Et me revoilà avec le chapitre 5 de cette histoire! J'ai essayé de mettre un petit peu plus d'action même si j'ai encore besoin de pas mal d'entraînement pour ce domaine en écriture, j'espère qu'il vous plaira!
Disclaimer : ... So useless...
Chapitre 5 : Descente aux enfers
« Tu n'es pas encore couché ? Il est trois heures du matin.
_ On doit partir maintenant.
_ Pourquoi ?
_ J'ai vu quelqu'un regarder attentivement la fenêtre d'en face de chez nous, dans l'appartement inhabité.
_ Et alors ?
_ Deux fois de suite en l'espace de trois heures cette nuit, réveille Abigaïl. Fais ta valise, on risque de s'absenter quelques jours… Voire plus. L'ennui c'est que je ne sais pas encore où est-ce qu'on pourrait al… John.
_ Sherlock ?
_ Où habite ta sœur ?
_ Non Sherlock.
_ Où ?
_ Brighton…
_ Tu m'as déjà parlé de sa maison. Elle a de la place, demande lui de nous héberger.
_ Jamais. Ça ne se fait pas, je ne demanderais pas un service à Harry après tant de silence.
_ Je crois que j'ai fait une erreur.
_ Quoi ?
_ Mycroft aurait pu m'être utile pour cette mission.
_ Appelle le dans ce cas.
« Sors de ma vie, c'est tout ce que je te demande, laisse moi, retournes à Buckingham déclencher des guerres et fiche moi la paix une bonne fois pour toutes ! Tu n'as aucun intérêt pour moi est-ce que c'est clair… Mycroft ? »
_ Je… crois que je peux me débrouiller autrement.
_ Ok. Je… pense que je vais appeler Harry et... Sherlock ?
_ Ça sens bizarre…
_ Je ne sens rien.
_ John. Du gaz. Ça sent le gaz ! ABI ! »
Le détective consultant sauta du canapé et courut en direction de sa chambre pour donner un grand coup dans la porte. La jeune femme à semi-endormie se leva difficilement, se demandant ce qui était en train de se passer. Le brun se dirigea ensuite vers la fenêtre pour ouvrir, puis vers sa propre gazinière pour constater que ça ne venait pas de là.
Le médecin se précipita vers la porte d'entrée pour l'ouvrir mais fit alors un bon en arrière.
« Pffouaah ! C'est irrespirable, Sherlock ça vient d'en bas ! Je crois que Mrs Hudson a choisi le bon moment pour partir en voyage.
_ John, emmène Abi, sortez le plus vite possible, retenez votre respiration jusqu'à ce que vous soyez sorti de l'immeuble ! J'ai un truc à aller chercher.
_ Sherlock !
_ Fais ce que je te dis ! »
Le blond entra en trombe dans la chambre de son colocataire et prit leur cliente par la main avant de l'attirer vers la porte d'entrée. Il attrapa son manteau et marqua une légère pause.
« Vous avez eu le temps de vous changer ? Que… faites vous avec cette arme et… cette masse ?
_ C'est… évident… non ?
_ Heu…
_ Courez ! »
John et Abi dévalèrent les escaliers sans respirer et traversèrent le petit couloir à une vitesse folle. Le blond tenta d'ouvrir la porte mais celle-ci était visiblement bloquée.
Sans qu'il n'ait eu le temps de voir ce qu'il se passait, il se fit éjecter sur le côté par la brune qui donnait de violents coups dans la serrure avec la masse récupérée dans la chambre du détective consultant. Elle frappa de toutes ses forces plusieurs fois avant de commencer à ne plus pouvoir tenir sa respiration. L'effort était trop dense pour quelqu'un en apnée.
John menaçait de respirer lui aussi, il voulut se saisir de l'outil mais Abi donna un dernier grand coup auquel la serrure ne résista pas et se brisa. A ce moment là les pas de Sherlock Holmes se faisaient entendre non loin derrière eux. Il tenait son écharpe devant sa bouche et courait vers la porte qui les séparait de l'extérieur. Cette dernière céda sous le coup de pied puissant qu'elle reçut du brun et s'ouvrit enfin.
Tous trois purent prendre de grandes inspirations et échanger quelques mots.
« Comment savais-tu que la porte serait bloquée ?
