Me revoilà avec le chapitre 8! Alors celui là est ENCORE PLUS basé sur le dialogue que le précédent. (J'ignore pourquoi, en ce moment j'aime bien, je trouve que ça passe bien...)
Quoi qu'il en soit, j'espère qu'il vous plaira. ^^ Bonne lecture à tous.
Chapitre 8 : Contre tout guerrier.
« Arrête de faire cette tête, je ne suis pas mort.
_ Je t'a…
_... vais dit de faire attention et que ça risquait de se passer. Oui, merci de la précision.
_ Content de te revoir Jim.
_ Moi aussi B…
_ Et ne t'avises pas de m'appeler Bob.
_ Si près du but… donc je disais, moi aussi Seb. »
Moran jeta un œil aux alentours, inquiet, et s'avança vers le lit de son patron. Il prit place sur le tabouret et se pencha vers le criminel consultant pour lui parler à voix basse.
« Jim, qu'est-ce que tu comptes faire pour elle ?
_ Rien du tout.
_ Tu abandonnes ?! Cette femme va sûrement faire en sorte que tu sois attrapé par les services secrets ! Elle bosse pour eux…
_ Je ne pense pas qu'elle veuille encore se venger. Une balle dans la poitrine c'est déjà pas mal comme punition, non ?
_ Elle va te faire couler… écoute, si tu ne peux pas je peux m'en charger.
_ Sérieusement Seb. Je t'interdis de te mêler de ça, c'est clair ?
_ Tu deviens déjà faible… tu redeviens comme avant… lorsque je t'ai rencontré la première fois alors que t'étais qu'un mioche de 17 piges…
_ Au risque de me répéter… mêle toi de tes affaires… où je risque de me mettre en colère. Tiens-tu réellement à terminer ta carrière sous forme de semelle ?
_ Va te faire foutre ! Je te dis qu'elle est dangereuse.
_ Tu ne veux pas me ramener un café ? »
Le plus âgé lança un regard noir à l'autre homme avant de partir de la chambre sans rien dire. Il longea le couloir et aperçu au loin un blond qui semblait fatigué. Il crut reconnaître John Watson et fut soudain piqué de curiosité quant à la sœur de son patron, qu'il n'avait jamais réellement vu. Il suivit de loin l'ami du détective consultant jusqu'à le voir entrer dans une des chambres. Il n'avait pas fermé la porte. Le sniper favoris de Jim Moriarty fit quelques pas, de fonction à passer discrètement devant et l'apercevoir. Il parvenait difficilement à distinguer ce qu'il se disait.
« … La prochaine fois je ne le louperais pas. En plein dans la tête… »
Sebastian Moran fit instantanément demi-tour. Ses pensées défilaient à toute allure et sa colère commença à monter. « Sale chienne. Jimmy aura beau dire… tu n'es qu'un chacal et tout ce que tu veux c'est remplir ta putain de mission pour le gouvernement… Jim était déjà en danger par ta simple présence dans sa vie… et maintenant c'est à nouveau toi la réelle menace. J'ai toutes les raisons du monde de penser que tu ne dois pas vivre, dit moi ce qui m'empêche de t'abattre là, maintenant… »
L'allié du cadet Moriarty cessa de réfléchir lorsqu'il se trouva devant la machine à café. Il inséra le nombre suffisant de pièces et patienta. Une fois le gobelet en main, il remonta à l'étage, l'esprit peu tranquille.
OoOoOoOoOoOoOoO
« Rhaaa ! Mais comment veux-tu ne pas le louper, ce téléphone est tellement peu précis que c'est quasiment impossible !
_ Tu as dit que tu ne le louperais pas cette fois-ci.
_ Harry ! Qui est l'homme maudit qui a créé ce jeu ?! Il est encore vivant ?
_ Tu peux toujours demander à ton frère de régler ce problème.
_ Haha ! J'y penserais sérieusement à l'avenir. Tiens, je te rends ton téléphone avant de le fracasser à l'autre bout de la pièce.
_ C'est plus sage en effet. John, tu veux essayer ?
