Titre : Savage Amusement
Rating : M - viol(ent), déprimant, gore, slash, yaoi. Que du bonheur !
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Square Enix. Je n'ai de profit sur cette fiction que les reviews que vous voudrez bien me laisser. D'ailleurs, n'hésitez pas !
Remerciments : x-DDM-th-x pour la bétalecture !
Chapitre 2 : Cohabitation
Tseng s'essuya le front, reposant le trombone sur la commode de l'entrée. Il posa son front sur la porte massive, découragé. Bien sûr, il ne crochèterait jamais cette serrure. Et si jamais il y arrivait, Il restait la seconde serrure, un ancien modèle plus complexe. Quatre jours, cinq nuits. Ils s'étaient déjà battus une seconde fois, mais le résultat n'avait pas été plus concluant. Dans l'absolu, il n'avait pas cherché le conflit, mais Vincent l'avait rattrapé, alors qu'il était sujet à une chute de tension, et gardé un peu trop longtemps contre lui à son goût. Ca n'avait servi à rien, mais il sentait sa patience s'amenuiser à mesure qu'il passait du temps coincé chez son supérieur, même s'il s'était installé une certaine routine entre eux. Tseng l'aidait, tacitement, à préparer les missions, et régulièrement Vincent l'interrogeait sur le soi-disant vampire. Il avait dressé la liste des personnes possibles, et l'acuité de son analyse avait fait frémir Tseng. Rufus, Reno, ou Riku - le secrétaire de leur étage- étaient ses trois suspects. Enfin, ça c'était la veille. Peut-être qu'aujourd'hui, Vincent aurait encore réduit le champ des possibilités. Derrière la porte, dans le couloir, il entendit soudain des bruits de porte. Sans qu'il s'en rende compte, il était déjà en train de tambouriner, appelant à l'aide.. Le bruit s'interrompit, et les pas se rapprochèrent de la porte.
"- Euh... Vous avez appelé ? demanda une voix lointaine de femme.
- J'ai... Je suis coincé chez moi ! cria Tseng, en se rendant compte que sa voix était complètement hystérique. Je... je vous en prie, appelez un serrurier, j'arrive pas à sortir..."
Il sentit l'hésitation poindre chez cette voisine...
"- Bonjour Mr. Valentine... Il... il y a quelqu'un chez vous, il est bizarre...
- Oh, j'ai du m'occuper de mon cousin cette semaine... Il est... "spécial"... Enfin, vous comprenez... Ne faites pas attention, il a des épisodes paranoïaques."
Tseng s'éloigna de la porte, reconnaissant la voix polie de son supérieur. La porte s'ouvrit, et il fonça pour bousculer Vincent, qui le retint de justesse. La voisine poussa un cri, avant de s'enfermer dans l'appartement à trois portes de là. Les deux bruns se mesurèrent un instant, jusqu'à ce que le plus âgé repousse l'autre dans l'appartement, refermant la porte sur eux. Tseng ne lui laissa pas le temps de les enfermer à clefs, et lui sauta à nouveau dessus, avec toute l'énergie qu'il pouvait développer dans ces conditions. Vincent le plaqua contre le mur, assez violemment pour le sonner à moitié, et tourna la clef... Son dernier espoir était de l'attraper avant qu'il ne la fasse "disparaître", mais l'homme aux yeux rouges le rattrapa, sans avoir à utiliser de force, pour le garder contre lui alors que Tseng se sentait soudainement vidé, pris de vertiges. Vincent resserra sa prise sur le petit brun, pour le soutenir et l'entrainer sur le canapé. Sans trop savoir comment, il se retrouva avec celui-ci sur les genoux, qui ne bougeait plus. Il aurait juré que Tseng avait perdu du poids depuis les quelques jours qu'il était là. Ce n'était pas réellement ce qu'il avait espéré...
"- Vous ne me laisserez plus repartir, hein? murmura Tseng, immobile."
Sa voix était morne, presque désespérée, et Vincent sentit son cœur se serrer.
"- Tseng, je voudrais juste que tu te requinques, et savoir qui t'a mis dans cet état... Après, tu seras libre, je ne compte pas te garder ici toute ta vie."
