Bonjour tout le monde,
Et oui me revoilà de nouveau après neuf semaines d'absence… Je pense que ce sera ainsi jusqu'aux prochaines vacances d'été côté délais =). Je ne peux faire mieux car il faut que je bosse mes cours à côté tout en concervant mon avance dans l'écriture sauf que ma flemme légendaire à frapper et mes études sont plus compliquées cette année donc voilà, ceeci explique cela =S. De plus, j'ai eu quelques soucis d'ordinateur et je suis heureuse de ne pas avoir perdue mes chapitres sinon les délais se seraient encore allongés…
Je vous remercie pour tous ces commentaires adorables. Rien que 54 reviews pour le dernier chapitre… Certes certains d'entre eux ne sont pas des compliments, loin de là même pour certains, mais je passe au dessus de tout cela et je n'y répondrai pas… je remercie donc : Nini Hathaway, mel031, laccro, littlemissbelly, Gwen (madame la lectrice lasse du copié collé), nana, LemonesquementxLemon, Caro, vinie65, deby14880, doudounord2, fan-par-hasard21, charlene, Ludivine28, Grazie, cchope, kikinette11, Mlle'Moon, MaCha1983, slakware, clia, AnonymeH, fifer, tia 63, bellaeva, Marie, Cathou3, Titie, Audryr, Robangel, Laura, Karine, twilight0507, Celine879, couuline, PatiwSnows, BellaSwan12, aelita48, Scarlet Taratata, pierard85, Aliiice, ecathe38, jaspy, celine11, anayata, varina, shona, Virginiiiiiiiiiiiie, Cloums, Jackye, caropat07, twilight200, Sandrine50.
Laccro : Coucou. Tu voudrais comprendre le comportement d'Edward, tu vas le découvrir par la suite ne t'en fais pas. Pour ton choix, tu vas découvrir si oui ou non lemon il y aura. Bisous et merci.
Nana : je prend en compte ton vote. Merci bisous.
Caro : Merci pour ta review et pour tes compliments. J'espère que ma suite va te plaire. Bisous et encore merci.
Charlene : Merci pour ta review, je prend en compte ton vote. Merci encore, bisous.
Clia : merci beaucoup. Tu lis que des fictions qui se finissent mal ? Sans blague, moi c'est le contraire je lis trop de fiction où la fin est guimauve ^^… Si tu veux, regarde dans mes favories tu pourrais trouver ton bonheur, moi je suis preneuse des tiennes. Merci et bisous…
Marie : Je suis ravie que mon dernier chapitre t'aies plu en tout cas. Euh juste une question : tu vas mourir de frustration s'il n'y a pas de lemon, ce serait vraiment dommage en tout cas si c'était le cas ^^… Bisous et merci, tu m'as encore pas mal fait rire.
Laura : violemment magnifique ? Merci, comme quoi le retard a du bon pour certains ^^. Je prend en compte ton vote pour le lemon… Merci pour tes compliments, merci pour ton soutien. Bisous.
Karine : Je prend en compte ton vote, merci et bisous
Twilight0507 : je prend en compte de ton vote et de ton choix pour la happy end. Bisous et merci.
Couuline : coucou, alors as-tu survécu à deux mois d'absence ? J'espère en tout cas pour te retrouver… tu vas découvrir si lemon il y a ou pas mais prend pas peur pour Carlisle et tout, certes il est horrible mais il y a une raison dessous. Bisous et merci.
Varina : Je vais encore pas mal vous poser la question par la suite. Merci pour ton comm' et bonne lecture…
Shona : Je prend en compte ton vote, comme je l'ai dit plus haut, je vais encore pas mal vous poser la question happy/bad end pour connaitre votre avis sur la suite…
Merci à mon Tit Amour pour sa correction (désolé pour les pétages de plomb que tu as devant toutes mes fautes et mes répétitions ^^, promis pour la suite je vais me relire)… Merci également pour ton soutien avec Mon Ange… Je vous aime fort toutes les deux…
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous (?) une bonne lecture…
Chapitre 9
Ses yeux devenaient toujours plus sombres et incandescents à mesure que les secondes s'écoulaient…
- Laisse-moi-t'apprendre le plaisir à ma manière, Isabella. Susurra Edward, ses yeux me clouant sur place alors que sa voix rauque envoya des vibrations dans tout mon être.
Je n'avais plus la force de lutter même si ma conscience me hurlait que ce qui s'annonçait était immoral. Sans que je ne m'en rende bien compte, je me jetais sur ses lèvres…
N'était-ce pas risible ? J'avais peur de cet homme, je ne savais pas si l'avenir auprès de Lui serait toujours aux antipodes de ce que j'avais attendu en lisant les romans d'amour… Et pourtant, que venais-je de faire ? Je venais de me jeter dans ses bras sans aucune peur évidente, ni aucune pensée concernant les conséquences que mon geste engendrerait…
Il y avait de cela quelques jours, j'avais été horrifiée en me réveillant nue dans son lit, j'avais attenté à mes jours. J'avais même été punie pour cela. Et tout cela, pourquoi ? Parce que j'avais cru que j'avais été abusée, que je m'étais donnée à ce monstre, à Edward… Et maintenant, qu'étais-je en train de faire ? Je venais de balayer d'un revers de la main tout ce que j'avais fait. Toute pensée cohérente m'avait déserté. Tout ressentiment, toute peur s'était évaporé… Allais-je le regretter plus tard ? Très certainement… Pourtant, cela ne m'importait peu.
Seules ses lèvres contre les miennes, son corps chaud au contact du mien me semblaient importants…
Enfin…
Edward d'abord immobile contre moi se mit à mouvoir sa bouche contre la mienne, la testant, la parcourant, la mordillant et l'aspirant… C'est alors que ma conscience reprit surface… Une part de moi désirait la suite mais une autre part était toujours sur la réserve. Où cela allait-il me mener ?
Comment en étais-je arrivée là ?
Avec de belles paroles et les mots adéquats, Edward venait de retourner la situation à son avantage… Et si cela n'était qu'un leurre ? Qu'une façon d'arriver à ses fins et qu'il détruise le peu de lucidité et de raison qu'il me restait ?
Une part de moi voulait croire à un possible changement de sa part mais si cela n'était que le fruit de mon imagination ?
La part la plus raisonnable de mon être tentait de reprendre possession intégrale de mon corps… Il fallait que je me sorte de là mais comment ? Edward ne s'était toujours pas rendu compte que je n'étais plus avec lui, que je m'étais statufiée. Il continuait de m'embrasser, me faisant partager sa passion mais pouvais-je continuer ? Non… oui… Je ne savais plus !
