» Note : Les scènes après cette balise : *o*o*o*o*o*o*o* sont des scènes de sexes. Si vous voulez les éviter, rendez-vous directement à la prochaine séparation ;)


.o0 Chapitre 4 : Slippery Pavement 0o.

- Ca caiiiiille !

Tatsuya jeta un regard par dessus son épaule, observant Daiki qui rentrait de dehors, son manteau constellé de flocons de neige. Une épaisse écharpe passée autour de son cou et un bonnet recouvrant ses oreilles, le lycéen de Toô prouvait une nouvelle fois à son camarade à quel point il était frileux. Il déposa le petit sac en plastique sur le kotatsu et s'entreprit de retirer ses nombreuses couches de vêtements. Bien au chaud, emmitouflé dans une des vestes de son hôte, Tatsuya étala les achats devant lui.

- Tu as oublié le cacao et les carottes, déclara-t-il en levant les yeux vers Aomine.

- Aaaah merde ! C'était pas noté sur la liste.

- Je te l'avais bien dit en plus ! bouda le plus vieux en gonflant les joues.

- J'ai zappé.

Le brun soupira alors que son cadet mettait les produits au réfrigérateur. Il ne laissa qu'une boîte d'Haribo sur la table, sachant que son squatteur allait taper dans les bonbons crocodiles. Et il n'avait pas tord, car Tatsuya se hâta d'ouvrir la boîte et de fourrer un animal en gélatine dans sa bouche. Depuis le temps qu'il le côtoyait, Daiki connaissait presque parfaitement ce qu'aimait manger Himuro, et c'était même habitué à ses coutumes de vie. Il savait maintenant que son camarade préférait le salé au sucré mais qu'il aimait les bonbons – sûrement à force de côtoyer Murasakibara -, qu'il appréciait beaucoup la viande et qu'il raffolait des ramens. Mais il savait également que Tatsuya n'était pas pudique et que ça ne le gênait pas de se promener nu dans l'appartement, qu'il ne supportait vraiment pas avoir les cheveux en bataille et qu'il avait la fâcheuse tendance de toujours voler les couvertures. Ils étaient obligés de partager le même lit car le canapé était vraiment trop inconfortable, et en ces périodes d'hiver Aomine appréciait de pouvoir se réchauffer contre quelqu'un.

Cela faisait désormais plus de cinq mois qu'ils tentaient de séparer Kuroko et Kagami, bien en vain. Ils essuyaient échec sur échec, et Aomine comme Himuro avait depuis longtemps perdu espoir. Néanmoins, ils continuaient de se voir régulièrement. Autant l'un que l'autre avait besoin de ce soutien qu'ils s'apportaient mutuellement, afin de rendre la douleur plus supportable. Bien sûr, ils continuaient de s'afficher tel un couple, espérant une réaction de la part des deux principaux concernés par l'affaire, mais ces derniers soit ne les voyait pas soit les ignorait totalement. Dans les deux cas, il était difficile pour Tatsuya et Daiki de s'avouer l'échec complet de leur acharnement désespéré, alors ils continuaient, sachant pertinemment qu'ils courraient sur tapis roulant.

Ces cinq mois étaient passés rapidement et lentement à la fois. Ils avaient l'impression que se voir était devenu quelque chose de normal, une étape en plus dans leur train-train quotidien. Certes Tatsuya limitait désormais ses déplacements pour ne pas être trop fatigué ensuite, mais ils gardaient un moyen de communication : les SMS. Ils ne comptaient même plus combien ils s'en envoyaient par jour, ils étaient pires que des lycéennes en chaleur. Heureusement, on ne leur posait aucune question. Himuro ne s'imaginait pas devoir expliquer à Atsushi qu'il entretenait une relation plutôt louche avec l'un de ses ex-coéquipiers parce qu'il était amoureux de son ami d'enfance, lui-même en couple avec l'un de ses ex-coéquipiers ! Une histoire aussi tordue que ça, on n'en voyait pas tous les jours ...

