.o0 Chapitre II : Dangerous Bend 0o.

Une goutte de sueur glissa sur le front d'Aomine, son regard rivé sur Tatsuya qui attendait un geste de sa part. Le ballon orange rebondissait sous sa main alors qu'il étudiant la position de son opposant. Yôsen était réputé pour sa stratégie défensive, c'est pour cela qu'il ne sous-estimait pas Himuro lorsqu'il était en défense. Il arrivait presque toujours à le passer mais ce n'était pas là une raison pour qu'il se repose sur ses lauriers. Il fini néanmoins par s'élancer, bifurquant à droite au dernier moment. Néanmoins, son adversaire s'y attendait et se planta devant lui avec l'agilité d'un félin. Daiki recula d'un pas pour évaluer la nouvelle situation et, sans prévenir, balança le ballon d'une main à l'autre pour faire un tour lui-même et ainsi passer à la vitesse de l'éclair à gauche du brun qui, presque hypnotisé par les mouvements de l'attaquant, n'avait pas put le bloquer. Il se retourna à temps pour voir le magnifique panier de l'Ace qui retomba sur ses jambes avec la grâce d'un félin.

- Ca fait 78 à 12, annonça fièrement le bronzé en lançant la balle à son partenaire.

- Tu as gardé le compte ? Ca fait belle lurette que j'ai arrêté de compter.

- Non j'ai dis au hasard.

Le lycéen de Yôsen lui renvoya la balle avec un sourire. Le plus grand l'attrapa avec facilité et dribbla sur place pendant que le brun vidait le contenu d'une bouteille d'eau. Un soleil de plomb baignait la ville dans une chaleur presque étouffante, mais cela n'empêchait pas les basketteurs de jouer. Ils prenaient fréquemment des pauses pour s'hydrater, certes, mais leurs mouvements restaient agiles et rapides. Bien qu'il soit dimanche, le terrain de basket était désert. Personne ne s'était approché depuis que le duo était arrivé. Soit personne ne voulait jouer, soit ils craignaient le niveau des deux joueurs. Ces derniers ne se plaignaient certes pas de la situation : au moins, ils pouvaient jouer tranquillement.

Après une petite pause, ils reprirent le jeu. Même s'il perdait, Tatsuya ne se lassait pas. Après tout, ces petits matchs ne pouvaient qu'être bénéfiques. Il savait que jouer avec l'Ace lui permettait de s'améliorer. Quant à Daiki, bien qu'il ne soit pas à son maximum, il prenait tout de même un certain plaisir à jouer avec le brun. Sûrement parce qu'il lui disait toujours ce qu'il pensait sans craindre ses réactions. Il le savait plus fort que lui, mais ne se sentait pas inférieur pour autant. Et quelque part, cette hargne lui plaisait.

Leur nouvelle partie avait commencé depuis moins de vingt minutes quand Aomine s'immobilisa, les yeux écarquillés. Le ballon dans les mains, il semblait pétrifié. Quand Tatsuya suivi son regard pour savoir ce qui le mettait dans une telle situation, il aperçu une petite abeille qui voletait près de l'Ace. Le visage de ce dernier se décomposa alors qu'il reculait lentement vers le brun.

- Qu'est-ce qu'il y a ? lui demanda l'aîné en regardant tour à tour le bronzé et l'insecte.

- Elle veut me piquer, grogna le plus grand sans quitter l'abeille des yeux.

- Si tu ne la menaces pas, il n'y a pas de raison qu'elle le fasse.

- Ouais c'est ce qu'on dit, mais c'est super vicieux ces machins, ils t'attaquent pour rien.

- Une piqûre d'abeille ne va pas te tuer, par contre c'est fatal pour l'abeille elle-même.

- Tu rigoles ? Ca fait putain de mal une piqûre d'abeille ! Cassons-nous, elle me surveille là.

- Mais elle ne va rien te faire, arrête de stresser.

- Cassons-nous j'te dis !