Sa langue vint bientôt taquiner mes lèvres, les écartant pour accéder à ma bouche qui restait interdite. Les mains d'Edward ne restèrent pas inactives et se mirent à me presser un peu plus contre Lui alors que j'étais toujours aussi inerte et réticente alors que ma peur reprenait un peu plus le dessus à chaque seconde …
Mes mains jusque là autour du cou de cet homme se déplacèrent contre son torse. Edward crut à une invitation car son corps se pressa un peu plus contre le mien alors que son souffle jusqu'alors retenu s'exhala contre mon visage, son odeur m'entourant et m'hypnotisant toujours un peu plus… Je me mis à presser avec force mes paumes contre sa poitrine, le forçant à reculer et à ne plus me toucher mais il était bien plus fort que moi et je me trouvais toujours dans ses bras bien que ma peur revenait avec plus de force dans mes entrailles…
Moi qui avais ressenti de la joie en retrouvant Edward, une part de moi se mit à regretter d'être entrée dans cette chambre. Pourquoi avais-je été aussi bête ? Pourquoi m'étais-je jetée ainsi dans ses bras ? Où cela allait bien me mener ? A ma perdition assurément.
Ou à l'extase, qui sait ? Sois pas si défaitiste…
Okay, je ne pouvais même plus faire confiance à ma conscience. Elle se rangeait également du côté de mon corps et de mon cœur. A moins que ça ne soit le petit démon qui m'habitait.
Mes yeux s'ouvrirent à ces pensées et je me mis à tenter de chercher une échappatoire à tout cela. Bientôt les larmes commencèrent à envahir mes prunelles, à les obstruer alors que je réalisais toujours un peu plus l'évidence… Par ma faute, j'allais perdre tout ce qui me restait…
Je ne sus pas ce qu'il se produisit mais Edward se recula. Etaient-ce mes larmes qu'il avait senti ou bien était-ce mon corps raidi ? Ou tout simplement parce qu'il manquait d'air ? Dans tous les cas, peu importait la cause, je ressentis une vague de soulagement l'envahir mais mon désir pour Lui…
Ses prunelles noircies s'ouvrirent et je ne savais quelles émotions les traversaient mais elles étaient si intenses, si désarmantes. Je me sentis de nouveau aspirée par elles et mon souffle jusqu'alors bloqué dans ma poitrine sortit avec force alors que de violents sanglots le hachurèrent… Je ne savais ce que je ressentis alors avec le plus de puissance, de l'effroi de le savoir spectateur de mes larmes ou bien de l'apaisement pour me laisser aller à mon chagrin.
Je sentis le corps d'Edward se tendre à l'instar du mien alors que ses mains se crispèrent sur mes reins. Son visage était indéchiffrable tandis que son regard si perturbant me dévisageait toujours… Je ne pouvais en supporter d'avantage et je détournais le regard alors que mes larmes et mes sanglots tentaient de sortir de mon corps.
-Isabella…
Sa voix n'était plus que murmure et je ne sus trouver quelle émotion le traversait car je ne le connaissais pas et son ton était si troublant, si empli de sentiments, qu'il n'en devenait que bien trop humain…
Une de ses mains quitta sa place sur mes reins pour se loger sur mon menton, son pouce balayant mes larmes. Mon cœur se serrait dans ma poitrine alors qu'il faisait preuve encore une fois de douceur et cela me perturba de nouveau. Je pouvais sentir la chaleur de son regard et je ne savais quelle part de moi fut la plus forte entre celle qui désirait toujours plus de Lui, ou celle qui me disait de rester distante… Je ne pouvais lui résister, je sentais cette évidence grandir toujours un peu plus en mon sein. Je savais que je le désirais et peut-être même davantage et c'était cela qui m'effrayait en partie, en plus de savoir qu'Edward était inconstant dans ses humeurs. Mes yeux, tout comme mon corps, étaient hypnotisés par Lui et se rouvrirent.
Ses prunelles me fixaient encore, essayant de voir quel sentiment m'habitait alors que j'en faisais pareil de mon côté. Je ne comprenais pas quelle était l'émotion qui m'avait poussée à l'embrasser et à lui donner mon accord pendant un bref instant… Elle était si intense, si troublante. J'avais cru un instant que mon cœur s'était envolé, à l'instar de mon âme. Ma raison s'était tue, c'était comme si elle avait donné son accord à mon corps…
-Isabella…
Edward me paraissait si lointain pendant que je tentais de combattre toutes les incohérences qui faisaient rage en moi. C'était impossible que ma raison comme mon corps et mon cœur ne me lâche pour Lui ! Je pouvais toujours lutter contre Lui, n'est-ce pas ? Rien n'était encore perdu pas vrai ?
Laisse-toi aller avec Lui. Donne-lui une chance, une seule chance…
Il me fallait sortir de cette impasse, trouver en moi la force nécessaire pour que je me libère de son emprise malsaine, que je sorte de cette étreinte qui annihilait toutes mes résistances et mes pensées cohérentes… Ma conscience tentait de se faire entendre mais je ne pouvais la laisser faire. Je sentis une de ses mains remonter de nouveau le long de mon corps et empaumer mon visage, il ne fallait pas que je le laisse faire… Il me faillait partir de là, fuir… Si ce n'était pas physiquement, au moins psychiquement pour que quoiqu'il me fasse, il n'ait qu'une poupée en chiffon entre ses mains… Mais étais-je assez forte ?
Alors que son pouce caressait mes joues, essuyant de nouveau mes larmes sur son passage, je me sentais me perdre toujours un peu plus face à mes questions. Sa douceur me perturbait mais il fallait que je tente de tenir bon… Sa main saisît mon menton mais Edward ne fit aucun mouvement pour que je me calme, il ne prononçait aucun ordre, aucune parole… Il était si doux et une part de moi était perturbée de faire face à cet aspect que l'on ne pouvait pas détester…
- Isabella…
Sa voix était si suppliante, si chargée d'émotions et si … brisée. Je me sentais tellement honteuse de ce que je produisais chez cet homme mais je ne pouvais pas lui obéir. Et si cela n'était qu'une feinte ? Et si ce n'était qu'un piège ?
Ses mains étaient toujours sur mon corps et tentaient d'apaiser ma frayeur encore présente alors que j'étais figée contre Lui. Je sentais la chaleur de son regard sur ma peau et ce simple fait déclencha de nouveaux frissons sur mon épiderme alors que de nouvelles flammes léchaient mon corps et envahissaient mon cœur. Je tentai de rester immobile contre Lui, de ne pas me sentir touchée par cet être contre moi. Pourtant, de nouvelles vagues d'émotions inconnues essayaient de faire fis de tout cela et de lui faire confiance…
Euh, ça ne pouvait pas être ça…
Ca ne pouvait pas être une question de confiance ? Il s'agissait d'Edward et me laisser aller avec Lui revenait à m'autodétruire. Tout mon être s'opposa à cette pensée. La chaleur qui me possédait, qui s'intensifiait à chaque geste, à chaque contact avec Lui était ma perdition. Elle était à elle seule le témoin que tout cela ne serait pas du suicide si je me laissais aller avec Lui. Seules mes réflexions m'empêchaient vraiment de succomber à ce monstre et il me fallait continuer sur cette voie…
Alors pourquoi ce froid dans mon cœur qui était jusqu'alors si vivant ?