Il sentit un soupir soulever le torse de son cadet, et celui-ci releva la tête, fixant son regard d'ambre sombre dans les prunelles écarlates du chef des turks. Instinctivement, Vincent sentait que quelque chose avait changé, sans pour autant mettre le doigt dessus. Peut-être le léger rougissement de Tseng, qui baissa les yeux avant de s'approcher pour l'embrasser. Le moment de la surprise passé, Vincent pouvait sentir toute l'hésitation, la retenue, et l'envie de l'autre brun dans ce baiser. Lui n'avait qu'une seule envie, s'y abandonner, dévorer son subordonné, profiter de sa faiblesse pour en abuser, encore et encore... Il allait le repousser, mais les mains de Tseng se glissèrent sous sa veste, parcourant ses flancs avec timidité... Ils s'écartèrent pour respirer, et Vincent souleva l'utaien, pour l'emmener dans sa chambre. Pas une parole ne fut échangée, et l'homme aux yeux rouges se laissa tomber sur le lit, surplombant complètement l'autre. Il commença à caresser à travers la chemise le corps de l'utaien, tandis que celui-ci laissait glisser ses mains sur le pantalon, alternant frôlements et palpations...
Vincent faisait tout pour s'arrêter, mais à chaque fois sa résolution faiblissait. Pourtant, il n'y avait aucune logique dans le comportement du brun... Un tintement métallique le ramena pourtant à la réalité.
Ses clefs.
La rage lui serra les tripes, mais il saisit la main coupable, faisant sursauter Tseng qui arrêta de suite de l'embrasser.
Vincent se releva avec raideur pour partir, alors que Tseng détournait la tête, resserrant sa chemise trop grande sur lui.
oO°Oo
Tseng ne sortit qu'une bonne demi-heure après lui de la chambre, la tête baissée, pour aller directement dans la sienne, mais Vincent l'interpella...
"- Tseng, le repas est prêt.
- Je... n'ai pas faim."
Vincent soupira et se leva, pour se rapprocher du petit brun. Lorsqu'il leva la main vers lui, celui-ci se crispa, et le chef des Turks laissa retomber son bras le long de son corps.
"- Tu pense que je vais te frapper parce que tu as essayé de me vendre ton corps pour récupérer un simple trousseau de clefs ?"
Tseng rougit furieusement, et rentra la tête dans les épaules, sur la défensive.
"- Tu es si mal que ça, ici ?
- Vous voulez dire dans un appartement dont je ne peux pas sortir, où je n'ai aucune de mes affaires, où je suis coupé de l'extérieur et où la lumière du jour ne rentre quasiment jamais ? Non, je suis réellement ravi d'être retenu ici contre mon gré. répondit Tseng, la voix pleine d'amertume.
- Il ne tient qu'à toi... Tseng, je veux savoir qui c'est, de Reno ou Rufus. Je veux savoir comment ça c'est passé, aussi.
- Pourquoi avez-vous éliminé Riku ?
- Simplement par ce que ce n'est pas un vampire. Je n'ai plus qu'à essayer Rufus et..."
Vincent s'interrompit, fixant soudain Tseng avec fureur. Celui-ci recula d'un pas, cherchant du regard quelque chose pour se défendre contre ce qu'il pressentait.
"- C'est Reno, hein? C'est pour ça que tu as écumé mes dossiers, pour l'envoyer loin, et pendant assez longtemps pour que tu n'aies pas à te soucier de lui... Et qu'il ne risque rien de ma part... "
Tseng secoua la tête, butant contre le mur.
"- Ca n'a... rien à voir... Reno était le plus qualifié pour cette mission, et vous le savez. Ca m'arrangeait de l'envoyer loin pour quelques jours, mais..."
Le poing de Vincent s'écrasa à quelques centimètres de sa tempe, l'interrompant.
"- Pourquoi tu le protège ?
- Je... Tseng se dégagea. Reno est un de MES hommes. Je protège chacun d'entre eux. Termina-t-il, lui jetant un regard de défi."
La gifle partit sans que Vincent s'en rende compte, et la tête de Tseng rebondit en arrière avec violence. L'utaien ne poussa pas un cri, mais lui jeta un regard haineux en s'essuyant la commissure des lèvres, avant d'esquisser un sourire mauvais.
" - J'ai touché un point sensible ?"
Vincent le regarda, se fixant sur le sang qui colorait les lèvres et les dents de l'utaien, et ferma les yeux. L'envie de le prendre, plus forte que jamais, lui tiraillait les entrailles. Lorsqu'il saisit le bras de son subordonné, il sentit la terreur qu'il lui inspirait, mais aussi la faiblesse de celui-ci. A l'enfermer pour le protéger, il n'avait fait qu'empirer la situation... Tseng se débattit, mais il le poussa dans la chambre d'ami, comme s'il n'avait pas plus de force qu'un enfant.
