Bonjour tout le monde,

J'ai honte de vous avoir laissé si longtemps sans nouvelle, ni chapitre. Je n'ai toujours pas avancé dans mon écriture malgré tout ce temps et je m'en excuse. Je vous poste un chapitre que j'ai donc écrit il y a bien un an je pense… J'ai franchement honte…

Bon sinon je suis en vacances avant que je ne doive bosser en juillet donc je vais tenter d'essayer de me remettre dans cette histoire… Enfin j'espère m'y remettre car vous êtes toujours nombreuses à me lire et ça me fait extrêmement plaisir. Je vais également tenter par ce fait de mener jusqu'au bout cette histoire donc continuez à me soutenir comme vous le faites, vous êtes l'essence qui fait carburer les auteurs.

J'aimerai remercier : thelemonrepertoire (merci pour m'avoir répertorié sur votre blog), hira's, trix2101, mamag16, annso601, maria, elisabeth, patricia, aveery, sandrine50, charlene, pounine, vinie65, littlemissbelly, doudounord2, bellaeva, cchope, laccro, ulkan13, grazie, jackye, anayata, cerisebella, triskelle sparrow, sarinette60, caro, erika shoval, bellardtwilight, izzie, anais88, sihame, chris57, cricou86.

J'aimerai aussi dédicacer mon tit amour sur ce chapitre, merci pour les corrections, ton amour et j'espère te voir très bientôt car tu me manque de manière effroyable.

Sur ce bonne lecture, en espérant que vous serez nombreuses à me suivre…

Chapitre 11

Mes yeux toujours plongés dans les siens, je tentais de prendre assez de force en eux pour lui demander ce qui me taraudait depuis qu'il m'avait dit vouloir me connaitre. Je me demandais s'il allait être franc ou s'il allait me cacher indéfiniment les réponses aux questions que je me posais depuis que je le côtoyais.

-Je veux tout connaitre de toi… Dis-je tout bas.

Son corps se tendit contre moi et je l'entendis retenir sa respiration. Je ne comprenais pas pourquoi il réagissait ainsi. N'était-ce pas légitime que je veuille également le connaitre ? Connaitre aussi bien son bon côté que son mauvais côté ? J'allais me retourner pour le contempler, ou tout simplement tenter de le persuader de me faire confiance et de me faire part de ses pensées les plus sombres mais son emprise sur moi se fit plus forte, m'empêchant tout mouvement.

-Okay, je vais essayer… Déclara-t-il d'une voie si basse que j'avais cru l'imaginer.

-Tu es d'accord ? Lui demandai-je afin d'être sure de ce que j'avais entendu.

-Hum, oui… Dit-il toujours sur la réserve.

Je tournai mon visage vers Edward. Il était toujours tendu, son regard me fixait. Ses yeux étaient plus sombres comme si ses pensées l'avaient mené dans des contrées éloignées. Il me fit un léger sourire qui ressemblait en tout point à une grimace. A quoi pensait-il ?

°°° Playlist: Three Doors Down – Let Me Be Myself °°°

-Hum, tu connais le jeu des vingt questions ? Me demanda-t-il après un nouveau silence entre nous.

-Oui. Répondis-je légèrement hésitante après l'avoir vu partir si loin de moi.

-Très bien. Ça te dérange si je commence ?

Ses yeux me fixaient toujours, leur intensité de retour et mes joues rougirent instantanément. Je baissai le regard et me détournai de lui pour faire face de nouveau au spectacle des loups se battant pour un morceau de viande. Je sentais le regard perçant d'Edward sur moi et je me mis à secouer la tête négativement pour répondre à sa question… Je ne pouvais pas lui faire de nouveau face, mon corps réagissait bien trop en sa présence, sous son regard. Il fallait que je reste un minimum lucide pour jouer avec lui…

-Très bien. Hum… Quelle est ta couleur préférée ? Commença-t-il hésitant.

Il voulait vraiment connaitre ma couleur préférée. Dire que j'étais surprise de sa question était un euphémisme. De toutes les questions qu'il pouvait me poser, il me demandait quelle était ma couleur préférée ?

Vert. Comme celui de tes yeux.

Je ne pouvais pas répondre ce que ma conscience me soufflait. J'avais toujours aimé le bleu avant de le connaitre et maintenant… Mes rêves me renvoyaient souvent l'image de regard émeraude.

-Euh bleu. Répondis-je dans un demi-mensonge.

-Tu as hésité et j'ai entendu dans ton ton la trace du mensonge. Tu sais comment je réagis au mensonge Isabella. Réponds-moi plus franchement à ma question s'il te plait… Me dit-il d'une voix un peu plus dure et froide.

Merde. Je me rappelai la punition cuisante que j'avais reçue pour avoir un peu menti et ce, dès le premier matin à ses côtés. Son ton me fit frissonner alors que je l'imaginai les yeux sombres et menaçants. Cela me détermina à lui répondre avec mon cœur…

-Ça dépend des jours. Quelque fois c'est bleu, d'autres matins c'est vert. Dis-je rapidement, le cœur sur les lèvres.

-Très bien. (Nouveau silence). Désolé… Je voulais pas te faire peur mais je n'aime vraiment pas le mensonge donc s'il te plait, dis moi la vérité, Isabella…

J'hochai rapidement la tête. Je ne voulais pas voir son humeur s'assombrir comme lors de notre arrivée à l'abri de la forêt…

-C'est à ton tour, il me semble. Dit-il un sourire dans la voix.

Que pouvais-je lui poser comme question. Si je commençais avec les interrogations sur le pourquoi de cette vie, pour mon enlèvement, le jeu allait finir avant même d'avoir commencé… Il me fallait être subtile si je voulais connaitre des réponses.

-Quel est ton âge ?

-26 ans. répondit-il du tac au tac. Ton premier baiser ?

-Toi. Répondis-je dans un rougissement.

Je ne pensais pas qu'on allait tout de suite enchainer sur les questions plus personnelles…

-Je suis flatté et en même temps surpris… Dit-il d'une voie teintée par son sourire.

-Pourquoi donc ?

-Et bien, tu te débrouilles très bien et euh… J'aurais cru que tu avais déjà embrassé quelqu'un avant tout ça. Finit-il d'un ton légèrement plus sombre.

-Ton métier ? Lui demandai-je en voulant le sortir de ses pensées.

-Crois-moi Isabella, tu ne veux pas savoir… Dit-il toujours d'humeur sombre.

Je me tournai vers lui et ses yeux me fixaient. Ils étaient sombres et j'y notai une légère tension, une lueur inquiète et je crus même y identifier de la peur. Cela me troubla et je me mis à m'inquiéter. Quel pouvait être son métier pour qu'il ne veuille pas me le dire, pour qu'il me dise que je ne voulais vraiment pas le savoir, pour qu'il ressente ce genre d'émotions ?

-Tu utilise ton joker maintenant ? Lui demandai-je.

-Non mais je te dis juste que tu n'es pas prête pour l'entendre. Un jour, je te le dirai mais pas maintenant… Se justifia-t-il, ses yeux me scrutant toujours.

-Okay, très bien. Dis-je d'un air morose.

-Hey, je ne veux pas de cet air triste avec toi. Tu es trop belle quand tu souris Isabella. Commenta-t-il en glissant une main sous mon menton, son pouce caressant ma joue alors que ses yeux vrillaient toujours les miens.

Nous continuâmes ainsi un long moment et nous ne vîmes pas le temps passer. Il était déjà midi passé quand nous quittâmes l'enclos aux loups et la forêt. Il n'y avait plus eu d'autres incidents avec Jacob, le retour s'étant fait dans le calme.

J'avais apprécié poser des questions à Edward même si je n'avais tenté de l'interroger que sur des sujets légers : ses expériences amoureuses, sur ses gouts musicaux ou littéraires, ses passions et ainsi de suite. Il m'avait avoué qu'il n'avait jamais été amoureux et pour lui, les sentiments jusqu'à aujourd'hui ne servaient à rien, ils n'existaient que pour les faibles. Cela m'avait profondément choquée et il avait ajouté qu'il avait été élevé ainsi… Quel monstre pouvait avoir dit cela à un enfant ? Carlisle ? Je me mis à haïr cet homme pour avoir fait cela à un si jeune enfant… Il avait bien sûr connu les plaisirs de la chair mais pour lui, ce n'était que des corps sans visage qui s'étaient succédés dans ses bras. Ces femmes n'étaient pour lui que des courbes sans gout, il n'avait recherché que leur chaleur… Il avait insisté sur le fait qu'avec moi ce serait tout autre, une légère crainte subsistait pourtant dans mon cœur. Ses gouts musicaux se rapprochaient des miens, ils divergeaient selon ses humeurs et ses sentiments du moment. Pour la littérature, nous nous accordions à dire que la littérature anglaise et française pendant l'époque romantique étaient les plus intéressantes à étudier bien que nos opinions divergent sur de nombreux classiques comme les Hauts du Hurlevent ou Roméo et Juliette. Il m'avait appris qu'il jouait du piano à ses heures mais que ça faisait bien longtemps qu'il n'avait plus interprété une œuvre, il avait ajouté d'un ton nonchalant que c'était par manque de temps ou manque d'envie, n'ayant plus personne pour qui jouer… Cette dernière remarque avait éveillé ma curiosité mais j'étais vite passée à autre chose car son ton avait souligné qu'il ne voulait pas s'étendre sur le sujet que je devinais sensible.

