Pairing : Evan x John

Rating : T

Disclaimer : Atlantis et tous ses personnages appartiennent à Brad Wright et Robert C. Cooper. Je ne fais qu'utiliser leurs personnages pour mon propre plaisir.

NDA : Je remercie bayas pour sa review :) Et aussi, je ne mords pas ;) Bonne lecture.


Weir s'était rendue à l'infirmerie pour prendre des nouvelles de son chef militaire et Carson lui indiqua qu'il se réveillerait peut-être dans la soirée ou le lendemain, mais que tout allait bien. Elle en fut rassurée et parla un peu avec Carson en voyant qu'ils étaient seuls.

— À l'évidence, vous savez, remarqua Carson.

— Oui. C'est Teyla qui me l'a dit.

— Pour l'instant, le principal est que Sheppard se rétablisse correctement.

— Avertissez-moi dès qu'il sera réveillé.

— Pas de soucis Elizabeth.

— Merci.

La jeune femme s'en alla et laissa Carson s'occuper de ses patients alors qu'elle retournait à son bureau pour lire les rapports de ses équipes. Lorne et son équipe étaient partis depuis plus de trois heures déjà. Elle repensa à ce que Teyla lui avait révélé. Elle s'était aperçue qu'elle avait eu un petit faible pour John, mais savait aussi qu'il ne s'était jamais intéressé à elle de cette manière et avait donc gardé cela pour elle, en restant son amie.

Elle imagina les deux hommes ensemble et comprit alors pourquoi ils n'avaient rien avoué de leur relation. Même si cette fichue loi avait été abolie, les homosexuels n'étaient toujours pas protégés de la méchanceté des autres et de leurs regards.

Alors ne voulant pas que cela se répande sur sa cité, Elizabeth prit son ordinateur et se mit à écrire. Elle imprima et relut avant d'apposer sa signature. Dans le mess il y avait un tableau d'affichage et lorsque John se réveillerait et qu'elle aurait parlé avec les deux hommes, elle l'afficherait.

La porte s'activa et Elizabeth alla au centre de contrôle qui leur indiqua qu'il s'agissait de l'équipe de Lorne.

— Laissez-les passer.

Le bouclier disparut et l'équipe de Lorne arriva. Elizabeth se précipita dans la salle d'embarquement et accueillit l'équipe.

— Tous s'est bien passé Docteur Weir. Nous n'avons rien trouvé de très intéressant.

— À part des plantes inédites ! s'exclama le botaniste enthousiaste.

— Nous devrons retourner sur cette planète pour les examiner.

Elizabeth se mit à sourire en voyant le regard foudroyant de Lorne sur le membre de son équipe qui s'était visiblement encore extasié sur les plantes.

— Alors, vous pouvez vous rendre à l'infirmerie. Major Lorne.

— Oui Docteur ?

— Pourrez-vous venir me voir dans mon bureau juste après ?

— D'accord.

Evan s'en alla en suivant ses coéquipiers et lorsqu'il arriva aux portes de l'infirmerie, il s'arrêta. Est-ce que John était réveillé ? Il vit Carson pas loin qui visiblement l'attendait.

— Venez major !

Le militaire s'approcha et Carson lui indiqua un lit où il s'installa. Alors que Carson préparait ses instruments, Evan s'approcha de lui.

— Où est-il ?

— Je l'ai installé dans la pièce à côté afin qu'il ne soit pas dérangé.

— Il est réveillé ?

— Non, pas encore. Mais tout va bien, ne vous inquiétez pas. Maintenant, laissez-vous faire.

Le médecin avait regardé le militaire dans les yeux et voyait très bien son inquiétude. Evan se laissa faire et au bout d'une demi-heure, il fut libéré par Carson qui lui interdit de se rendre dans la pièce adjacente.

— Mais…

— Evan, avant de vous autoriser à aller le voir, je veux que vous finissiez votre travail. Ensuite, vous pourrez aller le voir tant que vous voulez.

— D'accord, capitula Evan.

Se rappelant que le Docteur Weir l'attendait, Evan quitta l'infirmerie, non sans lancer un regard vers la porte où était John et se rendit dans le bureau de Weir. Celle-ci lui indiqua de s'installer sur le fauteuil. La porte en verre se referma derrière lui.

— Comment vous sentez-vous, major ?

— Je vais bien.

— Vous en êtes sûr ?

— Non…, avoua difficilement Evan.

Elizabeth vit la peur s'installer sur le visage du second militaire de la cité. Elle l'observa quelques secondes avant de reprendre la parole.

— Teyla est venue me voir ce matin.

— Elle me l'a dit.

— Alors, vous savez de quoi je vais parler ?