- Cesse de pleurer, Isabella… Seuls tes yeux me montrent l'étendue de tes pensées, de tes combats, de tes sentiments. Ils sont le reflet de ton âme, ne me coupe pas d'eux, je t'en prie cesse de pleurer…
Je ne savais pas pourquoi ma peau se couvrit de nouveau de frissons et pourquoi mon cœur se mit à battre un peu plus vite et plus fort à ses paroles. Je ne comprenais pas pourquoi tant de vives émotions m'emplissaient, ni pourquoi mon souffle s'était coupé. Ni même pourquoi lorsque je dus de nouveau reprendre mon souffle, ma poitrine se gonfla comme jamais…
Je sentais toujours son regard bruler ma peau pendant qu'il me fixait. Mes yeux étaient aveuglés par les larmes. Ses mains continuaient leurs caresses alors que mon corps se mettait à ramollir contre Lui, et que mon cœur battait toujours un peu plus fort et vite à chaque seconde passée dans ses bras. Mes pensées étaient toujours tournées vers une possible fuite, vers une lutte éventuelle mais le pouvais-je ? Le voulais-je ? Rien n'était moins sûr…
-Isabella, je t'en prie…
Mon cœur se serrait alors que sa voix était toujours plus faible et brisée. Je ne pouvais lutter plus longtemps et mes sanglots cessèrent et je pus de nouveau lever mon regard sur Lui. Edward. Il était si beau et pourtant si insaisissable, si lunatique, si froid par moment alors qu'à d'autres, il était si désarmant et tendre… Ses yeux s'étaient éclaircis. Leur vert était si intense et je crus même percevoir de l'inquiétude puis du soulagement passer brièvement dans ce jade si pur.
-Ne me cache plus de tes yeux, Isabella. Ne me rejette plus mon ange… Murmura-t-il contre mon oreille alors qu'il plongea son visage dans mes cheveux.
Sa voix était toujours brisée et rauque, c'était comme si Edward ressentait, était empli d'émotions qui étaient bien trop puissantes pour Lui. Etait-ce seulement possible ? Je veux dire, cet homme était si monstrueux depuis que je le connaissais, était-ce possible qu'il puisse ressentir des sentiments ou bien était-ce seulement mon imagination qui se jouait de moi ?
Ses mains avaient repris leur place dans mon dos et continuaient à caresser mes reins. La chaleur qui n'avait jamais quitté mon corps emplit toujours un peu plus mon être et je me retrouvais de nouveau brulante et enflammée par cet homme. Mes réflexions tentaient de reprendre le dessus, mon être et mon cœur avaient cessé de lutter contre Edward depuis longtemps et essayaient de museler à nouveau ma raison.
Je crus entendre soupirer et gémir Edward contre moi mais ce ne pouvait-être cela. Une part de moi continuait à rejeter tout espoir concernant de possibles sentiments dont cet homme pouvait être animé. Notre étreinte se fit plus puissante alors que je commençais à me détendre contre Lui, à l'instar de son corps contre le mien.
-Laisse-toi aller contre moi Isabella. Cette nuit est pour toi et je veux seulement que tu ressentes. Je ne te ferai jamais de mal…
Mon corps qui commençait à suivre ses paroles et à s'apaiser se retendit aussitôt sur ses derniers mots. Je ne pouvais croire en cela, le simple souvenir de ses punitions me revenait à l'esprit. Ma raison tentait de reprendre possession de mon être mais elle était bien trop faible dans cette bataille contre Edward.
-Mes paroles sont maladroites, désolé. S'il te plait, laisse toi faire cette nuit. Je ne veux et ne voudrais que ton plaisir, rien d'autre… Je t'en prie Isabella. Me dit-il en croisant de nouveau mon regard alors qu'il se reculait.
Je ne pouvais en croire mes oreilles, c'était la seconde fois qu'Edward se disait désolé mais alors que la première concernait sa sortie après que je lui eus annoncé mon inexpérience côté sexe, la seconde était toute autre… Etait-il désolé seulement pour ses paroles « maladroites » ? Ou bien était-il désolé pour son comportement passé ?
Je me mis à chercher un quelconque signe de mensonge dans son regard, une émotion ou autre mais la lueur dans ses yeux m'était inconnue et pourtant ses prunelles étaient si intenses et vivantes. Elles étaient pleines de sentiments ou bien était-ce mon esprit qui déguisait ce que je croyais être de la passion ?
-Parle-moi Isabella. Je veux connaitre tes pensées…
Sa voix était douce. Ses iris me captivaient alors que ses mains continuaient toujours leur caresse sur la peau sensible de mes reins. La chaleur en moi ne cessait de s'amplifier et je me sentais me perdre toujours un peu plus contre Lui…
Ses yeux me fixaient toujours et je pouvais voir tant d'émotions comme de l'appréhension, de l'envie… A moins que ça ne soit moi qui me fasse des idées… Je me mis à soupirer, pouvais-je lui dire tout ce que j'avais sur le cœur, au fond de moi ? N'allait-il pas mal le prendre ? Il me demandait mon avis, c'était ma chance, non ? Je pris une grande inspiration pour me donner le courage nécessaire et je me lâchai…
-Je ne sais pas si je pourrais me laisser aller avec toi… Commençai-je.
Je pouvais voir comme une lueur de souffrance passer dans son regard mais elle fut bien vite oubliée car la colère prenait à son tour possession de ses yeux alors que son corps se tendait contre moi. Mon corps en fit de même alors que j'attendais les conséquences de mes paroles mais rien ne vint. Mes yeux qui s'étaient fermés par appréhension s'ouvrirent. Edward me fixait toujours, une multitude d'émotions passant dans ses iris…
-Continue Isabella, je veux connaitre la moindre de tes pensées…
Je pris de nouveau une grande inspiration et toujours le regard ancré dans les sien, je poursuivis :
-J'ai peur de ce que je pourrais ressentir, vivre avec toi. Je ne sais pas si je resterais celle que je suis au fond de moi. Je suis tellement terrorisée par toi – rien que de te faire part de tout cela m'angoisse - et pourtant je voudrais te croire…
Edward me fixait toujours et je pouvais sentir sa poitrine se soulever difficilement alors que mes paroles commençaient à faire leur chemin dans son esprit. Je voyais bien des éclairs de rage par moment mais sinon son regard était tantôt vide, tantôt animé de vives émotions comme de la peine, mais je devais devenir folle de me faire de telles idées…
-Je comprends tout à fait… Dit-il dans un souffle.
L'Edward que j'avais en face de moi était si compréhensif, il n'était pas celui que j'avais connu jusque là et cela me perturbait. Je me demandais combien de facettes, de personnalités se cachaient sous ce beau visage. Qu'était-il arrivé lors de cette mission pour qu'il change du tout au tout ? Il semblait qu'il n'ait pas vu mon dilemme car il poursuivit dans un souffle :
-Je n'ai pas été tendre les premiers jours avec toi. Je pourrais regretter mon comportement mais je ne le souhaitais pas… Je pourrais m'expliquer mais c'est trop tôt, je ne le voulais pas… Pas pour le moment dans tous les cas… Laisse moi du temps pour qu'un jour peut-être je m'ouvre à toi…
Sa voix était si faible en prononçant ses mots, comme s'il voulait les garder pour lui-même. Je voyais bien dans ses yeux qu'il croyait en ses paroles, la rage était toujours présente mais elle n'était rien comparée aux autres émotions qui l'animaient. Son corps était toujours tendu contre moi et je me demandais si c'était encore de frustration ou bien si c'était parce qu'il avait peur de ce que je pourrais faire maintenant. Mon Dieu, que c'était risible ! Une vague d'espoir avait déferlé en mon être mais si je me mettais à ressentir cela, ce serait pire que tout. Je devais vivre dans mes rêves, il ne pouvait en être autrement. Je me mis à rire de moi face à ma naïveté.
