.o0 Épilogue 0o.

Le printemps. Pour la plupart des gens, c'est la saison la plus belle de l'année. L'hiver est parti avec son manteau blanc, laissant les fleurs renaître les unes après les autres, dans un feu d'artifice de couleurs et de parfums exquis. Les hormones sont en ébullition et une véritable parade amoureuse commence entre les jeunes mâles et les jolies femelles dans les squares et au centre-ville. La nature s'éveille et les enfants s'émerveillent. Les oiseaux, revenus du sud, nous chante leur épopée dès le matin, saluant les fleurs et le soleil.

Pour les étudiants, le printemps est surtout synonyme de rentrée scolaire. Ce qui explique la présence fortuite d'Aomine, qui n'a jamais été aperçu si tôt dans la cours de l'académie Tôo. Son air fatigué et Satsuki qui marche derrière lui l'air fière laisse bien deviner la raison de ce miracle insensé. Même après sa défaite à la Winter Cup et sa volonté de reprendre l'entraînement auprès de son équipe, Daiki est resté un flemmard pour qui l'école est un vrai calvaire. Si Momoi ne l'avait pas sorti du lit d'un coup de pied aux fesses, sûrement serait-il encore dans son lit à roupiller comme un ours en hibernation. Le problème d'Aomine, c'est qu'il est constamment en hibernation.

La Winter Cup avait été assez éprouvante pour lui. Pour la toute première fois de sa vie, il avait perdu. Kuroko lui avait prouvé que son basket était meilleur que le sien, parce que la force de Seirin reposait sur la confiance mutuelle que partageait ses membres. Aomine n'avait jamais connu ça. A Teikô, ils étaient tous trop forts pour avoir besoin de se reposer sur les autres. Même les passes de Kuroko étaient devenues inutiles. En rejoignant Tôo, Daiki savait que sa nouvelle équipe ne comptait que sur les forces individuelles de ses membres. Pile ce qu'il recherchait. Et voilà où tout ça l'avait mené … A la défaite. Cependant, cela avait réveillé en lui la petite flamme de la détermination. Restait à alimenter le bûcher afin que la flammèche devienne un véritable brasier. Et pour ça, il comptait sur ses futurs adversaires.

Même après la défaite de son équipe, Aomine était venu – plus ou moins de plein gré – observer les autres matchs de la Winter Cup, en particulier ceux de Tatsuya. Son équipe, purement défensive, était plutôt impressionnante. Ils avaient même accomplit l'exploit de n'accorder aucun point à l'équipe adversaire, le tableau des scores affichant 00 – 81. Daiki avait été étonné même si, il l'avouait, il avait plus observer le shooting guard de Yôsen que le jeu en lui-même … Himuro et Aomine avaient largement profité du temps de cette compétition pour se voir plus largement. Ils s'encourageaient pour leurs matchs et se consolaient de leur défaite. Lors de la défaite de Yôsen contre Seirin, Daiki avait attendu que le reste de l'équipe violette quitte les vestiaires pour y rejoindre Tatsuya qui digérait assez mal le fait d'avoir perdu. Ils s'étaient consolés l'un l'autre à leur manière, enfermés dans leur monde, profitant au maximum de la présence de l'autre.

Même si leur relation à distance pouvait paraître difficile, ils s'y étaient habitués. Ils s'arrangeaient pour se voir le plus souvent possible, l'un venant chez l'autre assez fréquemment. Ils regrettaient souvent ces cinq heures de train qui les séparaient mais faisaient avec, mettant en œuvre tout les possibilités pour que leur couple survivre malgré la distance. Cependant, Himuro comme Aomine savaient pertinemment que, à force, ils n'allaient plus pouvoir se satisfaire de cette relation et que ça finira par s'achever – sûrement sans larmes, parce qu'ils l'auraient décidés d'un commun accord logique, mais avec tout de même beaucoup de chagrin.

En tout cas, leur défaite et la problématique de leur relation n'empêchait pas le temps de s'écouler à son petit rythme. Désormais en seconde année, Aomine s'apprêtait à débuté cette nouvelle année scolaire comme toutes les précédentes. Il ne faisait pas parti de ces crétins qui accumulaient les bonnes résolutions pour ne les tenir que deux mois, avant de tout lâcher. Lui, il ne disait rien, ne promettait rien et ne s'engageait à rien, comme ça, pas de déception. C'est un drôle de concept, oui, mais voulez-vous, c'est d'Aomine Daiki que nous parlons !

