans la salle de bain alors que je sentais la culpabilité et l'humiliation s'abattre sur moi. Les larmes coulaient sur mon visage mais je savais que rien ne pourrait ni les essuyer, ni effacer ce que j'avais fait.Je ne pourrais nullement me laver de ce que je venais de subir, rien ne pourrait me rendre ce que j'avais perdu cette nuit.

Ma virginité.

Je n'osai faire face au miroir, regarder celle que j'étais devenue. Un monstre. Je n'osai croiser le reflet de cette femme qui s'était offerte à Lui. Edward. Rien que son prénom me donnait la nausée et mon estomac se mit à se contracter alors que je le revoyais devant moi, désireux et pourtant si beau…

Je me mis une claque.

Même en sachant ce qu'il m'avait fait, je ne pouvais le trouver répugnant ou bien écœurant… Ou tout du moins, le trouver repoussant physiquement. Il était si sombre, si mystérieux. C'était cela, il était un mystère et je devais n'être attirée que par ce trait de caractère, enfin je l'espérai. J'étais comme un insecte pris au piège dans la toile de l'araignée et son secret n'avait fait que m'attirer…

La honte gagna d'avantage mon corps et mon cœur se mit à se serrer sous son poids. Qu'avais-je fait ? Pour une énigme j'avais succombé, je m'étais perdue. J'avais vendu mon âme au diable et mon corps n'avait fait que suivre…

Ce monstre m'avait salie cette nuit et cela je ne pouvais le contester. Je me mis à renifler ma peau et son odeur était partout. Non, je ne pouvais le nier. J'étais sienne à présent et je me sentais devenir folle à mesure que cette pensée inondait mon être et faisait son chemin dans mon esprit.

Le miroir me narguait et je rêvais de le briser. Je voulais effacer ce reflet, je voulais m'effacer et ne plus exister… Je n'avais jamais ressenti le besoin ou plutôt le sentiment que j'étais suicidaire mais à présent… Maintenant c'était une toute autre histoire. J'avais entendu parler de personnes qui s'ouvraient les veines mais était-ce cela la solution ? Ce pouvait-il que ce soit un exutoire dans mon cas ? Ma porte de sortie ?

Je n'osai me poser la question, pas maintenant.

Mon estomac se contracta et je me ruai sur la cuvette. Mon corps tremblait, convulsait alors que mes pensées tournaient toujours autour de mes actes et de ce que j'avais fait, de ce que j'avais perdu cette nuit…

Je ne me souvenais plus vraiment des sensations de son corps sur le mien. Je ne me remémorais plus vraiment de ce que j'avais ressenti alors, avais-je aimé ? L'avais-je poussé plus en avant, lui avais-je fait pression pour qu'il y aille plus fort ? Ou bien avais-je été consciente de tout ? L'avais-je repoussé et avait-il alors continué sans mon accord ?

Mon estomac se contracta de nouveau et ma gorge se mit à brûler alors que la bile passait mes lèvres. Mon cœur se tordait sous la douleur, oui ça me faisait mal ! J'avais mal non pas physiquement, la souffrance n'était rien par rapport à tout le reste… J'avais donné la dernière chose qui me rattachait au passé, je m'étais abandonnée à Lui. Et il m'avait fait sienne

Son prénom m'écorchait la bouche alors que tout tournait autour de ce que j'avais fait… De Lui. Un seul mot occupait mon esprit et tournait, remuait sans relâche, me donnant la nausée et de nouveaux hauts le cœur : sienne. J'étais sienne.

Il fallait que j'oublie, que j'efface ne serait-ce que son odeur sur ma peau. Peut-être était-ce un premier pas à faire pour m'accepter… Je tournai mon regard vers la douche. Oui d'abord oublier, faire abstraction ne serait-ce quelques minutes… Et ensuite j'envisagerai ce qui pourrait être judicieux, ce qui pourrait me sortir de là, de cette vie…

Je fis couler l'eau et bientôt les vapeurs chaudes s'enroulèrent autour de moi, m'engloutissant dans ce brouillard purifiant. Je me glissai sous l'eau et bientôt des flashs de notre soirée me revinrent…

Quelques heures plus tôt…

-J'ai tant envie de toi, Isabella. Te voir lutter contre moi me met pourtant en colère. Tu viens de tout gâcher… Gronda-t-il.

Il était en colère et je venais tout gâcher, que voulait-il dire par ces mots ? J'avais peur qu'il ne soit pas doux et ce pressentiment envahit chaque pore de ma peau alors que ses mots faisaient leur chemin dans mon esprit.

-Tu as une dernière chose à dire avant que tu ne sois à jamais à moi ? Dit-il alors qu'un sourire naissait sur ses lèvres.

Il se recula et il me scruta de son regard noir de désir. Devais-je le lui dire ? Devais-je lui dire que j'étais vierge ? Ou bien devais-je mentir et subir l'assaut qu'il me réservait ? Avant même que je ne prenne une décision quelconque, ma bouche parla avant que je ne m'en rende compte.