-Pourquoi ris-tu Isabella ? Me demanda Edward d'un ton grave alors que je voyais ses yeux s'obscurcir d'irritation.
Je sentais ses mains se crisper un peu plus sur mes reins mais je ne pouvais m'empêcher de rire. Il allait très certainement me prendre pour une folle. Pourtant je sentais encore son regard sur moi et alors que j'attendais qu'il m'ordonne de me calmer ou même une gifle de sa part, rien de tout cela ne se produisit. C'était comme s'il attendait que je me calme. Cette facette si attentive et presqu'humaine de Lui me perturbait au-delà des mots et je me demandais s'il était vraiment ainsi ou si c'était juste pour m'amadouer. Car il était très certain que si c'était là sa véritable personnalité et non pas celle que j'avais côtoyé dès le début alors il se pourrait bien que je baisse ma garde avec Edward. Cette simple pensée d'ailleurs fit enfler mon être d'espoir mais aussi de peur.
Je savais qu'il n'était pas de nature patiente mais il ne fit pourtant rien pour me presser de répondre à son interrogation et attendit que je reprenne mes esprits alors que je riais toujours… Quand enfin je me tus, je croisais de nouveau ses iris qui me fixaient avec attention, attendant peut-être une nouvelle vague de rire. Mais il n'en fut rien.
-Désolée. Soufflai-je.
-Ne sois pas désolée. Dis-moi plutôt pourquoi as-tu ri ? C'était très perturbant, tu sais. Dit-il alors qu'une de ses mains glissait dans ses cheveux.
-Je ne sais pas comment tu vas réagir si je te dis tout ce qui se passe dans ma tête…
Mes yeux se baissèrent sur mes pieds. Ce soir était si loin de tout ce que j'avais vécu avec Lui. J'arrivais à lui parler et même à confier ce qui me pesait sur le cœur depuis quelques jours, voire même depuis le début de mon séjour ici. Je n'osais pourtant pas lui demander pourquoi il m'avait choisie. J'avais en quelque sorte peur de faire face à la réalité de mon enlèvement. Carlisle ne m'avait donné aucune explication et au fond de moi, j'espérais connaître la raison de tout ceci. Ne pouvait-il pas choisir une femme de sa connaissance ou des environs ? Avec son physique, il n'aurait pourtant eu aucune difficulté, non ? Comment en arriver à de tels extrêmes ?
Ses doigts glissèrent une nouvelle fois sous mon menton pour que je le regarde.
-Dis-moi Isabella. Ce soir, comme tous les soirs qui suivront, je veux que tu me dises tout ce que tu as sur le cœur. Je veux te connaitre. Je veux que tu aies confiance en moi…
Ses mots étaient tellement ceux que j'avais espérés et voulus depuis le début. Pourquoi maintenant ? Pourquoi avait-il fallu que ce soit après que je me sois faite à l'idée d'une existence sans amour et sans espoir ? Pourquoi ? Je ne saurais vous dire tout ce que je ressentais. J'étais perdue et pourtant je voulais que tout cela soit vrai…
-Je me sens perdue. Tu n'as jamais voulu me connaitre jusqu'ici… D'ailleurs si je me souviens bien de tes mots lors de mon arrivée : « Une femme, ma femme en l'occurrence, ne devra jamais parler sans mon accord. Elle ne décidera de rien dans sa vie. Elle n'aura pas de vie à part celle que je lui donnerai, elle n'aura plus aucun souvenir de sa vie antérieure. Elle ne s'occupera que de ma personne et ne s'opposera jamais à une de mes décisions. Elle veillera bien évidemment à mon bien-être et comblera mes besoins.». Ce sont bien les mots que tu as employé… Je ne comprends pas pourquoi tu voudrais me connaître alors que tu as été si clair à mon premier soir ici.
Edward me regardait toujours et je pouvais voir qu'il souffrait de mes dires et pourtant je ne faisais que lui montrer combien il avait été inhumain à mon arrivée et combien il avait été dur. Il n'avait jamais voulu me connaitre alors pourquoi maintenant ?
Il se reculait, ses mains quittaient mon corps. Edward me fixait toujours mais il était distant. Est-ce que je venais de tout gâcher ? Ses doigts remontèrent et passèrent à plusieurs reprises dans ses cheveux alors qu'il s'éloignait de nouveau de moi et se détournait, s'éloignant vers la grande baie vitrée. J'attendais une réaction de sa part. Plus les secondes passaient et plus je sentais la distance naitre entre nous… Je ne sus combien de temps au juste il se passa avant qu'il ne souffle.
-J'ai fait beaucoup d'erreurs avec toi et je les regrette. Il est peut-être même trop tard pour que je me rattrape avec toi… Rien que cette idée me tue d'ailleurs. Dit-il alors qu'un rire cynique éclata sur les derniers mots.
Il était toujours face à la porte vitrée mais son attitude avait perdu de sa superbe. Il avait les épaules basses bien que la tension qui les animait était toujours là. Son regard était perdu au loin et je ne pouvais plus y discerner ses émotions. Cette soirée qui avait commencé sous le signe du désir avait fait un brusque tournant de 90 degrés…
-J'en viens même à regretter mon éducation… Jusque là j'avais toujours pris pour argent comptant ce que l'on m'avait dit mais depuis ton arrivée, je me mets à douter de tout cela. Je ne peux pas te raconter mon histoire maintenant Isabella, ce serait trop prématuré et je ne le veux pas. J'ai bien trop peur de comment tu pourrais réagir. N'est-il pas risible que j'aie peur ainsi de toi et de tes réactions ?
Une de ses mains s'enfonça dans ses cheveux alors que je l'entendis souffler. Prise d'une volonté jusqu'alors inconnue, je m'avançais vers Lui…
-Je ressens des choses auprès de toi que je n'avais plus ressenti depuis longtemps et rien que ça, ça me fait flipper. Te dire que je me sens perdu et désarmé auprès de toi est un euphémisme et je n'aime vraiment pas cela. Je déteste ce que tu me fais Isabella et pourtant j'en redemande.
Il se retourna et me refit face. Nous n'étions éloignés que de quelques pas pourtant je ne pouvais plus avancer. Son regard me figeait…
-Je dois être vraiment masochiste pour continuer sur cette voie et pourtant je ne peux me résoudre à m'éloigner de toi. Encore une idée qui me tue. Putain, qu'est-ce que je déteste cette situation et ces sentiments !