Puisque leurs parents avaient prévu des voyages ils ne savaient où pour les vacances d'hiver, les deux compères avaient décidés de les passer ensemble, espérant profiter de ces congés pour bâtir un nouveau plan – bien qu'ils sachent qu'il tomberait à l'eau également. Tatsuya était tout de même venu, histoire de tenir compagnie à son camarade de galère.

- Tatsu, passe moi en un, quémanda Daiki en pointant un bonbon.

Serrant la boîte contre lui comme s'il s'agissait du plus précieux des trésors, Himuro fit la moue et secoua négativement la tête.

- Ce sont les miens ! geignit-il.

- C'moi qui les ait acheté !

- Tu les as achetés pour moi, donc ce sont les miens.

- Aller juste un.

- Nan.

Le brun plaça alors un bonbon entre ses lèvres et nargua son cadet avec, s'amusant de l'air complètement dépité qu'il affichait. N'appréciant que guère se voir refuser les sucreries, Aomine rejoignit son squatteur avec l'agilité d'un félin en pleine chasse et vint piquer le crocodile entre les lèvres de son propriétaire. Néanmoins, d'humeur plutôt gourmande, Daiki décréta que ce bonbon ne suffisait pas, alors il s'attaqua plutôt aux lèvres du brun, une friandise qu'il appréciait tout particulièrement. Il renversa le lycéen de Yôsen au sol, bien décidé de le punir pour son attitude ...

*o*o*o*o*o*o*o*

Ses gémissements ... Quelque soit la situation, ils étaient toujours aussi délicieux à l'oreille. Daiki ne s'en lassait pas. On ressentait dans les râles d'Himuro cette volonté vaine de se retenir, de ne pas vouloir avouer son bien-être, quand bien même il était comblé. A chaque fois qu'ils faisaient l'amour, le brun tentait de mener les opérations, ne supportant pas être toujours le passif. Mais son cadet reprenait rapidement les rênes, n'acceptant pas lui être soumis. C'était donc souvent une guerre de soumission entre les deux basketteurs, que Himuro perdait tout le temps à cause du caractère plus que têtu du bronzé.

- Argh Tatsu tu fais mal !

Le brun recula la tête, léchant ses babines ensanglantées. Pour une raison qu'Aomine ignorait totalement, Tatsuya avait depuis quelques temps prit l'habitude de le mordre durant leurs ébats. Et de le mordre au sang, carrément. Sûrement était-ce là sa façon à lui de prouver à son partenaire que, malgré le fait qu'il soit le pénétré, il ne lui était pas soumis non plus. Et cette attitude un peu farouche excitait grandement le plus jeune qui se hâta donc de happer les lèvres de son aîné, qui caressa les flancs de son partenaire du bout des doigts, fier des frissons qu'il produisait.

Profondément enfouit en son partenaire, Daiki malmenait sa prostate sans aucune douceur, se délectant des gémissements de plaisir que ne pouvait retenir Tatsuya. Ce dernier, plaqué contre le matelas, s'amusait – entre deux gémissements – à léchouiller et mordiller le visage de son partenaire, que ce soit ses lèvres, son nez ou ses joues. Cette fois-ci néanmoins, il poussa l'audace jusqu'à l'une de ses oreilles et esquissa un sourire satisfait en sentant Aomine frissonner d'avantage au contact de sa langue contre son oreille. De toute évidence, il s'agissait là d'une zone très sensible chez le lycéen de Toô. Fier de sa trouvaille, Himuro décida de s'attarder d'avantage sur sa découverte. Léchant tout le long de l'oreille, il s'attarda un moment sur le lobe, s'amusant des réactions de son partenaire. Ce dernier produisait désormais de petits gémissements vraiment très agréable à entendre. Quand il commença à le mordiller, les petits couinements de Daiki sonnèrent comme des encouragements aux oreilles de Tatsuya, qui mordilla le lobe avec plus de conviction. Cependant, il ne s'attendait pas que cela ait autant d'effet sur son partenaire, car ce dernier se libéra dans un gémissement rauque.