Faisant un grand tour pour ne pas s'approcher de l'insecte jaune et noir, le lycéen de Toô alla récupérer ses affaires qui traînaient près du grillage délimitant le terrain. Poussant un soupire, le brun l'imita et se retint de rire en le voyant observer l'abeille avec suspicions tendit qu'ils quittaient le terrain. Himuro aurait voulu jouer encore un peu, surtout qu'il n'arrivait pas à assimiler qu'ils avaient été virés par une abeille. Daiki aimait donner l'image d'un colosse n'ayant peur de rien mais, comme tout le monde, il avait ces moments de faiblesses. C'était le deuxième auquel assistait le brun, après les montagnes russes de la fête foraine où le bronzé était passé à deux doigts de vomir ses tripes sur la fille d'en face. Lui non plus n'avait pas du tout aimé l'attraction, cependant.

Les rues de Tokyo grouillaient de monde malgré la chaleur presque insupportable. Des touristes de toutes les nationalités, l'appareil photo autour du cou, observait la capitale, les yeux ronds. Tatsuya se souvenait avoir eu le même air presque idiot lorsqu'il avait pour la première fois visité New York, après s'être installé aux Etats-Unis. Il était toujours étrange d'arriver dans une ville qu'on croirait presque légendaire. Avant de mettre les pieds à New York, Himuro aurait presque cru qu'elle n'existait qu'à la télévision ou dans les livres ... Les Etats-Unis, le pays du basketball. Le pays où il avait rencontré Kagami. Le pays qu'il avait quitté en espérant ne plus le revoir ... Le sort s'acharnait contre lui. Quand il avait le loisir de le retrouver, il le voyait dans les bras d'un autre. Inconsciemment, il serra les poings. Toute cette histoire l'énervait, réellement. Et même s'il ne le montrait pas ouvertement comme Aomine, il n'en pensait pas moins. Un soupire s'échappa d'entre ses lèvres malgré lui. Le bronzé se tourna vers lui et l'observa un long moment, sans piper mot. Ils n'avaient pas besoin se parler pour se comprendre : ils ressentaient le même trouble intérieur.

Ils s'engagèrent alors dans une rue que le lycéen de Yôsen connaissait bien. C'est ici que se trouvait l'immeuble où vivait Taiga. Les yeux gris d'Himuro se posèrent presque instinctivement sur le balcon de la résidence du rouge. S'il savait où Kagami vivait, Tatsuya n'y avait cependant jamais mit les pieds. Son ami d'enfance ne l'y avait jamais invité. Il balaya ce détail du revers de la main, jugeant que ce n'était finalement pas si important que ça. Néanmoins, quand le duo passa devant l'immeuble, ils remarquèrent que les deux élèves de Seirin se tenaient devant les portes sécurisées. Ils entendirent la discussion bien malgré eux.

- Tu es sûr que ca va aller ? Tu peux encore rester c'tu veux.

- Non je ne peux pas laisser Ni-Go tout seul.

- Tu ... Tu n'as pas trop mal ? fit le rouge en détournant le regard, embarrassé.

- Ca va, Kagami-kun.

- Je peux te raccompagner si tu veux.

- Ca ira. A demain.

Le turquoise déposa un petit bec affectif sur les lèvres de son petit ami et, sac sur le dos, tourna les talons. Les deux observateurs froncèrent les sourcils presque en même temps en voyant que le passeur claudiquait. Les pupilles d'Aomine s'enflammèrent alors d'une haine sourde et sauvage. Il n'était pas difficile de comprendre ce qu'ils avaient fait. Même s'il était tout autant énervé que l'Ace, Tatsuya jugea inutile de s'emporter. Ca réduira leurs chances de se faire reconnaitre pour ceux qu'ils convoitaient. Il lui fallait éteindre le feu qui brûlait la retenue du basketteur. Lui attrapant vivement le poignet, il l'éloigna le plus loin possible de l'immeuble malgré ses protestations.

- Putain lâche-moi connard j'vais lui défoncer sa gueule, lui crever les yeux, lui péter ses dents, il sera tellement amoché qu'il aura b'soin de chirurgie pour ravoir une tronche humaine !

- Calme-toi, t'énerver ne changera rien. Pire encore, si tu frappes Taiga, Kuroko va te détester. Ce n'est pas ce que tu veux, n'est-ce pas ?