Edward m'avait posé de très nombreuses questions sur ma vie d'avant, mes souvenirs, la vie avec mes parents, mon enfance, mon adolescence, tout y était passé. J'aurais voulu lui répondre qu'il devrait savoir tout cela par le biais de son père mais je m'étais rapidement ravisée quand je lui avais fait face et que ses yeux me scrutaient toujours avec attention, brillants d'une lueur que j'identifiais comme de la curiosité. Il devait pourtant savoir tout cela non ? J'eus le courage de le lui faire observer et il s'était vite embruni, me disant qu'il voulait que ça soit moi qui raconte mon histoire et non pas Carlisle. Je lui avais tout raconté et son regard s'était à nouveau fait curieux et intense. Que pouvait-il trouver d'intéressant dans la vie d'une fille aussi banale que je l'étais ? Lorsque je tentais de faire l'impasse sur une partie de ma vie, sa question suivante me poussait à tout lui révéler et bon nombre d'expériences gênantes furent ainsi avouées pour son plus grand plaisir et à mon détriment… Je lui avais également dit que je détestais depuis toujours mon prénom et que je préférais que l'on m'appelle Bella. Il avait longtemps souri et après m'avoir demandé la permission, il avait cessé de me prénommer Isabella.

Quand il eut fait le tour de toutes ses questions et quand j'eus terminé le récit de ma pitoyable existence, il me restait une question. Je désirais connaitre sa vie également. Je voulais savoir quelle enfance il avait eu, sa jeunesse, tout ce qui faisait qu'il était lui. J'hésitai à lui poser cette question mais tout mon être brulait de connaitre ses réponses. Il était si secret et pourtant aujourd'hui il s'était un peu découvert bien que je n'avais pas voulu commencer trop fort. C'était si nouveau de lui parler, de voir en lui un autre homme que celui qu'il m'avait montré depuis mon arrivée…

Nous étions dans la voiture et c'était ma dernière chance pour lui poser ma question. Mon cœur battait rapidement et mes mains devenaient moites parce que j'avais peur de sa réponse, voire de sa non-réponse. Je sentais qu'il allait se défiler et j'appréhendais qu'il le fasse… Je me mis à le regarder. Il était concentré sur la route. Si je n'étais pas aussi nerveuse, j'aurais même apprécié sa beauté mais j'avais le cœur au bord des lèvres et ma peur était bien trop présente…

Ses yeux quittèrent un instant la route pour se poser sur moi. C'était le moment où jamais pourtant j'étais si nerveuse que je n'arrivais pas à ouvrir la bouche et à lui poser cette question… Je notai qu'il leva un sourcil toujours en m'observant. Sentait-il mon anxiété ?

-Tu es bien silencieuse Bella. Il te reste une question et tu sembles nerveuse… Elle est si terrible que cela ta question ? Rit-il, un sourire illuminant son visage alors que ses yeux étaient toujours aussi observateurs et curieux.

-Raconte-moi ton histoire. Dis-moi ce qui t'a fait devenir celui que tu es, enfin étais… Dis-je d'une traite alors que l'émotion me gagnait.

Je vis son visage s'assombrir alors que ses yeux devinrent sombres et vides. Etait-ce si terrible que cela ? Je ne savais combien de temps, nous restâmes ainsi, lui dans ses pensées et moi le fixant mais plus les secondes passaient et plus je devenais nerveuse et paniquée. Mon cœur battait rapidement dans ma poitrine alors que ma respiration était bloquée, en attente d'une réponse. Je le vis plusieurs fois ouvrir la bouche pour la refermer aussitôt. Quand il se tourna vers moi pour m'observer, il se mit à gigoter alors qu'il s'apprêtait à parler…

-J'utilise mon joker. Dit-il d'un ton sans appel.

Je ne pouvais pas y croire ! Il utilisait son joker maintenant alors que pour ma part, j'avais joué franc jeu et lui avait tout avoué de ma vie sans intérêt. Je ne savais pas comment identifier l'émotion qui me gagna. J'étais blessée, c'était même pire que ça… J'étais certes frustrée car je désirais connaitre cette part de lui mais le fait qu'il se dérobe aussi facilement et sans explication aucune, cela me froissait.

Il dut voir que sa réponse ne me satisfaisait pas car une légère lueur passa dans son regard toujours aussi sombre. Je ne savais pas à quelle émotion l'identifier mais il dut se rendre compte qu'il devait se justifier…

-Ecoute Bella, je ne suis pas encore prêt pour me livrer à toi. Il y a des choses dont je ne suis pas fier comme il y a des évènements qui ont fait que je n'étais plus moi-même, qui ont fait que je suis devenu ceque je suis, enfin ce que j'étais. Et où disons-le j'étais inhumain. Lors de ton arrivée, tu as entraperçu cette part sombre de mon existence mais ce n'est rien comparé au monstre qui sommeille en moi. Finit-il dans un murmure, la voix devenue rauque et sourde tout au long de son discours.

Ses yeux me dévisageaient toujours alors qu'un rictus avait fait une apparition sur son visage, l'amertume et les remords marquant ses traits. Le voir ainsi me fit mal et je me demandais quels étaient les évènements dont il parlait et qui l'avaient rendu monstrueux. Si je ne ressentais pas de l'appréhension et si je n'étais pas si timide, j'aurais voulu réduire la distance entre nous, le prendre dans mes bras et le bercer tel un enfant pour tout lui faire oublier mais la vie n'était pas faite ainsi.

-Tu sais que je suis désolé pour mon comportement, pour ce que je t'ai fait vivre dès ton arrivée et je voudrais tout effacer pour que l'on reparte de zéro tous les deux. Si tu savais tout ce que je regrette depuis mon enfance… Je changerais beaucoup de choses et je ne serais pas cet être abject… Continua-t-il, sa voix devenant de plus en plus torturée alors que ses yeux se faisaient vides et que son visage restait figé dans l'horreur.

Je ne savais pas quoi lui dire pour qu'il sorte de ses souvenirs. Je me sentais désolée pour lui. Je ne connaissais toujours pas les raisons qui l'avaient changé de manière aussi radicale. L'Edward que j'avais devant moi était l'opposé de celui qu'il décrivait et dont j'avais à peine croisé la route selon ses dires. J'avais mal pour lui. Je désirais lui faire tout oublier mais comment pouvais-je m'y prendre ? Par quelle manœuvre, je pouvais détruire le monstre en lui ?

Le reste du trajet se passa ainsi. Edward était plongé dans ses tourments, le regard vide posé sur l'horizon et moi, j'étais perdue dans mes pensées et mes interrogations. Au final, je ne savais toujours pas comment me comporter avec lui pour lui faire faire abstraction de ses actions passées, pour le rendre moins coupable et lui permettre de se pardonner tout cela…

-Je suis désolée… Soufflai-je alors que mon désir de le faire sourire de nouveau était si intense et présent qu'il annihilait mes craintes et dictait mes paroles.

Je le sentis plus que je ne le vis me regarder. J'avais peur de voir les émotions qui l'habitaient. Je ne voulais pas voir sa souffrance, ses tourments. Cela me rendait bien trop malade et mal à l'aise. Je me mettais à ressentir tant de choses pour cet homme. Je voulais le libérer de ses peines, de sa culpabilité, le faire devenir de façon permanente l'Edward doux et patient, attachant et drôle, humain pour lequel je désirais me battre… La chaleur que je connaissais si bien lorsqu'il me regardait envahit chaque partie de mon corps, réchauffant mon cœur au passage et le faisant vibrer sous l'émotion qui me gagnait. Oui, je voulais me battre pour cet homme, pour Edward… La facette que je découvrirais depuis peu de sa personnalité était si contradictoire de celle à laquelle j'avais toujours fait face. Il pouvait être si aimable et aimante. Il était en tout point celui que j'avais toujours attendu chez l'homme de mes rêves. Cet aspect de lui me faisait espérer et je craignais qu'à tout moment je ne retombe dans le néant si je me retrouvais devant l'Edward d'avant… Je me rendais compte que je commençais à m'attacher à l'homme que j'avais à mes côtés. Je pressentais que si ce sentiment ne me détruisait pas, l'espoir déçu m'anéantirait !

-Tu n'as pas à être désolée Bella. Murmura-t-il d'une voie rauque.

La main qui ne tenait pas le volant glissa le long de mon visage pour prendre en coupe mon menton me faisant me tourner vers Edward. Ses yeux me transpercèrent de par leur intensité et de par les émotions qui y siégeaient. Je crus que mon cœur s'était arrêté tant je me sentis bien et touchée par l'homme qui me faisait face… Ma respiration se bloqua alors que le désir et l'émotion étrange – que je n'arrivais jamais à nommer – me gagnaient.

-C'est grâce à toi et à ta présence que je veux changer, devenir meilleur. C'est pour toi que je veux redevenir celui que j'étais autrefois, avant que toute cette merde ne me fasse devenir cette chose, ce monstre. Je veux être l'homme avec qui tu désires vivre, faire l'amour et même avoir une famille. Je ne veux plus être cette ombre, cette présence néfaste et meurtrière. Je veux être simplement un être humain, un être de chair et de sang doué de sentiments et qui peut aimer enfin si ce n'est pas encore perdu dans mon cas… finit-il dans un souffle.

Si j'avais cru défaillir dans les yeux si lumineux d'Edward, il n'en était rien. Ses mots causèrent ma perte et je me sentis vibrer face à lui. J'étais dépassée par tous les sentiments que je ressentais pour cet être. Si j'avais ressenti un jour de la haine et de la colère pour lui, elles étaient de loin surpassées par cette émotion nouvelle et inconnue.