— Oui.

Le silence était pesant pour Evan qui se demandait ce que la chef de la cité allait bien lui dire. Et si elle leur demandait de cesser immédiatement leur relation ? Et si elle les obligeait à se séparer, ou décidait de renvoyer l'un des deux sur Terre. Le doute s'installa en lui.

— Je vais être franche, j'ai été surprise par cet aveu de Teyla. Mais, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi vous ne m'avez rien dit ?

— Parce que nous ne voulions pas que notre relation soit passée au crible par toute la cité.

— Je comprends, mais vous savez qu'ici, nous sommes comme une grande famille et chacun respecte l'autre.

— Comme Kavanagh ?

— Hum… mauvais exemple, mais lui, n'est plus sur la cité. Lorsque j'ai été désignée pour être la chef de cette expédition, le Général O'Neill m'a donné carte blanche ici. Même si vous êtes toujours des militaires américains, vous ne vivez plus sur Terre.

— Et que comptez-vous faire ? Je vous rappelle que vous êtes toujours surveillé par le SGC.

— Je le sais, et comme depuis le début, je n'ai pas l'intention de me laisser faire par eux.

Voyant que Lorne ne comprenait pas ce qu'elle voulait faire, Elizabeth reprit :

— Je veux en venir au fait qu'ici, c'est moi la dirigeante. Donc, j'ai décidé, suite à ma discussion avec Teyla, que sur cette cité, aucune discrimination ne sera admise.

— Et si cela se passe quand même ?

— Cette ou ces personnes se verront purement et simplement renvoyées sur Terre sans préavis.

— Vous n'y allez pas de main morte, si je puis me permettre, docteur.

— Je ne suis simplement pas d'accord sur le fait qu'un couple hétérosexuel a le droit de se montrer en public, mais pas un couple homosexuel, et je ne parle pas que de John et vous, mais de tout le monde ici. Vous n'êtes certainement pas les seuls sur cette base.

Evan savait effectivement qu'ils n'étaient pas les seuls, mais ce n'était pas à lui de le dire. Mais son silence ne fit que confirmer que ce Weir pensait. Elle se redressa et sourit au Major.

— Donc, à partir de maintenant, vous, ou tout autre couple homosexuel aurez les mêmes droits que les autres.

— Et comment allez-vous faire ?

— Déjà, j'attends le réveil de Sheppard, je veux discuter avec lui, mais aussi avec vous deux ensemble. Ensuite, une note, que j'ai rédigée tout à l'heure, sera placée sur le tableau d'affichage. Je ferais également un discours dans quelques jours, ou… enfin lorsque ce sera le bon moment. Je dois également en référer au SGC, même si de toute façon, ils savent que rien ne m'en empêchera. Je dois également parler d'autre chose concernant la vie sur cette cité.

— Eh bien… Je… je ne sais pas quoi dire…

— Ne dites rien, pour moi c'est tout à fait naturel, mais je dois avouer que c'est grâce à vous que je m'en suis rendu compte, et j'en suis désolé. Vous pouvez aller vous reposer un peu.

— Je pensais aller à l'infirmerie…

— Alors, allez-y, sourit Elizabeth en comprenant que le Major voulait voir son compagnon.

Evan la salua et quitta le bureau sous le regard de plusieurs membres qui se trouvaient dans la salle de contrôle. Il ne fit pas attention à eux et s'en alla vers l'infirmerie où il trouva Carson en train de soigner une coupure de Rodney.

— Encore à l'infirmerie Rodney, se moqua Evan en passant devant.

— Oui, et…

Rodney n'eut pas le temps de finir sa réponse que le Major était déjà parti dans l'autre pièce sous l'œil de Carson. Evan arriva près du lit et trouva John encore inconscient. Il s'installa comme le matin même, et prit la main de son amant dans la sienne pour l'embrasser.

— Réveille-toi vite… tu me manques.

Et Evan se mit à chuchoter. Personne ne pouvait l'entendre, mais Carson, qui venait d'entrer s'aperçut qu'il souriait. Cela le rassura, car en début de journée, il avait semblé vraiment morose. Il s'approcha et lorsqu'Evan releva la tête, Carson le rassura.

— Il ne va pas tarder à se réveiller. Cette fois tout ira bien.

— Oui… Merci Carson.

— De rien Evan, maintenant, je vous laisse tranquille.

Carson retourna à ses patients et s'installa ensuite à son bureau pour remplir ses dossiers. Il resta silencieux un long moment alors qu'il réfléchissait à une nouvelle façon de guérir une maladie. Il était plongé dans ses pensées lorsqu'il entendit son prénom.

— Carson !