_ Sans façon merci. Je viens de voir le médecin, il dit que tu pourras partir demain. Ils te gardent encore cette nuit par sécurité finalement, étant donné que ton état ne s'est pas amélioré aussi vite que ce qu'ils avaient espéré. Pure formalité…
_ Ok. »
OoOoOoOoOoOoO
Deux heures plus tard, Moran était rentré chez lui se reposer sous les ordres de Moriarty, à qui il avait encore voulu parler du « problème » Abigaïl. Quant à Sherlock, il avait eu droit à un appel de son grand frère sur le chemin de l'hôpital. La teneur du message avait été différente de ce à quoi les deux Holmes étaient habitués. Sherlock n'avait pas été trop froid, et lui avait montré du respect. Sans en faire trop non plus, il avait retenu la plus part des piques qu'il aurait pu lui avoir lancé.
Devant les portes de l'hôpital, son téléphone encore chaud dans la main, le brun émit un léger sourire. Ce sourire qu'il a lorsqu'une action de sa part se solde par un succès. Il releva des yeux pétillants vers le bâtiment et rangea son Blackberry dans sa poche. « C'est presque trop facile… »
Il reprit sa marche et se dirigea instinctivement vers la chambre 221, les mains dans les poches de son long manteau noir qui le caractérisait si bien.
Lorsqu'il entra dans la chambre, il vit Moriarty assis, du moins autant que le permettaient les lits de l'hôpital, affichant un sourire qui laissait apparaître toutes ses dents. Il tapotait ses genoux comme un enfant qui attendait quelque chose. Il ne lâchait pas l'autre brun du regard et trépigna d'impatience.
_ Sale gosse…
_ Je sais.
Son sourire s'agrandit encore plus lorsque Sherlock sortit un paquet de Chewing-gum de sa poche gauche et lui lança. Jim n'attendit pas et en prit un directement. Il regarda ensuite le détective dans les yeux, mâchouillant fièrement sa friandise comme s'il avait gagné un combat.
_ Je savais que tu cèderais.
_ Je suis juste passé devant un bureau de tabac et je les ai vus. Je ne m'y serais pas spécialement déplacé pour toi.
OoOoOoOoOoOoO
Quelques heures plus tôt.
[J'ai envie de Chewing-gum. Ramènes-moi en s'il te plaît. – JM]
[Crève. – SH]
[S'il te plaît *-* – JM]
[C'est mignon. – SH]
[Mais crève quand même. – SH]
OoOoOoOoOoOoO
« Arrête de sourire de façon aussi sournoise, on dirait sérieusement un gamin avec des arrières pensées vicieuses et sournoises.
_ Tu n'as pas idée.
_ Je ne saurais que trop te conseiller de faire attention. La morgue est juste en dessous et j'y ai laissé ma cravache… encore.
_ Tu commences à m'intéresser Sherlychoux AIE ! Hé ! Me pince pas !
_ Je t'ai dit la dernière fois d'arrêter les surnoms débiles. »
Le plus jeune prit place sur le tabouret où Sebastian était assis quelques heures plus tôt. Il retira son écharpe et la garda en main.
_ Alors ? Il se passe des choses intéressantes en dehors de l'hôpital ?
_ Non. Je n'ai pas une seule affaire à me mettre sous la dent. Je m'ennuie.
_ Pas étonnant, j'ai pris congé pendant quelques temps. »
Sherlock détourna le regard, il savait très bien qu'il était en train de discuter paisiblement avec le criminel le plus recherché par les services secrets mais chaque fois que cette évidence se présentait à nouveau brutalement, cela lui faisait l'effet d'un jet d'eau glacé dans la nuque.
« Tu n'as pas peur que Mycroft finisse par atteindre son but ?
_ A vrai dire… non. Les erreurs que j'ai pu faire, et ce qui aurait pu me trahir aux yeux de la loi… j'ai tout rectifié. Puis j'ai énormément de pouvoir… probablement autant que lui. Et tu le sais.
_ Que comptes-tu faire à propos de ta sœur ?
