Sebas-chan : Ah ! J'en étais sûre ! (que tu étais fan de Black Bulter s'entend)… Je n'ai jamais eu l'intention de lui faire prendre la place d'un des membres des Bats, elle n'est pas là pour ça. Et puis, de mon point de vue de fan de ES21 ce serait vraiment une mauvaise idée... Il y a certaines fics qui se portent sur ce principe qui sont très bonnes, mais je n'avais pas envie de faire ça... (c'est un peu hors sujet, non?)... Merci beaucoup en tout cas ! Tes reviews me font toujours autant plaisir !

Miiaa : Toutes mes fics comme dans TOUTES mes fics ?! Mais t'es une grande malade toi ! (j'aime ça) Je suis contente que ce que j'écris te plaise, sincèrement. Et ne t'inquiète pas pour cette fic (et pour tout mes fics d'une manière général), je la terminerai même si c'est la dernière chose que je dois faire !

OxOxHHxOxO

Elle avait entendu un cri, son prénom pour être exact et par instinct, elle s'était tournée vers la voix.

Elle avait eu une seconde d'inattention.

Et cette seule et unique seconde allait lui coûter cher.

Cette seconde allait lui changer la vie.

Une grosse brute de l'équipe adverse traversa sa ligne et la plaqua.

Elle tomba lourdement sur le sol, le souffle coupé.

Elle se reprit rapidement et chercha à se relever, c'est là que la douleur s'empara d'elle.

On lui enleva doucement son casque et elle entendit demander :

- Gamine ? Ça va ?

Elle reconnu la voix de son entraîneur mais elle fut incapable de répondre, à vrai dire elle n'arrivait plus à ouvrir la bouche et peinait à garder les yeux ouverts pour voir le carré de ciel encadré par les têtes casquées de ses coéquipiers et de ses adversaires.

- HANA !

Elle reconnu la voix et la tête blonde de Yôichi qui vint se joindre à son cadre. Il se mit à genoux à côté d'elle et la regarda, terrifié.

C'est ce moment là qu'elle choisit pour se mettre à tousser de manière incontrôlable, et là, elle se rendit compte que quelque chose n'allait décidément pas.

Elle crachait du sang.

- Merde !

- Tu lui as pété un truc gros tas !

- Mais c'est mon boulot de la plaquer !

- Faut l'emmener à l'hôpital !

- Ouais, t'as raison.

Elle les vit se pencher sur elle pour la soulever, elle se crispait déjà quand elle entendit à nouveau la voix devenue rauque de Yôichi, il avait reprit son sang froid :

- Faut d'abord lui enlever cet équipement.

- Quoi ?! firent plusieurs voix.

- On est pas censés être ici bande de gros cons !

Il avait retrouvé son sang-froid, mais pas ses tics de langage.

- On va tous avoir de gros ennuis si on découvre qu'elle vient d'ici. Alors, faut la changer.

Il prit un couteau à la ceinture d'un des soldats et commença à découper le maillot de la brunette.

- T'inquiètes pas Hana, tout ira bien, dit-il, la voix tremblante.

Tout devenait noir.

Elle s'était évanouie.

OxOxHHxOxO

Haïhana était dans son appartement, le regard rougit par le manque de sommeil, des cernes abîmaient les quelques traits de son visage qu'on aurait pu trouver beaux, une grande tasse de café noir vacillait dans sa main tremblante, elle s'était appuyée contre un mur pour s'assurer de sa stabilité, la chaîne qui servait de ceinture à son short en jean caressait l'une de ses jambes nues, son T-shirt trop large -elle portait presque toujours des vêtements trop larges- pendait misérablement sur ses épaules.

Voilà cinq jours qu'elle n'avait pas dormi.

Depuis le dernier match des Devil Bats en fait.

La brunette n'arrivait plus a dormir, assaillie par des souvenirs qui prenaient la forme de cauchemars.

- I hatemylife.*

Ces derniers temps, elle parlait plus facilement l'anglais que le japonais, comme si ça avait le pouvoir de l'éloigner de ses problèmes de sommeil.