-Je… Je suis vierge. Bredouillai-je.

Sa réaction ne se fit pas attendre. Ses yeux s'exorbitèrent sous le choc… Je ne savais si cela était bon signe ou non. Allait-il passer outre et continuer ou bien allait-il se retirer ? Je ne savais laquelle était la meilleure solution.

Je savais que je ne voulais pas perdre ce qu'il me restait de ma raison cette nuit et surtout avec Lui mais cette soirée me bouleversait et j'étais prête à ne pas écouter ma conscience et à suivre la voie de mon cœur et surtout de mon corps…

Je me sentais perdre un peu plus ma lucidité alors que je me rendais compte de ce que j'étais prête à faire. Je n'allais pas bien et il me fallait prendre du recul, analyser tout cela mais allait-il seulement me laisser faire ?

A partir de là, c'était le trou noir…

Les larmes coulaient sur mon visage alors que je me rendais compte de ce que j'avais voulu… J'avais voulu ma perdition, ma chute et maintenant il allait falloir que je fasse avec…

Ma gorge se nouait et un goût de bile emplit de nouveau ma bouche. J'étais malade de me trouver dans cette situation et surtout de l'avoir souhaité. Lui et son corps. Lui

J'avais voulu cette situation, j'étais consentante ! Comment avais-je pu être aussi sotte ? Comment avais-je pu vouloir cela ?

Je regardai mes mains, mon corps. Je me dégoutai tellement, je me haïssais…

Mes larmes se déversaient sur mes joues alors que j'agrippai mes cheveux et les tirai. Je voulais me défigurer et pourtant cela n'allait pas effacer ce que j'avais fait. Mes jambes se mirent à trembler, à convulser et elles ne purent supporter plus longtemps mon poids et se dérobèrent sous moi. Je me retrouvai à moitié allongée, recroquevillée contre le carrelage de la douche…

Je ne savais combien de temps j'étais restée là, étendue sur ce carrelage à pleurer. Je ne sentais plus rien. J'étais comme dans les limbes, ce coma était si doux et pourtant si amer. Je ne m'apercevais plus de rien…

Enfin, je n'avais plus conscience de mon environnement. Tout ce que je ressentais, c'était cette perte, cette honte, cette haine, cette colère, ce dégout, tout… Je ressentais tout, je voulais ne plus être, je voulais que tout cesse. Je voulais disparaître, nier ce que j'étais, ce que j'avais fait, ce que j'avais voulu. Je voulais tirer un trait sur ma vie, sur ma non-vie. Rayer tous mes actes, tout ce qui me rattachait à la nuit dernière. Radier tout.

Prise d'une volonté qui m'était étrangère, je m'extirpai du sol carrelé de la douche. Ma vision aveuglée par mes sentiments, par ma haine, je me retrouvai devant le miroir. Cette glace qui se riait de moi depuis le début. Je n'avais osé la regarder avant mais maintenant j'étais là. Devant elle et je me voyais…

J'avais les yeux rouges de mes pleurs, mes cheveux fous étaient humides de la douche et ma peau était si blanche, luisante, presque translucide et pourtant il y avait peu elle était empreinte de son odeur. De Lui. Mon reflet ne montrait que le spectacle lamentable que j'offrais et je m'en voulais d'être si faible, d'avoir voulu cela !

Je baissai les yeux et me mis à contempler mes mains. Que pouvais-je bien faire maintenant ? Je retournai ma contemplation vers ce miroir. Je ne pouvais rien faire pour me sortir de là… Je n'en pouvais plus, tous mes repères lâchaient un à un comme si tout était perdu. Et le pire dans tout cela était que je me rendais bien compte que j'avais tout perdu et ce en une nuit…

Sienne.

Mes mains se logèrent de nouveau dans mes cheveux, je voulais les arracher, me défigurer… Mes yeux rencontrèrent de nouveau le miroir. Pouvais-je ? J'avais le mince espoir que je le pouvais mais allais-je aller jusqu'au bout ? C'était une tout autre question…

Prise de nouveau d'un excès de volonté mes poings s'abattirent sur la glace qui se brisa sur le coup. Le bruit était fracassant et pourtant c'était si bon. Je me sentais prise d'une bouffée de liberté, j'oubliais légèrement ma colère ou tout du moins, je la sentais se calmer grâce à mon geste… Je savais que c'était puérile mais fracasser ce miroir était si jouissif, si euphorisant. Je ne pouvais certes pas ravager tout autour de moi et ma honte était toujours là mais je ne savais comment me défaire d'elle…

Il y avait des éclats de verre un peu partout et de ce fait je voyais l'éclat de mon reflet partout autour de moi. Tous ces reflets, tous étaient témoins de ma honte et de ma rage, il me fallait effacer tout cela…

Alors je ne pris plus la peine de réfléchir d'avantage. Je me saisis du premier éclat de verre qui était à ma proximité. Toutes ces émotions étaient bien trop pour moi, je voulais les faire disparaitre. Je ne pouvais les nier, je n'avais qu'à vivre avec… Et je ne le pouvais pas, je ne le pouvais plus…