_ M'éloigner… encore. Simplement éviter de rentrer en contact avec elle je suppose.
_ Ce serait trop beau… pour être la réalité.
_ T'es bien réel toi.
_ …
_ Ça fera cinq livres pour ce compliment.
_ Pour changer, crève.
_ Tu sais quoi ? J'ai souvent pensé qu'on était pareils toi et moi, mais tu as quelque chose en plus de moi.
_ Ha oui ?
_ Oui.
_ Et qu'est-ce que j'ai de plus que toi ?
_ Un balais dans l… Aoutch ! T'es vraiment sadomaso sur les bords en fait !
_ Fais gaffe à ce que tu dis, ma cravache n'a pas changé de place.
_ Qu'est-ce que je disais…
Sherlock essayait de garder son sérieux mais perdit la bataille contre lui-même et échappa un léger rire devant l'air boudeur de Jim. Il regardait ce dernier qui avait tourné la tête de l'autre côté du lit, mâchouillant bruyamment son chewing-gum. Le détective consultant lança alors son écharpe sur le visage du brun qui eut encore une fois un sourire sournois. Il enroula le tissu bleu autour de son cou et prit une voix exagérément grave.
« Je suis Sherlock Holmes, le seul, l'unique, j'ai une cape qui virevolte comme les super héros, je suis célèbre grâce à internet, je suis un génie, un violoniste hors paire, et j'en suis réduit à agresser des gens avec… une écharpe.
_ De une, il s'agit d'un manteau. De deux, il a la classe, ne le nie pas. De trois, le jour où j'aurais l'intention de t'agresser je t'ai déjà communiqué l'arme avec laquelle j'opèrerais.
_ Ha oui c'est vrai… sadomaso. Remarque, on peut attacher des mains avec une écharpe, ce n'est pas tellement incohérent au final. Mais arrête de me faire des promesses…
_ Des menaces.
_ C'est ce que j'ai dit, des promesses que tu risques de ne pas tenir parce que tu es un gentil garçon innocent.
_ Je ne…
PAN
Les deux génies se regardèrent, interloqués.
PAN
« Bordel mais qu'est-ce que… »
Sherlock sauta de son tabouret et sortit de la chambre d'un pas rapide. Jim sortit difficilement de son lit, la blessure par balle étant toujours douloureuse malgré la morphine. Il parvint tout de même à marcher assez facilement et rejoignit le détective qui l'attendait devant.
« Qu'est-ce qui se passe ?!
_ Me regarde pas comme ça, pour une fois que j'y suis pour rien… j'en sais pas plus que t… et merde.
_ Quoi ?
_ Seb.
_ Qui ?
_ Vers la chambre d'Abi, vite !
Les deux hommes se précipitèrent dans les escaliers et descendirent pour tomber sur deux gardes de sécurités abattus, en train d'être pris en charge par le personnel médical. Une infirmière en pleurs les interpella.
« Vous devriez partir d'ici, un homme armé et fou furieux est entré et a tué ces deux hommes, la police est en chemin mais… »
Jim n'attendit pas la fin de la phrase et saisit le poignet de Sherlock pour l'entraîner à sa suite dans le couloir. Les secondes paraissaient à la fois tellement rapides et interminables, ils n'étaient plus très loin de la chambre d'Abigaïl à présent. Sherlock stoppa d'un coup sa course, arrêtant l'autre brun au passage, et lui fit signe de se taire en approchant doucement de l'entrée où un cri d'effroi avait été poussé.
Le cadet Moriarty pénétra doucement dans la chambre, et parla d'une voix calme.
« Sebastian… qu'est-ce que tu fais ?
_ C'est pour toi que je le fais jimmy, c'est pour ton bien !
_ Seb, tu ne comprends pas c'est…
_ C'EST TOI QUI NE COMPRENDS PAS ! JE L'AI ENTENDUE TOUT A L'HEURE, ELLE VA TE TUER !
_ Je suis ton patron et je t'ordonne d'arrêter ça maintenant, tu m'entends ?