Ce moment magique fut malheureusement interrompu lorsque nous nous retrouvâmes devant le portail – qui je devinais – menant à la propriété des Cullen. J'entendis soupirer Edward alors qu'il s'était détourné de moi. J'aurais voulu rester l'éternité plongée et perdue dans son regard et j'avais peur que plus jamais nous ne vivions ce genre d'instant – lui et moi perdus l'un dans les yeux de l'autre. Je voyais à mesure que nous nous approchions de notre destination l'humeur d'Edward s'assombrir et je me sentis alors nostalgique de notre matinée. Allions-nous de nouveau vivre ce moment comme celui-là, où seuls nous deux comptions et où nous apprenions à nous connaitre ?

Alors qu'il nous faisait refaire le même chemin que la matinée mais en sens inverse, je me mis à haïr le temps pour s'être écoulé si rapidement, je détestai le destin qui avait fait que nous devions rentrer. Je voulais revivre cette matinée pour pouvoir de nouveau faire connaissance avec cet homme, pour mieux vivre cet instant à ses côtés et pour me perdre dans les émotions que je ne ressentais que pour lui…

Je ne me rendis compte que nous étions de retour dans sa chambre que lorsqu'il s'éloigna de moi. Je ressentis comme une impression de vide lorsque sa main quitta la mienne. Je me sentais comme entière lorsqu'il me faisait face, qu'il me caressait, qu'il m'embrassait, qu'il était tout simplement avec moi. Je m'apercevais que je devenais de plus en plus dépendante de lui, que je m'attachais à lui. Une légère crainte m'envahit à cette observation et je me demandais même quelle serait ma réaction s'il me fuyait de nouveau, si tout cela devait mal se terminer… Un plateau de sandwiches était disposé sur la table basse de l'espace « séjour » de notre chambre mais je n'avais pas faim. Cette peur viscérale qui naissait dans mon ventre en me rendant compte de mon attachement pour Edward m'en empêchait. J'étais comme coupée du monde, je ne voyais plus rien autour de moi alors que je tentais d'analyser mes sentiments pour Edward. J'étais perdue dans ce méli-mélo qu'étaient mes émotions près de lui et ma peur de me laisser aller avec lui me paralysait sur place, me rendant la vie infernale. Ne pouvais-je juste pas ignorer mes craintes ? Je voulais y croire mais le peu de relation que j'avais avec Edward était bien trop fragile, je commençais à me sentir à l'aise avec lui mais pouvais-je fermer les yeux sur la facette monstrueuse de sa personnalité qui était selon lui toujours tapie en lui ? Définitivement non.

Je ne vis pas Edward se rapprocher de moi, j'entendis à peine les quelques paroles qu'il dit avant de poser ses lèvres sur mon front et de partir de nouveau loin de moi, hors de cette chambre…

°o°o°o°

Les jours suivants suivirent se déroulèrent à l'identique…

Edward et moi continuions à parler de nous. Certes, je n'avais presque plus rien à lui révéler sur ce qu'était ma vie avant de le connaitre mais tous les jours, il trouvait de nouvelles questions à me poser que ce soit sur mes gouts ou mes opinions sur un quelconque sujet. J'étais toujours surprise de voir un tel changement de personnalité en cet homme et cette surprise était un euphémisme comparé à celle que je ressentais chaque jour quand je me rendais compte à quel point je commençais à tenir à lui.

Chaque matin, j'attendais le moment où il allait se confier à moi, que ce soit concernant son métier – surtout vu la réticence qu'il avait pour ce sujet – ou que ce soit son passé. Mon esprit essayait en vain de trouver une quelconque cause probable à tout cela, une quelconque explication pouvant justifier son inquiétude voire même son peu d'enthousiasme à ces sujets. Chaque jour, je me mettais à espérer qu'il se confie à moi et chaque soir, j'étais un peu plus déçue et je me sentais comme rejetée de sa vie. Je voulais vraiment lui donner du temps pour qu'enfin il me dise tout de lui mais le temps commençait à laisser des traces d'amertume dans mon âme. Je me mettais à souffrir de le savoir toujours caché derrière ce mur qui me séparait de lui. Je ne savais même plus quoi faire pour le pousser à me parler. Je savais qu'il fallait que je lui donne du temps mais je n'en pouvais plus de ces silences. Etait-ce si mal de vouloir le connaitre ?

Nous avions certes avancé depuis ce fameux soir où nos existences avaient changé, enfin tout du moins nous nous connaissions un peu mieux. Physiquement, je me sentais également délaissée… Je commençais même à désespérer de ne plus être embrassée par Edward. Enfin, il y avait toujours les quelques baisers qu'il laissait sur mon front, mon nez et mes joues mais cela n'était pas assez. Je me sentais même frustrée de ne plus connaitre le gout de ses lèvres, le toucher de sa peau, la chaleur de ses mains sur mon corps, enfin, tout ce qui avant me révulsait. J'en venais même à douter de ses paroles lorsqu'il me disait que j'étais magnifique, voire parfaite. Il devait être révulsé par mon corps, ou par moi tout simplement, pour qu'il ne m'embrasse plus ou ne me prouve plus par ses caresses qu'il me désirait. Je dormais toujours dans ses bras, son torse se lovant contre mon dos. Chaque matin, je ressentais son désir contre mes fesses et je me mettais à me consumer tout contre lui, mon cœur partant dans une course folle. Chaque matin apportait sa déception quand il se levait après avoir laissé un baiser sur mon épaule, sa main caressant ma nuque après avoir balayé mes cheveux, et qu'il me délaissait pour partir dans la salle de bain. Mon corps était toujours aussi éveillé et désireux et je me mettais à haïr les caresses que je prodiguais à ma chair pour apaiser ce feu qui m'embrasait. J'étais de plus en plus morose bien que les discussions que j'avais avec Edward égaillaient mes journées. Pourtant, dès qu'il partait de nouveau loin de moi, je me mettais à ruminer de mon côté.

Alice et Rosalie tentaient tant bien que mal de me sortir de cette spirale et elles y arrivaient quelques fois mais lorsqu'elles se mettaient à parler d'Emmet ou de Jasper, je sentais comme un pincement dans mon cœur alors qu'un sentiment sourd grandissait dans ma poitrine. J'avais déjà ressenti cela lorsqu'Edward m'avait parlé de ses précédentes expériences avec les femmes ou quand je m'imaginais les visages que ses conquêtes avaient pu avoir et les attentions qu'elles avaient de lui alors que chaque jour, j'espérai les retrouver. J'étais physiquement frustrée. Les quelques caresses que je me prodiguais n'arrivaient même plus à me satisfaire… Je me sentais mal et jalouse de Rosalie et d'Alice. Dès qu'elles parlaient et dévoilaient même des détails de leurs nuits, j'essayai en vain de me couper de mon corps et de ne pas entendre le moindre mot de ce qu'elles vivaient et ressentaient. C'était trop pour moi…

J'avais vu que Rose avait observé le changement qui se produisait en moi lorsqu'elles se mettaient à aborder le sujet du sexe et plusieurs fois, j'avais remarqué qu'elle voulait m'en parler mais Alice surenchérissait un peu plus pour savoir ou raconter plus de détails. Rosalie me lançait des regards d'excuse. Je comprenais Alice quelque part, si je pouvais vivre et ressentir les joies de la luxure dans les bras d'Edward, je ne pourrais m'arrêter d'en parler… Enfin, par vraiment. Ce genre de choses étaient privées et je me voyais mal parler de sexe avec elles. C'était certes égoïste mais bon, j'étais ainsi. Timide et réservée. Dans tous les cas, si je pouvais vivre du sexe avec Edward alors je ne cesserais de me souvenir de chaque sensation, de chaque geste ou de chaque parole que nous échangerions…

Les jours s'écoulaient puis les semaines, la neige avait remplacé les tons ocres, rouges et bruns de l'automne. Ma vie ne changeait guère, j'étais de plus en plus frustrée et aigrie et bien que Noël approche à grand pas et avec cela, le bal qu'allait organiser la famille Cullen, je n'avais pas le cœur à la joie. Edward m'avait dit que cette soirée était spéciale, c'était son oncle qui en était le fondateur et chaque année, il invitait toutes les connaissances de la famille. C'était la seule fois où il avait parlé d'une quelconque personne en dehors des Cullen que je côtoyais déjà et il s'était peu attardé sur le sujet. Je prenais ce qu'il m'offrait mais je commençais à désespérer et l'enthousiasme que j'avais cru ressentir lorsqu'il avait voulu me connaitre s'était éteint. Je ressentais toujours les même émotions auprès d'Edward mais plus le temps passait, plus le désespoir gagnait du terrain bien que mes sentiments soient toujours là.

J'étais de nouveau assise dans la salle à manger aux côtés des filles et elles parlaient avec enthousiasme de ce bal qui allait bientôt avoir lieu à la capitale. Bucarest. J'avais appris que nous nous trouvions en Roumanie et plus précisément en plein cœur de la Transylvanie. Vous pouvez rire, à mes premiers jours ici, j'avais cru avoir affaire à un Dracula en puissance. Edward était toujours habillé de noir, il était sombre, mauvais et inquiétant. Quand j'y repensais, je me mettais à sourire alors que je me rendais compte qu'il était au jour d'aujourd'hui totalement différent. Nous étions toujours au pays du Conte l'Empaleur mais ce que j'éprouvais pour Edward n'était plus de la peur mais quelque chose que je devinais être plus profond.