Il se détourna à nouveau de moi. Son regard se perdait au loin et je n'aimais vraiment pas cela. S'il se sentait perdu, que dirait-il s'il ressentait ce que je vivais depuis ma rencontre avec Lui ? J'étais également perdue et je ne comprenais pas ce que j'éprouvais. Je n'aimais pas être ainsi et savoir que tout m'échappait, je haïssais cela et pourtant je devais m'y faire. Je m'approchais de nouveau de Lui en le voyant toujours un peu plus abattu… Bientôt, j'étais si près de Lui que je sentais sa chaleur m'envelopper.
Sans que je ne m'en rende compte une de mes mains se posa dans le creux de ses reins, remontant dans son dos et lui prodiguant des caresses pour l'apaiser. Je n'en revenais pas que j'en arrive à consoler mon bourreau et pourtant je m'en fichais…
-Tu ne devrais pas me consoler Isabella. Au contraire, avec tout ce que je t'ai fait vivre depuis que tu es là, tu devrais me fustiger pour tout ce que je t'ai dit et fait. Tu devrais même te sentir victorieuse… Finit-il dans un murmure.
Me sentais-je victorieuse de le voir ainsi ? Certes, non…
-Je ne suis pas une personne qui se sent heureuse du malheur des autres… Soufflai-je.
-Et pourtant tu devrais… Je préfèrerais même. Tu es si douce… Tu es même parfaite. Je me demande même si tu ne serais pas un ange tombé du ciel. Tu es bien trop parfaite…
Je ne savais pas quelle image il avait de moi mais elle était faussée, je n'étais pas comme cela. J'étais humaine et je faisais des erreurs comme tout un chacun…
-Je suis loin d'être telle que tu me décris et telle que tu me voies. Dis-je tout bas.
-Et pourtant depuis que je te connais, je n'ai vu aucun défaut…
Je ne savais pourquoi mais cette vision qu'il avait de moi ne me plaisait pas. Avait-il oublié les trop nombreuses punitions qu'il m'avait infligées ? Il avait vraiment la mémoire courte, il ne pouvait être autrement… Et ma colère n'en fut que plus amplifiée.
-Tu oublies les raisons de pourquoi tu m'as punie plusieurs fois. Déclarai-je avec rancœur et colère.
Ses yeux se détournèrent de l'horizon et je pus sentir son regard sur moi à travers le reflet de la baie vitrée.
-Dans la majorité des cas, je cherchais un prétexte pour asseoir mon autorité. Tout cela me semble si lointain et tellement risible. Regarde où j'en suis maintenant. Je suis rempli de remords car peut-être que tout est trop tard entre nous. Je riais avant de tous les hommes que je voyais au pied des femmes mais maintenant, j'en viens à les envier. Quand je te vois, je voudrais vraiment être bon pour toi…
Ses yeux se reperdirent dans le lointain et mon cœur se serra de la sensation de vide que je ressentis quand il se détourna de nouveau de moi. Mes émotions étaient toujours aussi incompréhensibles. Cette soirée m'avait fait vivre une ribambelle de sensations : j'étais passée du désir à la peur, de l'inquiétude à la tristesse, de la sensation de perte totale à l'espoir pour finir par être furieuse, puis touchée par son discours et son attitude… Je me sentais à fleur de peau et je n'aimais pas cela. J'étais à deux doigts de craquer de nouveau…
-Tu sais, si je pouvais tout recommencer, je le ferais. J'espère juste qu'un jour tu puisses me pardonner…
Le pouvais-je vraiment ? Aurais-je la volonté nécessaire pour faire table rase et avancer avec Lui ? Seul l'avenir pourrait nous le dire.
-On peut toujours tenter d'oublier tout cela… Murmurai-je comme pour moi-même.
Je ressentais une vague d'espoir concernant un avenir avec Lui. Mais pouvais-je nourrir de telles attentes alors qu'il était si inconstant ? Quand tout pouvait si facilement basculer ? Nous ne nous connaissions même pas ! Je trouvais tout cela prématuré. Avant de ressentir tout cela, encore fallait-il nous donner du temps…
-On peut toujours faire connaissance et voir où tout cela peut nous mener… Peut-être vers l'oubli et le pardon. Soufflai-je tout bas.
Je ne savais ce qu'il m'arrivait. Il suffisait qu'Edward ressente un tant soit peu de culpabilité que j'en arrivais à lui proposer de faire connaissance avec moi. Je ne savais même pas si je voulais le connaitre. Pourtant rien qu'à cette pensée, mon cœur se serra avec force dans ma poitrine.
Je pouvais sentir à nouveau son regard sur moi et rien que cette sensation fit rater un battement à mon cœur, qui se remit à battre de manière folle. Je relevais mon regard sur le sien qui me dévisageait à travers le reflet de la vitre. Je me perdis dans ses yeux intenses et si insondables pourtant. Je ne savais combien de temps nous restâmes ainsi mais je ressentais de nouveau la chaleur de mon désir envahir chaque pore de ma peau… J'en venais même à vouloir qu'il me fasse face et que nous oublions tout dans un baiser que seul Lui pouvait me donner bien qu'une part de moi veuille poursuivre notre discussion…
-Isabella, cesse de me regarder ainsi s'il te plait. Dit-Edward d'une voix tendue et rauque comme s'il avait deviné mes pensées.
Je me mis à rougir en baissant le regard. Il fallait que je cesse d'avoir une telle envie de Lui alors qu'un revirement inattendu se produisait entre nous. Je ne savais pas où tout cela nous mènerait, ni même si je le souhaitais. Je secouai la tête pour chasser un temps soit peu mon désir mais mon corps continuait à s'enflammer, mon plaisir grandissant toujours. Je le sentis plus que je ne le vis se retourner.
Ses yeux me fixaient, je pouvais percevoir leur chaleur. Ses mains se logèrent bientôt sur mon corps, longeant mon dos pour terminer leur course sur mes reins déjà brulants pour lui. Mon cœur s'emballa de cette caresse, je me sentais m'enflammer un peu plus à chaque instant. Une de ses mains quitta sa place pour se loger sous mon menton pour quémander l'accès à mes yeux. Ses iris étaient lumineux bien qu'ils ne se soient assombris...
-J'aime que tu portes ce regard sur moi, Isabella. Je l'aime vraiment beaucoup, peut-être même trop. Je n'ai cependant pas envie de t'effrayer en devenant incontrôlable et animal tant j'ai envie de toi. Tu me rends complètement fou… Souffla-t-il d'une voix rauque, lourde de ce que j'avais identifié comme du désir.
S'il m'avait dit cela pour me calmer, il avait échoué car je me sentais me consumer…
-Isabella… grogna-t-il d'une voix si rauque et brisée que je sentis mon désir tordre mon ventre.
Pourquoi sa voix était si séduisante ? Pourquoi fallait-il qu'il soit une telle tentation ? Et pourquoi fallait-il qu'en un rien de temps, je gâche tout ?
