Coucou à toutes et à tous!

Alors oui je sais: je suis horriblement en retard pour ce chapitre et je m'en excuse! Je vous explique: peut-être que je vous avais déjà dit avoir quelques problèmes avec mon ordinateur eh bien...il m'a lâché il y a quelques temps. Et donc du coup je n'avais plus accès à mes fichiers :-/ heureusement j'ai réussi à tout récupérer il y a quelques jours et je me suis directement remise au travail!

Donc voilà j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop é_è. J'ai essayé de me rattraper un peu en vous proposant un chapitre plus long que d'habitude et avec une petite surprise!

En fait ce chapitre sera en deux parties! Je voulais aussi parler un peu plus de Riku et de Sora mais ça aurait été vraiment trop long alors ils apparaitront dans la deuxième partie!

Voili voilou, je vous laisse avec ce chapitre et je remercie encore toutes celles/tous ceux qui me lisent :D

J'vous fais de grooooooooooooooos bisous!


Axel grogna dans son sommeil quand le corps chaud de Roxas se détacha du sien. Une vague de froid l'envahit comme il se recroquevillait sous les draps, émergeant doucement du pays des rêves. Les yeux encore embués d'un sommeil trop court, il chercha à tâtons le corps de l'ange et, quand la paume de sa main rencontra le dos nu du blondinet, il se colla automatiquement contre celui-ci. Dans un geste possessif, il entoura sa taille et ce n'est que lorsque ses mains furent posées contre la peau douce de son ventre et que son visage fut caché par l'épaisse chevelure blonde qu'il se permit de pousser un long soupir de bien-être.

Entre les bras de l'ange, le seigneur des ténèbres avait passé une très bonne nuit. La première depuis longtemps. Une nuit sans cauchemar sans craindre que quelqu'un ne vienne s'en prendre à Roxas en pleine nuit. Il avait adoré sentir le souffle calme de son petit protégé caresser sa peau tandis que, d'un geste hésitant, il l'avait enveloppé d'une étreinte protectrice.

Il papillonna difficilement des cils quand les doigts de Roxas s'entrelacèrent machinalement aux siens. Toujours profondément endormi entre ses bras, l'ange semblait apaisé. Et Axel aimait se dire qu'il était le seul à pouvoir lui faire oublier son ancienne vie.

Il n'était pas dupe, il savait que le blondinet attendait patiemment une occasion pour quitter cet endroit. Roxas n'oubliait pas pourquoi il avait quitté le paradis il n'oubliait pas que, quelque part, son frère avait peut-être besoin de lui. Mais, très égoïstement, Axel ne voulait pas le laisser partir. Il aurait tout fait tout pour que Roxas reste à jamais auprès de lui tout simplement parce qu'à ses côtés il se sentait…vivant.

Ce petit jeu de séduction qu'il avait délibérément instauré entre eux n'en était plus un depuis bien longtemps. Il avait besoin de ce contact avec l'ange. Il avait besoin de le toucher, de l'embrasser, de capter son regard, d'entendre sa voix. C'était comme une drogue dure dont il ne pouvait plus se passer. Dès qu'il devait s'absenter dès que Roxas s'éloignait de lui, il se sentait horriblement vide. Roxas était le souffle de vie qu'il n'avait jamais eu.

Alors il ne voulait pas qu'il s'en aille ! Il voulait lui faire oublier son ancienne vie, son jumeau, ses projets…il voulait construire quelque chose avec lui, envers et contre tout. Peu importe si, pour lui, il devait se mettre tous les enfers à dos : Roxas était à présent bien plus important que tous ses sbires réunis. Roxas était le seul l'unique.

Mais il était conscient que, s'il n'agissait pas, Roxas ne comprendrait jamais. Il devait lui montrer, lui dire à quel point il…l'aimait ? A quel point il tenait à lui. Il devait lui avouer qu'à ses yeux, tous ces baisers, toutes ces caresses étaient bien plus qu'une simple compétition. Il tenait à lui vraiment beaucoup.

Axel soupira quand une main s'abattit sur la porte de sa chambre et son soupir redoubla d'intensité quand le visage de Lexaeus apparut lui rappelant qu'il était attendu pour le jugement d'une âme au sujet de laquelle les juges ne parvenaient pas à se mettre d'accord. Du moins, c'est ce qu'on lui avait dit.

-Une minute, grogna-t-il en enfouissant son nez entre deux mèches blondes, montrant ainsi au spectre qu'il n'était pas le bienvenu.

Etonnamment, Lexaeus partit sans faire le moindre commentaire. Le maître des enfers fronça les sourcils, mais il était ne se posa pas plus de question, cherchant le courage de s'extirper des draps et surtout, surtout, des bras de Roxas. Il aurait pu passer l'éternité ainsi, simplement tout contre lui.

Finalement, après plusieurs longues minutes, il finit par se lever, prenant garde à ne pas réveiller le blondinet qui grogna quand sa source de chaleur s'éloigna de lui. Axel eut un sourire amusé comme il dégageait son front de quelques mèches rebelles qui étaient venues s'y coller et, après un dernier regard vers lui, il quitta la pièce, se promettant de revenir au plus vite.

Perdu dans ses pensées, se demandant comment il pourrait bien avouer à Roxas qu'il ne jouait plus, il ne vit pas que, tapi dans l'ombre, Lexaeus était toujours là. Il attendait simplement qu'il s'éloigne.


Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez eux ? Pourquoi étaient-ils tous devenu insensibles à son charme légendaire ? D'abord Axel, ensuite Zexion et maintenant Saix ! Était-elle vraiment tout juste bonne à séduire des cas désespérés comme Vexen ou Demyx ? Et encore, le vieux fou était déjà tombé entre les filets de Marluxia ! Alors quoi, il ne restait que Demyx ? Cet imbécile épris d'un être insaisissable ? Elle préférait encore rester seule !

