Chapitre 1
Trois heures, trois affreuses heures qu'il était assis dans cet avion. Trois mortelles heures qu'il supportait son voisin ronfler et baver sur son épaule. Mon dieu, il avait tellement envie de partir d'ici! Mais pour aller où? C'est sur que dans un foutu avion, on peu pas aller partout. Il se leva discrètement, il ne voulait surtoutu pas réveiller tout ces passagers. Il décida d'aller faire un tour au bar, parce que oui, même si cet avion ne représentait pas le luxe incarné, il y avait au moins un bar, petit, certes, mais bien là. Ziva avait eu plus de chance elle, elle s'était retrouvée dans la classe au dessus. En parlant de Ziva, il aurait préféré que ce soit elle qui s'endorme sur son épaule. Il se demandait ce qu'elle faisait, peut être ne dormait-elle pas...
Il chassa bien vite l'idée d'aller la retrouver et se replongea dans ses pensées. Pour cette mission au moins, le NCIS aurait put leur prêter un jet privé... Après tout, se faire passer pour un civil pour infiltrer des dealers de drogue et des organisateurs de combat à mort illégaux, ça allait, mais voyager en classe économique... Ils pouvaient être des civils riches non? Et dire qu'ils n'avaient même pas des places côte à côte... Ce qui devait bien arranger Ziva par la même occasion... A vrai dire, l'infiltartion ne le préoccupait même pas, il était plutôt confiant, même si, bien sûr, la peur qu'il lui arrive quelque chose était toujours présente. Oh, quand il parlait de "lui arriver quelque chose", il parlait bien evidemment de Ziva, son propre sort n'avait pas autant d'importance que celui de sa collègue à ses yeux. Et puis, elle et lui, il serait probablement doués pour rentrer dans ce genre de communauté, surtout Ziva à vrai dire, lui, il avait toujours cette allure de flic qu'il trainait avec lui depuis Baltimore, parce qu'il était avant tout un flic. Ziva, elle, était plus un ninja qu'un flic...
Son verre d'eau à la main -parce que non, dans les avions ils ne servent pas de vodka- il scrutait les passagers. C'était dingue de voir à quel point ils avaient tous une tête d'américain parfait, tous des gros clichés... Comme cette femme qui venait de passer avec ses deux enfants et son mari à la machoire carré. On aurait pu les croire sortis d'un vieux film cliché -encore- de Noël... Vous savez, ceux qui passent pendant un mois avant le 25. Tony sourit à ces pensées, qu'est-ce qu'il détestait ces films. Ziva aussi devait détester ce genre de film. Ziva. Il finit par se lever et se diriger vers la classe qu'occupait Ziva. Il la vit enfin et s'approcha d'elle. Sa classe était bien moins occupée que la sienne, il y avait plusieurs places, un peu partout. Ziva paraissait dormir. Tony demanda alors poliment à l'homme qui était assis à côter de Ziva s'il acceptait de se déplacer pour qu'il soit à côter de sa "femme" -après tout, si un petit mensonge pouvait l'aider à être en première classe, il comptait bien en profiter. L'homme ne broncha pas et s'installa près d'une jeune femme dans la vingtaine.
Tony prit place à côter d'elle. Elle dormait paisiblement, elle était très belle comme ça, sans défense. Il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de la voir dormir si paisiblement. Les seuls fois où ils avaient partagés un lit ou une maison -la sienne en l'occurence- il ne l'avait vu dormir que d'un sommeil agité. D'un côté, cela l'appaisait lui aussi, de la savoir en paix avec elle même. Il voulait immortaliser ce moment, prendre une photo d'elle, mais, ce n'était pas très correct non? Oh... et puis, rien qu'une petite photo! Ca pourrait bien lui servir plus tard qui plus est... Il rengea son téléphone, le fait accompli et passe une main pour retirer une mèche de son visage. Pourquoi fallait-il qu'ils travaillent ensemble? Pourquoi eut-il fallu que ce soit elle? Elle, la seule, l'unique avec qui il aurait voulu fonder une famille, se marier, juste être ensemble. Alors bien sur, ça paraissait bien fleur bleu totu ça, mais c'était vraiment elle, il en était persuadé, mais il savait que ce n'était pas possible. Après tout, elle prenait bien trop plaisir à le martiriser pour que ses sentiments ne pouvaient pas être réciproque.
Il céssa de penser, il n'y a pas de cure pour un amour comme ça, il ne servait à rien de remuer le couteau dans la plaie... Finalement, il se laissa aller, lui aussi, tomber dans les bras de Morphée.
Je sais, c'est un premier chapitre un peu court, mais c'était le seul endroit où je pouvais couper! ^^
J'espère que pour le moment ça vous plait, et puis dites moi ce que vous en pensez ! :)
