Bonjour tout le monde ! Je m'excuse pour le retard mais j'ai beaucoup d'examens blancs en ce moment donc je galère un peu pour écrire ! J'espère qu'il n'y aura pas de soucis de mise en page, je n'ai toujours pas réussi à régler ce problème sur mon ordinateur !

Merci au Guest pour sa review, j'essaye de régler ce problème !

En tout cas, ceci est le dernier chapitre (enfin il reste l'épilogue quand même), j'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture ! :D

Le soleil chaud du mois de juillet brillait au-dessus de la mairie. Le ciel était bleu, sans l'ombre d'un nuage, comme si les cieux eux-mêmes avaient choisis cette journée pour être la plus parfaite au monde. Ce jour-là, la mairie était remplie. La famille et les amies de deux femmes s'étaient réunies pour célébrer une union sacrée, celui du mariage. Debout au bout de l'allée se tenait Maura. Elle rayonnait de bonheur. Sa robe faisait ressortir la beauté de son visage et la dorure de ses cheveux, élégamment relevés en chignon flou. Une robe bustier blanche, dont la partie inférieure, plus large, était parée de dentelles et de fleurs. Au premier rang siégeait la famille proche. Angela pleurait déjà. Cela fit sourire la blonde. Elle avait du mal à réaliser ce qui était en train de se passer. Elle était en train d'attendre la femme de sa vie, dans une robe de mariée, entourée de tous ses amis et de sa famille... Le bonheur qui la submergeait n'était pas contrôlable, elle n'en pouvait plus d'attendre Jane. Puis le moment arriva. Elle sentit son estomac se serrer lorsque la porte s'ouvrit. Son sourire s'étira encore plus lorsqu'elle vit apparaître sa moitié, escortée de son père. La robe de la brune était plus serrée et mettait en valeur ses magnifiques courbes. Maura ne remarqua même pas l'assemblée se lever. Toute son attention était concentrée sur la femme qui avançait vers elle. Sur son visage aussi, le bonheur se lisait. Elle était là ou elle devait, là où elle voulait être. Auprès de Maura. L'orgue jouait, pour accompagner la marche, cependant, Jane n'entendait qu'un bruit de fond. Son estomac faisait des bonds. Elle voulait arriver aux côtés de la scientifique le plus rapidement possible. Son vœu fut exaucé lorsqu'elle sentit le bras de son père s'écarter du sien. Elle l'embrassa et se place face à Maura. Elle se noya dans le regard amoureux de sa future femme pendant que le maire récitait son discours habituel. Ce ne fut que lorsqu'il fallut passer les bagues au doigt qu'elle sembla sortir de sa transe. Maura sortit une alliance et lui passa au doigt.

"Jane... On en a fait du chemin ensemble. Bien plus que je ne l'aurais espéré. Lorsqu'on s'est rencontré la toute première fois, je t'ai prise pour une prostituée. Je n'aurais jamais ou imaginer ce qui allait se passer entre nous. Notre amitié a été indestructible, puis l'amour est né. Je ne suis pas vraiment faite pour parler de mes sentiments, tu le sais mais... Je peux juste te dire qu'aujourd'hui, je t'aime. A jamais."

Une larme coula le long de la joue de la détective. Elle, si robuste, avait cédé face aux mots si magiques de sa compagne. C'était son tour. Elle prit dans sa main les doigts fins et chauds de la blonde et y passa le fin anneau.

"Maura. Je déteste les discours... Bon je vais faire net et précis. Tu es la personne la plus... Incroyable que je n'ai jamais rencontré et pourtant, j'en ai croisé des gens mais toi... Tu me fais rire avec toutes tes petites mimiques et ta façon de parler comme une encyclopédie. Tu es juste... Magnifique et puis, la vie avec toi, c'est l'aventure la plus belle que l'on puisse vivre. Je ne sais pas comment j'ai fait pour avoir la chance de tomber sur toi mais une chose est sûre, je ne suis pas prête de te lâcher. Je t'aime Maura Isles, plus que quiconque en ce monde."