Allongée sur son lit, Larxène râlait ferme. Elle en avait plus qu'assez de rester seule ! Qu'il était loin le temps où elle avait tous les hommes à ses pieds. Aujourd'hui, elle commençait à dangereusement douter de son pouvoir de séduction. Elle restait désespérément seule tandis qu'autour d'elle, elle voyait des êtres insignifiants et sans aucun potentiel relationnel roucouler auprès des plus grands sex-symbols des trois mondes réunis !

-Encore en train de ruminer, ma très chère Larxène ?

-Naminé, quel plaisir de te voir, répondit la blonde d'un ton plein de sarcasmes.

-Cache ton bonheur.

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Tu le sais très bien.

-Désolée Nami', Axel est quelque peu…occupé en ce moment.

-Tu devais le séduire.

-Tu n'étais pas censée lui envoyer un gosse ! Axel est…amoureux de ce…de cet…

-Attention à ce que tu vas dire. Il me faut ce médaillon. Débrouille-toi pour l'obtenir.

-Pourquoi est-ce que tu ne le fais pas toi-même ?

-Je ne…pactise pas avec l'ennemi, dit l'ange d'un air cynique.

Larxène fit la moue : séduire Axel pour lui dérober son médaillon ? Rien de plus simple…sauf que maintenant, leur maître vénéré n'avait plus d'yeux que pour le petit traitre qui avait atterri dans leur royaume. Ce sale blondinet dont ils voulaient tous se débarrasser. Elle avait beau lui faire des avances, le rouquin, habituellement si réceptif, restait de marbre. Qu'est-ce que le blondinet avait de plus qu'elle ? C'était un ennemi après tout alors pourquoi Axel ne pouvait-il pas se détacher de lui ?

-Je me fiche de savoir que Roxas lui fait les yeux doux. Arrange-toi pour lui substituer le médaillon, peu importe le moyen.

Dit comme ça, cela semblait si facile et pourtant, Larxène savait très bien qu'elle ne parviendrait pas à conquérir le cœur de son maître. Il ne lui restait donc plus qu'une seule solution pour l'approcher : ils devaient se débarrasser de Roxas plus vite que prévu. Vexen devait accélérer ses recherches.

-N'oublie pas notre accord, dit-elle tout de même alors que Naminé disparaissait déjà.

-Ne t'en fais pas, tu auras ta part.

Roxas ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir.


Roxas poussa un long soupir de frustration quand un corps s'affaissa contre le sien : il détestait Axel quand il ne le laissait pas dormir. Il détestait Axel quand il se collait contre lui de cette façon dans l'unique but de le réveiller. Il détestait Axel quand il l'embrassait pour le déstabiliser. En clair il détestait Axel au réveil.

-Tu m'emmerdes, Axel, dégage.

Un rire gras lui répondit. Un rire qui n'appartenait pas à Axel. Aussitôt, Roxas ouvrit les yeux et son regard terrifié se posa sur le visage de Lexaeus, qui le maintenait sous son corps, une lame contre la gorge. Le sourire mauvais du spectre s'agrandit quand une lueur de peur s'ancra dans les prunelles océan de l'ange.

-Il y a longtemps que nous n'avions plus eu l'occasion de nous voir, souffla-t-il, ce n'est pas très chic de la part d'Axel de vouloir te garder pour lui seul. Et si on s'amusait un peu, toi et moi ?

-L-Laisse-moi tranquille !

Bordel, pourquoi est-ce qu'Axel avait cette sale manie de le laisser seul ? Comme s'il ne savait pas qu'il risquait de se faire tuer à tout moment ! Parfois, Roxas se demandait s'il n'était pas de mèche avec les autres. Sinon pourquoi n'était-il pas là pour le défendre alors qu'il en avait cruellement besoin ?

-Arrête de gesticuler. Plus tu tenteras de t'enfuir et plus ça sera douloureux.

Lexaeus attrapa le poignet de l'ange pour le ramener contre sa poitrine. Il aimait voir cet être si faible scruter le moindre de ses mouvement, craignant que ce soit le dernière. Mais le spectre n'allait pas lui enfoncer la lame en plein cœur ce serait trop simple et …surtout trop facile. De toute façon, Xemnas l'avait prévenu : il devait lui laisser la vie sauve. Ils n'en étaient qu'au stade de l'expérimentation et, si leur plan échouait, ils auraient encore besoin de Roxas.

Alors, même si cette idée le contrariait beaucoup, il allait seulement lui faire mal. Mais cela ne l'empêchait pas de prendre tout son temps après tout les autres retenaient Axel alors…Roxas était à lui seul pour le moment. Personne ne l'entendrait hurler de douleur quand sa lame glisserait dans sa chair.

-Reste tranquille. Après tout tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, personne ne part d'ici sans quelques bobos.

Le rythme cardiaque de Roxas s'accéléra dangereusement quand la lame que tenait Lexaeus s'approcha de son visage. Ses paupières se crispèrent de douleur quand elle dessina une petite entaille sur sa joue. Un air de dégout prit place sur son visage quand le spectre se pencha vers lui pour lécher le sang qui s'écoulait de sa blessure et lorsqu'il plongea son visage dans son corps pour mordiller violemment sa peau.

-Si Axel n'avait pas le droit de vie ou de mort sur le pauvre esclave que je suis, je pourrais presque te violer, mais je doute qu'il soit ravi d'apprendre que j'ai goûté à sa proie.