-Bon maintenant ça suffit Bella, rugit une Rosalie en colère.

Je me tournai vers elle et je sus que je n'allais pas m'en sortir aussi facilement que depuis plusieurs semaines. Le moment était venu où j'allais avoir une certaine conversation avec elles.

-Dis-nous ce qui te fait devenir aussi lointaine, triste par moment. C'est Edward ? Cracha-t-elle alors que sa voix s'était faite acide comme du venin sur le prénom de mon homme.

Les choses avaient certes changé depuis qu'Edward était plus ouvert. Il avait même surpris et choqué la majorité de la table quand il avait voulu m'y parler. J'avais cru surprendre un sourire d'Emmet et de Jasper bien qu'ils soient tout aussi déconcertés que l'ensemble de la tablée. Les jours s'étaient écoulés et la surprise avait disparu pour laisser place à la convivialité. Je voyais que Rosalie et Alice restaient septiques bien qu'elles répondaient dès qu'Edward leur posait des questions. Rose était celle qui émettait le plus de réserve et elle n'était pas la seule.

Du coin de l'œil, j'observais Carlisle. Le patriarche des Cullen avait des « méthodes » et donc il devait bien avoir un quelconque avis sur la tournure des évènements. Le père d'Edward nous observait à distance, il prenait quelque fois part aux discussions mais il semblait rester dans son coin. Je sentais souvent son regard sur moi et je ressentais une légère appréhension alors qu'il restait silencieux, isolé dans ses pensées. Je ne me sentais pas à l'aise avec lui et je ne savais pas comment l'expliquer. Je n'avais plus été seule avec lui comme lorsque j'avais été dans son bureau mais je ne pouvais contrer ce mal être en sa présence.

-Bon tu craches le morceau ou faut que je devine…

-Calme-toi Rose, tenta de tempérer Alice.

-Y'a pas de calme-toi Rose qui tienne. Ça fait des jours, des semaines même qu'on la voit s'enfoncer dans ses pensées et dans sa tristesse donc parle bon sens !

-Je… Soufflai-je

Rosalie et Alice étaient penchées sur mes lèvres attendant la suite. Pouvais-je leur confier tout ce à quoi je pensais ? Pouvais-je leur dire mes sentiments naissants pour Edward et le fait que je me sentais de plus en plus délaissée et frustrée physiquement ? J'étais gênée de parler ainsi de ma sexualité ou plutôt de ma non-sexualité… Mes joues se mirent à chauffer alors que je me sentais rougir.

-. Dis-je d'une traite.

-Euh pardon, tu peux articuler j'ai rien compris à ce que tu as dis. Déclara Alice.

Je vis qu'elle n'était pas la seule puisque Rose me regardait, elle aussi, avec incompréhension. Je me mis à déglutir avec difficulté alors que mes mains se faisaient moites.

-Comment fait-on pour séduire un homme ? Répétais-je dans un souffle.

-Tu n'es pas sérieuse ? Dirent-elles en cœur en riant.

Vu la tête que je dus faire, elles perdirent leur rire et leur sourire et me regardèrent surprises. Je détestais le regard qu'elles me portaient, on aurait dit de la pitié…

-Euh, je vais partir… dis-je mal à l'aise.

-Non, non reste. Déclarèrent-elles en cœur.

-C'est juste surprenant. Tu es belle, Bella, même très belle. On pensait que tu avais déjà passé « l'étape » avec Edward. Ajouta Alice en mimant les guillemets avec ses doigts.

-Apparemment pas. Bon dis-nous plutôt où vous en êtes avec ce… Désolée, j'ai encore du mal avec lui donc prononcez son nom, je ne peux m'y résoudre. Il reste encore un monstre pour moi, même si je vois le changement. Dit Rosalie.

-Euh, disons qu'il ne se passe rien. Enfin, depuis qu'Edward a changé, il ne m'embrasse pas, ni ne me caresse. Avant tout cela, il y a bien eu une nuit où j'ai failli me perdre en même temps que j'allais lui donner ma virginité...

-Attends, tu es vierge ? Souffla Alice, pour le moins surprise à cet instant

-Hum, oui. Dis-je gênée.

-Continue Bella. Ne laisse pas le lutin te mettre mal à l'aise, on ne va pas te juger. Me rassura Rose en jetant un regard noir à Alice.

-Je ne juge pas, c'est juste surprenant qu'elle soit vierge alors qu'elle est aussi belle et gentille… se justifia le lutin. Euh, vas-y continue Bella.

-Avant qu'il ne change, il m'embrassait, il me désirait et on en était même venu à faire l'amour et c'est là que je lui ai dit que j'étais vierge.

-Mauvais timing, soufflèrent-elles.

-Par la suite, il continuait à m'embrasser, à me caresser et je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais quand il a changé et bien, plus rien. Y'a bien eu le soir où ils sont rentrés, c'est à partir de là qu'il voulait changer (Elles se lancèrent un regard plein de sous-entendus) et il voulait me faire connaitre le plaisir enfin, et je le cite le laisser m'apprendre le plaisir à sa manière

-Et… dirent-elles, l'impatience se lisant sur leurs traits.

-Et je me suis reculée car je voulais lui dire tout le fond de ma pensée.

-Mauvais timing, grognèrent-elles.

-Je ne pouvais tout simplement pas le laisser faire de mon corps ce qu'il voulait (Rose hocha la tête alors qu'Alice se frappa le front d'exaspération). Et maintenant et bien, je regrette. Je me mets à douter de moi et je ne sais même plus s'il me désire ou non puisqu'il ne fait plus rien pour me le montrer…

-Et toi, tu fais quelque chose pour le faire revenir vers toi ? Me demanda Alice.

La question ne m'avait jamais traversé l'esprit et je me sentis honteuse. (N/Potine : Qui veut frapper Bella à cet instant ? N/Ness : Ben chez moi c'est tout le temps…)

-Euh non. Dis-je dans un souffle alors que je rougissais.

-Bella ! Soufflèrent-elles exaspérées.

-Je n'ai jamais connu d'autres hommes et c'est la première fois que j'en désire un… Comment vous voulez que je sache comme me comporter ? Ajoutai-je pour ma défense.

-Dis-nous ce que tu ressens pour Edward et ensuite, on avisera. Me dit Alice alors qu'elle serrait ma main pour m'encourager.

Que pouvais-je dire ? Je ne savais même pas moi-même ce que je ressentais pour lui. Je me mis à souffler avec force, espérant me donner le courage nécessaire pour trouver les mots exacts pour leur décrire au mieux mes sentiments.

-Je ne sais pas vraiment. Quand il me touche, enfin quand il me touchait, je me sentais m'enflammer, vibrer. Je me mettais à désirer qu'il continue bien qu'à l'époque, je ne le voulais pas.

-Hum, hum, maugréèrent-elles me poussant à continuer.

-Je n'avais jamais ressenti ce feu avec quelqu'un d'autre. Quand il m'embrassait, j'avais l'impression de toucher le ciel, les étoiles et je me sentais comme Icare s'approchant du soleil. Je me mettais même à vouloir plus.

-Hum, hum, dirent-elles de nouveau alors que je me perdais dans les sensations.

-Mais depuis qu'il s'ouvre à moi, j'ai envie de plus, je veux vraiment partager avec lui toutes les expériences possibles que ce soit dans le sexe ou dans la vie de tous les jours.

-Han, han, dirent-elles alors que des sourires apparaissaient sur leurs visages.

-Quand il me parle de ses anciennes expériences même s'il me dit qu'elles n'étaient rien pour lui, je ne sais pas… Je ressens comme un pincement au niveau du cœur et j'ai envie, je ne sais pas, de retrouver ces femmes…

-Et de les étriper. Continua Rosalie et je me mis à hocher la tête.

-Je ne suis pas de nature violente mais juste dans ce cas, je ne sais pas, j'ai vraiment envie de les retrouver et de les rayer de la surface de la Terre. Ce n'est pas excessif ?

-Non, pas du tout. On ferait la même chose pour nos hommes. Dit Alice alors que Rosalie le confirmait.

-Et puis savoir tout cela alors qu'Edward ne fait plus rien pour me montrer qu'il me veut et bien, je me mets à ruminer toute seule dans mon coin… Peut-être un peu trop (Elleshochèrent à mes mots). Je me dis qu'il ne doit plus me vouloir, me désirer.

-Okay, alors déjà ne doute jamais de toi ou de ta beauté. Tu es belle Bella ! Ne laisse pas un idiot te faire ressentir ce genre de choses. Dit une Rosalie légèrement en colère.

-Désolée… Soufflai-je.

-Nan mais t'excuse pas pour ce con ! Rugit-elle. Punaise, si je pouvais je l'encastrerais dans un mur rien que parce qu'il t'a fait te sentir comme une merde ! Désolée de jurer mais c'est vrai !

°°° Playlist: The Do – On My Shoulders °°°

Sa réaction me fit sourire légèrement alors qu'Alice riait franchement.

-Je suis d'accord avec Rose, il est vraiment stupide sur ce coup-là.

-Stupide tout court oui, Grogna Rosalie.

-Pour tes sentiments, c'est normal que tu sois jalouse alors que tu désires et que tu aimes ton homme… Dit Alice d'une voie douce alors que son sourire était toujours présent.

-Je ne suis pas amoureuse. Déclarai-je vivement.