Ce n'était pas une larme qui voulait sur la joue de la légiste, c'était un torrent de joie. Tout comme dans l'assemblée dont Jane sembla prendre conscience. Elle entendait les gens se moucher et les voyait essuyer leurs larmes.

"Par les pouvoirs qui me sont attribués, je vous déclare unies par les liens sacrés du mariage. Vous pouvez embrasser la mariée."

Elles ne perdirent pas un instant. Leurs lèvres se touchèrent avec amour et refusèrent de se lâcher pendant plusieurs secondes. Lorsqu'elles se séparèrent leurs doigts s'emmêlèrent pour sortir de la mairie. La chaleur de l'extérieur les saisit avec violence mais elles n'y firent pas attention. Sous une pluie de grain de riz et de pétales de fleurs, les deux femmes descendirent les marches et avancèrent vers la voiture qui les attendait. Jane jeta son bouquet qui tomba, non sans difficultés, dans les mains d'une cousine de Jane. Celle-ci lui fit un clin d'œil avant de se retourner vers sa femme et de s'engouffrer dans la voiture qui leur était réservée. C'était une limousine Mercedes classe S que Giovanni leur avait trouvé à prix d'or. Elle était magnifique. Lorsque la porte fut refermée et qu'elles se retrouvèrent enfin seule Jane souffla.

"C'est fou le monde qu'il y avait!

-Tous là pour voir à quel point tu es magnifique dans ta robe..."

Ses mots se perdirent dans un baiser passionné.

"Tu as vu ce que tu as réussi à me faire porter!

-Mais tu es magnifique Jane...

-Y'avait la moitié de la brigade!

-Justement, il est temps qu'ils voient à quel point tu t'évertues à cacher ton corps parfait!

-Tu exagères..."

Maura lui fit un clin d'œil et retourna l'embrasser. Le chauffeur remonta la vitre pour leur laisser plus d'intimité. Sur la route qui les menaient à la salle des fêtes elles burent une coupe de champagne, rirent et s'embrassèrent. Elles résistaient avec difficulté à passer directement à leur nuit de noce. Entre deux baisers elles murmuraient des mots doux, quelques paroles de jeunes mariées. Elles étaient bien ensemble, elles auraient voulu que la voiture continue de rouler, rouler sans jamais s'arrêter. Et pourtant le voyage prit fin. Quelques coups se firent entendre sur la vitre et elles comprirent qu'une longue journée et une soirée les sépareraient de la nuit tant attendue. Les invités les attendaient devant. Angela courut dans leur direction, perchée sur des talons hauts qui, assortis à sa robe, lui donnait une vingtaine d'années de moins. Sans même laisser le temps à sa fille de répliquer elle la prit dans ses bras. L'italienne ne protesta pas. Si ce jour était le plus beau de sa vie, il était certainement très important pour sa mère aussi.

"Je t'aime Ma'!

-Je t'aime aussi ma fille, je suis fière de toi!"

Elle sentit une goutte d'eau s'écraser contre son épaule.

"Ma'? Tu pleures?"

Sa mère se redressa et essuya ses larmes.

"Je suis contente pour toi ma chérie."

Elle prit également dans ses bras la légiste, qui, pour une fois, se laissa faire. Vint le tour de Constance, qui fit preuve d'une grande chaleur envers les deux femmes. Son comportement avait beaucoup changé. Elle avait appris petit à petit à faire confiance à Jane, elle avait compris que jamais elle ne blesserait sa fille. Leur relation s'était améliorée, au grand bonheur de Maura. La mère adoptive de la blonde donna sa bénédiction, bien que non nécessaire, ce qui fit sourire les deux femmes. Tous entrèrent en suivant les mariées, prêts à passer une longue journée.