Le blondinet frissonna : pour le coup, il adulait le rouquin. Mais, si Lexaeus n'avait pas le droit de le toucher ainsi, il n'en était pas moins déterminé à s'amuser un peu avec lui. Et, sans même qu'il ne s'en rende compte, Roxas poussa un cri de douleur quand la lame aiguisée de son poignard lui déchira le poignet.

Le spectre prenait un malin plaisir à la faire glisser doucement, toujours de plus en plus profondément. Il aimait voir les yeux de son ennemi se fermer d'effroi. Il aimait voir sa gorge convulser vers l'avant à chaque fois qu'il rejetait la tête en arrière. Et plus que tout, il aimait l'entendre hurler, le supplier d'arrêter. Il glissa son nez le long de son menton, redessinant cette mâchoire qui ne pouvait plus contenir sa douleur.

Il aimait ce sentiment de puissance qui prenait possession de lui quand il sentait le corps de Roxas se contracter sous le sien tellement qu'il se colla encore plus contre lui. Il comprenait pourquoi Axel voulait le garder pour lui seul : Roxas était si…excitant quand il souffrait.

-Continue comme ça, dit-il alors que le sang de l'ange coulait à présent le long de ses doigts, tu es parfait.

-S-S'il te plaît, arrête !

-Je suis désolé, on a besoin de toi.

Roxas ne tenait plus : il avait l'impression qu'on lui arrachait le bras tout entier tant la douleur était intense. Elle le brûlait jusque dans l'épaule et, aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais autant souffert…sauf quand il avait perdu ses ailes. Mais là c'était différent. Comment un être normalement constitué pouvait-il être capable de faire…ça ? Quel plaisir Lexaeus avait-il à lui faire du mal ?

Le spectre ne pouvait à présent plus détacher son regard du sang qui coulait le long du bras de l'ange pour venir directement se déposer dans la petite fiole préparée à cet effet. Il la voyait se remplir avec une pointe d'amertume : il aurait voulu que son plaisir soit éternel et que Roxas ne cesse jamais de hurler. Quand sa lame se retira du bras du blondinet et quand le sang gicla de la plaie, il essuya sa lame sur sa peau pâle, le faisant grimacer.

La respiration de Roxas était saccadée sa douleur était si forte qu'il était à deux doigts de perdre connaissance. Lexaeus sourit à ce spectacle : ça lui donnait un petit air sexy auquel personne n'aurait pu résister. Il lui fit un rapide bandage et, toujours à califourchon sur ses cuisses, il se pencha au-dessus de son visage, se délectant des bribes de douleur qu'il pouvait voir au fond de son regard.

-Ce fut un plaisir de te revoir, murmura-t-il tout près de ses lèvres, j'ai particulièrement apprécié ce petit moment en ta compagnie. Nous nous reverrons très bientôt, Roxas.

Allongé sur les draps tâchés de sang, Roxas vit la silhouette floue de son martyr quitter la pièce et, alors que ses yeux se fermaient doucement, un seul nom lui vint à l'esprit. Le nom de celui qu'il aurait aimé voir débarquer. Le nom de celui qui aurait dû être là pour le sauver. Le nom de celui qui ne voulait plus quitter son esprit.

-A…xel…

Et ensuite ce fut le noir.


-Zexion je…je t'aime. Je suis…amoureux de toi. Tu entends, je te l'ai dit ! Je t'aime ! Alors s'il te plaît reviens-moi. Parle-moi, même si c'est pour me hurler dessus, même si c'est pour me coller une gifle en me traitant d'abruti fini mais…arrête de m'ignorer comme ça. Ça me fait trop mal parce que moi je…je t'aime.

Le punk plaqua une main sur son front : de quoi avait-il l'air, lui, devant le miroir de sa salle de bains, en train de réciter un discours qu'il n'oserait jamais lui dire en face ? Il était bien trop timide et surtout il avait bien trop peur de perdre Zexion pour de bon si jamais ses sentiments n'étaient pas réciproques. Ce qui était probable à 99,9%. Et encore le 0,1% restant était animé d'un espoir fou et d'une naïveté dont Demyx n'avait jamais pu se séparer.

Zexion ne l'aimerait jamais, il aurait pourtant dû se faire une raison mais…il était bien trop amoureux de lui pour ça. Il n'arrivait pas à concevoir sa vie sans lui.

-Je t'aime, répéta-t-il, alors pourquoi est-ce que tu m'ignores ainsi ?

Il s'appuya contre le lavabo en poussant un profond soupir de frustration : il en avait assez d'être invisible aux yeux des autres. Il en avait assez que tout le monde le prenne pour un incapable. Pourquoi n'était-il pas capable de leur prouver qu'il était aussi important qu'eux ? Pourquoi est-ce que personne ne le remarquait, si ce n'est pour le traiter d'imbécile ? Il en avait assez de tout ça.

Dans l'encadrement de la personne, tapi dans l'ombre derrière lui, Zexion le regardait et, quand il vit ses yeux se remplir de larmes il n'eut qu'une seule envie : le prendre dans ses bras. Mais il savait que Saix voulait qu'il se rapproche de Demyx uniquement dans le but de le manipuler. Et il ne voulait pas que le punk souffre. Grâce au peu de contrôle qu'il gardait encore sur son esprit, il parvenait à se maintenir à distance.

Oh bien sûr, il aurait aimé franchir les quelques mètres qui le séparaient de lui pour lui dire que lui aussi, il l'aimait et que…qu'il ne voulait pas se comporter ainsi. Mais il savait que Saix en profiterait pour lui faire encore plus de mal et après cela, Demyx n'aurait plus jamais confiance en lui. Alors Zexion le regardait pleurer et…il restait là. Simplement là, immobile, espérant pouvoir redevenir maître de lui-même. Et, en regardant celui qu'il aimait souffrir autant par sa faute, il ne put retenir une larme…il avait tout gâché. Il était faible. Il se détestait.