Gâche tout, gâche tout… Tu ne crois pas que tu y vas un peu fort. Tu es une femme avec des besoins et ton corps crie pour Edward alors cesse de réfléchir et agis…
Je ne savais pas si ma conscience avait raison. Cette soirée était si pleine de surprises. Nous en étions à avoir une conversation entre nous et c'était si perturbant. L'espoir avait déjà tenté de me posséder, ma raison pourtant me criait de faire attention. J'avais peur de laisser plus que mon corps dans l'affaire et si tout ne se passait pas comme je le désirais, je le rêvais, je savais que je serais perdue et mon cœur brisé. Sans que je ne m'en rende compte, je sentis des mots quitter ma gorge :
-Cesse alors de m'appeler ainsi, ta voix est un appel à elle seule… Dit une voix rauque, que je n'identifiais comme étant la mienne que pour avoir senti mes lèvres bouger.
Je le sentis se tendre contre moi mais bien vite, je le vis rire. Jamais je ne l'avais entendu rire ainsi. Ce n'était pas de manière froide ou cynique. C'était un vrai rire, comme s'il était amusé. Je ne savais pas quelle émotion était la plus vive : le fait que je sois vexée qu'il se rit de moi, ou bien la joie de le voir ainsi, presqu'heureux si je puis dire…
-Ma voix est un appel… Intéressant. Je vais retenir cette information à l' avenir…Dit-il toujours avec la sourire
Pourquoi sa dernière phrase me fit frissonner de plaisir ? Je ressentais toujours ce conflit en moi, les deux parts de moi qui se chamaillaient pour prendre le contrôle de mon corps. L'une d'elle voulait continuer ce flirt avec Edward et se perdre dans ses bras, alors que l'autre me priait de rester sur mes gardes. Je ne savais plus que choisir. N'était-ce pas trop rapide ? Pouvais-je lui faire confiance ? Pouvais-je seulement me faire confiance…
-Hey, je te vois encore te perdre dans tes pensées… Ne t'éloigne pas de moi, je te veux avec moi… Dit Edward avec une voix douce.
Ses mains encerclaient toujours mon visage, ses pouces caressaient la peau de mes joues avec une telle douceur que mon désir, jusqu'alors oublié, revenait sur le devant de la scène.
-Dis-moi ce qui te préoccupe, Isabella…
C'était si étrange qu'il veuille que je parle, que je lui dise tout ce à quoi je pensais… Mes yeux étaient toujours plongés dans les siens et je tentais d'y percevoir une lueur ou peut-être un signe me disant que ce soir n'était qu'un rêve et que tout espoir serait vain. Mais rien. Ses iris étaient attentives et si lumineuses. Je pouvais même y déceler des traces d'inquiétude et de tendresse à moins que ça ne soit mon imagination qui se joue de moi.
-Isabella…
-J'ai toujours l'impression que ce n'est qu'un rêve et que je vais me réveiller… J'aimerais te croire vraiment, je te désire et c'est vraiment dur de ne pas laisser aller mais je ne sais pas…
-Je vois… Je comprends tout à fait que tu te méfies Isabella. On va aller à ton rythme et j'espère qu'un jour, tu te laisseras aller avec moi…
Ses irisbrulaient de désir alors qu'un sourire que j'identifiais comme amusé illuminait son visage. Je ne saurais vous dire quelle part de moi dominait. Celle qui me conseillait de me méfier levait les yeux au ciel alors que celle qui le désirait faisait la danse du feu et chantait « We are the Champions » de Queen. Ses dernières paroles venaient en quelque sorte d'apaiser mon inquiétude mais j'étais toujours en plein dilemme et je me sentais perdue…
-J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas Isabella ?
-Hum, désolée… Dis-je tout bas.
-Ne sois pas désolée. Raconte moi plutôt, dis-moi tout ce qui te perturbe et ensuite, on verra ce que l'on peut faire pour repartir sur de bonnes bases. Me répondit-il toujours avec cette voix chargée d'attention et de douceur.
C'était toujours aussi étrange et perturbant de me retrouver devant cet Edward. J'avais tellement pris l'habitude de l'Edward sombre et si facilement détestable voire haïssable que ce soir, je me sentais d'autant plus perdue que cette nouvelle facette de Lui me surprenait. Ses yeux étaient dans les miens et je ne trouvais toujours pas de signe me montrant que tout cela n'était qu'illusion… Ma conscience à l'instar de mon cœur m'encourageait à tout lui dire pour qu'il y ait un possible nous car tous les non-dits allaient nous empêcher d'avancer… Je pris une grande inspiration tout en tentant de calmer mes craintes et de me donner du courage.
-Je ne sais pas comment prendre tes paroles. Si tu regrettes si facilement tes paroles à mon arrivée, qui me dit que tu ne vas pas regretter le fait de me connaitre ? J'ai peur de ce que je ressens et de ce que tu me fais vivre depuis mon arrivée…
Edward ouvrit la bouche pour parler mais je lui fis signe de me laisser finir…
-Je ressens des choses que je n'avais jamais connues de toute ma vie. Depuis le premier jour, j'essaie de dompter mon désir car tout cela ne devrait pas être. Car oui, chacun de tes regards, chacune de tes paroles me font m'enflammer et ce fut bien pire quand nous nous sommes embrassés et que nous avons failli…
Je ne savais pas de quel mot je pouvais qualifier la nuit où j'avais failli perdre ma virginité et ma raison de surcroit. Edward me fixait toujours et je voyais ses iris pleines d'émotions que je ne pouvais pas identifier… Peut-être de la souffrance ? Je préférai ne pas faire face à tout cela et détournai mon regard de Lui.
-J'ai eu peur d'ailleurs à mon réveil que tu m'aies pris la dernière chose qui me restait, à savoir ma virginité. J'ai cru perdre la tête et tu as bien vu où cela m'a mené. Dès le premier jour, tu ne m'as pas mise à l'aise, tu m'as même terrifiée et ce dès que tu m'as montré quelle genre de femme tu attendais. Ce fut bien pire quand tu m'as punie pour mes retards et qu'ensuite tu m'as ignorée… Je t'ai tellement détesté et haï pour ce que tu étais : celui qui avait ordonné mon enlèvement. Tu m'as pris bien plus que tu ne le penses : tu m'as pris ma liberté, je suis loin de ma famille qui me manque atrocement, j'ai l'impression d'étouffer, de ne plus être moi… Finis-je dans un sanglot des larmes coulant sur mes joues.
Je me détournai complètement de Lui, me sentant envahie par mon chagrin. J'avais en vain essayé d'oublier mon passé et tout ce que je pouvais ressentir concernant mon enlèvement. J'avais d'ailleurs peur qu'Edward me punisse d'avoir parlé de tout cela, qu'il ne veuille plus me connaitre et qu'il continue ce qu'il avait toujours fait depuis mon arrivée, à savoir me terroriser et me faire le désirer… Il fallait m'éloigner de Lui pour que toutes mes angoisses concernant la possible fin de soirée ne se produisent pas et pour que je ne voie pas les rêves que j'avais cru apercevoir plus tôt s'envoler.
Je ne pouvais retenir les larmes et les sanglots qui continuaient d'affluer.
-Et avec tout cela, il faut en plus que pour des raisons inconnues, je sois trahie par mon corps. C'est bien trop pour moi. Dis-je tout bas, confessant ma faiblesse et m'éloignant de Lui.