Elle allait boire une gorgée de café lorsqu'on frappa à sa porte. Elle posa la tasse et alla ouvrir.

- Musashi ? fit-elle, plus qu'étonnée.

- Je suis venu prendre de tes nouvelles.

Ça faisait trois jours qu'elle n'avait pas mit les pieds au lycée, histoire d'alarmer personne, c'était rappé.

- C'est Yôichi qui t'envoie ? demanda Haïhana, méfiante.

- Non, je viens de mon propre chef.

Il se gratta l'oreille avant de reprendre :

- Je peux entrer ou tu préfères qu'on reste sur le palier de ta porte ?

Elle gronda légèrement en s'effaçant pour le laisser passer. Musashi s'avança dans l'appartement en regardant autour de lui.

C'était un appartement pré-meublé tout à fait classique, plutôt grand, certes, mais sans Haïhana et l'odeur de café fort, il n'aurait jamais pu imaginer que ce lieu lui appartenait.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda la brunette en claquant la porte.

- Je te l'ai déjà dit, prendre de tes nouvelles.

- Je vais bien, merci d'être passé.

- Bien sûr, tu vas tellement bien que tu ne vas plus au lycée et que tu as l'air de ne pas avoir dormi depuis deux jours.

- Cinq, rectifia machinalement Haïhana en s'emparant à nouveau de sa tasse à café.

- Cinq ? répéta Musashi.

- Je n'ai pas dormi depuis cinq jours, explicita-t-elle avant de boire une gorgée de caféine liquide.

- Et après tu oses dire que tout va bien ?

Elle haussa les épaules.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda l'adolescent aux allures de vieil homme.

Musashi était l'une des rares personnes de ce bas-monde -voir la seule personne- à pouvoir se permettre d'insister auprès d'Haïhana et d'Hiruma.

Il était également la seule personne de leur entourage à avoir le courage de les affronter.

Et il était l'un des rares êtres au monde à connaître leur secret -qu'il avait deviné de lui même par ailleurs-.

- Insomnie, marmonna la brunette en s'appuyant contre le mur qu'elle avait quitté un peu plus tôt.

- Assis toi, ordonna t-il doucement en s'installant dans le canapé.

Elle obéit sans rien dire.

- Alors, pourquoi tu n'arrives pas à dormir ?

- Sais pas, répondit-elle.

- N'essaies pas de me mentir, Haïhana.

C'était aussi l'une des rares personnes à arriver à débrouiller le vrai du faux dans les paroles des deux démons. Avantage qui ne servait pas à grand chose quand les démons en question avaient l'intention d'utiliser la force.

Pour résumer : Musashi était un spécialiste du comportement démoniaque en milieu scolaire.

- Je... commença la brunette.

- Ça a un rapport avec notre dernier match ? demanda l'ouvrier du bâtiment en voyant qu'elle ne reprenait pas la parole.

Après un moment d'hésitation, elle hocha la tête positivement.

Le Kicker des Deimon Devil Bats ne pu s'empêcher de sourire en constatant que, malgré tout les points communs qu'il y avait entre elle et Hiruma, Haïhana restait nettement plus facile à approcher que lui.

A moins que ce soit seulement dû à la fatigue.

- Alors ? l'encouragea t-il.

- Quand... Quand j'ai vu Yôichi se faire plaquer... ça m'a fait... ça m'a fait un choc.

- Pourquoi ?

- Je... je me suis souvenue de mon seul et unique plaquage... celui qui a tout déclenché.

- De quoi tu parles ? demanda Musashi en sourcillant.

- Tu... Yôichi ne t'a rien dit ?

- A quel sujet ?

- La raison de mon départ.

- Non, il n'a rien dit. Mais tu le connais, quand il a décidé de ne pas dire quelque chose...

Elle sourit un peu.

- La raison de mon départ pour les USA, c'est ce seul et unique plaquage.

- Qu'est-ce qu'il a de si unique ? demanda le Kicker.