-Roxas ? Désolé d'avoir été aussi long, dit Axel en pénétrant dans la chambre, en plus je n'y comprends plus rien : ils n'avaient absolument pas besoin de moi ! Je suis certain qu'ils complotent pour me séparer de toi, mais ils n'y arriveront pas.

Le rouquin fronça les sourcils quand personne ne lui répondit. Il se retourna vers Roxas, toujours allongé sur le lit. Un micro sourire prit place sur ses lèvres : le blondinet était un véritable paresseux.

-Roxy, il est l'heure de se réveiller maintenant !

Mais rien, son petit protégé ne bougeait pas d'un iota. Axel soupira tout en levant les yeux au ciel et, doucement, aveuglé par le regard attendri qu'il posait sur lui, il s'approcha de l'ange. Il s'assit à côté de lui et, toujours doucement pour ne pas le brusquer, il se pencha au-dessus de son visage pour venir frotter son nez contre sa joue.

-Allez paillasse, debout.

Le manque de réaction de sa petite tornade blonde habituellement si pleine de vie commença à légèrement l'inquiéter et, quand il sentit quelque chose de chaud sous la main qu'il avait posée sur les draps, son regard quitta le visage endormi de Roxas. Et c'est là qu'il vit le sang. Une énorme tâche de sang déjà légèrement séchée. Puis il vit le bandage et là, la panique prit possession de tout son être.

-Roxas ? Oh putain Roxas !

Il se mit à secouer son corps d'abord doucement et ensuite de plus en plus fort. Pour la première fois de sa vie, il pria tous les êtres divins existants pour que Roxas se réveille. Il devait se réveiller il…il ne pouvait pas l'abandonner !

-Roxas ! Roxas non ouvre les yeux allez ! Ouvre les yeux bon sang !

Ce…ce n'était pas possible ! Roxas ne pouvait pas être…non, non, non !

-Bordel Roxas, réveille-toi !

Si c'était une blague, elle était de très mauvais goût. Axel n'avait jamais ressenti un tel déchirement. S'il n'était pas parti, rien de tout ça ne serait arrivé ! Il l'avait laissé tout seul et…et maintenant il était…il était…

Quand Roxas papillonna des cils, le visage de Lexaeus lui revint en mémoire et, quand il sentit un corps pressé contre le sien il frissonna de dégoût, pensant qu'il s'agissait du spectre. Sauf que ce n'était pas lui. Il connaissait bien cette odeur…tout comme cette chevelue flamboyante qui obstruait son champs de vision.

-A-Axel…

Le rouquin releva le visage avec une rapidité déconcertante. Son regard affolé s'ancra dans celui douloureux du blond et avant même que l'ange n'ait pu faire le moindre geste, il le serra dans ses bras à l'en étouffer. Il avait tellement peur de l'avoir perdu !

-Pardon, pardonne-moi ! Je n'ai pas su te protéger. Pardon, pardon, pardon…

Il s'en voulait tellement de ne rien avoir pu faire. Encore sous le choc, entre ses bras, Roxas restait immobile. Est-ce que…est-ce qu'Axel…pleurait ?

-Je suis un monstre ! J'aurais dû te laisser t'en aller. Je n'ai pensé qu'à moi, hoqueta-t-il contre son cou, et maintenant tu es…tu es…

Il avait réellement cru que Roxas et lui pourraient vivre une belle histoire. Il avait espéré qu'il accepte son amour et que personne ne cherche à se mettre entre eux. Comment avait-il seulement pu le croire ? Il avait cru que, pour une fois, il serait autre chose que le maître des enfers. Qu'il deviendrait important aux yeux de quelqu'un pour autre chose que son pouvoir. Mais il n'avait pas pensé aux conséquences.

Il avait voulu garder jalousement Roxas pour lui seul et maintenant l'ange en payait le prix…par sa faute. Il avait été égoïste, inconscient, incapable. Tout était de sa faute. Toujours à moitié inconscient contre lui, Roxas trouva la force de glisser son bras valide dans son dos. Etrangement, il n'en voulait plus à Axel.

-Arrête, chuchota-t-il.

-Je…tu as le droit de partir, Roxas ! Je vais t'aider, je…

-Arrête, Axel.

-Je demanderai à Demyx de nous aider. Je te promets que plus personne ne te fera le moindre mal !

-Je ne partirai pas.

Roxas refusait de se rendre. Il refusait de laisser ses ennemis gagner si facilement. Il prendrait sa revanche il se battrait pour ça. Cet évènement ne faisait qu'accroître sa haine envers ceux qu'il haïssait déjà. Mais il n'avait pas dit son dernier mot. Et puis…il ne voulait pas laisser Axel. Il s'était habitué à sa présence alors il ne partirait pas.

-Calme-toi maintenant, dit-il en l'obligeant à rouler à ses côtés.

Le rouquin resta néanmoins accroché à lui et, couché sur le flanc, les yeux toujours brillants, il caressa le pansement imbibé de sang qui était enroulé autour du poignet de l'ange. C'était simplement un effleurement du bout des doigts mais suffisant pour éveiller en lui une rage sans nom.

-Je le tuerai. Qui que ce soit.

-Non, tu ne feras pas ça.