Etonné de le voir jouir si rapidement, Himuro cligna plusieurs fois des yeux. Daiki, lui, se retira en grommelant. Sans un regard pour son partenaire, il se redressa et prit la direction de la salle de bain. Laissé en plan dans une situation assez délicate, Tatsuya lui fit part de son mécontentement. Aomine fit volte-face, fier de sa glorieuse nudité, et observa son partenaire en se moquant de sa situation.

- D'emmerde toi.

- Comment ?!

- T'as deux mains.

Il s'appuya contre l'encadrement de la porte, ne voulant pas rater une miette du spectacle qui s'annonçait pour le moins alléchant. Mais Tatsuya ne l'entendait pas de cette oreille.

- Viens m'aider, l'implora-t-il.

- Hum ... Nan.

Le brun gonfla les joues et, comprenant qu'il ne céderait pas à sa requête, Aomine se dirigea vers la salle de bain. Bondissant sur ses jambes, le lycéen de Yôsen tenta de le rattraper mais se fit claquer la porte au nez. Il tambourina contre la porte, insultant le bronzé de tous les noms. L'autre semblait n'en avoir rien à faire, allumant l'eau de la bouche comme si rien n'était. Himuro joua alors sa dernière carte :

- Sale précoce !

Le silence se fit alors, prouvant ainsi que Daiki venait de couper l'eau. La porte de la salle de bain s'ouvrit alors à la volée et une main puissante plaqua le brun contre le mur. Il poussa un long gémissement d'aise quand l'autre prit son membre en bouche, y appliquant des va-et-vient plus que délicieux. Il empoigna les mèches bleues de son cadet et imposa son rythme, grognant de satisfaction en sentant sa langue s'enrouler autour de son sexe. C'était tellement bon qu'il doutait pouvoir tenir longtemps. Quand le bleu commença à également jouer avec ses bourses, Tatsuya ne put en supporter plus et éclata au fond de sa gorge. Le plus jeune avala la semence de son aîné puis lui servit un sourire narquois.

- Tu jouies plutôt vite dans la bouche d'un précoce.

- J't'emmerde, bouda le brun en faisant la moue.

Aomine gloussa puis disparu de nouveau dans la salle de bain, fier d'avoir encore prouvé à son aîné qu'il était plus fort que lui, quelque soit le domaine.

oOoOoOoOo

L'eau chaude coulait sur sa peau, traçant les courbes parfaites de son corps musclé par le sport. Ses cheveux noirs de jais trempés collaient sa mèche contre son front, masquant d'avantage son œil. Le jet d'eau visait son dos, histoire de détendre ses muscles noués. Mais plutôt que se détendre, Himuro préférait évidemment se torturer l'esprit. Caressant son anneau du bout des doigts, il se demandait bien ce que faisait Taiga à cet instant. Etait-il avec Kuroko ? L'aimait-il donc tant que ça ? Avait-il eu, un jour, des sentiments pour son aîné, plus fort que ce lien fraternel ? Tatsuya savait pertinemment que cela ne servait à rien de se torturer ainsi, que les questions qu'ils se posaient ne recevraient pas de réponses. Mais il ne pouvait s'empêcher de se questionner, tout le temps. Surtout quand il voyait ou touchait son anneau. Ce denier signifiait tellement de chose pour Himuro qu'il hésitait parfois à s'en séparer pour atténuer la douleur qu'il lui provoquait par instants. Mais à chaque fois qu'il s'apprêtait à le retirer, il se dérobait, ne parvenant pas à le retirer de son cou. Alors le brun portait ce fardeau, à la manière de Frodon dans le Seigneur des Anneaux.

Après avoir lavé sa chevelure corbeau, Tatsuya se rinça et sorti de la douche, s'emmitouflant dans son peignoir. A l'extérieur, de gros flocons tombaient sans arrêt, recouvrant Tokyo d'un fin manteau blanc. Mettre le nez dehors était donc impossible pour Aomine qui ne voulait pas sortir, en bon frileux qu'il était. Ils passaient donc leurs journées enfermés à l'intérieur, à jouer à différents jeux vidéo. Mais le brun s'en lassait rapidement, et n'appréciait pas vraiment passer son temps à rien faire. Il devait néanmoins faire avec.

