Voilà le chapitre 4! J'ai enfin réussi à trouver une trame! \o/ Donc à partir de là, ça va être un peu plus structuré et moins en vrac.
Disclaimer : Moriartyyyyy appartieeeent mooiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Non? Bon... tant pis... les autres non plus? Haaaa merci Abigaïl! Enfin une qui collabore!

Bref... bonne lecture. ^^


Chapitre 4 : Lui ou moi

« Ecoute-moi. Je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi, d'ailleurs tu ne t'inquiètes pas pour moi. Je veux juste que tu me laisses tranquilles, que tu m'oublies, que tu me laisses faire mon travail sans kidnapper John tous les deux jours et sans que tu viennes nous harceler sans arrêts avec des excuses à dormir debout. Je ne veux plus entendre parler de toi. Sors de ma vie, c'est tout ce que je te demande, laisse moi, retournes à Buckingham déclencher des guerres et fiche moi la paix une bonne fois pour toutes ! Tu n'as aucun intérêt pour moi est-ce que c'est clair… Mycroft ? »

Dans la cuisine du 221B Baker Street, Sherlock se tenait debout en peignoir et pyjama, son violon à la main. En face se trouvait son grand frère qui, pour la première fois depuis des années, ne répondit rien au cadet des Holmes. John Watson était dans son fauteuil et lisait la presse tout en écoutant distraitement les deux hommes qui n'étaient pas loin.

Le blond s'attendit à une réplique mordante du « gouvernement britannique » venant envenimer l'ambiance déjà orageuse de cette pauvre demeure mais à sa grande surprise, celle-ci ne vint pas. Interloqué, le médecin se retourna et put observer Mycroft, le regard vide, reprendre sa sacoche et se diriger vers la sortie.

« Bonne journée John.

_ Heu… bonne journée. »

Le grand Sherlock Holmes eut un sourire de satisfaction et revint se vautrer sur le canapé où il avait définitivement élu domicile.

« Tu… ne penses pas y être allé un peu fort ?

_ Quoi ?

_ Avec ton frère.

_ J'avais compris ce à quoi tu faisais référence John, mais je ne vois pas en quoi j'y suis allé un peu fort. Je lui ai dit ce que je pensais.

_ Justement.

_ Tu ne vas pas me dire que toi, brave soldat, ne trouve pas la vérité primordiale ou quelque chose comme ça.

_ Sherlock, il y a différentes façons de dire ce qu'on pense… Il s'agit de ton frère.

_ Justement, il est habitué, je ne vois pas le problème.

_ …

_ …

_ Tu lui envoies toujours des messages ?

_ A mon frère ?

_ A Moriarty.

_ De toute évidence.

_ Tu te moques de moi ?

_ Quel intérêt aurais-je à me moquer de toi ?

_ Sherlock… Tu parles au plus grand esprit criminel de cette génération…

_ Tu es jaloux ?

_ … »

_ Tiens, en parlant du loup…

Sherlock batailla quelques secondes pour attraper son téléphone portable sur la table basse sans avoir à se déplacer. Une fois ceci accompli, il entreprit de lire le message qu'il venait de recevoir.

[Je suppose qu'Abigaïl n'a même pas eu besoin de te payer pour que tu me retrouves. – JM]

[Quelle prétention… – SH]

[Elle t'a payé ? – JM]

[Non. – SH]

[… – JM]

[Je sais déjà ce que tu envisages de faire. Si je le dis à John, il mettra tout en place pour protéger Abigaïl. S'ils veulent savoir où tu habites ils viendront m'interroger, et je n'ai aucun intérêt à garder le silence. Je me dois de te conseiller de trouver une autre solution. – SH]

[Pourquoi tu ne m'as pas déjà dénoncé ? – JM]

[… – SH]

[Donc tu ne le feras pas non plus après. – JM]

[Ça valait le coup d'essayer. – SH]

[Tu sais aussi bien que moi que c'est mon seul moyen de ne rien risquer. – JM]

[Je ne laisserai pas ma cliente se faire assassiner. – SH]

[Encore un défi Sherly chéri ? – JM]

[Ce surnom est proprement affreux. Ne recommence pas s'il te plaît. – SH]

[Pourquoi est-ce que tu tiens à la protéger ? Tu ne la connais même pas, qu'est-ce que tu en as à faire d'elle ? – JM]

[ ? – JM]

Le médecin remarqua que son ami ne répondit pas à ses deux derniers messages et eut un léger sourire.