Tout se passa dans la bonne humeur. Rythmée par les animations prévues et organisées, la journée battit son plein. Les rires étaient au rendez-vous, presque autant que l'amour et les baisers entre les deux femmes. Le repas passa, puis vint le dîner et la soirée. Jane et Maura dansèrent, jusqu'à ce qu'elles ne tiennent plus debout. Elles profitèrent de cette journée qui était la leur. Aujourd'hui, ni le crime ni le travail n'avait sa place. Petit à petit la salle se vida. Les invités vinrent saluer les deux mariées et se retirèrent fatigués et heureux de la cérémonie. Il était deux heure lorsque les derniers invités quittèrent la salle. Seuls restaient Angela, Sean, Frankie et Tommy.

"Aller vous coucher les filles.

-Non Angela, on ne peut pas. Il faut qu'on remette de l'ordre...

-Tu plaisante Maura? C'est ton mariage, hors de question que tu ranges! Jane raisonne la!"

La concernée se leva et prit sa femme dans ses bras.

"Allez viens bébé on rentre. On a plein de chose à faire là-bas aussi."

Elle déposa un baiser dans le creux du cou de la blonde qui rougit.

"Euh... Bon très bien. Je vous remercie de vous occuper de ça. Je viendrais terminer demain ne vous en faites pas!"

Jane la prit par la main et l'entraîna dans la voiture sous le regard amusé de la famille restante.

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Maura sentit une main lui caresser la joue avec tendresse. Un sourire se dessina sur son visage alors que ses yeux étaient encore clos. Elle se tourna pour faire face à la propriétaire de cette main et ouvrit lentement les yeux. Jane se tenait appuyée sur son coude, ses cheveux tombants en cascade sur ses épaules, son regard fixé sur la légiste.

"Bonjour madame Isles-Rizzoli."

Un sourire encore plus grand s'afficha sur le visage encore endormi de la blonde.

"Comment vas ma femme?

-Merveilleusement bien! J'ai très bien dormi!"

La légiste chercha des yeux un réveil.

"Il est quelle heure?

-Presque midi.

-Et tu m'as laissé dormir? Mais je devais aller aider ta mère à ranger!"

La détective sourit et embrassa sa femme.

"Maman est passé ce matin pour me dire de te laisser dormir.

-Ta mère est vraiment incroyable! Dis-moi, tu as enlevé tous les réveils?

-Je voulais être sûre que tu dormes bien. Après la nuit qu'on a passé..."

La brune lui fit un clin d'œil avant de l'embrasser. Un frisson parcourut le corps de la scientifique lorsqu'elle se remémora les ébats de la veille. Elle approfondit le baiser et passa ses bras autour du cou de l'italienne.

"Dites-moi détective, qu'est-ce que ça fait d'être marié?

-Beaucoup de bien..."

Elles repartirent dans un baiser lorsque quelqu'un frappa à la porte. Jane jura et alla ouvrir. Devant la porte se tenait un livreur tenant un bouquet de fleur. Stupéfaite, elle oublia sa tenue jusqu'à ce qu'elle surprenne le regard du livreur. Un petit jeune d'une vingtaine d'années qui détaillait sans gêne les courbes musclées de la détective. Elle baissa le regard et se souvint qu'elle n'avait sur elle qu'une chemine de nuit transparente et des sous-vêtements en dentelle de la même couleur. Elle se dépêcha de signer le reçu et retourna dans le lit avec Maura.

"Tu aurais pu le dire que j'étais à moitié nue avant que j'aille ouvrir!

-J'étais trop concentrée sur la vue pour y penser!

-Maur'!

-Tu es magnifique!"

Une fois de plus leurs lèvres se touchèrent.

"De qui viennent les fleurs?

-Sur la carte il y a marqué que ça vient du boulot...

-Incroyable! Pourtant la moitié du commissariat était là hier!

-Je ne savais pas qu'autant de gens étaient au courant du mariage...

-Tu rigoles? Ma mère en parle au premier venu!"

Maura éclata de rire.

"Elle est juste fière de toi...

-Non, elle est fière de nous."

La blonde sourit et embrassa Jane avant d'être coupé par les protestations de son estomac.

"J'en connais une qui a faim! Allez viens, j'ai préparé un Brunch!