Une fois habillé, il rejoignit le salon et lorgna Daiki qui jouait avec sa PSP sur le canapé. Se rendant jusqu'au réfrigérateur, Himuro constata qu'il ne restait pas grand-chose à manger et qu'il était donc temps de faire quelques courses. Fourrant son porte-monnaie dans la poche arrière de son jean, Tatsuya sorti son manteau et son écharpe.

- Je vais au konbini, tu as besoin de quelque chose ? demanda-t-il à son cadet.

- Nop, je ne crois pas.

- T'as pas intérêt de m'envoyer un sms quand je serais sur le chemin du retour pour me dire de prendre un truc.

Enroulant bien son écharpe autour de son cou, Tatsuya quitta l'appartement, prenant la direction du konbini ...

oOoOoOoOo

- Merci à vous et bonne journée !

Himuro s'inclina poliment devant le vendeur et, sac à la main, quitta le konbini. Il avait acheté de quoi tenir jusqu'à la fin de la semaine, espérant ainsi ne pas avoir à revenir. Néanmoins, le brun savait pertinemment qu'il allait devoir y retourner dans deux jours car son hôte bouffait à toute heure de la journée.

Alors qu'il prenait le chemin du retour, il aperçu au loin une silhouette bien plus que familière qui se dirigeait vers lui. Tatsuya se figea et tapota l'épaule de Kagami quand il passa près de lui sans le voir. Le rouge sursauta et se tourna vers son ami d'enfance, ne s'attendant pas à tomber sur lui.

- Oh tiens salut Tatsuya.

- Tu m'as pas l'air bien.

- Mouais ... J'me suis engueulé avec Kuroko.

Une lueur étrange traversa le regard roche d'Himuro. Il tenait là sa chance de conquérir son ami d'enfance. Il ne devait pas laisser s'échapper cette occasion.

- Que s'est-il passé ? lui demanda-t-il, feignant un air désolé.

- Bah c'est à cause de son chien là, Ni-Go ... Tu sais à quel point j'ai la frousse des chiens ? Je lui ai répété mille fois de pas l'emmener chez moi mais il le ramène à chaque fois. Alors aujourd'hui j'ai craqué et j'lui ai dis que j'voulais plus de son chien dans mon appart'. Il a protesté et on a commencé à s'engueuler. Je suis sorti pour calmer un peu mes nerfs.

Hm, une dispute plutôt banale et facilement réglable. Tatsuya devait se la jouer fine s'il voulait réussir son coup. Tapotant doucement l'épaule de son ami d'enfance, il lui conseilla d'attendre que ça passe.

- C'est la première fois que vous vous disputez ? le questionna innocemment le shooting guard.

- Non, on a déjà eu quelques petites disputes mais pour des broutilles, donc ça c'est vite réglé.

- C'est étrange que vous vous disputiez autant, si Kuroko t'aimait réellement il n'emmènerait pas son chien chez toi, surtout en sachant que tu en as peur.

Taiga baissa la tête, prenant cette remarque comme un coup de couteau. C'est alors que Tatsuya aperçu Kuroko qui semblait chercher son petit-ami. Un sourire presque sadique étira les lèvres du plus vieux. Décidément, c'était son jour de chance. Attendant bien que le turquoise le remarque, il prit les mains de Taiga et les plaqua sur ses propres hanches, avant de prendre son visage entre ses mains et déposer ses lèvres contre les siennes. Kagami écarquilla les yeux mais ne bougea pas d'un poil, allant même jusqu'à répondre à l'invitation muette lancée par la langue de son aîné.

Tetsuya se figea en apercevant la scène et, profondément malheureux, tourna les talons pour disparaître au coin de la rue.

Quand Himuro recula la tête, Taiga resta encore interdit quelques secondes, se remettant difficilement du choc. Lorsqu'il retrouva ses moyens, il observa son ami d'enfance avec étonnement et balbutia :

- P-pourquoi tu as fais ça ?

- C'était pour te consoler. Puis je n'ai pas pu résister.