Aomine se libéra de la poigne de Tatsuya et s'éloigna à grandes enjambées. Le brun le suivi, rassuré qu'il n'ait pas fait demi-tour pour tabasser le rouge. Certes, il était tout aussi déçu que lui de savoir qu'ils avaient déjà expérimentés les jeux de l'amour dans les bras d'un autre, mais ils ne pouvaient rien y faire. Ce qui est fait est fait. Himuro se contenta donc de suivre l'Ace de la Génération des Miracles qui avait quitté la petite rue pour déboucher dans un secteur commerçant. Néanmoins, il la traversa dans sa totalité sans accorder un seul regard aux commerces et ils arrivèrent au pied d'un grand immeuble plutôt récent. Le brun comprit rapidement qu'il s'agissait là de l'appartement dans lequel vivait le bronzé et le suivit dans les escaliers parfaitement propres. Arrivés au troisième étage, Daiki s'arrêta sur le palier et fouilla dans ses poches pour sortir ses clés. Il déverrouilla la porte et rentra, son compagnon l'imitant sans y être invité. Il se déchaussa et retrouva Aomine dans son salon, une bière à la main.

- J'ai les boules, grogna-t-il avant de prendre une gorgée.

- Moi aussi.

Le plus grand tapota le sol à côté de lui, invitant ainsi son camarade à venir s'asseoir près de lui près du kotatsu. Tatsuya le rejoignit et accepta d'un hochement de tête la bière que lui proposait son hôte. En voyant que le brun n'était pas réticent à la consommation d'alcool, Daiki sorti quelques unes de ses bouteilles de ses placards.

- Comment se fait-il que tu aies toutes ces bouteilles ? La vente d'alcool est interdite aux mineurs.

- Elles sont à mon père mais il les a laissés quand il prit un appart pour lui.

Il sorti deux verres et quelques jus de fruit, déposant le tout sur la table. Le lycéen de Yôsen observa les différents alcools sous yeux, reconnaissait certains, ignorant le goût d'autres. Son cadet lui fit un premier cocktail et lui demanda son avis. Himuro prit une gorgée et se lécha les babines, appréciant le goût du mélange. Ils commencèrent alors à partager leurs recettes de cocktails, vidant verres sur verres sans réellement s'en rendre compte.

- T'façon moi j'le baise grave Kagami ! hoqueta Aomine, une bière dans la main.

- Héééé naaaaan baise Kuroko et laisse moi Taiga ! répliqua Tatsuya, tout aussi saoule.

- Kagami c'qu'un impuissant de toute façon il ne ferait même pas jouir une poule !

- Zoophile ! C'dégueux ça. Pis il a l'air d'avoir fait jouir Kuroko hein ...

- J'suis sûr que j'suis meilleur au pieu que lui ! Regarde c'corps de dieu ...

- J'le regarde ouais ...

En effet, l'alcool leur donnant chaud, le plus grand c'était déjà débarrassé de son t-shirt. Et le brun le reluquait sans honte, ses yeux détaillant ses muscles puissants sous sa peau bronzée.

- T'es putain de bien foutu, lâcha-il après une gorgée d'alcool.

L'autre s'approcha, son visage à un souffle à peine de celui du brun.

- T'as d'beaux yeux tu sais.

La bouteille en verre éclata sur le sol quand celui qui la tenait la lâcha, plongeant sur les lèvres de son vis-à-vis comme un animal sauvage sur sa proie. Leurs langues vinrent se trouver tout naturellement, et ils apprécièrent le goût sucré et alcoolisé de leur bouche.

Le ballet humide était sauvage, puisqu'aucun des deux adversaires ne voulaient laisser l'autre dominer. Chauffés par l'alcool, leurs corps brûlant de désir, ils rejoignirent assez difficilement la chambre du bleu, qui étala le lycéen de Yôsen sur son lit. Le dominant de toute sa hauteur, il commença par taquiner ses tétons durcis par l'excitation, se délectant des gémissements que l'autre ne cherchait même pas à retenir. Néanmoins, l'un autant que l'autre ne voulaient pas perdre plus de temps. Les mains tremblantes d'excitation, Aomine fit glisser le short de son partenaire en bas de ses jambes. Un sourire satisfait s'étala sur ses lèvres en constatant la bosse qui déformait le boxer de Tatsuya. Il semblait aussi excité que lui. Il effleura le membre prisonnier du tissu du bout des doigts et il reçu un grognement de frustration en réponse. Le bleu retira son propre short et frotta son bassin contre celui de son partenaire, augmentait son désir. Himuro lui agrippa les fesses, signe évident qu'il s'impatientait.