Elles se regardèrent un moment avec un léger sourire sur leurs lèvres. C'était impossible que je sois amoureuse, non ? Une petite voix en moi pourtant semblait satisfaite de ce mot : amoureuse. D'ailleurs mon cœur se mit à battre avec force à cette pensée. Non. Non, c'était impossible. Pas aussi précocement. Je ne connaissais même pas le passé d'Edward, je ne pouvais ressentir ce genre de sentiment pour lui.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore.

Je me mis à secouer la tête pour faire sortir ce genre de pensées de mon esprit. Je ne pouvais pas me jeter à corps perdu sur ce genre de chemin accidenté qu'étaient les sentiments amoureux. Je rêvais du grand amour et maintenant que se posaient les questions concernant mes possibles sentiments, je désirais fuir. J'étais lâche…

-Hum, du coup, mon problème est toujours le même. Je fais comment pour le faire réagir ? Dis-je alors que je m'empêchais à penser à mes sentiments.

-La question est : Jusqu' où es-tu prête à aller pour le faire « réagir » comme tu dis ? Demandait une Alice, aux yeux brillants de malice.

Rosalie hocha la tête alors qu'elles souriaient toujours depuis l'instant où elles m'avaient dit que j'étais amoureuse. Amoureuse.

-Tout ! Dis-je avec force, peut-être avec un peu trop de force.

Je me mis à rougir alors que je me rendais compte qu'on aurait pu m'entendre. Leurs sourires grandirent alors que je voyais déjà les rouages de leurs esprits travailler.

-Tu veux que ça soit petit à petit qu'il redevienne comme avant ou tu veux qu'il te saute dessus tel un animal … Dit Alice qui se frottait les mains d'avance.

-Alice, je ne pense pas que pour une première fois la brutalité soit optimale. Objecta Rosalie légèrement inquiète.

-Oh dommage… Quand Jasper me glisse dans l'oreille « I wanna fuck you like an animal », je n'ai jamais connu plus érotique !

-Je ne dis pas que le sexe bestial, c'est mauvais. J'en suis aussi friande avec Emmet mais pour perdre son innocence, ce n'est vraiment pas l'idéal.

-C'est vrai. Quand je repense à ma première fois, brrrr.

-C'était comment ? Leur demandai-je.

-Pas génial. Pour ma part, c'était maladroit et j'ai eu mal tout du long. Dit Alice alors qu'elle grimaçait au souvenir.

-Hum, je n'ai pas envie d'en parler pour ma part. Dit Rosalie alors que je voyais un voile de colère et de tristesse passer dans son regard.

-Ai-je posé une question maladroite ? Lui demandai-je, mal à l'aise.

-Hum, c'est vrai que tu ne connais pas mon passé. Pour te faire simple, ma première fois a eu lieu en pleine fête lycéenne et je n'étais pas consentante. J'étais sous l'emprise de l'alcool et je n'ai su ce qu'il m'arrivait que le lendemain quand j'avais mal de partout et que j'étais nue entourée de cinq garçons que je ne connaissais pas et qui étaient beaucoup plus âgés que moi. Me confia-t-elle avec un sourire triste.

-Je suis désolée… soufflai-je horrifiée.

-Tu n'as pas à l'être. J'ai été frigide pas mal de temps et c'est un ex qui m'a fait retrouver confiance en moi et qui m'a fait découvrir les plaisirs de la chair. Je ne remercierai jamais assez Riley pour ça. Finit-elle avec une légère étincelle dans les yeux.

Le silence se fit entre nous pendant quelques secondes. Je me sentais toujours aussi horrifiée pour le passé de Rose et gênée d'avoir posé cette question. Je n'aurais pas pu faire mieux pour mettre les deux pieds dans le plat.

-Bien. Où en étions-nous ? Demanda Rosalie.

-Bella nous disait qu'elle était prête à tout si je me souviens bien. Répondit une Alice dont les yeux se remirent à briller malicieusement.

-Je pense que tu pourrais commencer par l'ignorer un instant. Il va devenir complètement frustré et ça risque de le faire devenir fou. Dit Rose alors qu'Alice hochait la tête.

-Ça ne va pas l'éloigner plutôt ? Demandai-je d'une petite voie.

-Pas si tu t'habille sexy ! Rît Alice en tapant ses mains d'excitation.

-C'est certain. Mets-toi en sous-vêtement sexy et seulement ainsi puis ignore-le. Il va te manger dans la main … Ricana Rosalie.

Je ne savais pas si je pourrais suivre ce conseil comme ceux qui suivirent…

°o°o°o°

Le soir était vite arrivé… J'avais passé le reste de la journée à discuter encore et encore de stratagèmes avec Alice et Rosalie pour faire craquer Edward et l'amener à me désirer de nouveau.

Lorsque nous avions partagé le repas avec les hommes, elles n'avaient pas arrêté de me sourire malicieusement et lorsqu'Edward se mettait à parler, c'était bien pire. Alice en était même venue à m'envoyer des coups dans le tibia quand il s'était tourné vers moi. Le comportement des filles le rendait perplexe et il trouvait cela étrange, je le voyais bien dans l'étincelle que je décelais au fond de son regard. Il n'avait pourtant rien dit, tout comme le reste des hommes autour de nous. Jasper et Emmet semblaient également surpris de leur comportement alors que Carlisle, fidèle à lui-même, restait silencieux bien qu'il nous observait.

L'après midi, elles m'avaient un peu bousculée en me demandant pourquoi je n'avais pas commencé l' « offensive » comme elles l'appelaient. Elles déploraient ma timidité et me disaient que tout cela devait changer pour devenir une bombe sexuelle, prête à tout pour avoir ce qu'elle veut et notamment un certain étalon. J'avais beaucoup rougi tout le reste de la journée, leurs conseils devenant au fur et à mesure plus « techniques » afin que je sois parée pour le moment crucial. Bien sûr, elles m'avaient affirmé que je n'en aurais pas forcément besoin dans l'immédiat et qu'il ne fallait pas que je me gêne pour leur demander d'autres informations, qu'elles seraient là si besoin d'aide. Voilà où j'en étais arrivée…

J'étais de retour dans notre chambre. Edward n'était toujours pas là. J'avais fait plusieurs allers-retours dans le dressing, m'attardant devant le tiroir contenant mes sous-vêtements. J'hésitais à suivre dès maintenant leurs conseils. N'était-ce pas trop prématuré ?

Ça fait des semaines que tu te sens frustrée et je suis également frustrée donc non, c'est loin d'être prématuré. Bouge ma vieille, on est jeune qu'une fois. Tu ne veux pas non plus finir bonne sœur parce que tu es bien partie pour, on est bien partie pour…

Ma petite voix avait raison mais je ne me sentais pas encore assez à l'aise avec mon corps pour commencer dès maintenant à séduire Edward. Mes nerfs étaient à vif, pas seulement parce que ma journée avait été longue et rude mais aussi parce que je n'en pouvais plus de ce feu qui ne cessait de s'allumer lorsqu'il était dans les parages. J'essayai en vain de faire baisser la pression mais le simple fait de me caresser m'exaspérait et dès que je croisai mon reflet, je voulais effacer mes traits. Mon visage tout comme l'ensemble de mon être semblait fatigué de cette guerre contre mon désir.

Ba alors passe à l'action !

Je m'arrêtai une nouvelle fois devant mon dressing. J'avais comme une boule au ventre alors que je me rendais compte de ce que j'allais faire. Je pris une grande inspiration et j'ouvris mon tiroir à sous-vêtements. Alice et Rosalie m'avaient suggéré la séduction par la suggestion tout en ignorant Edward. Je ressentais comme de l'appréhension à cette idée. Je connaissais les réactions de mon corps et de mon esprit lorsqu'il était dans la même pièce que moi et j'avais la nette impression qu'il allait falloir me battre contre moi-même pour suivre les conseils des filles.

Je regardais la totalité de mes ensembles. Je ne savais pas lequel choisir. Il y en avait plusieurs où rien n'était suggéré puisqu'ils étaient tous en dentelle et en transparence. Il y en avait d'autres plus sages et donc moins sexy. Si je me mettais déjà à douter sur quelle lingerie choisir, ma soirée promettait d'être longue. Je pris donc un ensemble bleu nuit, en dentelle où peu de peau était cachée. C'était certes peut-être trop mais on n'a pas ce que l'on veut sans effort. Je mis ma timidité au placard et je sortis du dressing. Bon et maintenant…

Mes épaules étaient nouées à l'instar de mon ventre et je devinais que c'était le stress qui me mettait dans des états pareils. Edward ne devrait plus trop tarder et ma peur ne fit que s'amplifier… Une bonne douche s'imposait. Je courus dans la salle de bain et me mis sous le jet d'eau chaude. Je sentis un à un mes muscles se détendre et ma respiration se fit moins heurtée, moins saccadée. J'étais vraiment nerveuse mais je devais mettre tout cela de côté, que ce soit mon appréhension ou mes craintes. J'étais maitresse de mon destin et ce qui allait se passer cette nuit, je le voulais, je le désirais même trop.

Quand je sortis enfin de sous la douche, vint le moment où je me mis à douter sur la coiffure, le maquillage, peignoir ou pas peignoir, … Enfin, tous ces détails qui n'ont pas d'importance pour moi mais qui au final ont un impact sur ma soirée… je choisis au final d'être sans maquillage, les cheveux légèrement en bataille mais tout en restant naturels et pour le peignoir, au moment où je quittais la salle de bain je l'avais dans les mains. Ce que je n'avais pas prévu, c'était qu'Edward serait déjà là…

Edward était là, de dos, au téléphone il me semblait. Je voyais ses épaules raides, toute sa posture était rigide et menaçante. Bon, ce soir n'était pas l'idéal pour ce que j'avais en tête. Il devait m'avoir entendue car il se retourna vers moi. Je crus voir sa bouche s'ouvrir de stupéfaction alors que ses yeux semblaient sortir de sa tête, ses pupilles se dilataient à mesure que les secondes s'égrainaient. Je ne savais pas si c'était bon signe de le voir ainsi figé, ses yeux se baladant sur mon corps. Ma conscience se mettait à danser en voyant Edward déglutir avec difficulté.

