Bonjour tout le monde! Je voudrais tout d'abord vous remercier d'avoir pris le temps de lire mon chapitre et d'avoir laisser des reviews pour certains. J'espère que un chapitre par semaine c'est un rythme correct, je n'ai pas vraiment le temps de faire plus. Je n'ai pas grand chose à dire alors je vais vous laisser lire mon chapitre, en espérant que ça va vous plaire!
Bonne lecture :D
Froid, douleur. Ce sont les deux premières choses que j'ai ressenties à mon réveil. Je ne sais pas combien de temps je suis restée inconsciente, surement longtemps. Mes membres sont engourdis et je peine à les bouger, même à les sentir. Ma jambe n'est qu'un lointain souvenir comparer à la douleur que m'affligent mes cotes. C'est bien pire que lorsque ces dix grammes de cuivre m'ont traversé de part en part. Chaque respiration me fait l'effet d'un coup de poignard, chaque souffle me donne envie de vomir sous la violence de ma souffrance. J'ai encore ce gout de bile désagréable dans la bouche. J'ai soif, très soif. Je vis comme un animal depuis plusieurs jours maintenant. Deux, peut-être trois. La notion du temps est très différente dans le noir, mais seuls repères sont les visites de mon ravisseur. Maintenant il prend des précautions quand il vient. Il ne rentre plus et dépose les gamelles justes devant la trappe. Je commence à bouger pour vérifier que j'ai un peu d'eau. Ma cage thoracique est en feu, j'ai l'impression qu'elle va s'écrouler. Je sens les os fêlés frotter ma peau à l'intérieur de mon corps. Je limite mes mouvement pour éviter qu'elles m'ouvrent le ventre mais cela va bientôt arriver, je le sens. Je m'en veux de ne pas écouter Maura plus souvent, je suis presque sure qu'elle m'a déjà parlé de ce qu'il faut faire dans ce cas-là. Mais comme à chaque fois qu'elle étale sa science, je la regarde dans les yeux, je me délecte de la passion qui émane d'elle. Je regarde briller le vert de ses iris. Je souris à ce souvenir mais suis très vite rattrapé par la réalité de ma situation. Je sens mes forces me quitter, je m'affaiblis de minute en minute. À cet instant j'ai peur. Peur parce que je ne contrôle rien, peur parce que je suis seule... Je pense aux gens que je vais laisser derrière moi. Maman, qui a toujours été là pour moi, sur qui je peux compter dans les pires moments. Un peu collante mais tellement aimante. Francki et Tommy, mes deux frères blagueurs et protecteurs malgré le fait que je sois l'aînée. Les problèmes de Tommy se sont arrangés et maintenant il y a TJ. Frost et Korsak, mes coéquipiers, ils couvrent mes arrières en toutes circonstances. Je ne me retourne plus lors des assauts, je sais qu'ils sont là quelque part. Je sais aussi qu'ils me cherchent en ce moment même, mais parviendront-ils à me trouver dans ce grenier perdu? Et Maura, encore une fois la personne que j'aime le plus au monde, avec qui je veux passer le reste de ma vie. Avec qui je veux fonder une famille. Est-ce que je lui aie dit tout ça? Connait-elle vraiment l'ampleur de mes sentiments? Je ne sais pas, je jure que si je sors d'ici en vie je lui dirais chaque jour jusqu'à ma mort. Toutes ces personnes que je laisse derrière moi si je pars. Je vous en supplie, trouvez-moi.
"Trouvez-moi!"...
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Le téléphone sonnait dans le vide depuis dix minutes déjà. Frost avait essayé de joindre Maura une demi-douzaine de fois sans résultat. La légiste dormait profondément d'un sommeil sans rêves. Chose qui n'était pas arrivé depuis maintenant quatre nuits. Elle était immobile dans le lit de sa compagne, endormie. Ses longs cheveux blonds tombaient en cascade sur l'oreiller droit du lit. Le gauche toujours serré contre le cœur de la scientifique. Les couvertures étaient restées en place, elle n'avait pas pris la peine de les défaire et de s'en couvrir. La fatigue avait remporté son premier combat. Maura se leva doucement, chacun de ses gestes étaient ponctués par un grognement de douleur suite à ses courbatures. Elle s'avança jusqu'à son téléphone et consulta ses messages. Trois de Korsak, deux de Frost et un d'Angela. Elle commença par appeler Angela.
