Remarque : Hellow' ! Avant de vous laisser à la lecture de ce petit OS, sachez qu'il est une petite suite d'une autre de mes fictions, à savoir Un Amour de Mannequin. Vous pouvez lire ceci sans avoir lu la fiction elle-même mais ceux l'ayant lu comprendront peut-être mieux la situation des personnages. Cet écrit est également mon petit OS St Valentin, même si ce n'est pas le thème de la fiction. Néanmoins, St Valentin = amour, alors ça colle, non ? :p
.o0 Adoption 0o.
Poussant un bâillement à m'en décrocher la mâchoire, je desserrai ma cravate avant de m'affaler dans mon canapé. Encore une journée de travail épuisante. Pour une raison que tous ignorait, les voyous étaient particulièrement actifs ces derniers temps. Je passais mon temps à courir après des petits rigolos qui se prenaient pour les rois du monde. Remettre ses gigolos à leur place n'était certes pas éprouvant, mais certains me tenait tête et ça, je détestais. Je devais donc prendre sur moi pour ne pas m'emporter et leur coller un poing dans la face.
La porte de la salle de bain s'ouvrit sur Ryouta qui venait de prendre sa douche. Le mannequin afficha un grand sourire quand il m'aperçu et il se hâta de me rejoindre sur le canapé. Il déposa un petit baiser sur mes lèvres en guise de salut et il voulu savoir comment s'était passé ma journée. Je lui racontai mon escarmouche avec un petit con qui m'avait insulté et il m'écouta avec attention. Bien décidé à me détendre, il me força à m'allonger sur le canapé et de retirer veste et chemise. C'est donc le torse nu que je me retrouvai étendu sur le sofa, Kise assit un peu au dessus de mes fesses. Il commença alors à masser mes épaules, déliant mes muscles noués par le stresse. Je poussai un grognement de satisfaction, enfouissant ma tête dans mes bras.
Ce genre de traitement était plutôt fréquent. Mon amant prenait toujours beaucoup de plaisir à s'occuper de moi, dans tous les sens du terme. Bien que notre activité sexuelle soit en baisse depuis un moment à cause de nos emplois respectifs, j'appréciais également les petites attentions qu'étaient ses massages. C'est qu'il est doué le mannequin ! Il savait tout de suite quoi faire pour délier mes muscles, me causant obligatoirement du bien-être. Ces petits instants qui n'appartenaient qu'à nous était rentré dans notre routine quelques semaines seulement après l'officialisation de notre relation à l'aéroport de Tokyo. Ce jour-là, j'avais compris ce qu'il représentait dans mon cœur et à quel point je ne voulais pas le perdre. Il était arrivé dans ma vie comme une goutte de pluie sur le nez et n'en n'était jamais reparti. De toute façon, je ne l'aurais pas laissé partir. Avec lui, j'avais trouvé un équilibre qui me plaisait beaucoup. Parce qu'avec Kise, rien n'était jamais sûr. Mes journées n'étaient plus dessinées sur le même schéma, j'étais sûr de faire face à quelque chose de nouveau à chaque fois que je franchissais le pas de la porte. Il avait mit dans ma vie les couleurs dont elle avait toujours eu besoin.
- Daikicchi ?
Depuis que je lui avais interdit de m'appeler par mon nom de famille, c'est ainsi qu'il m'appelait. Bien que ça sonne bizarre à l'oreille, je m'y étais habitué. J'ouvris un œil, lui faisant ainsi comprendre que je l'écoutais. Il semblait mal à l'aise, à en juger par son visage rosi. Néanmoins, il continuait son massage avec application.
- Tu sais, ça fait maintenant six mois que nous sommes ensembles. Notre relation est stable et nous avons une très bonne situation économique ...
- Si tu allais droit au but plutôt que d'y aller par quatre chemins ? soupirai-je.
- Je pense que notre devrions adopter.
Sur le coup, je restai sans voix. Ryouta voulait adopter un gamin ? Les couples homosexuels avaient-ils le droit d'adoption, d'ailleurs ? Ayant changé de bord en fréquentant le blond, je ne m'étais jamais vraiment renseigné sur la chose. Néanmoins, un tel vœu m'étonnait. Lui comme moi ne possédions pas un travail à horaires fixes, il serait donc très difficile d'élever un enfant dans ses conditions. Et quand bien même nous pourrions embaucher une nourrisse, je ne me voyais pas accueillir un gosse sous mon toit. C'était bruyant, couineur, brailleur, agaçant ... Bref, un gosse, c'était la plaie.
- Adopter ? Tu parles sérieusement ?
- Bien sûr ! Je trouve qu'il manque une présence dans cette maison.
- Mais il sera bruyant !
- On lui apprendra à ne pas l'être. Il faudra l'éduquer tout petit comme ça il sera sage.
- Puis il faudra lui acheter de la nourriture spéciale.
- Niveau argent, nous ne sommes pas vraiment à plaindre.
- Mais qui s'occupera de lui quand nous travaillerons ?
- J'embaucherais quelqu'un, un étudiant cherchant à se faire de l'argent par exemple.
- Tu sembles avoir mûrement réfléchi à la question.
- Ca fait un moment que j'y songe.
Je calai ma tête sur l'accoudoir. Bien évidemment, je serais ravi de lui apporter cette présence qu'il désirant tant. Vu tout ce qu'il faisait pour moi, je pouvais bien lui accorder ce besoin. Néanmoins, je ne m'imaginais pas avoir la responsabilité d'un gamin. Ca demandait trop prédisposition, or j'étais habitué à ma petite vie tranquille. Ryouta était indépendant et n'avait pas toujours besoin de ma présence pour faire ce qu'il avait à faire. Mais avec un bébé, toute cette tranquillité, je pourrais lui dire adieu, bye bye, sayonnara.
- Alors ? souffla le blond à mon oreille, me faisait frissonner.
Alors que je réfléchissais, il s'était allongé sur mon dos et avait enfouit son visage dans mon cou. Je sentais ses lèvres qui embrassaient doucement ma nuque, me faisait frémir de la tête aux pieds. Il essayait de m'amadouer, le saligaud. Il savait que je ne pouvais pas lui résister lorsqu'il agissait ainsi. Ses baisers avaient toujours raison de moi et c'en était fini après, impossible de revenir sur ma décision. Kise me connaissait vraiment trop bien.
- Et ben, j'sais pas trop ... Tu es sûr que tu veux t'embarquer là-dedans ?
- Bien sûr ! Je suis prêt à prendre cette responsabilité.
- Mais enfin ... Ce n'est pas un peu ... bizarre ?
- Bizarre ? Pourquoi ?
- Bah nous sommes ...
- Homosexuels ?
- Ouais, et tu crois que s'est accepté ?
- Pourquoi est-ce que ça ne le serait pas ?
- Bah confier un gamin à deux mecs j'sais pas si c'est autorisé.
- Un gamin ? Mais moi je pensais à adopter un chien !
Un ange passa. Ryouta comme moi ne savions pas quoi répondre à cela. Il voulait ... un chien ? Pas un bébé ? Je venais donc de me faire tout un film ?
- Parce que tu étais intéressé par un enfant ? jubila Kise, plein d'espoir.
- Un chien, ça ira très bien !
Et oui il s'agissait en fait d'un beau quiproquo entre Aomine & Kise xD Car oui, c'est le point de vu d'Aomine tout le long au cas où vous n'auriez pas comprit :3 Voilà ce qui faisait office de mon OS de St Valentin, j'espère qu'il vous aura plu !
Kisu ! Moona-sama