-Si ! Je lui ferai payer, je leur ferai payer à tou…

Axel n'eut pas le temps de terminer sa phrase : l'ange venait de coller ses lèvres aux siennes. Quand la langue de Roxas vint doucement s'enrouler autour de la sienne, il glissa une main derrière sa nuque, l'attirant un peu plus à lui. L'un comme l'autre ils avaient besoin de ce contact rassurant. Ils avaient besoin de savoir que, malgré les nombreux obstacles qui se dressaient sur leur chemin, ils étaient toujours ensemble.

-Axel, tenta le blondinet quand il sentit que le maître des enfers commençait à se détendre.

-S'il te plaît n'arrête pas, murmura le rouquin en laissant courir ses doigts le long de la colonne vertébrale de l'ange.

Et, avant même qu'il n'ait eu le temps de répondre, la bouche de Roxas était à nouveau happée par les lèvres avides du seigneur des ténèbres. Toujours avec la même tendresse, Axel le colla contre le matelas pour le surplomber à nouveau, prenant garde à ne pas lui faire mal.

-Ne joue pas avec moi, ajouta-t-il en embrassant doucement la peau douce de son cou, moi je ne joue plus depuis longtemps.

Le rythme cardiaque de l'ange accéléra dangereusement : est-ce qu'Axel venait vraiment de lui avouer qu'il…tenait réellement à lui ? Visiblement oui. La multitude de baisers qu'il déposait le long de sa mâchoire en était la preuve. Tout comme les soupirs de bien-être qu'il poussait à chaque fois que leurs peaux se touchaient.

Roxas ne savait plus quoi penser : il avait l'impression d'être pris à son propre jeu. Il savait que ce qu'ils faisaient était mal et pourtant il n'avait pas envie de demander à Axel d'arrêter. Il ne voulait pas lui demander de le laisser tranquille tout simplement parce qu'il aimait la proximité et la complicité qui s'était installée entre eux. C'était mal mais il aimait ça. Il avait voulu jouer il avait perdu.

-Je ne joue pas, finit-il par dire en enroulant ses jambes autour de la taille du roux.

Imperceptiblement, la bouche à nouveau collée contre la sienne, Axel sourit. L'ange venait de lui avouer à demi-mots qu'il ne se moquait pas de lui et cela le remplissait d'un doux sentiment de puissance : Roxas serait à lui et à lui seul.

-Tu me rends fou, dit-il comme le blondinet enroulait une de ses longues mèches rousse autour de son index.

Roxas sentait le danger arriver à plein nez et pourtant il était incapable d'arrêter le roux. Pas même quand ses mains se glissèrent sous son t-shirt pour le lui retirer, ni quand ses doigts se faufilèrent entre son pantalon et ses hanches. Il était comme transporté dans un autre monde loin, très loin de cet endroit sordide où il avait tant souffert. Il couina quand, dans la précipitation, la main d'Axel vint percuter son poignet meurtri mais, quand le rouquin lui envoya un regard désolé, il ne put lui en vouloir plus longtemps.

-Pardon, murmura-t-il du bout des lèvres en posant un léger baiser sur le bandage avant de dévier sur son ventre, le faisant doucement frémir.

Roxas rougit violemment quand les mains habiles d'Axel déboutonnèrent son pantalon. Est-ce qu'il allait vraiment… ? Le rouquin remonta jusqu'à son visage en souriant.

-Tu es mignon quand tu rougis, tu sais ?

Cette simple phrase murmurée du bout des lèvres ne fit qu'intensifier la jolie couleur rouge qui teintait à présent les joues de l'ange. Axel sourit un peu plus en se penchant vers lui pour venir doucement frotter son nez contre sa gorge laissant ses mains parcourir ses flancs. Il avait rêvé ce moment des centaines de fois.

-Tu es mignon quoi que tu fasses. Tu me fais craquer.

Qu'était-il censé faire dans ce genre de situation ? Est-ce qu'il devait lui aussi déshabiller le seigneur des enfers ou bien devait-il atteindre sagement qu'il lui donne des indications sur la marche à suivre ? Il n'en savait strictement rien. Après tout il était un ange il ne connaissait rien de ce genre de…pratique.

-Tu peux me toucher tu sais, dit Axel avec amusement avant de dévier à nouveau vers son ventre.

Il avait envie de sentir la peau du blond contre la sienne et Roxas ne mit pas longuement à assouvir son désir : avec autant de précipitation que s'il avait eu peur que quelqu'un ne les surveille, le rouge aux joues, il lui enleva son haut. Sans jamais le regarder dans les yeux. Le rouquin s'allongea alors totalement contre lui, cherchant à tout prix le contact de leurs torses, comme s'il craignait que l'ange ne disparaisse d'un moment à l'autre.

Roxas glissa timidement ses mains au creux de ses reins et, quand le seigneur des ténèbres lui ordonna presque d'une voix rauque de lui retirer son pantalon, il ne put s'empêcher d'hésiter. C'était mal. C'était sale. C'était…contre le règlement. Mais Axel semblait ne pas s'en soucier une seconde puisqu'il se mit à doucement onduler contre lui, le visage plongé dans son cou, lui répétant encore et encore de s'exécuter.

-Fais-le Roxas.

-Axel je ne suis pas certain que ce soit…

-Fais-le. S'il te plaît. J'en ai envie, tu en as envie, ajouta-t-il en se frottant légèrement contre lui, lui soutirant un gémissement, alors arrête de te poser tant de questions. Pense simplement à l'instant présent. A toi et moi, ici, dans ce lit. Tu n'as pas été envoyé ici pour rien, Roxas. Grâce à toi j'ai découvert ce que voulait vraiment dire le mot ''aimer'' . Grâce à toi j'ai appris à m'occuper d'une autre personne que moi-même. Je tiens à toi, je…t'aime. Et je ne veux plus m'en cacher.