Mon reflet me renvoyait ce que je ne voulais pas être. Une femme meurtrie, sans identité, sans rêve, ni espoir. Une femme soumise qui n'aimera jamais. Une femme qui n'en était plus une…

Je fis alors un geste qui j'espérai allait me libérer. Le morceau de verre était contre la peau de mon poignet et je me mis à le serrer entre mes doigts alors que la douleur brûlait mes chairs…

Je ne savais si cela était une solution mais peut être…

Mes doigts étaient toujours crispés sur le morceau de verre et pourtant je n'arrivai pas à trouver la force pour passer à l'acte. Je me sentais faible… Etait-ce vraiment une solution que de m'entailler les veines ? Etait-ce vraiment une solution que de fuir cette vie ou non-vie ? Que d'être spectatrice et non actrice de son existence ?

Je revoyais encore Charlie, le sourire au bord des lèvres alors que je m'éloignais de lui, que je faisais le grand saut dans le monde des adultes. Je me souvenais de ma mère Renée et de mon beau-père Phil alors qu'ils m'avaient accompagnée à l'aéroport de Phoenix pour ma nouvelle vie à Forks. Tous mes souvenirs heureux comme malheureux me revenaient et même si je ne me sentais pas bien, que j'étais mal dans ma peau, je n'avais pas le droit de faire cela. Je n'avais pas le droit de me suicider, il y avait bien d'autres solutions…

Je sentis bientôt une poigne entourer mes doigts et leur faire lâcher leur prise sur le morceau de verre. Je ne résistais pas et le laissai tomber. Je ne l'avais pas entendu arriver, tout ce que je sentais était son odeur et sa chaleur. Il était là. Edward.

J'avais peur. Je ne savais pas comment il allait réagir face à mon audace, face à mon acte désespéré. Je craignais sa colère et son emprise ferme sur mes doigts ne m'aidait guère à tapisser ma crainte de Lui. Son silence était même pire que tout. Je ne savais pas ce à quoi il pensait. J'étais dos à Lui et ne pas faire face à ses yeux si expressifs faisait monter d'un cran mon angoisse.

Mon malaise ne cessait d'augmenter alors que je sentais son souffle se rapprocher et heurter ma nuque. Ses doigts emprisonnaient toujours les miens mais leur emprise se faisait plus douce. Il lâcha bientôt mes mains et remonta les siennes sur mes bras, les caressant avec une tendresse qui m'était étrangère de sa part.

Son torse se plaqua contre le mien alors que je sentis sa tête se loger contre mon épaule, ses cheveux désordonnés chatouillant ma peau. Ses mains après une énième caresse sur mes bras descendirent le long de mes côtes et de mes flancs pour agripper ma taille. Je ne savais ce qu'il se passait mais je me sentais déstabilisée contre Lui.

Son souffle se fit saccadé contre moi alors que son emprise sur mes hanches se fit dure et douloureuse. Ses lèvres se pressèrent avec force contre mon épaule et bientôt ses dents se mêlèrent à la danse. L'étreinte que j'avais connue la veille était si douce comparée à celle que je vivais aujourd'hui. Ma peur qui n'avait jamais été loin revenait avec force à la surface.

Ses bras m'emprisonnaient, son odeur m'intoxiquait alors que ses lèvres dures me punissaient. J'étais paralysée et ne pouvais plus bouger. Mon angoisse augmentait toujours de seconde en seconde et une boule vint obstruer ma gorge. Je me mis à suffoquer, ma vue baissait alors que les larmes naissaient au coin de mes paupières.

Je n'avais pas pensé que mon acte aurait des conséquences. Je n'avais pas pensé à sa réaction. J'avais pensé en être stupide et puérile, en égoïste et voilà où j'en arrivais. Je savais que j'allais être punie, que tout ce que je pourrais dire ou faire ne ferait qu'empirer la situation. Je ne pouvais qu'assumer ce que j'avais failli faire et ce que j'avais déjà fait. J'avais semé le chaos dans sa salle de bain, mais cela n'était rien comparé à ma tentative de fuite, à mon vœu d'en finir…

Il resserra encore son emprise sur moi et j'avais comme l'impression que ses doigts fondaient sur ma peau pour y laisser une trace. Mon cœur battait rapidement dans ma poitrine alors que la peur s'insinuait un peu plus dans mon être à chacun de ses battements. Ma respiration était sifflante alors que je sentais mes larmes obstruer ma vue et couler sur mes joues. Il fallait que je reste forte, que je fasse face aux conséquences de ce que j'avais failli faire…

Il donna une impulsion à mon corps et je lui fis face. Je ne pouvais le regarder, j'avais trop peur de lire ses émotions ou même ne serait-ce qu'une de ses pensées. Je craignais ce que j'allais voir et je me sentais déjà assez misérable de m'être mise dans pareille situation… Une de ses mains quitta sa place et se logea sous mon menton. Dans un geste dénué de douceur il m'obligea à le regarder. De violents frissons parcoururent ma peau alors que je lui faisais face.