La légère rougeur qui prit place sur les joues du plus grand fit sourire Tatsuya. Taiga était tellement adorable, par moment. Il se demandait même ce qui le retenait de le plaquer au sol et de l'embrasser jusqu'à n'en plus pouvoir. Quand bien même ses pulsions l'encourageaient dans cette entreprise, Himuro parvint à les refouler. S'il agissait de la sorte, il ne réussirait qu'à le répulser. Or, ce n'était pas ce qu'il cherchait. Il devait agir par étape afin que Kagami finisse par le préférer à Kuroko.

- Je vais devoir rentrer, souffla le rouge.

- Déjà ? fit mine de s'affliger Tatsuya.

- Ouais, j'ai laissé quelque chose sur le feu.

- Ca te dis de se revoir un de ces quatre ? Je passe mes vacances à Tokyo, ça me plairait de rejouer au basket avec toi comme au bon vieux temps.

- Ouais, si tu veux. Je te contacterais par sms.

- Okey, à plus !

Ils se saluèrent d'un mouvement de la main puis chacun parti de son côté. Très fier de lui, Himuro ne pu s'empêcher de sourire sur le chemin du retour. Il tenait Taiga dans ses filets, ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il ne lui appartienne. Lui qui avait vu tout espoir disparaître, il recommençait à croire à la réussite de toute cette affaire. Bon, sur le coup, il devait surtout remercier Kagami et sa cynophobie, mais bon. Dans tous les cas, cet avancement dans ses petites affaires le mettait de bonne humeur, si bien qu'il se mit à siffloter. Non vraiment, combien de chance y avait-il qu'il tombe sur Taiga qui venait de se disputer avec son petit ami ? Si ce n'était pas de la chance, qu'est-ce que c'était ?

C'est donc tout guilleret que Tatsuya poussa la porte de l'appartement d'Aomine, chargé de son sac de course. Après avoir enlevé manteau et écharpe, il rangea ses courses au réfrigérateur et rejoignit son hôte sur le canapé. Ce dernier avait troqué sa PSP pour un magazine au contenu douteux, et leva à peine les yeux quand l'autre vint d'asseoir près de lui.

- Tu as mis longtemps, nota-t-il.

- J'ai croisé Taiga en chemin.

Soudain intéressé par la conversation, le bronzé referma son magazine et déposa son regard bleu roi sur son aîné. Ce dernier lui servit un petit sourire, fier d'avoir ainsi capté son attention.

- Il passait ses nerfs dans la rue après une dispute avec Kuroko.

- Ils se sont disputés ? s'étonna Daiki.

- D'après Taiga, ce n'est pas la première fois.

- Et alors ? T'as fais quoi ?

Fier de son coup, Tatsuya lui raconta ce qu'il avait fait dans les moindres détails. Il s'attarda même sur la mine décomposée de Kuroko à la vue de son petit-ami en embrassant un autre. Aomine resta étrangement silencieux pendant tout le récit, mais cela ne freina pas pour autant l'entrain d'Himuro, qui ne se remettait pas encore de son coup.

- Tu devrais profiter de la situation et contacter Kuroko, conclut Tatsuya avec un sourire presque effrayant aux lèvres.

- Mouais, j'y réfléchirais.

Sur ces mots, Daiki se leva et rejoignit la salle de bain. Le lycéen de Yôsen le regarda, quelque peu étonné. Il aurait cru que le bleu se jetterait sur l'occasion pour consoler Kuroko. Mais cela ne semblait pas être la priorité du bronzé. Décidément, Himuro avait parfois beaucoup de mal à le comprendre ...

oOoOoOoOo

- Putain Tatsu ton portable !

Le susnommé poussa un grognement en attrapant maladroitement son téléphone dont la sonnerie lui déchirant les tympans. Se redressant difficilement pour s'appuyer contre la tête du lit de son hôte – lequel écrasait quasiment le brun – Tatsuya décrocha sans prendre la peine de lire le nom de celui qui tentait de le joindre.

- Alloooo ? Ah, Taiga, salut ! Nan nan, tu me réveilles pas du tout ... Si j'étais libre cette après-midi vers quinze heure ? Oui, bien sûr ! On se retrouve au terrain ? Ok, parfait, à toute !