- Il m'a envoyé à l'hôpital et faillit me tuer.

Musashi eu un moment de flottement avant de demander :

- C'était sur la base américaine ?

- Ouais... Yôichi était venu voir mon match en secret et, pour une raison que j'ignore, il a crié mon nom. Ça m'a déconcentré et je n'ai pas pu éviter le défenseur ennemi et...

Elle s'interrompit puis baissa la tête avant de reprendre :

- Mes protections étaient trop grandes, alors elles ne m'ont presque pas protégé. Je me suis fait écraser, littéralement. Deux côtés pétées et trois fracturées. L'une de mes côtes pétées a été endommager mon poumon droit, ils me l'ont enlevée -la côte, pas le poumon-.

Elle souleva son T-shirt pour montrer au Kicker la longue cicatrice qui serpentait entre ses côtes, juste sous la base des son soutien-gorge.

- Quand je suis sortie de l'hôpital, je suis allée directement à la base américaine pour reprendre mon entraînement et balancer quelques balles -juste histoire de ne pas m'engourdir-, et là j'ai trouvé un Yôichi furax.

Elle soupira.

- Il refusait que je rejoue, sous prétexte que c'était trop dangereux et que c'était son devoir de me protéger.

- Il n'a pas totalement tort, intervint Musashi. Il devait aussi se sentir coupable.

Elle leva les yeux au ciel avant de reprendre, comme si de rien n'était :

- Comme je ne voulais pas arrêter de jouer, je suis partie pour le pays du football américain. Là-bas, je me suis essayée à d'autres sports qui pouvaient apporter quelque chose à mon jeu. J'ai été servie : j'ai gagné de l'équilibre, de la souplesse, de la force, des réflexes, de l'agilité, de la dextérité, de la résistance, de l'endurance...

Haïhana bu une gorgé de café -froid- avant de continuer :

- Je voulais revenir au pays avec le record -mondial parait-il- de m'être fait plaquer qu'une seule et unique fois. Je voulais montrer ce dont j'étais capable à Yôichi... mais... il refuse de me revoir sur un terrain.

- Il est juste très protecteur envers toi.

- Ouais, je sais.

La brunette finit son café d'une traite et posa lourdement la tasse sur la table basse.

- Quand je l'ai vu se faire plaquer, je me suis souvenue de mon tacle, de toute cette douleur et de toute cette rancœur que j'ai eu vis-à-vis de Yôichi. Et c'est ça qui m'empêche de dormir.

- Ça peut se comprendre, concéda Musashi.

Elle se laissa aller dans son fauteuil avant de demander :

- Toi qui le connais bien, tu peux me dire pourquoi Yôichi se permet des choses qu'il m'interdit ?

- Je le connais certainement moins bien que toi, Haïhana. Et les mystères de son cerveau sont impénétrables. Je pense seulement qu'il a dit qu'il ne voulait plus que tu joues sous le coup de la colère, mais en voyant ta réaction il s'est probablement dit que c'était trop tard pour faire demi tour.

- Peut-être, marmonna t-elle.

L'ex Quater Back des Weasels de New York était concentrée sur ses propres pensées lorsque Musashi intervint :

- Tu devrais t'impliquer un peu plus dans la vie de l'équipe.

- Pourquoi je ferrais ça ? demanda t-elle en fronçant les sourcils.

- Ça t'aiderait.

- Tu as vu l'état dans lequel je me mets simplement en vous voyant à la télévision ? Si j'assistais à ça en live, ça serait encore pire.

- Non, je ne pense pas.

- Et qu'est-ce qui te fait dire ça, ô grand maître de la psychologie ?

- Tu verrais que les tacles d'Hiruma ne lui font presque rien.

- Ce qui augmenterait ma rancœur, commenta Haïhana.

- Et puis, continua l'ouvrier du bâtiment comme si de rien n'était, je suis sûr qu'il a un plan et que tu fais partie de ce plan.