Une minute : Axel…l'aimait ? C'est vraiment ce qu'il venait de dire ? Roxas écarquilla les yeux alors que, l'instant d'après, pris par une pulsion qu'il ne connaissait pas, il se jeta au cou d'Axel, renversant leur position. Légèrement déstabilisé par la réaction du blondinet, le roux ne le repoussa pas pour autant. Au contraire. Il embrassa l'ange avec envie, profitant de sa position pour enfoncer ses ongles dans la peau de son dos.

-Fais-le Roxas, demanda-t-il encore à mis-mots, envahi par une vague de plaisir qu'il ne contrôlait plus.

Timidement, sans vraiment réaliser ce qu'il faisait, l'ange glissa ses mains sur les hanches du maître des enfers, qui se souleva doucement du matelas pour lui permettre de s'exécuter. Sa bouche toujours fermement collée à celle du roux, Roxas fit glisser son pantalon le long de ses jambes. Un long gémissement sortit de sa gorge quand Axel le plaqua à nouveau contre le matelas pour se frotter avidement contre lui.

La peau de Roxas glissant doucement contre la sienne, le maître des ténèbres avait l'impression de renaître de ses cendres. Jamais depuis son arrivée ici il ne s'était senti aussi…vivant. Oui c'était ça Roxas lui donnait l'impression de vivre. Il aimait sentir cette étrange chaleur se répandre dans son ventre à chaque fois que ses mains redessinaient les courbes de son corps. Il aimait perdre le contrôle de ses sens quand les ongles de l'ange s'enfonçaient dans sa peau. Et plus que tout, il adorait le petit frisson de bien-être qui s'emparait de lui à chaque fois qu'un long gémissement rauque franchissait la barrière des lèvres du blond.

Presque machinalement, comme s'ils avaient attendu ce moment depuis toujours, comme s'ils avaient été faits pour vivre ce moment ensemble et alors qu'ils étaient à présents totalement nus l'une contre l'autre, Axel se positionna un peu mieux entre les jambes du blond. Il effleura tendrement son épaule quand il le vit se mordre la lèvre inférieure. Il savait que Roxas avait peur. Il ne voulait pas gâcher ce moment qui devait être inoubliable en allant trop vite.

Il était prêt à passer la nuit entière à le câliner si seulement ça pouvait rassurer son blondinet. Il voulait que tout soit parfait. Il voulait voir les étoiles briller au fond de ses yeux quand il se réveillerait le lendemain. Il était prêt à tout à tout pour que Roxas soit à lui à jamais.

-Tout va bien se passer, murmura-t-il d'une voix rassurante.

Sous lui, totalement paniqué malgré lui, tentant de calmer les vagues d'angoisse qui prenaient possession de lui, Roxas hocha la tête. Il aurait voulu pouvoir en être aussi certain. Il voulait certainement autant que lui que tout se passe bien…et pourtant, quand Axel glissa doucement en lui, il ne put retenir une grimace accompagnée d'un léger gémissement de douleur. Il plaqua une main devant sa bouche, empêchant les larmes de couler le long de ses joues.

Axel s'arrêta aussi vite : il ne voulait pas ça. Il ne voulait pas lui faire de mal. Et pourtant, si Roxas restait aussi tendu, il aurait indéniablement très mal. Il devait réussir à l'apaiser. Quand il vit une larme briller dans la pénombre, il se pencha vers lui pour l'embrasser à la commissure des lèvres. Les avant-bras posés de chaque côté de sa tête, il embrassa sa mâchoire, son nez, ses joues et ses paupières closes.

-Roxas, regarde-moi, chuchota-t-il en glissant ses doigts dans ses cheveux.

Le blondinet releva timidement la tête, détournant rapidement le regard quand il croisa celui du roux : il avait honte de réagir de la sorte. Axel allait le trouver horriblement nul mais il était littéralement terrorisé. Il ne pensait pas que cela serait aussi douloureux…et pourtant Axel n'était pas encore en lui !

-Tu sais quand tu as atterri ici, j'ai haï les tiens plus que tout. Je pensais que tu étais un espion, que tu étais là pour nous nuire…pour me nuire. Et je t'ai détesté toi aussi. Parce que, dès que ton regard a croisé le mien, j'ai tout de suite su que je ne pourrais plus te laisser partir. Tu es tellement beau tu sais, tellement différent de toutes les créatures sauvages qui hantent ces lieux.

Roxas fronça les sourcils, oubliant sa douleur pour un instant : pourquoi est-ce qu'Axel lui racontait tout ça ? Au-dessus de lui, il pouvait voir son sourire le regard…amoureux qu'il posait sur lui. Quand les doigts du maître des ténèbres frôlèrent sa joue, l'ange oublia tout.

-Je les ai détestés mais…maintenant je serai presque prêt à les remercier. Sans eux nous ne nous serions certainement jamais rencontrés. Je n'aurais jamais découvert cet incroyable sentiment de plénitude qui refuse de me quitter à chaque fois que je pense à toi. Je n'aurais jamais pensé devenir aussi rapidement dépendant de toi. A tout de toi. Je ne te quitterai plus jamais à présent.

L'ange buvait ses mots sans même se rendre compte que, tout en lui parlant, le rouquin pénétrait un peu plus en lui. La seule chose qui comptait à présent, c'était Axel et ses mots. Axel et son regard posé sur lui. Axel et ses baisers. Axel et ses caresses.

-Tu es mon ange gardien, Roxas. Mon petit coin de paradis dans cette nuit noire. Ce n'est pas un hasard si nous nous sommes rencontrés. Je suis intimement persuadé que tout cela était écrit. Tes bras sont mon Eden, tes baisers mon eau de vie. Tu es bien plus que mon ennemi…tu es ma moitié. Tu es la lumière qui s'était éteinte au fond de moi. Ne me demande plus de réapprendre à vivre sans toi, j'en serais incapable.