_ Mon frère ne fait pas les choses à moitié, il n'aurait pas laissé une sortie ouverte, réfléchis.
_ Heum… oui… autant pour moi. Sherlock, qu'est-ce que tu es allé chercher ?
_ Patchs de nicotine.
_ Normal… dernière question. Pourquoi as-tu ton arme pointée sur ta gauche Abi ? »
« Pour ça. »
Au moment où la jeune femme prononçait ses mots, les quelques gardes commencèrent à dégainer leurs armes et à s'approcher d'eux en courant.
« Corrompus. Il y avait une chance sur cinq que ça arrive. A COUVERT ! »
Quelques secondes plus tard, Sherlock et Abi se trouvèrent derrière une voiture garée criblée de balles. John était un peu plus loin derrière une autre automobile et tentait de toucher uns des gardes avec son ancienne arme de militaire.
De leur côté, Abi et Sherlock ne possédaient que l'arme de la brune qui avait déjà abattu deux gardes.
« Sherlock, je n'ai plus de munitions, et ton acolyte semble être à court lui aussi. Une idée ?
_ A vrai dire… non.
_ Super.
_ Ils ne savent pas qu'on est à court, ça nous laisse un tout petit peu de temps pour réfléchir. Avant qu'ils… n'avancent…
_ Ce sont tous des collègues et anciens collègues… j'ignore s'il les a acheté en leur proposant une grosse somme où s'il les a menacés. J'ai dû en tuer deux. Je suis forcée d'affronter des personnes que j'ai côtoyées et avec qui j'ai parlé, rigolé.
_ Vous êtes toujours sûre de vouloir le retrouver ?
_ Oui. Mais je ne suis plus sûre des raisons qui m'y poussent à présent. Qu'est-ce que je raconte ? C'est comme si on était déjà morts. On n'a plus de quoi nous défendre à part cette masse et je ne suis pas convaincue de son efficacité face à des balles.
_ Tu marques un point.
Bip bip
[Abi, montez dans la voiture derrière la quelle vous êtes caché. La portière est ouverte, c'est votre seule chance. – VF]
« C'est... Valène. Je n'avais même pas remarqué qu'elle était là.
_ Qui est-ce ?
_ Elle est là-bas avec les autres. On a été coéquipières quelques temps. Elle est aussi mon ex.
_ Qui dit qu'on peut lui faire confiance ?
_ … C'est du pile ou face. C'est notre seul moyen d'avoir une chance de nous en sortir. »
Abi tourna la tête vers le médecin et lui fit signe de les rejoindre. John hésita un moment, observant les gardes prêts à tirer. Il ferma les yeux, prit une grande inspiration et s'élança à une vitesse incroyable jusqu'à l'autre voiture. Quelques tirs l'avaient manqué de justesse mais aucun ne l'avait touché.
« A mon signal, on monte dans la voiture. Les portières sont ouvertes. »
La brune retint sa respiration et tenta d'écouter ce qui se passait du côté des gardes.
« Ils ne doivent plus avoir de munitions, je vais m'approcher pour voir, restez là au cas où. Ce serait idiot qu'on soit tous tués à cause d'un piège ridicule ! »
Sherlock lança un regard à sa cliente et commença à placer sa main sur la portière avant tendis que la brune se plaçait vers l'arrière.
« C'est elle, quand elle sera suffisamment approchée… Je tiens quand même à préciser que des hommes la laissent aller risquer sa vie sans broncher ni même la couvrir. Et les autres ne comprenaient pas pourquoi j'avais parfois envie de laisser tomber ce boulot…
_ Travailler sous les ordres de Mycroft est une raison en soi de vouloir démissionner dans ma vision des choses.
_ Tu me rappelles étrangement quelqu'un que j'ai envie de baffer… MAINTENANT ! »
En une seconde, les quatre personnes étaient dans la voiture qui démarrait tant bien que mal. Les gardes mirent un léger temps à comprendre ce qu'il se passait et se mirent instinctivement à tirer comme des frénétiques. Le bruit des balles devenait intenable. Ils réussirent à s'échapper par miracle, éclaboussés de morceaux de vitres explosées.
« HAAA !
_ Valène ? VALEENE ! Qu'est-ce qu'il se passe?! VALENE! John ! Aide-moi ! »
La blonde était inconsciente sur le siège conducteur. Sherlock tentait tant bien que mal de maintenir la pédale d'accélération enfoncée et traitait le volant d'une manière chaotique.