Je ne pus m'éloigner d'avantage de Lui car je sentis une de ses mains emprisonner mon poignet et me forcer ainsi de m'arrêter. J'étais toujours aveuglée par mes larmes et je sentais ma peur renaître peu à peu dans mon être. Quand Edward me donna l'impulsion nécessaire pour que je lui fasse de nouveau face, je ressentis un léger pincement au cœur –je ne savais pas de quelle nature il était –mais cela effaça un peu de mon angoisse. Son autre main se logea sous mon menton pendant que son pouce balayait mes larmes.
-Te dire que je suis désolé et que je ressens de la culpabilité pour ce que je t'ai fait ne servira à rien bien que cela soit réel et je sais que c'est peut-être trop tard mais s'il te plait Isabella, ne pleure plus…
Sa main continuait à balayer mes larmes qui s'étaient quelque peu calmées à ses mots. Pouvais-je croire ses mots si facilement? Se sentir désolé et coupable était bien trop facile et pourtant je ne pouvais me détourner de Lui, il se montrait si humain et si vulnérable…
-Tu dis que nous pouvons nous connaitre et voir où cela peut nous mener mais sache que je ferais tout pour que ça marche entre nous. Je veux un nous, Isabella. Dit Edward en appuyant bien sur sa dernière phrase.
Je désirai au fond de moi la même chose, je voulais lui donner une chance mais j'avais peur de ce qui pouvait en résulter. Et si tout cela finissait mal et qu'il soit trop tard pour que je m'en sorte indemne autant du côté de ma raison, que du côté de mon cœur…
Tu sais, avec des « si » on refait le monde mais on n'avance jamais… Et puis, il faut oublier ses peurs si tu veux un jour connaitre l'amour
Une part de moi voulait écouter ma conscience et lui faire entièrement confiance mais l'autre part de moi – la trouillarde – n'était pas du même avis. Je ne savais pas à qui me fier et cela me perturbait d'autant plus. Mon cœur me criait de lui donner une chance alors que ma raison ne semblait plus certaine de son choix de rester loin de Lui. Ses mots m'avaient touchées et avaient ébranlé les fondements de mon bon sens. Ses mains étaient toujours sur ma peau et je me sentais fondre à ce contact et ce, malgré mon dilemme. Mes larmes se tarissaient sur mes joues et alors que je reprenais mon souffle, je me sentis de nouveau dériver en humant son odeur. Pouvais-je lui donner une chance ? Oui. Le voulais-je ? A l'écoute de mes battements de cœur, je sus que les jeux étaient faits…
Je levais mon regard dans celui d'Edward et je crus défaillir sous son intensité. Une multitude d'émotions traversèrent ses yeux et je présumais que c'était peut-être de l'inquiétude, du soulagement et de la peur. Mon cœur rata un battement avant de repartir dans une nouvelle course effrénée, ma poitrine se gonfla avec force. Etais-je sure de mon choix ? Certes, non mais je ne voulais plus fuir…
-Je vais tenter de te croire… Commençai-je.
Je crus entendre Edward retenir son souffle. Un semblant de sourire apparut sur son visage, son regard se faisait cependant prudent. Ses mains avaient cessé de caresser mes joues et restaient en attente sur ma peau, qui était brulante de son contact.
-Et de te donner une chance…
Je sentis plus que je ne vis Edward fondre sur moi et m'entourer de ses bras, m'emprisonnant dans une étreinte qui fit palpiter mon cœur de joie et d'une force que je ne connaissais qu'à son contact. Une part de moi– minime – restait prudente et je ne pus me retenir de confier mes dernières craintes…
-Mais promets-moi de ne plus me blesser, je t'en supplie. Finis-je dans un murmure.
Ses bras me serrèrent un peu plus contre lui, je crus même le sentir respirer mes cheveux avec force…
-Je te le promets. Dit-il d'une voix douce et rauque.
Je ne savais pas s'il allait tenir sa promesse mais je ne pouvais m'empêcher d'espérer. On ne savait jamais de quoi l'avenir serait fait et je ne pouvais que croire en un lendemain heureux et nous donner une chance …
Edward avait toujours ses bras autour de moi, il renforça un peu plus son étreinte et je me retrouvai bientôt la joue contre sa poitrine au niveau de son cœur, qui battait comme le mien puissamment dans son torse. Je ne pus réprimer mon sourire à ce son… C'était étrange de voir combien cette soirée avait été riche en émotions et en surprises.
Sans que je ne puisse le retenir un bâillement m'échappa. Edward se mit à rire et entendre de nouveau cette mélodie, si joyeuse et si loin de ses rires cyniques ou cruels inonda mon cœur de joie.
-Il est temps que nous allions nous coucher. Allez viens… me souffla-t-il en s'éloignant de moi et en prenait la main pour nous dirigeait vers le lit.
Je ne savais pas si je pouvais dormir avec lui, ou si nous allions reprendre nos habitudes du tout début, moi couchée sur le tapis et lui sur le lit. J'allais m'éloigner de lui pour prendre ma couverture et mon oreiller mais Edward renforça son emprise sur ma main, nouant nos doigts ensemble.
-Tu ne dormiras plus jamais sur le tapis Isabella. Cette période est révolue et ce pour toujours…
L'espoir m'envahit encore davantage en l'entendant me dire cela. J'espérais vraiment qu'il tiendrait ses promesses, que tout se passerait bien entre nous et mes rêves d'amour reprirent bien vite leur place en mon cœur et dans ma tête…
Edward tenait toujours ma main et me fit approcher. Ses yeux étaient dans les miens et je sentis mon cœur battre un peu plus fort dans ma poitrine, rougissant sans raison devant lui. Un sourire débordant de tendresse illuminait son visage et je sentais mes jambes devenir cotonneuses devant tant de beauté.
-Est-ce que je peux te déshabiller, Isabella ?
Je crus m'étouffer avec ma salive. Je savais bien que j'aurais du me montrer plus prudente avant de lui donner une chance. Il avait fait cela juste pour que je finisse dans son lit… Je ne savais pas quelle émotion prédominait entre la colère et la tristesse mais je me sentis de nouveau dépassée par mes sentiments et je me braquais automatiquement. Edward dut se rendre compte de mon changement d'humeur puisqu'il se reprit rapidement :
-Euh… (Une de ses mains passa dans ses cheveux mal à l'aise.) Je me suis mal exprimé… (Ses yeux fuyaient mon regard avant de me fixer.) Enfin… si… (Il repassa sa main dans ses cheveux.) Mais ce n'est pas pour ce que tu crois… Je veux juste te mettre à l'aise pour passer la nuit avec moi.
La compréhension faisant sa place dans mon esprit, je sentis la tension qui avait envahi mon corps disparaitre, me mettant à trouver trop adorable le fait qu'il hésite. Edward me montrait un tout nouveau visage, à l'opposé de celui que je connaissais depuis notre rencontre, et je le trouvais presqu'attachant. Je lui fis un léger sourire et j'acquiesçai à sa demande. Le sourire qu'il me rendit était époustouflant.