"- Sombre crétin, si tu savais à quoi tu te frotte actuellement, je n'aurais pas à TE protéger, surtout contre ton gré ! "
Il referma violemment la porte sur le brun, avant de la boucler à double tour. Il posa soudainement la main sur sa tête, tombant à terre. Au fond de lui, il sentait la bête remuer, demandant à sortir. Ses épaules lui faisaient mal, et il jeta un regard vers la porte fermée. Dans sa main, la clef s'incrustait à mesure qu'il serrait. Dans un geste désespéré, il jeta la clef, avant de laisser Chaos prendre le contrôle de lui.
oO°Oo
Tseng s'assit sur le lit, pour entendre Vincent tomber à terre. Il y eut du bruit, un cri rauque, comme un déchirement... la porte de sa chambre se mit à vibrer, puis elle fut secouée comme si on voulait la sortir de ses gonds, la défoncer... Plusieurs coups furent frappés, sourds et sinistres. L'utaien se ramassa sur lui, prêt à se battre... Soudain, les coups cessèrent. Le petit brun resta encore longtemps, à fixer la porte, sans savoir ce qui allait se passer...
Vincent lui ouvrit au matin, le teint cireux comme s'il avait passé la nuit à veiller. Il lui fit signe de sortir et il s'exécuta, mal à l'aise comme jamais. Il accepta la tasse de café que lui tendait son supérieur, évitant au mieux de frôler la main métallique du brun.
"- Assieds-toi."
Tseng s'exécuta, et resserra ses doigts autour de la tasse.
"- Je suis désolé pour hier. De t'avoir frappé."
Un léger rire sardonique secoua l'utaien, qui lui jeta un regard en biais.
"- Ce n'était pas la première fois, glissa-t-il, acerbe."
Il y eut un flottement, et Vincent toussota.
"- Passons. Tu... Tu veux bien me dire comment ça s'est passé ? J'aimerai comprendre..."
Sans s'en rendre compte, Vincent attrapa la main du brun, pour l'encourager, et si Tseng s'en formalisa, il ne la retira pas pour autant.
"- Il y a un mois. Enfin, 34 jours pour être précis... Vous nous aviez confié une mission simple... "vider les égouts"... Ca aurait dû se faire tout seul, mais... "
Reno poussa un juron en revenant vers leur "planque". Tseng lui jeta un regard sombre, et lui fit signe de se taire, avant de reporter son attention sur les personnes qu'ils surplombaient. Le roux se colla légèrement à lui, pour lui murmurer à l'oreille :
"- Y'en a que 6. 4 hommes et deux femmes. J'comprends pas pourquoi la milice les a pas chopé... Ils ont pas l'air super balèzes!
- OK, je m'en occupe."
Tseng s'agenouilla pour sortir un silencieux qu'il vissa à son revolver, mais s'interrompit : il n'y en avait plus que 4...
"- Tiens, regarde, le repas est arrivé..."
Les deux turks se retournèrent, pour faire face à deux adolescents, dans un style plutôt punk, qui les regardaient en souriant. Tseng visa le premier tandis que Reno se précipitait sur l'autre, mais déjà l'homme était sur lui, le poussant avec une force inhumaine contre le mur. Le roux poussa un cri alors que son assaillant le poussait dans le vide, et il disparut du champ de vision de Tseng. Il tira, mais cela ne sembla pas toucher son adversaire, qui se tordit sur lui même, et lui sauta à nouveau dessus, l'assommant à moitié avant de sauter avec lui rejoindre ses congénères, qui avaient déjà attrapé Reno, assommé.
Tseng se débattit, sentant avec plaisir son coude faire craquer le nez de l'homme qui le tenait. Le hurlement de l'homme fut suivi d'un juron, et il ramena le bras de Tseng en arrière, faisant tomber le brun à genoux.
"- Tu n'aurais pas dû faire ça, pauvre humain !" hurla-t-il avant de donner un coup de pieds sur son avant bras.
Tseng ne put retenir un cri de douleur, sentant ses os céder... Sans lui laisser le temps de réfléchir, il fut soulevé par la nuque et ramené vers les autres. Avec horreur, il vit que Reno avait déjà perdu sa chemise... Il se rappelait avec acuité l'état des victimes de ce groupe, leurs corps démembrés, violés, vidés de leur sang... Et pas forcément toujours dans l'ordre le plus logique. Il fut jeté à terre entre les 6 individus, et se rapprocha de Reno, bien décidé à le protéger jusqu'au bout. "- Bon, qu'est ce qu'on en fait maintenant ? demanda une jeune fille aux cheveux violets.
"- On a déjà bien mangé aujourd'hui... On récupère le roux et on tue le brun? On n'a pas de roux dans le groupe, et il est mignon... proposa la seconde, aux cheveux verts."