-Mais tu es levée depuis quelle heure?

-Depuis deux heures, je ne savais pas quoi faire et je ne voulais pas te réveiller alors j'ai rangé un peu et cuisiné. Il y avait des vêtements partout!"

Maura sourit et repensa au désordre qu'elles avaient laissé la veille. Le mariage avait été consommé à de multiples reprises cette nuit-là.

"Qu'est-ce que tu préfères?"

La question sembla la tirer de ses songes.

"Comment?

-Tu repenses à hier soir?

-Oui, je ne me souviens pas avoir passé une nuit aussi mouvementée auparavant...

-Tu ne t'étais jamais mariée avant!

-C'est vrai, il semblerait que j'ai choisi la bonne personne pour un premier mariage!"

Elle passa lentement ses bras autour de la taille de la détective et colla sa tête dans le creux de son épaule. Elles restèrent ainsi pendant plusieurs secondes, profitant du soleil sur leur peau et de l'amour qui planait au-dessus d'elles. Jane avait les yeux clos, le visage enfoui dans la chevelure dorée de sa femme.

"Chérie...

-Hum?

-Le bacon...

-Quoi?

-Je crois qu'il est en train de brûler.

-Et merde!

-Langage Jane!"

Sous les rires de la légiste, elle éteignit le gaz et mît la viande dans une assiette qu'elle posa sur la table.

"Maur'! C'est pas drôle!"

La blonde s'installa à la table, le sourire encore pendu aux lèvres.

"Allez viens manger Jane!

-J'ai une faim de loup!

-Tu es incroyable!

-Pas autant que toi mon amour."

Le rouge monta aux joues Maura. Elles étaient mariées mais les compliments lui faisaient toujours autant d'effet.

"Tu sais qu'il faut qu'on prépare nos bagages... On part la semaine prochaine.

-Je sais! Et j'ai vraiment hâte d'y être, la France est un pays magnifique.

-Je ne parle pas un mot de français, je vais passer pour une vraie touriste!

-Techniquement nous serons de vraies touristes, que tu parles ou pas le français.

-Tu te souviens du nom de la ville où on va?

-Oui, on va à Royan.

-Ça a l'air minuscule...

-Ne t'en fait pas, il y a des tas de choses à visiter.

-Tant que je peux aller à la plage tout va bien!

-En tout cas, il nous reste une semaine de travail, j'espère qu'aucune affaire compliquée ne nous tombera dessus!

-Et moi donc... Je ne veux penser à rien d'autre qu'à ma femme et aux vacances une fois l'avion décollé!

-C'est la chose la plus sensée que tu aies dite aujourd'hui..."

La fin de son mot se perdit dans un baiser, qui s'approfondit avec passion, pour finir dans un cinquième round. La soirée de la veille était complétée.

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Finalement la semaine se passa tranquillement. Il n'y eu que quelques enquêtes sur des crimes passionnels. Grâce aux vacances que semblait prendre le crime, Jane et Maura purent partir le cœur léger. A l'aéroport, Angela faisait de grands signes de main aux deux femmes en leur souhaitant bon voyage.

"Ma', tu n'oublies pas de t'occuper de Bass et de Jo Friday!

-Mais oui, ne vous inquiétez pas! Amusez-vous bien! Et faites attention à vous!

-Salut Ma'! À dans deux semaines!"

Elles montèrent dans l'avion en faisant un dernier signe d'au revoir. Le voyage fut long, bien trop au goût de Jane qui ne supportait pas de rester assise sans rien faire. Elle admirait Maura, elle pouvait rester assise avec un livre pendant douze heures sans même éprouver la moindre impatience. La détective la regardait avec amour. Une mèche de cheveux s'échappait de son chignon. Elle était concentrée sur sa lecture, son visage changeait d'expression au fur et à mesure du récit. Cela fit sourire la brune qui déposa un baiser sur la tempe de sa femme.

"Tu es vraiment magnifique quand tu lis.

-Merci mon cœur."