- Putain grouille, souffla-t-il, les yeux brillant de luxure.

Aomine ne se le fit pas prier. Il se hâta de lui retirer son boxer et le força à se mettre à quatre pattes devant lui. Haletant presque, son partenaire obéit docilement, désireux de ressentir encore plus de plaisir. Il goba les doigts que lui présentait le bronzé, les suçant avec application tandis que l'autre main de Daiki caressait ses fesses musclées. Une fois ses doigts bien humides, l'Ace les retira de la bouche de l'adolescent et en insinua un premier dans son intimité.

- Han ! gémit le brun. Rhaaaaa c'trop bizarre ...

C'était la première fois de Tatsuya avec un mec. Il avait déjà fait l'amour, mais avec des filles. Ce qui était compréhensible, il avait toujours eu du succès auprès de la gente féminine. Sa première fois, il l'avait eu aux Etats-Unis avec une jeune américaine. Comme la plupart des anciennes petites amies du brun, elle était totalement tombée sous son charme. Après tout, comment ne pas craquer devant un bel étranger à l'accent japonais ? Et même de retour au Japon, sa popularité n'avait pas baissé. Il trouvait souvent des lettres d'amour dans son casier, et avait souvent des déclarations d'amour de la part des filles de son lycée. Bien sûr, il brisait beaucoup de cœur, mais il faisait toujours en sorte d'être doux avec la pauvre demoiselle. Ce n'était pas comme s'il voulait les blesser, mais il ne voulait pas leur donner de faux espoirs non plus. Alors il leurs disait simplement qu'il aimait déjà quelqu'un et elles acceptaient la nouvelle avec difficulté avant de s'en aller. Cette besogne était presque devenue une habitude pour le brun.

Néanmoins, là, la situation était tout autre. Deux doigts glissaient en lui, écartant ses chairs dans un mouvement de ciseaux. C'était étrange et plutôt désagréable, mais il savait que c'était une prémisse à de futures délicieuses sensations. Un troisième doigt s'ajouta aux autres, accentuant les gémissements du brun. Daiki, dans son côté, avait hâte de posséder le lycéen de Yôsen. S'il prenait le temps de le préparer, ce n'était que pour qu'il s'habitue plus rapidement à sa présence par la suite. Il ne voulait pas prendre son temps à le rassurer comme on rassure une jeune fille à peine dépucelée. Quand il le jugea prêt à le recevoir, l'Ace retira son boxer, le mit sur le dos et se présenta à son entrée. Se retenant pour ne pas le pénétrer d'un coup de rein puissant, il s'insinua lentement en lui, grognant de plaisir.

- Aaaah putain Tatsu t'es étroit...

L'autre ne répondit pas, préférant s'accrocher à ses cheveux en gémissant de douleur. Malgré son impatience, Aomine lui laissa le temps de s'habituer à sa présence. Quand Tatsuya parut se détendre, il commença à donner des coups de rein, s'enfonçant profondément en son amant qui gémissait délicieusement au creux de son oreille. Encouragé par ses râles de plaisir qui résonnaient comme des réclamations à ses oreilles, il accéléra le rythme, cherchant la prostate de son partenaire. Un cri de plaisir lui apprit qu'il l'avait enfin trouvé et il se concentra pour taper sur ce point qui faisait voir des étoiles à son amant. Ce dernier, les yeux voilés de plaisir, lui en demandait toujours plus, et Daiki se hâtait de le contenter, accélérant le rythme en augmentant la force de ces coups. Sous la totale emprise de l'alcool, ils atteignirent rapidement le point de non-retour et Tatsuya fut le premier en jouir dans un cri de plaisir. Sous la soudaine étroitesse de son amant, le bronzé le suivit quelques secondes plus tard, explosant au fond de lui dans un râle de plaisir presque animal.

Essoufflés mais pleinement satisfaits, ils ne mirent pas longtemps à tomber entre les bras de Morphée.