Une espèce de gothique hocha la tête, passant la main dans ses cheveux bruns.
"- Et on en fait quoi de l'autre ? demanda-t-il.
- Bah, attache le, on verra après..."
Le punk qui l'avait blessé le saisit par le bras, pour le tirer vers un mur. Il le gifla avec une force de brute, qui lui ouvrit la pommette, et arracha les boutons de sa chemise avant de l'attacher aux chaînes qui décoraient les murs. Il lui lécha la joue, puis se pencha sur l'oreille du brun.
"- Regarde bien... je suis sûr que tu vas adorer ce qu'on va faire à ton petit copain..."
Tseng jeta un regard hésitant à Vincent, qui l'encouragea en lui caressant doucement la main.
Tseng aurait voulu s'évanouir. Pour ne plus entendre les hurlements de son coéquipier, pour ne pas voir le macabre spectacle de son ami tué lentement par 6 psychopathes. Cela faisait déjà plusieurs heures que les hommes s'amusaient avec, aidés et encouragés par les deux filles du groupe. Ils s'arrêtèrent enfin, pour entourer Reno, s'agenouillant. Il y eut un grognement, et ils se penchèrent sur le roux, pour le mordre. Tseng entendit son hurlement plus qu'il se rendit compte qu'il l'avait poussé, tandis que son coéquipier se faisait vider de son sang. Les six buveurs se relevèrent, avant d'ouvrir la bouche du roux. D'un geste simultané, ils s'entaillèrent le poignet, faisant couler leur sang dans la gorge de Reno... Quelques minutes après, ils dormaient tous, roulés en boule comme des animaux.
Vincent baissa les yeux sur le torse de Tseng, pour remarque que son captif s'était recroquevillé, comme pour se protéger...
"- Continue... lui demanda-t-il doucement, imprimant doucement des caresses sur le dos de la main dans la sienne."
Tseng baissa les yeux sur leurs mains entrelacées et se dégagea lentement, pour se forcer à attraper sa tasse. Il but une gorgée de café, hésitant, comme s'il cherchait ses mots...
"- Reno s'est réveillé avant eux... Moi, je n'avais pas pu dormir, à cause de mon bras... Il les a tous massacrés, ils n'ont pas eu le temps de se réveiller...Il les a mordu, vidé de leur sang... Après... Il s'est tourné vers moi…" [1]
Tseng se mit à fixer un point vague, et sa voix ressemblait à celle d'un automate lorsqu'il reprit la parole.
"- Il m'a mordu, et violé. Quand il s'est repris, il s'est serré contre moi, et s'est mis à sangloter. Il... avait pas bu beaucoup, alors ça allait..."
"- C'est loin de ce que vous avez mis dans vos rapports. commenta Vincent."
Un rire secoua Tseng, qui lui jeta un regard dédaigneux.
"- Et vu votre réaction quand vous avez appris qu'il y avait un vampire à la Shinra, on a bien fait. Et.. les scientifiques auraient voulu l'étudier. C'était le minimum à faire pour le protéger."
L'homme aux yeux rouges eut un léger soupir, et se releva.
"- Et depuis, il se sert de toi ?
- Je... ne vois pas ça comme ça. Reno a besoin de sang, et avec moi il peut se retenir. Je ne voulais pas qu'il ait de problèmes, qu'il se retrouve comme ces monstres, à mutiler des victimes à longueur de temps... Je pouvais pas le laisser seul face à ça..."
Tseng avala une dernière gorgée de café, et le pli d'amertume qui barrait son front fit serrer le coeur de Vincent : l'utaien se sentait coupable. Comme s'il avait mal préparé la mission, que c'était sa faute s'ils étaient tombés dans une embuscade...
"- Tu n'es qu'un imbécile. Tu aurais dû venir me voir, on aurait trouvé une solution.
- Oui, c'est sûr, vous gérez les problèmes particulièrement bien. La chambre d'amis, elle est faite pour séquestrer les "problèmes" ou vous vous en servez pour autre chose aussi?"
Vincent serra les dents, et se dirigea vers l'entrée.
"- J'y vais.
- Attendez ! Vous... vous DEVEZ me laisser sortir ! cria Tseng, le rattrapant pour lui saisir le bras."
Vincent le toisa un instant, avant de sentir ses épaules s'abaisser.
"- Je te ramène des vêtements et des chaussures ce soir. Ca paraîtra moins suspect."
oO°Oo
Lorsqu'il revint, Tseng ne leva même pas la tête de son dossier, totalement absorbé par ce qu'il faisait. Vincent se permit un sourire, devant l'air concentré du brun...