Ses yeux étaient d'un noir d'encre. Jamais je ne l'avais vu si en colère. Ses traits étaient si tendus, si durs. Il n'y avait aucune trace de sourire, ses lèvres n'étaient qu'une infime ligne et étaient si serrées qu'elles étaient devenues blanches. Mon souffle était coupé par cette vision alors que mon cœur était bloqué dans ma poitrine. Je n'avais plus simplement peur, j'étais totalement terrorisée…

Sa main quitta mon menton et se mit à parcourir mon visage, balayant au passage mes larmes. Ses yeux me scrutaient et je n'osai y plonger les miens. Je pleurai toujours et les caresses de sa main me terrorisaient à chaque instant un peu plus. Ne dit-on pas que c'est le calme avant la tempête ? Son silence et son calme apparents étaient si déstabilisants et bien trop désarmants. Cette quiétude était pire que tout et mon angoisse augmentait toujours un peu plus. Mon cœur battait fort, mon sang pulsait tellement puissamment dans mes tempes que j'avais du mal à réfléchir.

Un sourire cruel fit place à sa mine sinistre. Ce n'était que le début…

-Qu'as-tu donc fait Isabella ? Qu'as-tu voulu faire exactement avec ce bout de verre ? Me questionna-t-il d'une voix si calme et si froide qu'elle seule pouvait régler la fonte des glaces.

Je n'osais toujours pas le regarder, ma voix était bloquée dans ma gorge et même si j'avais eu la possibilité de parler, je ne le pouvais pas sans risque d'être punie. De violents frissons parcouraient mon épiderme, mes larmes coulaient toujours sur mes joues alors qu'il les essuyait toujours de sa main. Sa poigne sur ma hanche se resserrait alors que le temps défilait et que je ne lui répondais pas.

-J'attend ta réponse Isabella et je ne suis pas de nature très patiente. Me dit-il toujours avec ce même calme, cette même froideur.

Que pouvais-je donc lui dire ? Que je me sentais détruite ? Qu'il m'avait détruite ? Qu'il m'avait volé tout ce qu'il me restait ? Que je me dégoutais tellement que je n'avais pas trouvé de meilleure solution que d'en finir ? Il avait déjà détecté un de mes mensonges et sa punition d'alors était toujours gravée dans ma mémoire. Que pouvais-je lui dire à part la vérité ?

-Je sais que j'ai fait une énorme bêtise et j'en suis désolée. Bredouillai-je dans un murmure.

Mes yeux étaient toujours baissés n'osant croiser de nouveau son regard si noir. Ses mains étaient toujours sur ma peau alors que son corps chaud était plaqué contre le mien. A mes paroles, je le sentis trembler contre moi et je me rendis bien vite compte qu'il riait. Non pas le rire moqueur que j'avais déjà entendu. Non, son rire claquait dans le silence et augmentait la tension entre nous. De violents frissons parcouraient ma peau alors que mes larmes roulaient de plus belle sur mes joues.

-C'est certain que tu as fait une énorme bêtise et que tu vas la regretter. J'hésite encore sur ta punition enfin sur la méthode plutôt… Celle de mon père qui est trop douce à mes yeux mais qui a fait ses preuves ou celle que mon oncle m'a inculquée et que j'apprécie… Quel choix cornélien ! Finit-il sur un ton tragique.

Son regard me transperçait et la sensation chaude que je sentais depuis notre rencontre avait disparu. Il était si froid et si cruel. Je regrettais un peu plus ce que j'avais fait et voulu faire. Il n'était pas celui par qui j'étais attirée, il était devenu le monstre qui me punissait. Il n'avait plus rien d'humain et j'avais peur qu'après ce que j'avais failli faire ne laisse des traces et que plus rien ne serait pareil.

Sa main sur ma joue avait cessé d'essuyer mes larmes, elle me pressa de lever mes yeux pour lui faire face mais je ne le voulais pas et pourtant je n'avais d'autre choix que de lui obéir pour ne pas envenimer la situation. Mes yeux trouvèrent les siens et je me sentis aspirée par leur noirceur. Son sourire cruel était toujours en place alors que son regard empli de colère sondait le mien.

-Hum la fessée et le bondage n'ont de toute évidence rien donné sur toi. L'humiliation physique et sexuelle vu ton statut laisserait trop de traces et je ne pourrais plus te toucher, t'apprendre comme j'en avais l'intention… L'enfermement ? Hum, ce serait trop doux. Le fouet ? Il est tentant… Cela te plairait Isabella ? Le fouet ? Ou peut-être la ceinture ? J'ai bien des choix mais le mieux serait que tu choisisses en fin de compte. Dit-il en me vrillant de son regard froid.