Roxas en eut le souffle coupé : Axel disait-il vrai ? Était-il vraiment les ténèbres mortes en lui ? Non, Axel était tout sauf mauvais. Tout ce qu'Axel lui faisait était bon alors…il n'était pas le mal. Pas pour lui en tout cas.

-Je suis en toi, Roxas, dit-il encore, un sourire resplendissant accroché aux lèvres. Je suis en toi et…c'est indescriptible. C'est comme si…comme si j'étais enfin moi-même. Est-ce que tu le sens ? Est-ce que tu sens à quel point c'est merveilleux ?

Pour être tout à fait franc, le blondinet n'avait pas réalisé ce qu'il se passait. Il avait quitté les enfers pour rejoindre l'âme d'Axel. Plus rien d'autre n'avait eu d'importance. Quand le roux se retira lentement avant de le pénétrer à nouveau, il sut qu'il avait eu raison. C'était tellement…fusionnel. Tellement eux.

-Est-ce que tu le sens ? Ne cessait de lui demander Axel, couvrant son visage de baisers.

-Putain Axel !

L'ange perdait pied : il adorait sentir le torse du roux se presser contre le sien, son bassin glisser entre ses cuisses, ses mains s'accrocher à ses épaules. Il aimait l'entendre gémir à son oreille avant d'enfouir son visage au creux de son cou. Il aimait l'entendre crier son nom. Il adorait ça, tout simplement.

-Han Roxas ce…c'est tellement…tu es…parfait. Juste…parfait.

Le blondinet entoura son cou pour l'embrasser. Cette formidable sensation de plaisir l'avait même fait oublier la douleur de son avant-bras. Axel accéléra ses roulements de hanches alors que leurs langues s'emmêlaient pour un baiser enflammé. Leurs gémissements se faisaient plus forts leurs respirations plus saccadées. Ils cherchaient tous les deux la proximité de l'autre, embrassant, caressant chaque centimètre carré de peau.

Son front moite collé au sien, Axel avait dû mal à garder les pieds sur terre. Il n'avait jamais ressenti ça avec Saïx ni avec personne d'autre d'ailleurs. Il voulait faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Il aurait voulu que ce moment ne s'arrête jamais et pourtant, l'idée même d'être en Roxas le poussait presque jusqu'à l'orgasme. C'était juste…incroyable.

-Roxas je…je…

-Non, reste avec moi, souffla l'ange en s'accrochant un peu plus à lui.

Ils voulaient qu'ils soient ensemble jusqu'au bout. Toujours ensemble.

-Hm mais comment tu veux que je résiste…à ça ?

Roxas n'avait pas l'air de comprendre à quel point il était…excitant. Et puis Axel avait si souvent rêvé ce moment que, maintenant qu'il était devenu réalité, il avait du mal à se contrôler. Il ne pouvait pas y croire il avait peur que tout cela ne soit que mensonge.

-Dis-moi que…que tout ça c'est bien réel.

-Ça l'est, haleta l'ange en griffant légèrement ses épaules, ça l'est.

Axel fondit sur sa bouche : c'était trop beau pour être vrai. Bien trop beau. Il n'allait plus tenir très longtemps, il le savait, mais il voulait profiter un maximum de ces dernières secondes de plénitude. Il savait que, peut-être pas demain mais très bientôt, il risquerait de perdre Roxas. Il n'était pas dupe ses spectres ne leur laisseraient pas beaucoup de répit. Mais là, maintenant, il ne voulait pas y penser. Il voulait simplement embrasser le blondinet encore et encore.

-Roxas…

-Mhmmm ?

-Je n'vais…plus pouvoir tenir tu sais.

-Han…moi non plus.

Roxas noua à nouveau ses mains derrière la nuque du roux, poussant un gémissement de plaisir quand les mouvements de bassin d'Axel accélérèrent encore. Leurs regards s'accrochèrent, leurs mains se cherchèrent et, comme un accord tacite, après un dernier baiser, ils poussèrent tous deux un ultime gémissement de plaisir.

Tremblant au-dessus de lui, le seigneur des ténèbres avait le soufflé coupé. L'espace d'un instant, il eut impression de sentir les battements d'un cœur qu'il n'avait plus. Roxas l'avait aidé à revivre. Roxas était la meilleure chose qu'il lui était arrivé. Il capta son regard, ému d'y déceler tant de plaisir, tant de tendresse…tant d'amour ? Il l'embrassa au coin des lèvres avant de rouler à côté de lui.

Toujours sans échanger le moindre mot, il se cala derrière son dos, glissa une main sur son ventre tout en remontant le drap sur leurs corps nus. Contre lui, l'ange soupira avant d'entrelacer ses doigts aux siens. La gorge nouée par tant d'émotion, il était incapable de mettre un nom sur ce qu'il ressentait. Là, dans les bras de son ennemi juré, il avait la sensation d'avoir enfin trouvé sa place. Axel avait été prévenant et doux. Il l'avait emmené au septième ciel sans brûler les étapes…et Roxas avait pris énormément de plaisir à l'y accompagner.

Derrière lui, Axel posa ses lèvres sur le haut de son crâne avant de retracer ses courbes à l'aide de sa main libre, le faisant doucement frissonner. Ils étaient sales collants de sueurs mais ils étaient incapables de bouger. Ils ne voulaient pas se séparer ils voulaient conserver la chaleur que leur procurait leur étreinte.