"- Je t'ai apporté des vêtements. Annonça Vincent."
Tseng sursauta en relevant la tête, et poussa une exclamation de surprise. Il regarda sa main, et soupira en voyant le sang perler.
"- Vous pourriez vous manifester moins violemment, ça m'éviterai les crises cardiaques."
L'utaien ne remarqua pas le regard fixe de l'autre brun, tandis qu'il tendait la main vers un paquet de mouchoir. Vincent lui saisit la main blessée, sans le laisser le loisir de se dégager. Le sang l'hypnotisait, l'odeur, la couleur...
Tseng lui jeta un regard noir, qui laissa passer un voile d'inquiétude lorsque le chef des turks porta le doigt blessé à sa bouche, pour le suçoter.
"- Vincent... arrête. S'il te plait !"
L'utaien essaya de se dégager, la panique pointant dans sa voix. Vincent releva le regard vers lui, et sourit. D'un sourire de prédateur, dont deux longues canines ressortaient. En un instant, le vampire le saisit, pour le plaquer violemment contre lui. Lui penchant la tête, il dégagea le cou des cheveux et du col de la chemise...
Il le mordit une première fois, faisant crier Tseng, avant de le pousser. L'utaien essaya au mieux de bloquer le sang de sa gorge, attrapant le presse papier du bureau pour se défendre... Soudain il sentit ses jambes se ramollir. Devant lui, Vincent changeait, son image se troublait, pour laisser apparaître... Chaos. Le démon fondit sur lui, et Tseng frappa de toutes ses forces, sachant pertinemment que c'était sa seule chance de survie. Chaos hurla et le frappa, l'assommant à moitié. Il lui tordit le poignet, lui faisant lâcher son arme improvisée.
Le monstre le dépassait de deux têtes, et lorsqu'il lui sauta dessus, Tseng ne réussit ni à l'éviter, ni à le repousser. Encore une fois, les dents de Chaos se plongèrent dans sa chair, le faisait crier de douleur. Peu à peu, ses forces s'amenuisaient, et il ne résista pas quand le démon l'embrassa, mordant ses lèvres jusqu'au sang. Immobile, l'utaien bloqua sa respiration, alors que l'autre commençait à le sentir, à grogner. En sentant l'érection du monstre contre sa cuisse, le brun ferma les yeux, préparé au pire.
"- Pitié... murmura-t-il"
En réponse, Chaos lui jeta un regard brillant, ardent, et se releva à moitié, pour l'attraper par les cheveux. Il le traîna jusqu'à la chambre de Vincent, pour le jeter sur le lit. Les vêtements du brun furent déchirés, et Chaos enfonça son sexe dans la bouche du brun, l'étouffant à moitié.
Tseng écarquilla les yeux, essayant de se débattre sans grand succès. Les mains de la bête se refermèrent sur chaque coté de sa tête, pour lui intimer un mouvement de va et viens violent. Quand il eut compris que sa proie ne se débattrait pas, Chaos se libéra une main, pour cracher sur ses doigts et en enfoncer un dans l'anus du brun, qui se tordit sous l'intrusion. L'utaien s'immobilisa, essayant de faire abstraction de la douleur. Lorsqu'un second doigt s'introduisit en lui, il eut l'impression qu'il allait se déchirer en deux, mais ce fut le moment que Chaos choisit pour jouir, inondant sa bouche d'un sperme amer. Le démon se retira et l'embrassa violemment, sans lui laisser le temps de reprendre sa respiration. Puis il se désintéressa du visage du brun pour descendre sur le torse, mordant avidement son flanc pour s'abreuver à nouveau. Une langue serpentine sortit de la bouche du monstre, et commença à laper les dernières gouttes de sang que recelait la plaie, avant de descendre un peu plus. Avec dégoût, Tseng la sentit s'enrouler autour de son sexe, pour entamer une caresse aussi divine qu'horrible.
"- Non... gémit l'utaien, lorsqu'il se sentit réagir."
Le manque de sang rendait toutes ses sensations floues, mais Tseng sentait clairement le jeu de langue du démon, qui accompagnait parfaitement les mouvements de ciseaux de ses doigts. Cela dura quelques minutes, peut-être moins, jusqu'à ce que Chaos abandonne le membre dressé pour s'agenouiller sur le lit. D'un geste, il souleva l'utaien pour l'empaler sur son sexe, en même temps qu'il enfonçait ses dents dans son épaule.
A suivre...
[1] Diabler, c'est mal.
Je publie la suite la semaine prochaine ! N'hésitez pas à laisser des reviews, elles m'emplissent de joie et de félicité !