Voulait-il vraiment que je choisisse ce que je préférais ? Si ce n'était que moi, je ne voudrais aucun châtiment mais cela n'était qu'un doux rêve. Il n'allait jamais me laisser partir sans punition. Ne voulait-il pas que je sois soumise ? Pour cela, il allait falloir me modeler entièrement et que malgré mes regrets et ma prise de conscience, je sois punie de ma tentative pour en finir…

Il me scrutait toujours de ses yeux sombres. Son emprise sur mon être semblait faiblir bien qu'elle reste ferme. Son corps chaud était contre le mien alors que son odeur m'envoutait de nouveau et me détendait. Je me sentais devenir une poupée de chiffon et je savais qu'à partir de maintenant, il pouvait bien faire ce qu'il voulait, je me laisserais faire.

Je n'avais pris aucune décision concernant ma punition, je préférais qu'il choisisse. Chaque seconde passée, je voyais qu'il perdait patience. Lui montrer ma soumission serait peut-être une solution ? Tout mon être était comme anesthésié devant lui et c'était contre toute volonté que ma bouche se mit à se mouvoir.

-Tout ce que tu voudras Edward. Je suis à toi et tu es celui qui prend les décisions. Dis-je dans un murmure.

Ces paroles à mesure que je les disais m'écorchaient la bouche. Je ne me reconnaissais pas et réalisai pourtant que mon avenir emprunterait à partir de maintenant un chemin fait de servitude et d'ombre. J'allais devenir une autre et je ne pourrais plus rien entreprendre pour faire machine arrière. Cela ne servait plus à rien de lutter… Mes yeux se troublaient alors que l'air me manquait. Ma gorge me faisait souffrir alors que j'étouffais mes sanglots…

Son sourire cruel s'agrandit. Il semblait heureux de me voir ainsi, défaitiste et soumise. Il avait ce qu'il voulait et cela semblait plus que lui plaire.

-Tu as raison. Je suis celui qui prend les décisions et tu es à MOI ! Essaye encore une seule fois de te tuer et ce sera moi qui te tuerai de mes propres mains, me suis-je bien fait comprendre ? Dit-il d'une voix glaciale.

Je me mis à hocher la tête de résignation ce qui le fit sourire un peu plus.

-J'avais d'autres projets et ce que tu as fait a tout gâché de nouveau… Pourquoi faut-il que tu gâches toujours tout Isabella ? Souffla-t-il d'une voix plus chaude et rauque.

Je ne savais quoi répondre à cela… Une partie de mes pensées tournait autour de ses projets : Qu'avait-il en tête ? Qu'attendait-il de plus de ma personne ? J'avais peur de Lui et de ce qu'il tramait, de ce qu'il voulait… Je savais déjà qu'il ne voulait qu'une poupée Barbie qui serait belle et qui ne voudrait rien de plus que son plaisir. Il fallait maintenant que je me résigne à être cela et à laisser partir celle que j'étais.

-Je me demande d'ailleurs pourquoi je voulais te mettre en confiance, pourquoi je voulais te connaître… Peut-être que je serais de nouveau dans cette optique mais pas maintenant. Dit-il d'une voix presque triste. Je suis bien trop en colère contre toi pour te prendre en considération… Finit-il d'une voix plus dure alors qu'un air sombre obscurcissait un peu plus son visage.

Je ne pouvais en croire mes oreilles. Il voulait me connaître, il voulait me mettre en confiance. Mais pourquoi ? Pour mieux me mettre dans son lit. Cela ne pouvait avoir d'autres explications. Je ne comprenais pourquoi une part de moi – une petite part de moi – était blessée face à cette conclusion. Pourquoi fallait-il que chacune de ses paroles, que chacun de ses gestes m'affecte ?

Edward s'écarta de moi toujours en me fixant de son regard ténébreux. Une de ses mains prit une de mes miennes et il se détourna et me força à le suivre. Nous nous retrouvions dans la chambre. Arrivés près du lit, il me jeta dessus sans émotion.

-Ne bouge pas d'ici et ne t'avise pas de t'éloigner ne serait-ce que d'un millimètre. Gronda-t-il alors qu'il s'éloignait vers son dressing.

Je fis ce qu'il me dit et restai immobile, allongée sur sa couche. Je savais que l'heure de ma punition avait sonné, il n'avait laissé passer aucune indication sur la nature de celle-ci bien que je sache qu'elle n'était ni sexuelle, ni humiliante. Enfin je l'espérais… Vous pouviez bien rire mais cet homme était si changeant que je ne savais plus quoi croire…

Il ne mit pas longtemps avant de revenir vers le lit. Je ne savais pas ce qu'il avait emporté avec Lui et mon appréhension fit tendre mon corps. Ses yeux me jaugeaient avec attention et je crus voir une lueur inconnue les enflammer. A quoi donc pensait-il ? Son sourire cruel était toujours présent et ma peur grandit de nouveau dans mon être.

-Mets-toi debout devant moi Isabella. M'ordonna-t-il.