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Le soleil filtrant à travers les rideaux baigna le visage de Tatsuya de sa lumière éclatante, le tirant ainsi de son sommeil. Les deux choses qu'il remarqua en émergeant fut, premièrement, le fait qu'il n'était pas dans sa chambre - le décor lui était même totalement inconnu - et, deuxièmement, qu'un poids pesait sur son bras gauche. En tournant la tête, il découvrit avec horreur que Daiki dormait paisiblement contre lui, et que son bras était coincé sous le corps imposant du bronzé. Que foutaient-ils dans le même lit ? Sa voix resta bloquée dans sa gorge quand le brun remarqua qu'ils étaient tous deux nus. Son sang ne fit qu'un tour. Ils n'avaient quand même pas ... ? La douleur lancinante qui déchira le bas de son dos quand il tenta de se redresser confirma sa thèse. Sous l'emprise de l'alcool, ils avaient fait l'amour. Il pesta contre lui-même. Il aurait du le retenir ! Pourquoi l'avait-il imité en buvant également ? Il connaissait très bien sa propre limite, ce n'était pas la première fois qu'il buvait. Alors pourquoi ? Pourquoi ne s'était-il pas arrêté avant l'instant fatal ?

Lentement, Tatsuya dégagea son bras et, vacillant sur ses jambes, il se rhabilla en tentant d'oublier la douleur. Après un dernier regard vers son amant, le lycéen de Yôsen quitta l'appartement.

La route jusque chez sa tante lui parut interminable, surtout qu'il boitait plus encore que Tetsuya la veille. Aomine ne l'avait vraiment pas ménagé, et il ne se doutait même pas que c'était lui qui l'avait encouragé à y aller toujours plus vite et toujours plus fort. Un mal de tête lui vrillait également le crâne, n'arrangeant vraiment pas sa situation. Quand il arriva enfin chez sa tante, il lui apprit avoir passé la nuit chez un ami – sans pour autant lui avouer avoir fait l'amour avec lui – et gagna la chambre qu'il avait occupée pour faire ses valises.

Il devait partir, et vite. Ils étaient entrés dans une zone dangereuse, et ils ne devaient pas y retourner. Tout ceci prenait un tournant trop risqué, il fallait y mettre un terme avant le point de non-retour. Une fois ses valises terminées, il remercia chaleureusement sa tante pour son accueil et la quitta en claudiquant. Le brun rejoignit la gare et prit un aller simple pour Akita. Il en avait pour quatre heures et trois minutes d'après son ticket. Ce n'est qu'une fois installé sur fauteuil plutôt confortable qu'il parvint à se détendre. Pour ne pas trop souffrir de son incommodité, il s'était assit sur son oreiller. Le front collé contre la vitre, il regarda le paysage défiler sous ses yeux cernés. Il était complètement crevé. Mais alors qu'il commençait à piquer du nez, son portable vibra dans sa poche. Un message d'Aomine.

« T'es où ? »

Sur le coup, Tatsuya se senti un peu coupable. Il était parti comme un voleur sans le prévenir. Le bronzé a sûrement du le chercher dans son appartement, se demandant où il avait bien put passer.

« Je suis dans le train. Les cours reprennent demain je devais rentrer. »

« C'pas plutôt à cause de ce qu'on a fait ? »

Le cœur du lycéen de Yôsen se serra. Il ne servait à rien de lui mentir, c'était presque une évidence qu'il ait fuit. Mais ça, il n'avait tout simplement pas voulu l'avouer. Ah, l'orgueil des mecs ! Un peu honteux, Himuro confirma la thèse de l'Ace de la Génération des Miracles. Ce dernier se hâta de lui répondre.

« T'as honte d'avoir couché avec moi ?! »

« J'ai honte de la tournure qu'ont prit les événements. Nous n'aurions pas du. »

« Pourquoi ? »

Tatsuya resta devant la courte question sans savoir quoi y répondre. Pourquoi, hein ... ? Lui-même ne le savait pas. C'est juste l'impression qu'il avait. L'impression que c'était une grosse erreur, qu'ils n'auraient pas du. Que ça changera tout ce qui était prévu, tout ce qui devait advenir.