- Je suis revenue depuis seulement deux semaines et tu voudrais me faire croire qu'il a déjà mit au point un scénario où j'ai mon rôle à jouer ?

- J'en suis certain, affirma t-il.

- Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- On finit tous par lui servir d'une manière ou d'une autre, même toi.

- Surtout moi tu veux dire ? Il s'est toujours servi de moi, Musashi, depuis qu'on est tout petits. J'ai toujours fait partie de ses plans, que je le veuille ou non d'ailleurs, marmonna t-elle.

- Alors tu es la mieux placée pour comprendre ce que j'essaie de te dire.

Elle ramena ses jambes contre elle avant de répondre :

- Je n'ai peut-être plus envie de faire partie de ses plans.

- Oh que si ! s'exclama le Kicker. T'en crèves d'envie, surtout si ça peut te faire jouer avec nous.

Ce drôle d'adolescent au visage de vieil homme était comme la petite voix qu'on a dans la tête, ce que certains appellent la conscience, il finissait toujours par dire ce qu'on a sur le cœur.

- Tu sais Musashi, malgré toute tes hypothèses, je doute qu'il veuille me faire retourner sur le terrain.

- Il m'a dit qu'il avait vu une de tes vidéos de match, dit-il.

- Et alors ?

- Il a dit que tes compétences pourraient être utile à l'équipe dans certains cas.

- Et alors ? répéta Haïhana.

- Il t'a mise sur la liste de l'effectif, il la planque soigneusement pour que personne ne la trouve, mais tu y es bel et bien.

Haïhana irradiait tellement de bonheur qu'elle eu du mal à contenir une exclamation de joie. Le Kicker sourit avant de se lever pour prendre congé.

- Notre prochain match se sera contre les Shinryûji Naga, t'y sera ?

Elle eu du mal a retenir le « oh que oui ! » qui lui brûlait les lèvres, à la place elle demanda ceci :

- Agon y sera ?

- Vu la haine qu'il nourrit vis-à-vis d'Hiruma, tu peux être sûr qu'il y sera.

- Parfait, dit-elle en se laissant aller dans son fauteuil. Ça fait longtemps que je n'ai pas parlé à ce fumier.

Musashi sourit à nouveau avant de quitter la pièce.

- Ta nouvelle coupe de cheveux est hideuse ! s'exclama Haïhana en guise d'au revoir. Ça va très bien avec le reste du personnage !*

OxOxHHxOxO

*I hate my life : Je hais ma vie

*Contrairement au apparence, j'adore Musashi, alors j'ai dû faire preuve de beaucoup de mauvaise foi pour écrire cette phrase. Par contre, je trouve que sa nouvelle coiffure est réellement hideuse.

[Nelio: Moi elle m'a juste fait exploser de rire. On devrait faire un vote... donnez votre avis si vous laissez une review XD]

OxOxHHxOxO

Répondre au Gest c'est quelque chose que je ne fais pas pour mes autres fics...

Mais je pense que je vais commencer à le faire,

Parce que je suis sûre que ça vous fait plaisir !

(et puis, ça m'amuse beaucoup)

Sinon ?

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Pour le prochain chapitre Haïhana sera... absente !

(même si elle reste omniprésente)

Sur ce... moi je vais me mater un film...

(un Miyazaki pour changer)

Bye~

Signé : Lulu Murdoc, folle autodidacte.

PS1 : La suite sera mise en ligne dans environ deux semaines (j'ai pas beaucoup de temps à moi en ce moment) mais que cette promesse ne vous empêche pas de laisser des reviews !

PS2 : Nelio, je sais que ça t'amuses de laisser des petits « post-it » sur mes chapitres, mais... CONTINUE, parce que ça m'amuse aussi beaucoup ! (t'as eu peur, hein?)

[Nelio: mouahaha, je peux taper l'incruste en toute impunité! Génial! Mais bon, vu le boulot que c'est de corriger tout ça, ben c'est un juste retour des choses, mwéhéhé... ah merde, la review, fuck'j'la fasse avant d'oublier]