Laisse tomber le peignoir chérie, il bave… 'Cause we are the champions!

Je ne savais combien de temps s'était écoulé depuis que j'étais sortie de la salle de bain et qu'Edward me dévisageait, me déshabillait même du regard mais le feu qui n'était jamais éteint dans mon corps se mettait à grandir en moi.

-Euh… Désolé, tu disais Eleazar. Dit-il dans une grimace quand il eut fini de me regarder.

Okay. Il semblait repartir dans sa conversation téléphonique. Tant pis pour lui… Je me mis à déambuler devant lui sans lui accorder ne serait-ce qu'un regard. Je sentais la chaleur du sien sur mon corps quand je lui passais devant. J'entendais son souffle devenir heurté lorsque je me penchais sur le lit, ouvrant les couvertures, mes fesses entrant dans son champ de vision. Je n'en revenais pas de ce que j'étais en train de faire mais mon désir avait pris le pas sur ma timidité…

-Ecoute, je te rappelle demain à la première heure… Dit-il alors que sa voix était devenue rauque.

Je pouvais deviner son regard noir sur mon corps pendant je continuais à déambuler dans la chambre et dans la salle de bain, faisant semblant de ranger un bazar imaginaire. J'étais une nouvelle Bella, certes mes craintes étaient toujours là mais je n'en pouvais plus d'être dominée par ma peur. J'entendis une voie s'élevait à travers son téléphone et je devinais que l'Eleazar à l'autre bout de la ligne était furieux qu'Edward coupe leur conversation.

-Je sais, je sais Eleazar… (Nouvelle élévation de la voie à travers le téléphone). Ecoute, je serai tout à toi si tu veux demain matin, je t'appelle à la première heure. Dit Edward avant de couper brusquement la conversation.

Je ne savais pas qui était cet Eleazar mais je ne pensais pas qu'il avait du apprécier qu'Edward ait raccroché ainsi sans avoir le dernier mot. Quelle ne fut pas ma surprise quand le portable d'Edward sonna. Edward se mit à grogner alors qu'il éteignait son mobile. Son regard était toujours sur moi mais je n'osais en faire de même. Non, non. On se tient au plan et on l'ignore… Je pouvais l'observer du coin de l'œil, lancer son téléphone sur la table basse, ses yeux toujours sur moi alors qu'une de ses mains entreprenait déjà de dénouer le nœud de sa cravate. Je continuais à déambuler comme si de rien n'était dans la chambre et je pouvais sentir qu'Edward n'était pas insensible à ma tenue, ni à mon comportement. Je pouvais le voir tenter de se dévêtir au plus vite, son regard se noircissant toujours plus pendant je faisais mine de me pencher sur le canapé, sur une chaise, me redressant avec lenteur et marchant tout en ondulant des hanches. Je pouvais entendre quelques fois un grognement sexy dans mon dos alors queje continuais toujours à l'ignorer.

°°° Playlist: David Usher – Black Black Heart °°°

Après m'être de nouveau redressée avec lenteur, je sentis sa chaleur dans mon dos. Ses mains se plaquèrent sur mes hanches, ses doigts semblaient vouloir s'imprimer sur ma peau, dans ma chair. Mon cœur qui ne cessait de battre avec force dans ma poitrine amplifia son rythme, mon désir s'intensifiait, m'embrasant totalement. Son souffle était dans ma nuque, je percevais ses lèvres douces et brulantes sur la peau de mon épaule. Son bassin se plaqua contre mes fesses et je sentis l'effet que je lui faisais. Ma conscience se mit à danser telle une folle la gigue sur une piste de danse.

Edward posa quelques baisers papillon sur la courbe de mon épaule remontant dans mon cou et finissant sur le morceau de peau derrière mon oreille qui me faisait m'enflammer toujours plus. Je penchai le cou pour lui donner plus d'accès, mon souffle se fit coupé. J'étais redevenue Icare volant vers le soleil, je me sentais tel un oiseau volant toujours plus haut dans le ciel voulant atteindre les étoiles… Ses mains ne restèrent pas inertes et remontèrent sur mon ventre, dessinant des arabesques puis il prit mes seins en coupe, ses pouces balayant mes pointes déjà dures pour lui. Mon cœur semblait vouloir sortir de ma poitrine, ma respiration s'était fait la malle. Des gémissements incontrôlés sortaient de ma gorge.

J'étais redevenue une femme brulante de désir pour cet homme, Edward. Mes mains allèrent se loger dans ses cheveux, le poussant à m'embrasser plus fort, le poussant à me montrer toute l'étendue de son désir pour moi. Mon corps se mit à gigoter contre lui, créant une friction contre son bassin le faisant grogner au passage. Un sourire prit place sur mon visage alors qu'une idée me vint. Rose m'avait dit que plus tard je pourrais jouer avec lui et le mener là où je voulais. Pourquoi pas maintenant ?

Je descendis mes mains sur les siennes et les repoussai. Je m'éloignai de lui et en me tournant vers lui, je plongeai mon regard dans le sien. Seigneur Dieu ! Je n'avais pas l'habitude de blasphémer et même si je ne croyais pas à une force céleste supérieure, ce que j'avais devant moi avait été obligatoirement créé par une puissance surhumaine. Edward était devant moi, beau, tentateur, désireux. Ses yeux noirs me jaugeaient, ses lèvres gonflées ne demandaient que mes baisers. Sa poitrine se soulevait avec force et de façon erratique. Je pouvais deviner les battements de son cœur pendant quemes yeux descendaient le long de son corps, ralentissant sur ses pectoraux, ses abdominaux et sur son désir déjà monstrueux comprimé dans son boxer, seul vêtement qui lui restait. Je remontai mon regard sur son visage, un sourire en coin avait pris place sur ses lèvres que je désirais ardemment embrasser. Je me mis à reculer, toujours en le regardant, en direction du lit.

J'avais peur que ma maladresse ne revienne à cet instant mais cela ne fut pas le cas. Je me mis à bouger mes hanches de manière plus prononcée alors que je m'écartais toujours de lui. Edward continuait de me déshabiller du regard et je crus mourir par le feu qui me possédait quand je vis sa langue passer avec gourmandise sur sa bouche tentatrice. Je sentis bien vite les rebords du lit contre le creux de mes genoux et toujours sans le quitter des yeux, je m'y assis d'une façon que j'espérai séductrice.

Le peu de temps que je me détournai de lui pour me mettre à l'aise, je ne le vis pas arriver sur moi. Ce ne fut que lorsque son corps me recouvrit et que ses lèvres mangèrent les miennes que je me rendis compte de sa proximité. Son sexe dressé était contre ma hanche et je me mis à le vouloir tout contre mon désir déjà brulant dans mon bas ventre. Mes jambes remontèrent contre ses cuisses, pour entourer ses reins et ses hanches. Son bassin rencontra le mien et nous gémîmes en cœur quand nos besoins se frottèrent. Ses mains étaient dans mes cheveux pendant que les miennes étaient sur son torse, les battements de son cœur frappant contre ma paume. Ma langue gourmande se mit à dessiner ses lèvres et bien vite, je rencontrai la sienne toute aussi impatiente. Mes doigts remontèrent le long de sa poitrine, longeant son cou pour finir sur les cheveux de sa nuque que je me mis à tirer. Edward grogna contre moi alors que son bassin faisait un mouvement brusque contre le mien, me faisant défaillir et m'arrachant un gémissement.

Ses mains descendirent sur mes seins, dessinant mes clavicules au passage. Ses pouces se remirent à balayer mes pointes durcies, envoyant des ondes électriques dans mes reins et dans mon bas ventre. Mon cœur battait de manière saccadée, voulant toujours sortir de ma poitrine. Je pouvais sentir le sourire en coin d'Edward apparaitre sur sa bouche, tout contre la mienne. Je poussais mon bassin ardent contre le sien et alors qu'un grognement sortit de son torse, son sourire disparut.

Œil pour œil, dent pour dent mon gars.

Ses doigts dessinèrent avec plus d'insistance mes seins, triturant mes tétons et je me mis à jurer mentalement. Cet homme allait me tuer… je me mis à empoigner ses cheveux avec plus de force, approfondissant toujours plus notre baiser qui était dur et passionné. Je me sentais me consumer, je me sentais voler loin de cette chambre. J'étais au paradis dans ce brasier. Ses mains quittèrent mes seins pour se loger dans mon dos, faisant sauter l'attache de mon soutien gorge. Ses doigts reprirent leur place de droit, sur mes pointes durcies, les caressant, les pinçant. Edward brisa notre baiser, nous étions à bout de souffle. Il ne s'arrêta pas là et descendit le long de mon cou, le mordillant, le léchant pour continuer sa descente sur ma clavicule et finir sur ma poitrine dont il prit un sein en bouche, l'allongeant, le dégustant, l'aspirant… Mon désir grandissait toujours dans mon corps et je le sentais couler dans mon dernier vêtement signant sa mort et continuant sur mes cuisses. Mes mains longèrent les muscles de son dos qui se contractèrent sur leur passage, caressant ses reins provoquant des grognements d'Edward pour finir sur ses fesses que je me mis à pétrir. Quand il se mit à mordiller mon sein, mon dos s'arqua sous la sensation alors que mon bassin vint avec force à la rencontre du sien, provoquant toujours plus de gémissements de nous deux.