Je fis ce qu'il m'avait ordonné. Je me mis debout devant Lui, sortant du lit alors qu'il y prenait place. Je n'osais croiser son regard alors que je me retrouvais nue devant Lui. Certes, il m'avait déjà vue nue et cela la veille au soir mais il faisait noir et je n'y avais pas fait attention. Mais maintenant c'était une toute autre histoire…

Dans la salle de bain, je n'avais pas prêté attention à son regard et vu le regard noir de colère qu'il avait eu à mon égard, il en était de même pour Lui. Mais maintenant, le savoir couché sur son lit me contemplant alors que je ne pouvais plus me cacher derrière un habit, ou une obscurité me perturbait au-delà des mots. Je n'avais jamais eu confiance en moi d'ailleurs mon goût vestimentaire avant mon enlèvement le confirmait : je m'habillais toujours dans des vêtements trop larges ou trop masculins de peur de me dévoiler. Après mon enlèvement, j'avais du prendre sur moi pour mettre les robes qu'il attendait que je mette, ces bouts de tissus qui dévoilaient bien trop mon corps à ses yeux, aux yeux de tout le monde.

Je sentais de nouveau la chaleur de son regard sur mon corps et mon être se mit instantanément à Lui répondre. Une partie de moi restait apeurée de ce qu'il allait me faire pour la suite mais elle était infime contrairement à ce qu'il me faisait ressentir en cet instant. Mon cœur battait toujours rapidement dans ma poitrine et son attention lui fit augmenter son rythme. Ma respiration redevenue calme se fit plus profonde alors que de violents frissons parcouraient mon épiderme. La douce chaleur que je connaissais si bien en sa présence emplit mon corps par vagues et se logea tour à tour dans ma poitrine, au niveau de mes reins pour se propager entre mes cuisses. Cette attraction me dépassait toujours autant et encore plus maintenant alors que je savais qu'une punition m'attendait mais je n'y pouvais rien…

-Tu es tellement belle Isabella. Souffla Edward d'une voix rauque presque douloureuse.

Je ne m'étais jamais trouvée belle ou attirante, j'étais une fille banale mais avec Lui, je me mettais à douter et à croire en ses paroles. J'avais toujours peur qu'il ne se joue de moi et que je ne sois qu'un jouet pour Lui. Pourtant la nuit dernière, avec tout ce qu'il s'était produit j'hésitais de plus en plus…

-Regarde-moi Isabella. Murmura-t-il.

Je fis ce qu'il me demandait et la vision que j'eus me déstabilisa un peu plus. Il était là, couché. Son torse à peine visible dans sa chemise noire se levait dans un rythme soutenu. Je pouvais distinguer une bosse dans son pantalon noir. A cette vision, je me mis à rougir avec force. Etait-ce moi qui lui faisais ressentir ce désir ? Je crus entendre des « si parfaite » gémis et cela me fit rougir d'autant plus. Mes yeux remontèrent le long de son corps et j'avais une subite envie de le caresser mais je ne le pouvais, je devais rester debout devant Lui.

Son torse se soulevait toujours avec force et rapidité. Arrivée au niveau de son visage, la vision devenait beaucoup trop douloureuse pour ma personne. Edward me fixait avec intensité de ses yeux obscurcis non pas par sa colère mais par ce que j'avais identifié comme du désir. Il me désirait. Il avait le même regard que la nuit dernière et la chaleur qui avait déjà investi mon corps et qui le possédait devint toujours plus forte à mesure que le temps s'écoulait.

Ses lèvres étaient entrouvertes, ses cheveux paraissaient un peu plus décoiffés qu'à l'ordinaire et ses traits semblaient détendus bien qu'ils soient déformés par l'envie. Voir Edward ainsi me fit remonter le temps et revenir à la nuit dernière alors que j'étais contre la baie vitrée ou quand j'étais allongée sur le lit, nue avec Lui dévêtu sur mon corps. La chaleur de mon corps devint insupportable et douloureuse et je me sentais brûler pour cet homme.

Nos yeux étaient comme accrochés l'un à l'autre et je sentais ma poitrine se comprimer alors que je me rendais compte que j'avais cessé de respirer. Edward me rendait complètement folle. Je savais que je ne devais pas ressentir tout cela, que c'était malsain et que j'allais m'y perdre mais cette attraction était si forte que je ne pouvais pas lutter. La distance qui nous séparait était bien trop grande mais je n'osais venir vers Lui. L'infime partie de moi qui pensait à la punition m'en dissuadait et pourtant je ne voulais qu'une chose : être près de Lui. Je me sentais comme enfermée dans une sphère où tout ce qui n'était pas nous n'avait pas de sens… Je me rendis compte que je pensais déjà à un nous alors que cette matinée avait été une catastrophe. Je ne savais plus ce à quoi je pensais, ni ce que je voulais et cela m'effraya…

Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé depuis que j'étais devant Lui mais cela m'importait peu au final. J'avais juste envie de Lui, non ce n'était pas assez fort, j'avais un véritable besoin d'Edward.

Du coin de l'œil, je le vis secouer la tête comme s'il voulait retrouver ses esprits. Avais-je vraiment cette influence sur Lui ? Cela me surprenait mais qu'importe un sentiment de joie avait empli mon cœur même si cela était déplacé étant donné ma situation. Edward posa de nouveau son regard dans le mien et il semblait troublé, voire perdu. Ses yeux étaient un mélange de désir et d'incompréhension. Son torse se soulevait plus calmement et peu à peu je le voyais reprendre le contrôle de son être…

-Qu'est-ce que tu me fais Isabella ? Souffla-t-il comme pour lui-même.