"Allo?
-Angela, c'est Maura.
-Maura! Mais où est-ce que tu es? On se faisait tous des soucis, ça fait un moment qu'on essaye de te joindre!
-Je..."
Elle jeta un coup d'œil à la pendule: quinze heure douze. Elle avait dormi pendant près de seize heures.
"Je suis désolée, je me suis endormie et je ne me suis pas réveillée apparemment...
-Ça ne fait rien, écoute, rappelle Frost. Lui et Korsak ont avancé dans l'enquête, ils ont dit que tu pouvais prendre ta journée étant donné les circonstances.
-Quelles circonstances?
-Personne n'est idiot et on te connaît trop bien. Tu n'es pas en forme depuis que ma fille a disparu. Passe la journée dans ton canapé à regarder la télévision, je passerais ce soir t'apporter de quoi manger.
-Je ne suis pas chez moi!"
Elle avait parlé avec trop de précipitation et le regretta rapidement.
"Vraiment, tu es où?
-Je suis chez Jane, j'ai fait du ménage hier.
-Bon très bien, je passerais vers dix-neuf heures.
-D'accord.
-A ce soir Maura.
-Angela!
-Oui?
-Merci..."
L'italienne sourit et raccrocha le téléphone sans un mot de plus. Après tout, Maura était comme sa fille et elle devait prendre soin d'elle autant que de Jane. La belle blonde décida donc de suivre les conseils d'Angela et s'assit devant la télévision. Un documentaire sur la montée de la monarchie en France et un thé sur le canapé. Le reste de la journée passa tranquillement, la légiste ne voulait pas prendre le risque de s'exténuer une fois encore pour refaire une nuit comme celle-là. L'inquiétude était toujours là, mais elle parvenait mieux à la gérer. Ses nerfs ne lâchaient plus, elle parvenait à faire autre chose ou à accorder de l'attention a d'autres personnes. La soirée arrive, la pièce s'assombrissait en même temps que le soleil se couchait. Maura ne voulait pas allumer la lumière, la télévision se suffisait à elle-même. Pourtant elle fut bien obliger de le faire lorsqu'Angela frappa.
"Maura, c'est Angela!
-J'arrive, un instant!"
La blonde se leva, alluma la lumière et ouvrit à la mère de Jane. La femme étreignit la scientifique et la regarda dans les yeux. Comme pour jauger le niveau de détresse dans son regard.
"Je vais bien Angela.
-Je vais faire semblant de te croire pour l'instant, je vais faire à manger."
La légiste sourit et alla éteindre la télévision. Elle s'accouda au comptoir de la cuisine américaine et observa sa "belle-mère". Elle avait sorti une casserole et une poêle pour faire des bolognaises à la Rizzoli.
"Un jour il faudra que vous me donniez toutes vos recettes...
-Ce n'est pas très compliqué tu sais, surtout pour une bonne cuisinière comme toi.
-Je ne cuisine pas si bien que ça, je ne fais que suivre les recettes.
-Et bien tu le fais à merveille! Jane sait à peine faire à manger pour survivre..."
Maura baissa le regard.
"Désolée Maura, pour moi aussi c'est dur.
-Je sais Angela. Je suis vraiment navrée, je passe mon temps à me plaindre sans penser aux autres.
-Ne t'en fais pas, de toute façon je suis inquiète des que je les vois partir en intervention ou dans leurs enquêtes...
-Je comprends tout-à-fait..."
Un silence s'installa. Maura fixait un point imaginaire et Angela faisait sa sauce avec une telle aisance qu'elle aurait pu le faire les yeux fermés.
"Dis-donc tu as fait un boulot incroyable dans l'appartement, je ne l'ai jamais vu aussi propre!
-Ce n'est pas grand-chose, je n'y aie pas passé tant de temps que ça..."
C'était un mensonge et elle le savait. Espérons qu'Angela ne le remarque pas, elle n'avait aucune envie de dire qu'elle avait passé treize heures à nettoyer et presque le même temps à dormir ensuite.
"Tu as de l'urticaire, mais bon si tu ne veux pas m'en parler il n'y a pas de soucis. C'est ton choix. Je veux juste que tu sache que si tu as un problème je suis là.