Petit à petit, Roxas sentit ses paupières se faire lourdes. Il avait de plus en plus de mal à garder les yeux ouverts. Il ne voulait pas dormir : il voulait encore sentir le souffle du maître des enfers lui chatouiller la nuque. Mais il ne pouvait plus lutter contre la fatigue encore moins lorsque les bras d'Axel se refermèrent autour de lui.

-Je t'aime, l'entendit-il chuchoter avant de sombrer dans le sommeil, un sourire naissant accroché aux lèvres.

Axel, lui, ne trouva pas le sommeil avant de longues minutes. Il écoutait la respiration de l'ange se faire plus lente, il sentait son torse se soulever doucement, apaisé. Il avait encore du mal à réaliser que tout cela était réel. Roxas était à lui à présent à lui. A partir de ce jour, il jurait de tout faire pour le garder à jamais. Il était prêt à tout. A tout pour qu'il ne le quitte jamais.

Il n'était maintenant plus le monstre au cœur de pierre, capable de commettre les pires abominations pour protéger les siens. Il était toujours un monstre, bien entendu il ne changerait jamais sa nature mais…la communauté des enfers n'était plus sa priorité. Maintenant il n'y avait plus que Roxas, juste lui. Il ferait tout pour le protéger. Et si pour cela il devait se battre contre les siens…il le ferait sans hésitation.

Après toutes ces années à errer à travers les ténèbres, il avait enfin l'impression d'être lui-même, d'être complet. Sa place était auprès de lui et nulle part ailleurs il en était certain. Roxas lui avait appris l'amour, il lui avait fait goûter au bonheur. Il ne voulait plus être à nouveau plongé dans le noir. Il ne le supporterait pas.

-Je ne te laisserai plus jamais seul, murmura-t-il encore comme une promesse.

Non jamais, plus jamais. Il avait enfin trouvé sa lumière, il ne la laisserait pas lui échapper. Peu importe le prix à payer, il ne se séparerait plus de lui.


-Vexichouuuuuuuuuuuu ! Regarde qui nous rend une petite visite !

Vexen soupira longuement : habituellement, il aimait bien la présence de Marluxia. Il n'avait jamais compris pourquoi mais le spectre l'aidait à rester concentré. Il l'aidait à ne pas perdre son but de vue. Mais là, après avoir passé plus de deux jours seul avec lui, Marluxia commençait sérieusement à lui taper sur le système. Oh bien sûr, il était adorable avec lui…mais il ne pouvait plus supporter de l'entendre piailler sans arrêt. Il avait besoin de calme mais, malheureusement, la présence de Marluxia le privait du moindre moment de tranquillité.

-Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas être dérangé, marmonna-t-il entre ses dents sans se retourner.

-Je sais Vexi mais je suis certain que tu vas adorer ça !

Le scientifique leva les yeux au ciel, sursautant quelque peu lorsque les fines mains manucurées du spectre se posèrent sur ses épaules pour l'obliger à se retourner. Il était prêt à lui hurler dessus quand il vit, tapi dans un coin de la pièce, une silhouette familière qu'il attendait avec impatience.

-Lexaeus…dois-je comprendre que tu as rempli ta mission ?

-Avec succès, répondit ce dernier, un sourire carnassier peint sur les lèvres.

Lexaeus n'oubliait pas ce petit moment de pur plaisir qu'il avait passé avec l'ange. S'il s'était écouté, il aurait prolongé cette rencontrer à l'infini : entendre ses cris de douleur, voir son sang couler le long de son avant-bras…tout cela lui faisait perdre la tête plus que de raison. L'entendre le supplier lui prodiguait un merveilleux sentiment de supériorité. Il voulait le faire souffrir jusqu'à-ce qu'il n'ait plus assez de forces pour hurler.

-Au final, tu n'es pas aussi inutile que tu sembles l'être, ajouta Vexen en essayant de récupérer la fiole contenant le précieux liquide carmin.

-Une petite minute, ce sacrifice mérite une petite récompense…

Toutes ces émotions avaient réveillé en lui un appétit sexuel terré depuis longtemps au plus profond de lui-même. Vexen ferait parfaitement l'affaire pour combler ses petites envies…Mais c'était sans compter sur Marluxia, qui s'interposa brusquement entre eux, posant sur lui un regard meurtrier qui lui glaçait le sang.

-Je t'interdis même d'y penser, siffla-t-il, va donc satisfaire tes envies seul.

-Et si je refuse ?

-Alors je te promets que je ne trouverai pas le repos avant de t'avoir moi-même privé de ce qui fait de toi un homme.

C'était un argument de taille. Surtout que Marluxia n'avait pas l'air de plaisanter. Lexaeus grimaça avant de tendre la fiole à Vexen qui souriait, satisfait, dans le dos de son garde du corps.

-Tu l'as bien dressé, dit-il à son attention.

-Il n'a pas besoin de l'être.

Aussitôt que son potentiel rival fut mis hors d'état de nuire, Marluxia redevint le jeune homme docile et débordant d'énergie qu'il était habituellement. Il accompagna Vexen jusqu'à la table d'observation avant de se pencher au-dessus de son épaule, le faisant frissonner quand son souffle vint lui chatouiller le cou.

-Tu penses que ça marchera ?

-J'en suis persuadé. Il manque encore une pièce au puzzle mais bientôt, nous atteindrons notre but.

Ce n'était plus qu'une question de temps.


J'espère que vous aurez aimé votre cadeau de nowel avant l'heure :p Je n'ai pas trop voulu rentrer dans les détails pour les lemons. Premièrement parce que je pense que trop de détails enlèvent le charme du moment et aussi parce que comme ça vous pouvez laisser libre court à votre imagination :D

Bisous!