Ses yeux me scrutaient toujours, la lueur d'incompréhension mêlée à celle du désir était toujours présente. Son regard plongea dans le mien comme pour y trouver une réponse. Je me sentais de nouveau emportée dans notre bulle. Tout mon être semblait se consumer, j'étais réduite au silence et mes craintes ainsi que mes dernières résistances semblaient fondre comme neige au soleil face à cet homme. Mon corps criait son besoin de Lui alors que les vagues de chaleur qui le secouaient me terrassaient et me faisaient vivre un enfer dans le paradis de ses yeux. (N/ Nessie : Je trouve cette dernière phrase carrément magnifique mon ptit cœur)

Le temps filait toujours entre nous sans que nous ne bougions et plus les minutes passaient et plus je m'enflammais. Son silence n'aidait pas tout comme son regard qui me tuait tant je brûlais pour Lui comme il semblait brûler pour moi… Enfin c'était ce que je pensais jusqu'à ce qu'il se mette en mouvement et qu'il ne se retrouve dans mon dos sans que je ne m'en rende compte.

Son odeur m'envoutait, sa chaleur m'entourait et je me sentais d'autant plus fondre contre Lui. Son corps se lova bientôt contre le mien et j'avais de nouveau l'impression d'être Icare et que je volais trop près du soleil. Mon cœur semblait voler dans ma poitrine alors que je sentais le sien faire de même dans mon dos. Son souffle heurtait mon épaule et bientôt je sentis son visage se loger contre elle alors que ses cheveux chatouillaient mon épiderme. Ses mains longeaient mes côtes pour se poser sur la peau de mon ventre qu'il se mit à caresser. Je me sentais décoller et j'avais peur maintenant de retomber…

Ses lèvres se posèrent sur ma peau d'abord telles les ailes d'un papillon avec douceur puis leur pression se fit plus appuyée, plus passionnée. Je me sentais transportée et je ne voulais plus fuir, je voulais simplement être dans ses bras. N'était-ce pas étrange ? Toutes ces sensations étaient si intenses et si déstabilisantes. L'attitude d'Edward était si désarmante. Il devait me punir et pourtant je le sentais comme perdu contre moi…

Un soupir traversa ses lèvres et son souffle envoya des vagues de frissons sur ma peau. La chaleur qui m'irradiait s'intensifia encore et je me demandais encore comment cela était possible. Je me fondais dans ses bras et je me sentais à ma place… Ses bras me serrèrent avec intensité contre Lui alors qu'un second soupir s'échappa de ses lèvres.

Son corps se tendit avant de reculer après un certain moment. C'était comme s'il se battait contre lui-même à moins que je ne perde ma raison. Ce devait être cela… Tant de sensations m'envahissaient alors qu'il se reculait de moi. Je ne voulais pas qu'il s'en aille, je voulais encore me laisser aller contre Lui, dans sa chaleur, dans son odeur, sentir son corps contre le mien, faire corps avec Lui. Je me sentais frustrée et en quelque sorte malheureuse. Mes larmes n'étaient pas loin alors que je sentais mon cœur s'effriter. C'était si étrange comme sensation et je ne savais pas quel mot mettre sur cette émotion…

Ses mains étaient toujours sur ma peau et à mesure qu'il s'éloignait, elles remontaient le long de mes flancs et descendirent sur mes bras pour prendre les miennes. Ses doigts entrelacèrent les miens et diverses émotions me submergèrent. Mon cœur était comme empli de joie et je ne savais pas comment l'expliquer…

-Isabella…

Etait-ce un susurrement ? C'était si doux venant de Lui. Cela ne pouvait être possible. Comment pouvais-je ressentir ce genre de choses alors que ça venait justement de Lui ?

Je crus l'entendre murmurer derrière moi mais je ne saurais vous dire ce qu'il disait tant sa voix était basse et incompréhensible. C'était comme s'il se parlait à lui-même, comme si ce qu'il disait devait rester caché… Tout mon être hurlait pour connaître ce qu'il pensait, ce qu'il murmurait ainsi. Comment expliquer mon envie de tout savoir, tout connaître de Lui ? C'était si étrange ce qu'il se passait dans cette chambre en cette matinée. Nous étions venus ici pour me punir et me voilà brulante de désir pour cet homme, oublieuse de qui il était, de ce qu'il pouvait me faire…

Je l'entendis soupirer de nouveau alors que son souffle heurta de nouveau ma peau incandescente. Mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes face à cette sensation. Je me mis à respirer avec force, recueillant pleinement son odeur. Je me mis à sentir de nouveau sa chaleur et les frissons qui me parcoururent étaient si délicieux. Je me sentais fondre peu à peu bien qu'il y ait de nouveau une distance entre nous. Ses doigts entrelaçaient toujours les miens et ce lien bien qu'unique était si fort qu'il me suffisait…

-Que me fais-tu Isabella ? Murmura Edward.