« Qu'est-ce qu'il t'a dit ? »

Le regard concentré de Sherlock laissait présager qu'il allait ignorer la question du blond.

« Quelle heure est-il ?

_ Tu as ton portable à la main.

_ …

_ … 14h23… où vas-tu ? Sherlock ?

_ Ha oui, ton petit cerveau a dû oublier qu'Abi devait venir aujourd'hui à 14h30. »

En quelques minutes, le détective consultant était propre et bien habillé, attendant près de la porte d'entrée.

« Sherlock, je peux savoir pourquoi est-ce que tu t'es préparé ? Tu ne fais jamais ça.

_ Si jamais elle vient à reparler à son frère, je ne veux pas qu'elle lui raconte la vue d'un moi version loque en robe de chambre à chacune de ses visites.

_ J'ai l'impression que tu te moques un peu souvent de moi en ce moment.

_ Encore une fois, quel intérêt ? »

Toc, toc, toc

Comme prévu, le cadet des Holmes ouvrit la porte et se trouva devant cette jeune femme qui lui rappelait tant le criminel consultant.

OoOoOoOoOoOoO

Flash back

« Je m'ennuie.

_ Je sais Sherlock.

_ JE M'ENNUIIIIIIIIIE !

_ JE SAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIS SHEEERLOOOOOOOOOCK !

_ Ouais mais même…

_ On a une cliente qui ne devrait pas tard…

Toc, toc, toc

_ Tu vois ?

Le médecin exaspéré par son ami et colocataire se leva pour aller ouvrir la porte dans l'espoir d'une affaire capable d'attirer l'attention de Sherlock. John fut surpris de voir devant lui une femme aux cheveux bruns et mi-longs portant une écharpe noire qui recouvrait le bas de son visage, ainsi qu'une paire de lunettes. Des mèches inégales lui retombaient devant les yeux et sa posture était charismatique.

Le blond la salua et l'invita à s'asseoir sur son fauteuil. La jeune femme lança un regard à Sherlock qui ne lança pas un mot, curieux. Le docteur se résigna à s'asseoir sur l'inconfortable chaise en bois et adressa la parole à la brune.

« Alors, qu'est-ce qui vous amène mademoiselle ?

_ Et bien… je veux retrouver quelqu'un.

Au moment même où elle avait énoncé cette phrase, John Watson désespéra. Sherlock n'allait jamais prendre cette affaire qui méritait peut-être un 0.5/10. Il était parti pour supporter son ami sans occupations encore un moment. Pour confirmer ses soupçons, il tourna la tête vers lui et guetta une réaction.

Le détective consultant n'avait pas bougé. Il tentait de déduire, il tentait de découvrir cette personne à demi masquée, et au grand étonnement du médecin, il passa de la position larve à la position assise pour voir cette jeune femme de plus près.

« Qui est-ce ?

_ Mon petit frère.

_ Pourquoi cacher votre visage ?

_ … »

Le cadet des Holmes se leva, s'approcha de sa potentielle cliente en ne la lâchant pas du regard. Le blond sur sa petite chaise ne comprenait pas. Il savait que Sherlock avait vu ou bien déduit quelque chose qui avait attiré son attention mais il ne voyait pas quoi. Il regarda attentivement et se traita mentalement d'idiot lorsqu'il vit la main du détective se saisir délicatement de l'écharpe qui masquait cette femme pour le baisser et dévoiler son visage. Il était évident qu'il y avait une raison à cela.

Une fois l'écharpe baissée, le brun entreprit de lui ôter ses lunettes de soleil pour les poser sur la table basse à côté de lui. Il s'éloigna légèrement et observa son visage. Elle était belle, plutôt pale et l'air fatigué mais son visage possédait quelque chose de particulier selon Sherlock.

« Je prends l'affaire. »

L'air qu'avait prit John à ce moment là aurait pu concurrencer avec le faux air surpris de Jim Moriarty ce fameux soir à la piscine, mais il laissa les choses se dérouler et tenta de comprendre l'intérêt que portait son ami à cette inconnue qui ne cherchait qu'à retrouver son frère.

« Pourquoi maintenant ?