-Dis-moi d'arrêter Bella… Je ne sais pas si je pourrais m'arrêter à temps. Souffla Edward d'une voix rauque emplie de désir et de besoin tout contre ma poitrine alors qu'il changeait de sein.

-T'arrête surtout pas. Je t'en supplie, continue Edward ! Finis-je dans un cri alors qu'il s'était mis à aspirer avec force mon second sein, ses dents taquinant mon téton.

Je l'entendis grogner en réponse alors que son bassin se mit à imprimer un rythme contre le mien, créant toujours plus de friction entre nous. Je me mis à me mouvoir moi-même un tempo pour aller à sa rencontre et nous ne fûmes plus que gémissements et cris. Edward ne s'arrêta pas là et descendit sur mon ventre, léchant la peau autour de mon nombril pour finir à la lisière de ma culotte. Ses yeux rencontrèrent les miens, ses dents prenant ma lingerie et commençant à jouer avec. Cette vision envoya de nouvelles ondes électriques directement dans mes reins et mon centre déjà humide pour lui. Sa bouche quitta bien vite ma culotte, ses yeux toujours dans les miens alors qu'un petit sourire prit possession de son visage.

-Je ne vais pas te faire l'amour cette nuit. Souffla-t-il d'une voie rauque de désir.

Je me mis à grogner en réponse. Je ne savais pas si j'étais prête pour perdre ma virginité cette nuit mais je sentais qu'une part de moi était frustrée à cette idée.

-Mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas te faire crier de plaisir, j'espère que tu es prête pour cela… Son sourire s'agrandissant alors que ses yeux se firent plus profonds que les abimes.

Ses dents reprirent ma lingerie en bouche, jouant avec l'élastique alors que ses mains massèrent mes jambes, mes genoux et mes cuisses toujours à distance de là où j'en avais besoin. Mon désir était toujours présent mais je me sentais comme frustrée et mécontente. J'étais l'investigatrice de notre étreinte et voilà que monsieur avait pris le dessus et ce depuis le début, il me fallait rectifier le tir. Je me mis à gigoter contre lui et Edward arrêta bien vite ses caresses et son jeu. Il se redressa et me regarda surpris, ce fut à ce moment que je me mis à donner un coup de rein et je me retrouvais à califourchon sur ses cuisses, un sourire apparaissant sur mon visage.

-Qu'est-ce que… Commença Edward avant que ma bouche ne dévore la sienne.

Ma langue caressa ses lèvres et bientôt je retrouvai la chaleur de sa bouche. Mes mains caressaient ses pectoraux, insistant sur ses tétons, les griffant par moment. De nouveaux grognements sortaient de la gorge d'Edward, mourant sur mes lèvres. Mes hanches se balançaient contre son bassin, frictionnant nos besoins dans de longs va et vient. A bout de souffle, je mettais fin à notre baiser. Je me penchai sur son cou, l'embrassant, le léchant, le mordillant, glissant sur sa clavicule puis comme Edward plus tôt, je finis sur son torse. Je me mis à me venger sur ses pectoraux, administrant les même châtiments qu'il m'avait prodigué sur les seins. Je ne savais pas s'il allait me laisser faire ainsi longtemps, s'il allait me laisser le dessus.

-Bella… Gémit-il dans un murmure rauque.

Ma bouche descendit comme mes mains sur son ventre, traçant des arabesques du bout des doigts et de la pointe de ma langue. Arrivée à la frontière du dernier rempart qui me séparait de son désir, je me mis à hésiter. Rosalie et Alice m'avaient bien conseillée sur ce que je pouvais faire mais et si je n'y arrivais pas ? Edward dut sentir mon hésitation car une de ses mains se logea sous mon menton.

-Tu n'es pas obligée de faire quoique ce soit… Dit-il en se redressant alors que je me retrouvais assise sur son bassin. Pas ce soir. Ajouta-t-il en balayant les quelques mèches de cheveux qui étaient retombées sur mon front. Laisse-moi faire, s'il te plait… Finit-il en plongeant ses yeux dans les miens, son pouce caressant mes lèvres gonflées.

J'hochai la tête timidement, des rougissements naissant sur mes joues. Edward me fit un sourire craquant et mon cœur se pinça de le voir ainsi. Il nous fit basculer et je me retrouvais couchée sur les draps avec son corps me surplombant. Il reprit ses baisers sur ma poitrine, recommençant les traitements qu'il y avait administrés plus tôt. Il les embrassa, les caressa, les lapa, les mordilla, les tira les rendant toujours plus durs et sensibles. Mon désir déjà puissant ne fit que s'intensifier dans mon bas ventre et dans mes reins. Je me sentais tomber et sombrer dans les ténèbres de ce feu qui ne faisait que grandir dans mes entrailles. Edward descendit sur mon ventre, puis à la frontière de ma culotte, reprenant son jeu avec l'élastique de mon sous-vêtement, ses caresses sur mes jambes et mes cuisses faisant grandir mon impatience. Je sentais comme une sorte de boule au niveau de mon sexe et je ne voulais qu'une chose qu'elle disparaisse, me faisant exploser de ce que j'identifiais comme mon désir…

Les mains d'Edward prirent en coupe ma lingerie et la fit descendre le long de mes cuisses et de mes jambes alors qu'il se redressait. Il m'avait déjà vue nue et ce à plusieurs reprises mais c'était la première fois où j'étais consentante et c'était comme si c'était la première fois… Ses yeux me déshabillaient, dessinant chacune de mes courbes et je le dévisageais à mon tour, regardant chacune de ses réactions. Je sentis bientôt la chaleur de son regard sur mon intimité alors que j'étais ouverte devant et pour lui. Un grognement sortit de sa poitrine et je me sentis rougir et gémir en réponse. Son corps recouvrit le mien alors que sa bouche se posa avec force contre la mienne. Sa langue se faisait tour à tour câline, exigeante, passionnée et douce. Je me sentais vibrer contre Edward alors que la boule de désir grandissait encore et encore en moi. Il reprit ses câlins dans mon cou puis sur ma poitrine, cajolant chacun de mes seins pour repartir sur mon ventre. Mon cœur battait toujours aussi rapidement, ma respiration était toujours hachée et coupée. Je crus décoller quand je sentis le souffle d'Edward au niveau de mon désir brulant, son nez humant mon pubis.

-Tu es prête à monter jusqu'au septième ciel Bella ? Me demanda-t-il toujours contre ma féminité, son souffle me faisant me tordre de plaisir et me faisant crier.

Je me mis à hocher la tête même si je savais qu'il ne pouvait pas me voir.

-Réponds-moi Bella. Veux-tu que je t'emmène au septième ciel ? Dit-il son souffle toujours plus proche de mon antre brulant.

-Oui, soufflai-je d'une voie rauque que je ne reconnus qu'à peine.

-Dis-le à voix haute. Veux-tu que je t'emmène au septième ciel ? Dit-il plus insistant alors que ses doigts se mirent à caresser ma fente de haut en bas puis de bas en haut, dessinant les contours de mon sexe.

-Oui, criai-je alors que je me mis à mordre mes lèvres avec force.

-Bien parce que je vais t'emmener bien au-delà. Souffla-t-il. Regarde-moi Bella ! Ajouta-t-il d'une voix plus forte quittant mon pubis.

Je me redressai sur mes coudes et me callais sur les coussins. Mon regard rencontra celui d'Edward noir de désir et sans plus de forme de préambule, il plongea contre mon intimité, sa langue titillant mon bouton de plaisir. Je glapis de surprise mais aussi de besoin. Mes hanches bougèrent pour plus de contact. Les doigts magiques d'Edward continuaient à dessiner les contours de mon sexe alors que sa bouche alternait ses caresses entre le plat et la pointe de la langue. Mes nerfs étaient à vif, mon sang bouillonnait dans mes veines alors que de le voir ainsi en train de gouter mon antre, envoya de nouvelles ondes électriques dans chacune de mes terminaisons nerveuses, dans mes reins et faisant augmenter la boule de désir de seconde en seconde. Je croyais mourir tant le plaisir m'intoxiquait mais ce fut bien pire quand Edward glissa un doigt dans ma fente, lui imprimant un mouvement de va et vient. Mon souffle déjà court, se fit d'autant plus heurté quand un second doigt s'ajouta au premier. Sa langue continuait à jouer avec mon bouton de rose, le lapant, l'aspirant, le mordillant et mes hanches continuaient à se ruer contre lui. Ses doigts caressaient mes parois et à chaque mouvement, ils sortaient presque totalement pour entrer toujours avec plus de force et de puissance. Mes gémissements s'étaient transformés en cris que j'espérais discrets, je scandais son nom tout comme mon cœur ne faisait que battre un hymne pour lui. Un troisième doigt prit place dans mon antre et je me sentis décoller à chacune de ses poussées. Je ne sus ce qu'il se produisit mais Edward toucha un endroit particulièrement sensible et mes petits cris se transformèrent en hurlements de bonheur.

-Tu vois ce point que je touche Bella, dit-il en poussant une nouvelle fois contre cet endroit très sensible et qui me faisait crier de jouissance. C'est ton point G et rien qu'avec cela, je peux te faire un plaisir intense. Veux-tu que je continue de te toucher ainsi ?