Elles s'embrassèrent mais furent interrompues par l'hôtesse de l'air.

"Excusez-moi, désirez-vous un petit déjeuner?"

Les deux femmes rougirent en même temps ce qui amusa l'hôtesse.

"Euh, tu veux quelque chose Maura?

-Je veux bien s'il-vous-plaît avec un thé au jasmin. Et toi mon ange?

-La même chose, mais avec du café."

Pendant qu'elle les servait, la femme parla avec les jeunes mariées.

"Vous êtes ensemble depuis longtemps?

-On vient de se marier mais ça fait un an et demi.

-Vous êtes vraiment adorables. Toutes mes félicitations.

-Merci."

Maura prit la main de sa femme et sourit à son tour.

"Excusez-moi, je dois finir le service. Bonne fin de voyage.

-A vous aussi."

Elles se sentirent bêtes d'avoir rougies, de s'être senties surprise comme deux adolescentes s'embrassant dans les toilettes du lycée. Mais cela les amusa, elles se sentaient légères. Cette conversation, aussi courte soit-elle, sembla permettre à Jane de se calmer et de finir le trajet dans la calme et la bonne humeur. Elle posa sa tête contre l'épaule de Maura et ferma les yeux pour ne les rouvrir qu'à l'arrivée.

"Bien dormi?

-Plutôt oui. On est où?

-A l'aéroport Roissy Charles De Gaulle.

-Quoi? On est arrivé?

-Bienvenue en France mon amour."

Jane se leva et s'étira avant de sortir. Elle fut rapidement saisie par la douceur qui régnait dans le pays. Les êtes à Boston étaient terribles. La chaleur faisait fumer le bitume et transpirer les habitants. Rien de comparable avec Paris.

"Notre avion décolle dans une heure trente.

-Ça tombe bien, j'ai faim.

-Encore, mais tu as pris ton petit-déjeuner il y a cinq heures à peine!"

L'italienne fit semblant d'être gênée et prit la main de la blonde. Ensemble elles avancèrent vers le Duty Free. À peine entrée, Maura se précipita vers les boutiques de vêtements.

"Jane, regarde-moi ce sac. Il est magnifique.

-Maur'... Tu ne vas pas t'acheter des vêtements à l'aéroport quand même?

-Et pourquoi pas? J'ai un magnifique tailleur qui vient d'une des boutiques de l'aéroport de Londres.

-Je ne savais pas que tu étais allée à Londres...

-Parce que je n'en parle pas. Le congrès sur les neuropathies était un désastre. Seulement deux des neuf intervenants prévus sont venus.

-Je me demande bien pourquoi. Une bande de scientifique réunis dans une salle sombre à étudier différents cas de neuro-machinchose, ça donne envie!

-Neuropathie Jane. En neurosciences, une neuropathie ou neuropathie périphérique est un terme médical caractérisant, au sens large, l'ensemble des affections du système nerveux périphérique...

-D'accord docteur Google! Merci pour le cours de science mais là, on est en vacances."

Les lèvres de Maura s'étirèrent en sourire.

"Toutes les connaissances sont bonnes à prendre.

-Certes, mais pas aussi tôt! Allez viens, on va faire un tour dans les magasins."

Un immense sourire vint habiller le visage de la blonde.

"Oh oui! J'ai hâte de voir la dernière collection de Dior!

-Qui c'est qui agit comme une gamine maintenant?"

Maura se tourna vers sa compagne et croisa son regard. Elle l'embrassa avec tendresse.

"Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles..."

Elle lui fit un clin d'œil avant de s'engouffrer dans la première boutique.

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Quelques heures de voyages plus tard, les deux femmes étaient arrivées à leur hôtel. C'était un hôtel luxueux, placé près du centre-ville. En quelques minutes elles pouvaient se rendre à la plage et profiter du soleil. Ce fut d'ailleurs le programme de toute la première semaine. Même si elles allèrent visiter les villes alentours, la plage et la piscine restaient les endroits qu'elles fréquentaient le plus.