« VALENE ! VALEEENE ! REVEILLE TOI !
_ Ils nous suivent ! Ils vont finir par détruire la voiture ! »
Le blond et la brune tirèrent la jeune femme à l'arrière avec difficulté, gênant le détective qui manqua plusieurs fois de rentrer dans des murs ou des poteaux.
« Elle a été touchée dans le haut du dos. Son cœur bat toujours mais uns de ses poumons a dû être perforé. Si on ne l'emmène pas à l'hôpital il sera trop tard.
_ John… y a-t-il une chance qu'elle survive jusqu'à l'hôpital ? »
Le blond la regarda quelques instants dans les yeux et ne sût quoi répondre. Sherlock s'était installé du côté conducteur et tentait d'accélérer mais la voiture ralentissait de plus en plus dangereusement. Il lança un regard en arrière, inquiet.
« Non. »
Abi ferma les yeux et tenta d'ignorer le bruit des balles au loin et le sang de son amie qui coulait sur son ventre et ses genoux. Elle se boucha les oreilles, et se mit à chanter, tout comme son petit frère avait fait des années auparavant. Une magnifique berceuse, douce, calme, reposante.
Le médecin la regardait presque avec effroi. Les traits de la jeune femme étaient le visage même du désespoir. Elle devint pâle, tremblante, sa voix était entrecoupée, et quelques larmes parvinrent à s'échapper de ses paupières closes. Plus rien d'extérieur ne semblait pouvoir l'atteindre à présent, comme une autiste.
Quelques minutes plus tard, elle cessa de chanter, elle rouvrit les yeux et les posa sur son amie qui ne respirait plus. Elle abaissa ses mains et en passa une sur la joue refroidie de celle qui les avait sauvés.
« Valène… »
Quelques secondes plus tard, le moteur de la voiture cessa à son tour de fonctionner. La voiture s'arrêta complètement, et Sherlock se retourna.
« Ils vont nous rattraper, nous ne sommes pas allés bien loin. Il va falloir qu'on abandonne la voiture ici. Et elle aussi.
_ …
_ Maintenant. »
Le détective consultant et le médecin sortirent de la voiture et attendirent quelques secondes.
« Abi… on doit y aller. Tu dois la laisser. Elle sera retrouvée et d'autres s'occuperont d'elle. »
Les deux hommes l'aidèrent à se dégager du corps inerte et la firent sortir de l'automobile toujours au milieu de la route déserte.
« Ils ne vont pas tarder, on doit y aller. Maintenant ! »
Sherlock les mena alors à une ruelle Londonienne qui en rejoignait d'autres. Ils naviguèrent dans la ville comme dans un labyrinthe, cherchant à être les plus discrets possibles.
Le soleil commençait doucement à se lever. Tous trois étaient à bout de forces, sans argent et contraints de rester cachés parmi les sans domiciles de Londres.
« Allô Harry ? C'est John… je… je suis… aide moi je t'en prie… »
OoOoOoOoOoOoO
« JOHN !
_ Harry… Il faut qu'on parte d'ici le plus vite possible.
_ Tu me raconteras tout ça quand on sera à la maison, montez. »
La voiture d'Harriet Watson démarra et entama sa route pour Brighton. La sœur du médecin fit un sourire à son frère installé sur le siège à sa gauche et regarda dans le rétroviseur les deux passagers qu'elle emmenait à l'arrière.
« Bonjour, Harriet Watson, la sœur de John.
_ Sherlock Holmes.
_ Abigaïl. »
La conductrice souriait et semblait radieuse. Elle jeta un coup d'œil dans le rétroviseur pour voir la brune qui était presque absente.
« Le nom de famille est en option ?
_ J'aimerais bien.
_ Peu importe, enchantée. Vous avez des mines affreuses, John, en arrivant j'exige de savoir ce qu'il s'est passé. Au fait, j'ai fait une cure, je suis clean depuis environ cinq mois. Je ne me suis jamais sentie aussi bien.