-Oui. Soufflai-je frustrée alors qu'il avait cessé de bouger dans mon antre.

-J'ai mal entendu ! Je ne veux pas que tu retiennes tes cris, hurles mon nom Bella ! Déclara-t-il de sa voix rauque et dure, ses doigts s'étant recourbés et ayant repris leur mouvement en moi, heurtant toujours mon point G.

-Oui ! EDWARD, OUI ! Me mis-je à hurler alors que son pouce s'était mis à caresser mon clitoris.

-Bien Bella. Ne retiens surtout pas tes cris sinon je pourrais tout cesser… Ricana-t-il alors qu'il se penchait de nouveau sur mon pubis.

Sa langue remplaça son pouce et mes hanches se ruèrent encore et encore au rythme de ses doigts dans mon antre. Il continuait de heurter mon point sensible me faisant toujours plus crier son nom. Je le sentais sourire contre moi, je voulais le lui faire ravaler mais je ne le pouvais pas. Je brulais toujours plus à chaque seconde. C'est alors qu'il changea de rythme, alternant les poussées lentes et douces et celles plus puissantes et plus rapides. Je ne savais pas ce qu'il voulait au juste mais je me sentais anéantie par ce feu toujours plus destructeur, qui enflammait tout sur son passage. La boule dans mon ventre grossissait encore et encore et me sentant au bord du gouffre, il changeait de rythme m'éloignant ainsi de ma délivrance. Je voulais jurer et le pousser à me libérer de cette prison de feu et de désir dont j'étais prisonnière mais il ne semblait pas du même avis car il continua ainsi. Mes doigts s'étaient agrippés aux draps qui m'entouraient, mes poings se refermant sur eux alors que je tentais de passer ma frustration sur eux. La boule dans mon ventre continuait encore à grandir et je me mis à suffoquer.

-Regarde-moi Bella. Grogna Edward contre mon antre brulant.

Mes yeux qui s'étaient fermés sous la puissance de mon plaisir s'ouvrirent et de voir Edward, les yeux dans les miens, penché sur mon sexe, le léchant, ses doigts s'activant en moi, ce fut trop pour moi…

-Viens pour moi mon ange. Ajouta-t-il, sa langue se fit un peu plus exigeante et ses doigts reprenaient leur rythme rapide et puissant.

Je me mis à convulser, mon regard toujours ancré au sien. La boule dans mon ventre éclata et je me sentis décoller loin, très loin de cette chambre. Je criai son nom dans ma délivrance…

Il avait raison, il m'avait menée au-delà du septième ciel. Toutes les caresses que j'avais pu me prodiguer n'étaient rien comparé à ce que j'avais pu vivre cette nuit.

Je ne savais pas quelle heure il était, ni combien de temps s'était écoulé depuis que mon orgasme m'avait frappée. Je sentais des caresses dans mes cheveux mais j'étais encore loin. Mon cœur continuait à battre avec force dans ma poitrine, ma respiration tentant de se calmer. Quand je fus enfin prête à ouvrir les yeux, je découvris Edward penché sur moi, ses yeux me détaillant alors qu'une étrange lueur les illuminait.

-Tu es magnifique. Dit-il toujours en caressant mes cheveux. Tu as été parfaite. Tu es si belle Bella. Ajouta-t-il déposant de légers baisers sur mon front, mes joues, mon nez et ma bouche.

Ses lèvres continuaient à picorer les miennes et je répondais paresseusement tout d'abord puis avec force alors que je me remettais à ressentir du désir. Avant que l'on ait pu approfondir notre baiser, Edward se recula.

-Merci. Dit-il, ses yeux toujours brillants de cette lueur étrange.

-Pourquoi tu me remercies ? Lui demandai-je avec incompréhension.

-Parce que tu m'as permis de te donner du plaisir, de te gouter, de te caresser… Souffla-il, son regard toujours plongé dans le mien.

Il ne put continuer car ma main se posa sur ses lèvres.

-C'est à moi de te remercier. Jamais, je n'ai atteint ce genre de plaisir… Dis-je alors qu'il se mit à son tour à me regarder avec incompréhension. Merci Edward…

-Tu as déjà atteint le plaisir avant. Quand ? Me demanda-t-il alors que son regard bien que toujours brillant se noircit, non pas de désir mais de colère.

-Euh… Ba, c'est-à-dire que… J'aurais mieux fait de me taire. Bredouillai-je alors que je rougissais au souvenir de mes nombreuses caresses sous la douche et que je continuais à m'enfoncer.

Je n'osais le regarder et je continuais à rougir sous l'insistance de son regard.

-Bella, dis-moi. C'était qui et quand ? Me demanda-t-il de nouveau de sa voix dure et rauque. Il me semblait que tu n'avais jamais embrassé quiconque et donc que tu ne connaissais rien au sexe avant moi… continua-t-il, sa colère toujours sous-jacente.

-C'est embarrassant… Murmurai-je. Ne te moque pas…

-Je ne vois pas en quoi je me moquerais. Grogna-t-il toujours en colère. Putain Bella, dis-moi, c'était qui et quand ? Gronda-t-il avec force.

-… Dis-je rapidement, les joues en feu alors que j'avouai que je m'étais masturbée.

-Tu peux répéter parce que je n'ai pas compris un traitre mot de ce que tu as dit. Dit-il, sa voix quelque peu calmée bien qu'elle reste rauque.

Je levai les yeux pour lui faire face. Quitte à avoir honte et assumer, autant le lui dire en le regardant dans les yeux. Ses yeux étaient toujours observateurs et légèrement noirs. Son corps était figé et tendu, sa colère était toujours là et je ne la comprenais pas. Je pris une légère inspiration pour me donner le courage…

-C'est moi qui me donnais du plaisir sous la douche et cela fait plusieurs semaines que je le fais. Finis-je en fermant les yeux, mon corps se recroquevillant sur lui-même de honte.

Je l'entendis déglutir avec force. Je ne savais pas à quoi il pensait mais à cet instant, j'avais tellement honte et je me sentais mortifiée de lui avoir tout avoué. Une de ses mains se logea sous mon menton mais je ne pouvais pas lui faire face, pas maintenant… son emprise sur mon visage se fit plus forte et je dus me résoudre à lui faire face. A peine, je relevais le visage vers lui que ses lèvres prirent d'assaut les miennes. Son baiser était urgent et passionné et mon désir, jamais loin, se remit à bruler dans mes reins et mon bas ventre. Ce fut à bout de souffle qu'il se détacha de moi.

-Mon Dieu, t'imaginer te caresser sous la douche… Je n'ai jamais rien entendu de plus sexy. Dis-moi qu'un jour je pourrais te regarder faire… Me supplia-t-il toujours de sa voix rauque.

Ses yeux n'étaient plus noirs de colère mais de désir, la lueur qui avait quelque peu disparu un peu plus tôt était de nouveau présente et rien que de la voir, je sentis mon cœur se pincer alors que mon désir grimpait en flèche.

-Hum, c'est trop embarrassant donc non… soufflai-je en rougissant.

-Tu sais, y'a rien de mal à se caresser sinon à l'heure qu'il est, je devrais être maudit. Dit-il en souriant de son sourire en coin. Déjà que je le suis, souffla-t-il pour lui-même, son humeur s'assombrissant. Si tu savais le nombre de fois où je me suis caressé en pensant à toi. Finit-il toujours en me regardant, son sourire de nouveau en place.

Je ne savais pas s'il m'avait dit cela pour me mettre à l'aise ou pour me gêner mais je me mis à rougir en même temps que je me mis à glousser contre lui. Son sourire s'agrandit et bientôt il se joignit à moi pour rire. Quand je me fus calmée, je replongeai de nouveau mon regard dans le sien. Edward me regardait toujours de manière intense, son sourire en coin toujours sur ses lèvres. Est-ce qu'il se caressait vraiment en pensant à moi ? Rien que cette idée me faisait sauter de joie et mon cœur se mettait à battre de manière forte et pourtant si douce dans ma poitrine. Un sourire que je devinais niais prit possession de mon visage et je devais ressembler en tout point au chat de Cheshire.

Je me penchai vers lui et posai mes lèvres sur les siennes. Notre baiser se fit doux et lent, tout deux voulant graver ce souvenir dans nos esprits, enfin pour ma part c'était ce que je faisais. Nous nous séparâmes à bout de souffle et Edward nous fit nous glisser dans les draps. Son corps se colla au mien, je posais ma tête sur son cœur. Il passa un bras autour de ma taille pendant que nos jambes s'entremêlaient et que ma main se posait sur sa poitrine. Je sentis les lèvres d'Edward sur mon front, son bras autour de ma taille me caressant le dos. Je sentais son désir contre moi et je devinais que ce devait être douloureux et inconfortable.

-Edward ?

-Hum…

-Tu veux que je m'occupe de… de ton… me mis-je à bégayer.

Je le sentis rire dans mes cheveux alors que son emprise sur ma taille se fit plus forte.

-Bonne nuit Bella. Dit-il en riant.

-Bonne nuit Edward. Lui répondis-je décontenancée.

Je m'installai confortablement tout contre lui. Edward continuait à me caresser les cheveux et le dos, m'embrassant quelques fois le front. Je ne mis pas longtemps avant de glisser dans les bras de Morphée, un sourire gravé sur le visage. Mon corps était détendu suite à mon fabuleux orgasme. En un mot, j'étais heureuse.

Bon aujourd'hui est un jour sans précédent, j'ai pas fait de fin sadique…

Bisous et à bientôt.