Himuro raccrocha, laissant échapper un petit « yes ! » en faisant le signe de la victoire. Kagami l'avait contacté plus tôt qu'il ne l'aurait crut. Tout marchait comme sur des roulettes !

Néanmoins, le regard noir que lui lança Daiki le fit presque frissonner. Sa tête se trouvait au niveau de l'haine du brun et le toisait avec mépris. Quelque peu étonné, Tatsuya pencha la tête sur le côté, adoptant ainsi un air très interrogateur.

- Quoi ?

- Libre cette aprèm vers quinze heure hein ? Et le ciné qu'on d'vait se faire ?

Un ange passa. Le cinéma ... Himuro l'avait complètement oublié ! Lassés de passer leurs journées à jouer aux jeux vidéos, les lycéens avaient décidés d'aller voir le dernier film d'horreur afin de changer un peu de leur routine quotidienne. Néanmoins, tellement surprit par le fait que Taiga le recontacte si vite, le brun avait réellement oublié ce qu'il avait planifié avec Aomine ...

- ... J'ai complètement zappé.

- Tss ...

Le bleu se redressa et quitta le lit, sortant de la chambre. Himuro le suivit du regard, penaud. Depuis quelques temps, son hôte était vraiment étrange. Ne devrait-il pas sauter de joie en voyant que leur plan fonctionnait enfin ? Car si Kagami proposait à Tatsuya de se voir, cela signifiait qu'il n'était pas avec Kuroko. C'était donc là pour Aomine l'occasion de se rapprocher du turquoise. Pourquoi ne sautait-il pas sur l'occasion ? C'était quoi son problème ?

Poussant un long soupire, Tatsuya se laissa tomber sur le flanc. Quelque chose clochait, il le savait. Mais quoi ? Il aperçu alors le portable d'Aomine sur sa table de chevet. Une idée germa alors dans sa tête. Se saisissant de l'appareil, il composa un message à l'adresse de Kuroko, lui proposant de venir à l'appartement de son ancienne lumière. Puisque Kagami serait avec Tatsuya, le turquoise sera forcément libre, et sûrement encore choqué par l'événement de la veille. C'était le meilleur moment pour Aomine. Le brun envoya les messages et étira un sourire satisfait. Heureusement qu'il était là pour aider son cadet, sinon ce dernier n'irait pas bien loin !

Reposant l'appareil à sa place initiale, le brun s'étira et se résolu à sortir des draps également. Cette journée allait marquer un tournant décisif dans toute cette histoire, il en était certain. Taiga ne lui avait pas proposé cette rencontre pour rien, de ça aussi il en était sûr. Néanmoins, Himuro ignorait si ce tournant allait être positif ou négatif. La réaction d'Aomine portait certes à croire qu'il allait être négatif, mais Tatsuya était persuadé du contraire.

Néanmoins, ce qu'il ignorait, c'était que les règles du jeu pouvaient changer à tous moments, qu'il le veuille ou non ...


Pfiiiou, j'ai réussi à le pondre ! o/ J'ai eu pas mal de difficultés à finir ce chapitre, car je voulais tellement écrire la partie KagaHimu que le début ne voulait pas venir 8D Mais j'ai finalement réussi :3 La fiction entre dans un nouveau tournant, avec comme vous l'avez vu le début de la relation KagaHimu ^^ Puisque le chapitre précédent était pas mal centré sur les pensées d'Aomine, je me suis cette fois un peu plus focalisée sur Himuro ;)

Si vous suiviez mon autre fiction Notre Drame Romantique, vous savez donc que cette fiction est terminée et que je vais ainsi débuté un nouveau projet qui s'intitulera Kawaii Neko, un semi-UA avec encore du AoHimu et du AkaKuro ;) On m'a aussi mise au défis d'écrire un OS en faisant un yandere!Kise en KiKuro, donc cet écrit est amené à apparaître sous peu ;)

Sur ce, j'espère que ce chapitre vous aura plu et que vous continuerez à me dire :3

Kisu ! Moona-sama