_ Il fallait bien que tu le fasses à un moment ou à un autre. J'en suis heureux pour toi Harry. »
OoOoOoOoOoOoO
Abigaïl émergea doucement, ouvrit les yeux et reprit petit à petit conscience. Elle était propre, changée, et dans une chambre inconnue. Elle tenta de garder les yeux ouverts et se leva difficilement. Elle se dirigea jusqu'à la porte et sortit pour se diriger vers le peu de bruit qu'elle entendait, et qui était celui de la télévision. Elle descendit les escaliers et arriva derrière un canapé où étaient assis Harriet et John. Sherlock était plus loin sur un fauteuil et regardait vaguement devant lui comme si tout ce qui lui était extérieur lui était complètement égal.
A la télévision passaient diverses infos et faits divers. Un silence de mort alourdissait considérablement l'atmosphère.
Lorsqu'Harry la remarqua, elle lui demanda presque instantanément si elle allait bien, et si elle avait faim. La brune avait encore un peu de mal à assimiler son environnement, assommée par ses émotions de la matinée.
« Heum… je… je vais bien. Merci.
_ Si tu veux il y a des sandwiches sur la table, sert toi, il est quatorze heures et tu dois sûrement avoir besoin de nourriture.
_ Heu… et bien, merci beaucoup. »
Abi marcha d'un pas trainant vers la table du salon et s'installa sur une chaise avant de manger un peu.
{« Et maintenant un flash spécial, le cadavre d'une jeune femme nommée Valène Fornay a été retrouvé ce matin dans une voiture qui lui appartenait près de Baker Street. Elle a été tuée d'une balle dans le dos alors qu'elle finissait son service et rentrait apparemment chez elle. L'assassin a pu être identifié, il s'agirait de cette femme : Abigaïl Moriarty, accompagnée de deux complices John Watson et Sherlock Holmes. Tous trois sont actuellement recherchés par toutes les forces de police Londoniennes. Si une personne pense les avoir aperçu, merci d'appeler le… »}
« C'est une blague ? Non, c'est encore mieux que ça, c'est un cauchemar. C'est un cauchemar c'est ça ? C'est forcément un cauchemar… »
Abi avait les yeux rivés sur l'écran plasma qui transmettait les informations.
« Il peut manipuler les médias et les forces de l'ordre aussi facilement… »
La brune se leva et rejoignit les autres sur le grand canapé, sans décrocher le regard de la télévision.
« Moriarty… c'est donc ça ton nom de famille. Ce doit être lourd à porter. Qui est exactement le fameux Jim Moriarty par rapport à toi ?
_ Mon petit frère. »
Harry pinça les lèvres et parla d'une voix presque inaudible.
« Je suis désolée. »
Abi tenta de sourire comme elle le put et regarda Sherlock qui l'observait depuis quelques secondes.
« Qu'est-ce qu'on est censé faire maintenant ?
_ Je l'ignore encore. »
John posa à son tour un regard sur le détective consultant et fronça les sourcils.
« Ton frère peut nous aider. Il faut que tu l'appelles, on n'a plus le choix.
_ Si Mycroft veut faire quelque chose pour m'aider alors il est déjà en train de le faire. Dans le cas contraire ce n'est même pas la peine que je l'appelle. Après ce que je lui ai dit l'autre jour c'est une option que je ne dois même pas envisager.
_ Sherlock, on ne p…
_ Il fera quelque chose de lui-même John. Abigaïl est uns de ses meilleurs éléments, il va tout faire pour qu'elle soit en sécurité, et par extension, nous aussi. Il faut juste espérer qu'on ait assez de temps. On ne peut rien faire d'autre pour l'instant.
_ Si dans quatre heures les médias n'ont pas donné de nouvelles, on devra se cacher ailleurs.
_ Si dans quatre heures les médias n'ont pas donné de nouvelles, je ne suis pas sûr qu'on ait l'occasion de se cacher ailleurs John… »
Mycroft va-t-il agir? Va-t-il au contraire laisser son petit frère dans tout ce merdier pour se venger? Vous pensez savoir? Et bien... pas possible, vu que même moi je ne le sais pas encore. Mais ne vous inquiétez pas, ça ne retardera pas la sortie du prochain chapitre! Par contre ce qui risque de le retarder c'est ces ENOOORMES livres que je dois lire pour la fac (Et oui, fini cette belle période tranquille du lycée, ce long fleuve calme et patient... maintenant c'est le vrai travail qui commence!)
Bref... je m'étale. Review?