Son souffle s'abattit de nouveau sur moi et je fus parcourue de nouveau par de violents frissons. Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait. J'étais si bien alors que je ne le devrais pas. Edward était celui qui m'avait tout volé, qui avait pris mes rêves et mes espoirs et les avait réduit en cendres et pourtant je m'enflammais pour Lui, je le désirais et j'aimais cela. N'était-ce pas contradictoire ?

Ses doigts quittèrent bientôt les miens et le dernier lien qui nous unissait disparut. Mon cœur se serra dans ma poitrine alors que je me sentis perdue, que j'avais l'impression de m'écraser après avoir touché le ciel, le soleil… Je ressentais comme un manque, une absence. Mon corps était comme en attente. La chaleur était toujours là, suffocante, j'étais comme en enfer et la perte de contact avec Edward était comme ajouter de l'huile sur le feu. Un sentiment de rébellion m'envahissait alors que tout en moi criait son besoin de Lui.

-Mets tes mains devant toi Isabella. Dit Edward d'une voix dure et rauque.

Je fis ce qu'il me dit, priant pour qu'il me prenne de nouveau dans ses bras… Mes yeux étaient toujours fermés et je sentis comme un courant d'air alors qu'il se déplaçait. Son odeur me parvenait par vagues et je me perdais toujours un peu plus. Une sensation fraiche au niveau de mes poignets me surprit et j'ouvris mes paupières pour savoir ce qu'il se passait et d'où venait cette sensation. Des menottes. J'étais abasourdie. Il m'avait attachée. Une partie de moi était bouleversée et horrifiée bien que je savais que ma punition n'allait pas tarder alors qu'une autre partie de mon être - aussi infime soit-elle - était comme excitée, désireuse de ce qu'il allait se passer. Cette constatation me surprit d'autant plus. Je ne me reconnaissais plus.

-Allonge-toi sur le lit sur le ventre. Continua-t-il comme s'il n'avait pas vu mon malaise.

Je fis encore ce qu'il me dit et bientôt je sentis de nouveau une sensation froide sur chacune de mes chevilles. Il m'attachait également les jambes. Il glissa un coussin sous mon bassin et ce dernier se retrouva légèrement surélevé. Je mis ma tête sur le côté pour tenter de voir ce qu'il faisait. Je le sentais plus que je ne le voyais. Une sensation étrange emplit mon être et je ne savais comment l'expliquer. J'avais peur certes mais une partie de moi était comme désireuse de connaître la suite.

-Je veux que tu comptes le nombre de coups que je vais te donner. Je ne sais pas encore combien, ce sera selon tes réactions dirons-nous… Dit-il d'une voix froide.

Sa voix était toujours rauque mais quelque chose avait changé. J'étais de nouveau en présence du monstre et ma peur reprit possession de mon corps, annihilant toute sensation de désir… Le silence qui nous entourait faisait grimper mon angoisse et ce calme soudain était bien pire que la tempête qui se préparait. Ma respiration se fit de nouveau douloureuse alors que je sentais les larmes m'obstruer la vue…

Un sifflement me parvint avant que je ne sente comme une brûlure sur l'une de mes fesses. Ça faisait un mal de chien et je dus me retenir pour ne pas crier de douleur.

-Un… gémis-je de douleur.

Je ne dus pas attendre longtemps avant d'entendre de nouveau le sifflement et la douleur. Je ne savais pas avec quoi il me frappait mais jamais je n'avais eu aussi mal. La fessée que j'avais reçue il y a de cela quelques semaines était bien faible comparée à cette douleur. Les coups pleuvaient et je devais prendre sur moi pour ne pas crier et continuer de compter. J'aurais cru qu'à partir d'un certain moment mon corps serait comme anesthésié mais ce n'était pas le cas. Chaque gifle était plus douloureuse que la précédente.

Je perdis le décompte à vingt-cinq. Mes poumons brûlaient à force de retenir mes sanglots. Mes larmes coulaient abondamment sur mes joues. C'en fut bientôt trop. Je voulais partir de là. Mon cœur battait puissamment dans ma poitrine et me faisait mal. Je voulais ne jamais m'être levée, ne jamais avoir brisé ce miroir, ni avoir voulu mourir. Mon corps devint lourd, mes yeux étaient aveuglés et bientôt je me sentis plonger dans les limbes alors que les souvenirs me revenaient…

Alors votre avis ?

Bon pour celles qui l'ont pas compris, mes goûts musicaux sont très divers et c'est surtout selon mes humeurs et j'en fais de même pour mes chapitres ^^

Alors sinon, les votes :

Pour celles et ceux qui veulent qu'Edward se rende compte de ses fautes, tapez 1

Pour celles et ceux qui veulent que Bella, à la prochaine punition, lui envoie un coup dans ses valseuses, tapez 2

Pour celles et ceux qui veulent tout autre chose, tapez 3 et donnez vos suggestions…

A très bientôt. Bisous.

Vôtre. Potine.