_ JE FAIS PAS CA PARCE QUE T'ES MON BOSS ! JE FAIS CA PARCE QUE JE VEUX PAS QU'ELLE REUSSISSE A T'AVOIR ! Et de toute façon c'est trop tard pour moi, j'ai tué deux personnes en présence de témoins, la police va arriver.
Abigaïl ne bougeait pas, ne respirait presque pas, se contentant de guetter les mouvements de l'homme sur l'arme à feu. Harriet était assise par terre à côté du lit, tentant de contenir le moindre bruit mais ne pouvant retenir ses larmes.
Sherlock entra discrètement dans la pièce, une arme dans la main. Il se posta à côté de l'autre génie et regarda John qui venait de passer le pas de la porte.
« ABIGAIL MORIARTY, JAMAIS TU N'AURAS LA PEAU DE JIM, TU M'ENTENDS ! »
Le criminel consultant regarda le détective dans les yeux et fit glisser sa main de l'avant bras du brun jusqu'à sa main où l'arme était fermement maintenue. Il saisit délicatement le pistolet et fit comprendre à Sherlock qu'il le voulait. L'homme hésita alors quelques instants, cela aurait très bien pu être un piège, mais quelque chose le fit lâcher l'objet.
Jim le remercia du regard et avança vers son ami de longue date jusqu'à ce que ce dernier sente le métal froid se poser à l'arrière de son crâne.
« Seb. Je ne t'ai jamais rien demandé de trop coûteux pour toi, alors j'aimerais que tu me fasses une faveur… et que tu ne m'obliges pas à descendre mon seul ami. Mon meilleur ami… et mon plus fidèle subordonné.
_ A quoi te servirais-je si tu n'étais plus là demain à cause d'elle ?
_ Donne moi ce flingue.
_ Jimmy… »
Le sniper garda son arme pointée dans la même direction mais se retourna de sorte à voir l'homme qu'il avait connu alors qu'il n'était encore qu'un adolescent.
« Il y a quelques années, je t'ai dit que je serais prêt à tout pour te protéger. Et c'est encore valable. Quant à toi, ô brillant détective, tu n'es pas prêt de faire coffrer mon patron, crois moi. Car ne je t'en laisserais pas l'occasion. »
Moran prit le temps d'attarder son regard sur un détail qui attira son attention.
« A qui est cette écharpe ? Pourquoi est-ce que tu portes une écharpe alors que… »
Il dévia ensuite son regard un peu plus bas pour voir que les mains les deux génies se frôlaient légèrement.
« Alors il n'y a aucune chance que tout redevienne comme avant n'est-ce pas Jimmy… l'âge ne me réussit pas je te le concède. »
Le cadet Moriarty tenta de garder son calme tandis que Sebastian laissa échapper une larme discrète. Sa respiration se fit de plus en plus rapide alors que le flot d'émotions qui l'avait envahis quelques instants plutôt revinrent à la charge. Ses joues se colorèrent et il porta à nouveau le regard sur la sœur du criminel. Il leva ensuite les yeux au ciel et…
PAN
Ouais, je vous laisse en plan comme ça, et j'ai même pas honte. (Dulanoire, tu dois avoir l'habitude avec moi maintenant non? ^^).
Autre chose, oui je sais, quand on lit des fics de moi on a tendance à dire "Mais ou sont passés les hétéros?!" bah ouais mais non j'y arrive pas, c'est plus fort que moi... j'ai vraiment l'impression que c'est pas crédible quand je parle d'hétéros... (et pourtant ça m'est déjà arrivé... une fois... des personnages secondaires ou tertiaires d'une fic sur -Man) Bref! Je m'égare.
Autre chose, vous avez sûrement trouvé le "pourquoi" du titre de ce chapitre! Non? Un indice, Jim donne un petit surnom à Seb des fois... Bob... ça y est? vous faites le rapprochement?
Bref! A bientôt pour de nouvelles aventures! (Oui je sais, tout ce que vous attendez c'est que Sherlock sorte effectivement sa cravache! Bande sales perverses... et pervers peut-être si y'a des mecs dans le tas...)