Alors qu'il bâillait à s'en décrocher la mâchoire en traversant la cours bizarrement déserte, il aperçu un foule compacte qui s'agitait dans un coin près du bâtiment ouest. Ce qui interpella Daiki ne fut pas le rassemblement lui-même, mais de la façon dont il était constitué. Tandis que les filles se trouvaient plus au milieu de ce cercle étrange, les garçons en formaient les extrémités et semblaient râler. De toute évidence, ce qui rendait les filles si hystériques n'était pas du tout du goût des garçons ! Curieux de savoir ce qui causait tant d'émoi, Aomine confia son sac à Satsuki et se jeta dans la foule, traçant son chemin à coups de coudes et d'épaules, se servant de sa taille et de sa force pour fendre cette masse grouillante avec efficacité. Un coup d'épaule de la part d'une élève le propulsa hors du cercle intérieur, juste devant l'objet de toute cette agitation.

« Tatsuya ! S'écria Daiki en écarquillant les yeux. Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?!

- Oh Daiki, te voilà enfin ! Se réjouit le brun en lui servant le sourire dont lui seul connaissait le secret. Je t'attendais quand ces jeunes filles sont venues me voir. Puis d'autres ce sont rajoutées par curiosité, jusqu'à former cette cohue bruyante ! Il y avait moins d'agitation à Yôsen …

- Mais pourquoi est-ce que tu portes l'uniforme de Tôo ?

- Ca ne me va pas ? Éluda-t-il en tirant sur les pans de sa chemise.

- Bof, même si c'est toujours mieux que cet horrible pantalon à carreaux de Yôsen. Mais réponds à ma question !

- Mon père a du déménager sur Tokyo pour son travail, je devais donc choisir un nouveau lycée. Et je me suis dis … pourquoi pas celui de mon petit-ami ?

- Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ?!

- Surprise ? Hésita Tatsuya en levant les bras pour comme simuler un saut de joie.

- T'es un abruti …

- Qui se ressemble s'assemble. »

La foule curieuse et attentive à leur échange ne s'était toujours pas dissipée, mais les filles arboraient des mines déçues tandis que les mecs souriaient jusqu'aux oreilles. Apparemment, apprendre que ce beau gosse transféré d'Akita était gay avait refroidi les fantasmes des jeunes demoiselles. Ces dernières commencèrent d'ailleurs à s'éloigner, avec une petite mine. Pas franchement ravi que tout le lycée apprenne qu'il était homo, Aomine tira la gueule jusqu'à ce que que Tatsuya ne lui tire la joue d'un air désapprobateur.

« Alleeeer fais pas la tronche. Tu n'es pas content qu'on soit dans le même lycée ?

- Tu as rejoint le club de basket ?

- Un peu mon neveu. Je sais que Tôo a déjà un arrière, mais vous devriez réussir à me faire une petite place parmi vous.

- Tu vaux mieux que l'autre pleurnichard.

- Un peu de respect pour tes camarades, je vais te surveiller maintenant.

- Oh putain, se lamenta Daiki, Satsuki avec un pénis ! Tu parles d'une veine ! »

Himuro explosa d'un rire honnête et franc, se tenant à l'épaule de son petit-ami pour ne pas se rouler par terre. Aomine se contenta d'un sourire en coin. Tout s'annonçait plus rayonnant, finalement. Si aller en cours lui permettait de voir Tatsuya plus souvent, alors il n'hésitera plus à se lever à six heures du mat pour venir en cours ...


Et voilà, c'est la fin des Jeux de l'Amour & du Hasard o/ J'ai certes mis du temps, mais je suis fière de l'avoir terminé, surtout que vous avez été beaucoup à la suivre malgré ce drôle de pairing 8D J'écrirais sûrement encore sur eux (je dois finir Kawaii Neko d'ailleurs 8D) car vous avez eu l'air d'apprécier 8D J'espère que cette fin vous aura plut comme toute la fiction. Merci de votre fidélité & à bientôt pour une nouvelle aventure ! :D

Moona Neko