"Jane chérie, tu as pensé à prendre la crème solaire?

-Oui mon ange, je te l'ai déjà dit."

Maura se retourna et admira le sourire de sa femme.

"Excuse-moi, je ne voudrais pas qu'on attrape des coups de soleil.

-On va juste pique-niquer, ne t'en fait pas.

-Je sais, je veux juste que tout soit parfait...

-Mais tout est parfait, je suis avec toi."

Elle serra la scientifique dans ses bras.

"Tout va bien mon cœur."

Oui, tout allait bien. Et tout alla bien pendant le reste de la lune de miel. Le soleil était au rendez-vous, les quelques appels que leur avait passé Angela était pour leur dire que tout allait bien et elles avaient pu se reposer comme jamais encore elles ne l'avaient fait. Lorsque le dernier soir arriva, les deux femmes se sentirent tristes de quitter cet endroit. Ce n'était pas très grand, pas magnifique, le soleil n'y était pas aveuglant, mais elles y avaient passé deux semaines époustouflantes. Elles avaient réservé dans un restaurant pour leur dernier soir. La cuisine française aussi, risquait de leur manquer. Assise à une table sur la terrasse, Jane regardait le coucher de soleil se refléter dans les yeux de la blonde. Maura se fichait du soleil, elle ne voyait que la femme en face d'elle. L'air était chargé d'amour si bien que Jane ne remarqua pas tout de suite les signes de stress chez sa compagne. Ce ne fut que lorsqu'elle la vit sursauter à l'arrivée du serveur qu'elle comprit.

"Quelque chose ne va pas mon amour?

-Non, tout va très bien.

-Tu as l'air tendue...

-C'est juste que je voulais te dire quelque chose mais je ne savais pas comment.

-Essaye avec ta bouche, ça marche plutôt bien."

Maura prit un air exaspéré et continua.

"Tu sais, j'ai... J'ai beaucoup réfléchi, à toi, à moi, à nous... Au couple que nous formons.

-Tu commences à me faire peur là...

-Il n'y a vraiment pas de quoi.

-Dis-moi ce que tu as à me dire, s'il-te-plaît."

Avec son pouce, elle caressa le dessus de la main de Maura.

"Tu voulais des enfants Jane...

-Je t'ai déjà dit que si tu n'en voulais pas ce n'é-

-En veux-tu toujours?

-Oui, mais pas si toi tu n'en veux pas.

-Je veux un enfant Jane. C'est ridicule de me bloquer sur ce que je vois lorsque je suis dans la salle d'autopsie. Je crois que j'avais mal compris ce que je ressentais... J'ai besoin de montrer qu'il n'y a pas que de l'horreur dans ce monde. Envie de partager mon... Notre amour avec une troisième personne, un enfant."

Jane ne disait plus rien, perdu dans les yeux de Maura, elle semblait prendre conscience petit à petit des paroles de la blonde.

"Tu... Tu veux un... Enfant?"

Elle hocha la tête tranquillement. Un silence s'installa. Sans rompre le contact visuel, le visage de la brune se figea dans une totale impassibilité. Puis, en quelques secondes, un sourire comme jamais Maura n'avait vu s'étira sur le visage de l'italienne.

"Oh mon dieu Maura c'est magnifique! C'est incroyable! Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis?

-Loin de mon travail, je m'aperçois que le monde n'est pas si horrible que ça finalement. Nous exerçons des professions qui nous poussent vers le côté sombre de l'humanité. Je n'arrivais juste pas à le séparer de notre vie...

-Je suis vraiment très fière de toi, mais je veux être sûre que c'est ce que tu veux toi aussi.

-J'en suis sûre Jane, je veux un enfant, avec toi."

La détective se leva et embrassa sa femme avec tout l'amour dont elle était capable. Avec confiance, elles se plongèrent dans un bonheur infini dont aucune ne voulait sortir. Leur destin était tout tracé, bien qu'encore semé d'obstacles, il était certain que jamais, au grand jamais, elles ne cesseraient de s'aimer...