_ Heum… j'ai découvert votre existence car certains de mes collègues parlent beaucoup du blog de John Watson. J'ai longtemps essayé de le retrouver mais… jamais ça n'a été fructueux. Il ne laisse presque aucune trace, alors je me suis dit que… peut-être vous en seriez capable… Il me ressemble tant que ça ?

_ Et plus encore… »

Le détective ne pouvait détacher son regard de la brune dont le visage semblait le fasciner.

« Je n'aurais jamais pensé qu'il avait de la famille.

_ Tout comme peu de gens pensent que vous en avez.

_ Vous connaissez Mycroft ?

_ Je travaille dans les services secrets.

_ Pas étonnant. »

John soupira, prit sa tête entre ses mains, et se racla la gorge pour signaler que lui aussi était encore là, et qu'il aimerait que quelqu'un lui explique la situation. Il saisi sa tasse de thé au lait posée sur le bureau et en but quelques gorgées.

« Je devrais peut-être me présenter… je m'appelle Abigaïl Moriarty.

_ ! »

Ainsi, l'intégralité du thé que John était en train de boire se retrouva au sol.

« Pardon ? »

Par la suite, Abi raconta son histoire et celle de Jim au détective et à son collègue. Sherlock se délectait de chaque parole qui concernait son ennemi qu'il estimait tant. John, lui, était très ému par certaines parties de l'histoire et en particulier celle où le frère abandonna définitivement la sœur. Il se demandait quel genre d'être humain pouvait faire ça.

« Je vous communiquerai l'adresse dès que je l'aurai trouvé, ça ne devrait pas prendre plus de deux jours, à partir de ce moment là j'aimerais que vous repassiez me voir au bout de trois jours, disons 14h30.

_ Bien. Dans ce cas je vous dis à bientôt. Passez une bonne journée. »

Fin flash back

OoOoOoOoOoOoO

« … me tuer ? Vous… pensez sincèrement qu'il en serait capable ?

_ Oui.

_ Après tout vous avez l'air de connaître mieux que moi le Jim d'aujourd'hui…

_ Pour cela nous devons assurer votre sécurité. Il serait donc préférable que vous restiez un moment avec nous ici. Je peux vous prêter ma chambre, je ne m'en sers pas.

_ Vous… ne vous en servez pas ?

_ Je ne dors que rarement et ça, je peux le faire sur le canapé.

_ Heu… très bien mais… je fais quand même parti des services secrets, pourquoi mes collègues ne pourraient-ils pas s'en charger ?

_ Ils ne connaissent pas votre frère. Ils seraient trop facilement dupés et vous passeriez à la trappe. C'est vous qui voyez. Il s'agit de votre frère, vous n'avez pas besoin de muscles et de bras pour vous protéger mais d'un cerveau. Ceci dit il y avait une chance sur deux pour qu'il prenne cette décision si vous décidiez de reprendre contact avec lui. Pour cette raison j'ai d'ores et déjà prévenu mon frère Mycroft, vos collègues sont donc postés dans le secteur et prêts à intervenir en cas de soucis. Ils le seront jusqu'à nouvel ordre.

_ … D'accord.

_ Pour commencer Jim doit se douter que vous êtes ici, donc il commencera par réfléchir à un moyen de vous faire assassiner, ce qui lui prendra un peu de temps. Disons le temps nécessaire pour qu'on puisse s'en aller d'ici et vous escorter ailleurs en Angleterre pour vous cacher. Ceci dit il reste votre frère. Même vous devriez avoir compris la situation.

_ Il finira par me retrouver… C'est ou moi ou lui n'est-ce pas ?

_ Soit on parvient à le faire inculper, et même moi ça me prendrait du temps. De plus… je n'aime pas cette option.

_ Soit je trouve un moyen de le convaincre de changer d'avis… mais ça nécessiterai de le pousser à une confrontation directe.

_ Exacte. La suite ne dépend que de vous, et dans tous les cas… il y a de grandes chances que ça tourne mal. Le temps que vous passerez ici ne sera qu'un temps gagné pour réfléchir, et il pourrait se montrer court. Vos affaires sont en route.

_ Mr Holmes, qu'est-ce qu…

_ Sherlock, je vous en prie.

_ Sherlock… qu'est-ce que je vais devoir faire pour arriver à… le voir ?

_ Je… je ne sais pas encore. J'ai besoin de réfléchir. Demain nous risquons d'avoir nos premières surprises…


Review? Non? Bon tant pis... à bientôt pour le prochain chapitre!