Le médecin se leva en reconnaissant la voix d'Evan. Il courut vers la pièce adjacente et découvrit Sheppard qui remuait. Il s'approcha et l'examina immédiatement alors que le Lieutenant-colonel émergeait difficilement. Evan s'était reculé pour laisser Carson faire son travail sans le gêner. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être heureux. John se réveillait enfin.

Alors qu'il était en train de regarder son amant se réveiller, Lorne avait été appelé pour le débriefing de sa mission. Il avait dû quitter l'infirmerie et maintenant, tout ce qu'il voulait, c'était y retourner.

— Bien, donc à présent, je pense que nous avons tous les éléments. Je déclare cette réunion terminée.

— Bien Docteur Weir.

Tous les membres de l'équipe de Lorne quittèrent la pièce, mais Evan resta jusqu'à être seul avec Weir. Quand ce fut le cas, il se tourna vers elle.

— John s'est réveillé.

— C'est une très bonne nouvelle.

— Oui. Le docteur Beckett était avec lui lorsque je suis venu ici.

— Vu l'heure, je pense que vous devriez aller manger un peu, cela vous fera du bien.

— Vous avez raison.

Evan quitta la pièce et se rendit au mess. Là, il trouva Teyla en compagnie de Ronon et Rodney et sans réfléchir, il s'approcha.

— Je voulais vous informer que le Lieutenant-colonel est réveillé.

— Chouette ! s'exclama Rodney, réellement heureux.

— C'est une très bonne nouvelle, répondit Teyla en faisant un léger clin d'œil à Evan.

— Oui, je vous souhaite un bon appétit.

Le major s'installa à une table non loin et se mit à manger vigoureusement. Étrangement, savoir que John était réveillé et hors de danger l'avait rassuré et maintenant, il avait vraiment faim. Lorsqu'il fut repu, Evan se leva et quitta le mess pour se rendre à l'infirmerie. Il trouva rapidement Carson.

— Il est réveillé ?

— Il est encore très fatigué, et s'endort très rapidement. Mais vous pouvez aller le voir Evan.

— Merci.

Arrivé dans la pièce, Evan vit John réveillé, mais sa tête reposait lourdement sur l'oreiller et regardait par la fenêtre. Entendant un bruit, John tourna son visage qui se fendit d'un sourire.

— Hey, murmura John.

— Hey, comment tu vas ?

— Bizarre, j'ai l'impression qu'un troupeau d'éléphants m'est monté dessus. Mais je suis vivant.

Là, Evan se laissa tomber sur la chaise et posa son visage contre le lit. Une main se posa sur ses cheveux alors qu'il retenait un sanglot. Tout un tas d'émotions s'emparait de lui et il n'arrivait pas à les contenir.

— Je suis désolé, murmura-t-il en retenant son sanglot de toutes ses forces.

— Pourquoi ?

— J'aurais dû te protéger…

— Evan, je t'avais donné un ordre.

— Et j'aurais dû te désobéir, tu ne serais pas là en ce moment.

— Mais quelqu'un d'autre aurait pu être blessé ou même tué si tu l'avais fait.

John savait que son petit ami était très sensible malgré sa carapace d'homme dur. Il resserra son étreinte sur ses cheveux lorsqu'il entendit enfin le gémissement qu'il redoutait d'entendre. Il n'aimait pas l'entendre faire cela, car lui n'était pas vraiment doué pour réconforter les autres. Mais il savait aussi que si les rôles avaient été inversés, il ne serait pas dans un meilleur état.

— Hey, mon cœur, je suis là, calme-toi.

— Si tu savais comme j'ai eu peur. Peur de ne plus jamais te voir. Ne me fait plus jamais ça.

— J'essayerai, répondit John en sachant qu'il ne pouvait pas faire de promesse sur ça.

Le visage d'Evan se leva et John fut malheureux de le voir si triste. Il glissa ses doigts sur sa joue pour sécher ses larmes. Leurs yeux brillaient et Evan inspira profondément.

— Le docteur Weir m'a convoqué tout à l'heure.

— Ah bon ?

— Oui. Elle voulait parler avec moi… de nous.

— Elle… sait ?

— Effectivement, c'est Teyla qui le lui a dit.

— Teyla ?

— Oui. Elle m'a beaucoup aidé hier et c'est ma réaction qui lui a fait comprendre. Elle va…

Mais Evan se tut en voyant que son compagnon avait fermé les yeux et s'était endormi. Il sourit et se leva pour déposer un baiser sur ses lèvres. Il le laissa dormir et alla en faire de même.