Les mains d'Edward remontèrent sur mon corps, me prodiguant de simples effleurements aussi légers que des plumes et je sentis de violents frissons parcourir ma peau. Mon désir refit son apparition et je ne mis pas longtemps avant de m'enflammer de nouveau. La chaleur qui embrasait mon corps se fit un peu plus intense, voyant ses prunelles s'obscurcir à mesure que mon envie de lui brulait mes chairs.
Ses doigts caressaient toujours ma peau, longeant mes vêtements pour trouver la fermeture éclair ou que sais-je… Je voyais bien qu'Edward faisait un effort pour ne pas me déshabiller brutalement et pourtant je savais qu'il n'était pas de nature patiente. Une fois de plus, je sentais mon cœur se fendiller devant cette nouvelle facette de lui. Pour l'aider, je fis descendre la fermeture éclair de ma robe située sur le côté. Je me mis à rire quand je vis sa tête quand j'eus fini de l'ouvrir, on aurait dit qu'il était redevenu enfant et qu'il se retrouvait le matin de Noël.
-Rappelle-moi de ne plus t'acheter des robes avec des fermetures sur le côté. Gronda-t-il faisant une moue d'enfant boudeur.
Ses yeux balayèrent mon corps et bien vite mon rire mourut dans ma gorge, sentant mon désir grandir un peu plus en moi. Ses mains regagnèrent leur place sur mes épaules et firent glisser le tissu caressant à travers lui ma peau en feu. Bien vite, ma robe glissa le long de mon corps avant de finir en tas à mes pieds…
J'avais déjà été en sous-vêtements et même nue à plusieurs reprises devant Edward mais ce soir, c'était si différent. Cette nuit marquait une première : la première fois où j'avais donné mon accord, la première fois où je n'avais pas peur… Ses prunelles dardaient mon corps avant de revenir à mes yeux puis de repartir sur mes courbes. A chaque passage, je me sentais rougir de son attention, brûler de désir pour lui bien qu'il n'ait rien fait pour que je me consume à part de légers touchers et son regard ardent… Quand il revint sur mon visage, je pus le voir déglutir avec difficulté…
-Tu ferais mieux de te mettre sous les draps, Isabella. Je vais te rejoindre… Dit-il d'une voix rauque.
Je fis ce qu'il me dit et le peu de temps où je m'étais trouvée dos à lui, j'avais senti son regard me suivre et bruler ma peau. Bien que ce soir soit spécial, j'espérai qu'avec le temps, la tension et le désir que je ressentais à son côté disparaitraient car toutes ces sensations étaient si incandescentes. Pourtant j'avais l'impression de plonger dans les feux des enfers alors que j'étais au paradis…
Quand je lui fis face, je me trouvais dans son lit, il était toujours face à moi immobile, ses yeux regardant toujours mon corps. J'étais gênée de cette insistance et pourtant, au fond de moi, je ressentais une immense joie. C'était étrange de se dire qu'il n'y avait pas si longtemps, j'aurais été effrayée par cet homme et ce il y avait de cela quelques secondes, quelques minutes…
Je vis Edward secouer la tête, était-ce pour reprendre ses esprits ? Mon sourire s'agrandit à cette pensée. Mais bien vite, je déchantais quand il se mit à se déshabiller. Je l'avais déjà vu en boxer et même nu, en pleine érection mais aujourd'hui était si spécial qu'il me semblait le redécouvrir…
J'avais l'impression que les secondes s'éternisaient ou bien était-ce Edward qui prenait son temps pour se dévêtir ? Je ne pouvais détacher mes yeux de son corps qui commençait à m'apparaitre. D'abord son ventre bien dessiné, puis ses pectoraux, pour finir sur ses épaules carrées et son visage angélique. En croisant ses iris, je vis qu'il savait quel effet il me faisait et je me mis à me maudire d'être si faible et si transparente face à lui. Il prit d'autant plus de temps pour enlever sa ceinture. Je sentais ses yeux sur moi pendant que je détaillais son corps si bien sculpté. Ma gorge se faisait un peu plus sèche, sa peau continuant à se révéler. Quand il fit sauter le bouton de son pantalon, je crus que je me perdais en me mettant à gémir sans m'en rendre compte…
-Tu veux venir m'aider Isabella ?
Je relevai le regard sur lui et le vis sourire de son petit effet. Argh, je voulais mourir… Je devais vraiment être transparente car il se mit à rire, ses mains figées sur les bords de son pantalon, attendant peut-être une réponse de ma part. Je le regardais pendant qu'il riait toujours et bien que cela me fasse sourire intérieurement, je restais gênée et plongeai sous les draps pour qu'il ne voie pas mon embarras ou peut-être ma timidité… Pourtant je ne pus me détourner totalement de la scène qui se passait non loin de moi. Quand Edward se rendit compte que je m'étais détournée, il avait cessé de rire. Gardant son sourire, il reprit sa provocation et à l'abri de son regard, je continuai de le fixer. Quand il ouvrit les deux pans de son pantalon et qu'il le fit descendre sur ses fesses, ses cuisses musclées puis sur ses mollets, ma bouche devint le désert de Gobi. Je pouvais voir qu'il n'était pas resté de glace non plus car je vis son boxer tendu par son désir. Et je me sentis défaillir à cette vision.
Me pensant à l'abri de son regard, il releva bien vite ses yeux sur moi et croisa les miens et son sourire se fit d'autant plus grand…
-Tu aimes ce que tu vois Isabella ?
Oui ! Oui- oui et re-OUI !
Si ma conscience s'y mettait elle aussi, j'étais mal partie. Et pourtant, je ne pouvais qu'approuver ce qu'elle venait de dire. Tout mon corps vibrait devant le spectacle qu'Edward me donnait mais je ne pouvais pas avouer ma faiblesse tout comme je ne pouvais pas me détourner de cette vue…
Quand Edward s'approcha de moi, je sentis mon cœur partir dans une course folle, mon corps s'embrasant toujours un peu plus. Il se coucha à mes côtés à l'abri sous les draps et sa chaleur vint m'entourer complètement, son odeur m'intoxiquait et que je me sentais de plus en plus désireuse de lui.
-Je peux te prendre dans mes bras ? Me souffla-t-il tout près de mon oreille alors qu'il était dans mon dos.
Je crus défaillir en sentant son souffle si proche de moi et je sentis mon corps s'enflammer un peu plus. J'acquiesçai et quand je sentis son bras entourer ma taille et son corps se rapprocher du mien, puis le coller, je me crus en plein désert aride… Son désir était contre mes fesses, j'avais envie de lui mais il subsistait une gêne au fond de moi. Edward ne fit rien, ni caresse, ni baiser. Je le sentis humer mes cheveux et soupirer mais rien de plus…
-Bonne nuit mon Isabella… Souffla-t-il contre mon épaule.
Un baiser aussi léger que les ailes d'un papillon fut déposé sur ma peau puis plus rien…
Alors votre avis ?
Pour celles qui pensent qu'Edward se joue de Bella, tapez 1
Pour celles qui pensent qu'il est sincère, tapez 2
Pour celles qui pensent tout autre chose, tapez 3 et donnez moi votre avis, vos suggestions…
Pleins de bisous et à très bientôt
Vôtre. Potine.