« Je sais pas. »

« Je te propose quelque chose : continuons. Juste pour le plaisir que ça nous apporte. Tu as aimé tout autant que moi. Faisons-le encore. »

« Juste pour le plaisir, pas de sentiments, juste un petit bonus à notre plan, c'est ça ? »

« Exactement. »

Les yeux dans le vague, Tatsuya ne savait pas quoi faire. Accepter et se jeter dans la gueule du loup ? Ou abandonner et reprendre sa petite vie tranquille ? Il devait l'avouer : tout cela l'effrayait. Il s'écartait du bon chemin, il cheminait en terrain dangereux. Ca prenait une dimension terrifiante et attirante à la fois. D'un côté, il rêvait de gémir de nouveau sous les caresses fiévreuses de Daiki, mais d'un autre, il ne voulait plus jamais le laisser le posséder. Un véritable combat entre la raison et la passion se déroulait dans l'esprit du brun, qui ne savait vraiment plus quoi penser ...

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Le gymnase résonnait des cris des joueurs dispersés sur le terrain. Un ballon dans les mains, Himuro était planté devant un panier. Il lança la balle, mais rata son tir malgré sa proximité. Depuis qu'il était rentré de Tokyo, le brun était tellement tourmenté qu'il ne faisait plus rien de bien. Bien qu'il tente de cacher son malaise à ses camarades, il en fallait plus pour duper Murasakibara qui avait tout de suite comprit que quelque chose clochait. Une friandise à la cerise dans la bouche, il s'était approché du shooting guard pour lui voler le ballon avant qu'il ne tire.

- Atsushi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Muro-chin n'est pas bien aujourd'hui. Je l'ai vu boiter.

Le brun détourna la tête, ne voulant pas que son coéquipier ne voit ses joues rougies par l'embarra. Il avait fait en sorte de claudiquer le moins possible, mais le violet l'avait tout de même remarqué. Il l'observait à longueur de temps ou quoi ?

- Ah, c'est parce que j'ai fais de l'équitation avec ma petite cousine quand j'étais chez ma tante. La selle n'était vraiment pas confortable.

Tatsuya détestait devoir lui mentir, mais il ne pouvait pas lui dire qu'il avait baisé comme un animal avec son ancien camarade de Teiko. C'était déjà suffisamment dur à avaler pour lui, alors pas besoin d'en informer tout le quartier. Malgré son scepticisme apparent, le géant ne répliqua pas, se contentant de hausser ses larges épaules.

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Sur le toit de l'académie Toô, allongé à même le sol, Aomine relisait pour la énième fois sa conversation avec Tatsuya, surtout les derniers messages échangés.

« Juste pour le plaisir, pas de sentiments, juste un petit bonus à notre plan, c'est ça ? »

« Exactement. »

« D'accord. »

Ils jouaient à un jeu dangereux, l'Ace en était conscient. Mais lui, ça ne l'effrayait pas. Pire, ça l'excitait. Un sourire sauvage se dessina sur ses lèvres alors qu'il glissant son portable dans sa poche.

Ils avaient prit un virage dangereux. Bientôt, ils tomberont dans le ravin.


Et voilà le deuxième chapitre de ma fiction :D Elle passe ainsi en rating M car, comme vous l'avez remarqué, il y a un lemon dans ce chapitre. Oui, Aomine et Himuro sont de véritables bêtes au lit 8D Mais on va dire que c'est à cause de l'alcool, neh ?

Normalement, cette semaine, je devais poster le nouveau chapitre de Notre Drame Romantique mais je n'avais clairement pas d'inspiration alors j'ai préféré écrire ce chapitre là ... Désolée pour ceux qui suive l'autre fiction, je vous promets que le prochain chapitre arrivera bientôt ! Merci encore aux revieweurs qui me soutiennent, gros bisous à vous ! Et Caath, je te confirme que Kuroko et Kagami sont bel et bien en couple ( même si j'aime pas le KagaKuro ) et que Kuroko s'intéresse aux fréquentations d'Aomine seulement parce qu'il est étonné de le voir avec Himuro :P Mais si vous avez d'autres questions n'hésitez pas à les poser !

Kisu ! Moona-sama