-Merci, je vais mettre la table."
Elle commença à se diriger vers le placard où se trouvait les assiettes, puis les couverts, les verres et les serviettes. Il ne faisait aucun doute pour l'italienne qu'elle connaissait très bien l'appartement. Cependant elle n'en fit pas part à Maura, il y avait quelque chose qui se tramait entre elle et Jane mais ce n'était pas à elle de demander quoi. Elles s'installèrent à table et mangèrent, au début dans un silence pesant et oppressant. La blonde ne se sentait pas à l'aise, elle sentait bien qu'Angela lisait en elle comme dans un livre. Elle craignait de dire une bêtise qui apprendrait à la mère sa relation avec Jane.
"Vous croyez qu'on va la retrouver?"
Un chuchotement s'était échappé de la bouche de Maura. Sans qu'elle sache pourquoi, elle avait besoin de se rassurer, de savoir qu'elle n'était pas seule à y croire.
"Bien sûr qu'on va la retrouver! Toute la BPD est sur l'affaire et Dean a même demandé au FBI d'appeler ses contacts pour plus d'informations...
-Dean est au courant de l'affaire?
-Apparemment, il a beaucoup de contact."
Elle hocha la tête.
"Maura, il y a une possibilité pour qu'on ne la retrouve pas, tu le sais aussi bien que moi n'est-ce pas?"
La concernée eut un sourire triste.
"Si jamais cela arrivait, je veux que tu me promette que tu continueras à vivre comme avant.
-Cela ne sera plus comme avant si Jane n'est plus là, je ne sais pas comment je ferais.
-Ma fille t'apprécie beaucoup, il y a quelque chose de spécial entre vous. Je me fiche de savoir ce que c'est, c'est juste... Incroyablement puissant. Elle n'aimerait pas que tu fiches ta vie en l'air à cause d'elle."
Maura détestait la tournure que prenait la discussion, elle voulait changer de sujet et rapidement.
"Vous voulez un dessert?
-Euh... Non merci.
-Je vais débarrasser dans ce cas-là...
-Je vais t'aider.
-Ecoutez Angela, vous êtes comme une mère pour moi, vraiment. J'apprécie vraiment tout ce que vous faites, mais pour l'instant je ne sais pas où trouver la force d'avancer. Je me sens faible et idiote. Jane est toujours forte, courageuse. Moi je suis lâche...
-Ne dis pas n'importe quoi! Tu es une personne très courageuse qui a fait face à plein d'obstacle dans sa vie. La rencontre avec tes parents biologiques, le procès de ton père, Dennis, Ian, Garett...
-J'étais avec Jane à chaque fois...
-Et bien cette fois tu ne vas pas rester forte avec Jane, tu vas le faire pour elle."
Une larme perla aux yeux de la blonde, elle hocha la tête avec détermination.
"Vous êtes une mère incroyable. Vous trouvez toujours les mots.
-C'est un métier qui s'apprend sur le tas. Y'a pas de manuel pour ça."
Les deux femmes se sourirent et terminèrent de ranger en silence.
"Vous voulez rester regarder un film?
-Pourquoi pas, tu es sure que je ne te dérangerais pas?
-Non, je n'ai pas vraiment envie de rester seule...
-Alors je vais rester. Qu'est-ce qu'on regarde?
-Et bien je suppose que vous devez être comme Jane et préférer les films d'actions ou d'humour alors...
-Jane et moi, on a beaucoup de chose en commun, mais pas les gouts cinématographiques. Un bon film à l'eau de rose où un documentaire animalier ça m'irait."
Encore une fois leurs lèvres s'étirèrent en sourires.
"Il y a un très beau documentaire français sur la faune Océanique.
-C'est parfait. Aller viens t'asseoir sous la couverture.
-Merci."