L'air frais qu'apportait le vent fit du bien à Evan qui s'était réfugié sur la digue sud de la cité. Aujourd'hui, il n'avait pas de mission, et voulait en profiter pour se reprendre. Il avait été voir John, mais celui-ci dormait toujours. La blessure lui faisant mal, Carson lui avait administré un calmant.

Alors, Evan était là, assit tout au bord de la berge et ne cessait de regarder l'eau tout autour de lui. Le soleil faisait luire les vagues et les oiseaux chantaient tout autour de lui. Il se laissa apaiser par tout cela et en ferma même les yeux en calmant sa respiration.

Mais le clame fut interrompu par la radio qui se trouvait dans son oreille.

/Major Lorne./

— Oui Docteur Weir ?

/Nous avons besoin de vous en salle de contrôle immédiatement./

— J'arrive.

Evan soupira et se leva pour rejoindre le téléporteur. Qu'est-ce qui pouvait bien arriver, qui demandait sa présence ? Il n'en savait rien du tout, mais lorsqu'il arriva en salle de contrôle, il trouva Elizabeth qui l'attendait.

— Ah vous voilà ! Nous venons de détecter un vaisseau wraith qui s'approche. Formez une équipe et prenez un Jumper.

— Bien Docteur.

— Une seconde équipe va vous rejoindre.

Et Lorne prépara son équipe et alla lui-même se changer pour monter dans un des deux Jumper. Il alla à l'armurerie et prit son P90.

— Bien tout le monde dans le Jumper.

Quand tous furent montés, Evan s'installa aux commandes et ferma la porte du Jumper avant de quitter la cité. En vole, il se plaça au même niveau que la seconde équipe.

/ Il s'agit d'un Dart, major. /

— Bien alors, nous nous en chargeons avant qu'il atteigne la cité. Je ne veux pas que ça recommence.

/Vous avez le feu vert. /

À peine une minute plus tard, les deux Jumper virent apparaitre le Dart dans leur ligne de mire et Evan arma le vaisseau. Dès qu'il eut une ligne de tir, il n'hésita pas une seconde et lança les drones. Le second Jumper en fit autant et ils virent le Dart exploser.

— Rentrons maintenant.

Les deux Jumper se posèrent dans le hangar et les deux équipes remontèrent en salle de contrôle.

— Nous n'avons reçu aucune transmission alors que vous étiez visible, remarqua Elizabeth.

— Il n'a pas essayé de se défendre. Ses défenses n'étaient pas armées.

— Bon, vous me ferez un rapport et je suis désolé de vous avoir demandé d'y aller major.

— Ce n'est rien Docteur, c'est mon travail.

Evan s'en alla vers son bureau et commença à taper son rapport. Celui-ci fut court, et dès qu'il l'eut fini, il l'envoya sur le réseau pour qu'Elizabeth puisse le lire et l'archiver. Il se leva ensuite et s'en alla vers l'infirmerie.

Il trouva John réveillé et le sourire qu'il lui lança lui fit plaisir. Malheureusement, il ne pouvait pas être proche comme il l'aurait voulu, car Carson l'avait remis dans la pièce principale et ils n'étaient pas seuls.

Alors, Evan se contenta de s'installer près de lui et de lui sourire.

— Comment vas-tu ?

— Mieux, Carson me bourre de calmant, mais ça me fait déjà moins mal. Et toi ?

— Je viens d'aller détruire un Dart qui se dirigeait vers ici.

Le regard de John lui montra qu'il venait de s'inquiéter pour lui. Evan sourit et déclara.

— Ne t'inquiète pas, nous avions une seconde équipe et puis, lorsque nous sommes arrivés à sa hauteur, ses armes n'étaient pas enclenchées et nous avons pu le détruire sans mal.

— Bon, ça va alors… J'en ai marre de rester là…

— Et pourtant, tu devras encore le supporter, sourit Evan. Tu n'es pas du tout en état de bouger.

— Tss…

Le major se retint d'éclater de rire. Il adorait voir son amant se comporter ainsi. Il avait l'impression d'être face à un enfant faisant un caprice. Il du se retenir de lui prendre la main et resta à le regarder quelques minutes. Il allait parler lorsqu'il vit apparaitre Rodney, Ronon et Teyla.

— Bonjour Major, Lieutenant-colonel.

— Hey !

— Je vais vous laisser, je reviendrais plus tard, déclara Evan.

Il quitta la pièce et laissa les amis de John prendre de ses nouvelles. Evan prit le téléporteur et entra dans ses quartiers pour s'allonger sur son lit. Il avait une telle envie d'embrasser John que cela lui fit mal. Finalement, pour penser à autre chose, il attrapa un livre et se mit à lire. Evan se plongea rapidement dans l'histoire.