La scientifique se blottit dans les bras d'Angela. Elle s'y sentait en sécurité, loin de tous problèmes. La femme qui la serrait dans ses bras représentait la mère qu'elle n'avait jamais eue. Certes, Maura adorait sa mère. Mais elle regrettait de n'avoir jamais pu s'asseoir sur le canapé dans ses bras ou lui raconter sa journée en rentrant de l'école. Une mère qui préparait le gouter avant que tu partes le matin, qui t'embrassait devant tous tes amis malgré tes protestations... Une mère présente. Morphée vint prendre la scientifique alors que le film atteignait sa vingtième minute. Angela la regarda dormir en lui caressant les cheveux avec amour. Elle ne voulait pas perdre sa fille, ni Maura. Elle aimait les deux presque autant à présent. Lorsque le film fut terminé, l'italienne installa sa fille adoptive dans le lit de Jane et régla son réveil. Elle avait besoin de travailler. Elle laissa un petit mot sur le comptoir de la cuisine et rentra chez elle pour se coucher. Les soirées comme celles-là ne sont pas agitées mais son éreintantes au niveau émotionnel.
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La commissariat était agité, rempli de policier malgré l'heure peu avancée de la matinée. La disparition d'un policier les avait tous mis à cran, même si il s'agissait de Jane Rizzoli. Des cartes des villes étaient suspendues à divers endroit, des emplois du temps de la dernière journée de l'italienne et accrochés et ses connaissances étaient répertoriées. Tout cela s'était fait en quelques heures. Une enquête approfondie avait révélé plusieurs points intéressant. Ce fut donc avec une grande surprise que Maura pénétra dans l'espace de travail. Frost l'aborda dès qu'il l'aperçut.
"Doc! On a peut-être une piste, viens je vais vous expliquer."
La blonde ne dit rien, elle suivait l'homme à la peau nuit, bien décidée à se reprendre.
"Bon alors, on a cherché dans ses anciennes enquêtes comme on l'avait fait avec vous, mais ça ne collait pas. Les plus récentes ne correspondent pas et les autres sont trop anciennes. On a donc pensé aux enquêtes en cours, ou du moins celles qui attendaient sur son bureau.
-Vous avez trouvé quelque chose?
-Il y a maintenant cinq jours, un inspecteur du bâtiment a été retrouvé mort sur un chantier de grande envergure. Un nouveau complexe immobilier avec plus de deux cent appartements et parking souterrain.
-Je ne me souviens pas avoir vu ce corps...
-Il a été retrouvé dans une cage d'acide, plus de chair. L'anthropologue judiciaire s'est occupé de tout mais a quand même pris la peine de prévenir le médecin légiste du Massachusetts ...
-Je n'ai pas...
-Pike, c'était pendant vos deux jours d'absence."
Elle émit un léger grognement de désapprobation et laissa continuer Frost.
"Le rapport avec Jane?
-L'assassinat a été confirmé, et le chantier ne peut pas continuer tant que l'affaire n'est pas bouclée.
-Pourquoi cela? Un nouvel inspecteur pourrait venir?
-L'inspecteur en question est le petit frère du directeur général au département de l'inspection du bâtiment au service de l'état.
-Je comprends, il fait pression pour être sûr que tout le personnel y compris les promoteurs sera coopératif...
-Exactement, et il se trouve qu'on avait une autre affaire en cours et qu'on n'a pas pu la traiter plus tôt.
-Vous avez pu trouver une trace de menace ou de quoi que ce soit?
-Et bien en fait pas exactement..."
Devant le regard interrogateur de la légiste il développa.
"Dans ses lettres au boulot, il n'y a rien.
-Mais...
-Chez elle on a trouvé plusieurs lettres de menace...
-Mais vous ne m'avez rien dit...
-Je ne voulais pas vous inquiéter si cela n'était pas nécessaire, ce qui est étonnant c'est qu'il ait choisi de faire pression sur Jane chez elle.
-Il voulait lui montrer qu'il savait où l'atteindre."
Il hocha la tête avant de reprendre.
"Vous... Vous voulez en lire une?"
La légiste ne répondit pas tout de suite, elle prit le temps de peser le pour et le contre.
"Oui, s'il-vous-plait.
-C'est une des plus tranquille et moins hostile que l'on ait trouvé..."
Elle saisit la lettre à deux mains laissa ses yeux parcourir la lettre en diagonale. Un mot ayant attiré son attention, elle la relut avec plus d'attention. Ses sourcils étaient froncés. Elle releva la tête et demanda:
"Qui d'autre a lu cette lettre?".
Voilà pour ce chapitre! J'espère que ça va vous plaire, n'oubliez pas de laisser un reviews, ça prends quelques secondes et ça fait un bien fou au réveil! :D A la prochaine!
