La petite brune avait 15ans.
Sur un terrain, elle maîtrisait tout.
Mais sur l'asphalte contre cinq ou six gaillards, c'était autre chose.
Déjà, les coups venaient de tout côté et elle n'avait pas de ligne pour se préparer à l'affrontement.
Un coup à l'oreille, un autre à la hanche, jambes, bras, œil, nez...
Tout son corps y passerait si elle ne c'était pas laissé tombé pour pouvoir protéger son thorax affaiblie par un autre combat.
Roulée en boule sur le sol, elle attendait vainement que ça s'arrête, que quelqu'un lui vienne en aide...
- Je vois que tu t'es encore mise dans des emmerdes plus grosses que toi, Hana ! lança une voix.
Les coups cessèrent.
Haïhana sourit.
Une jeune femme tout de cuir vêtu venait de faire son apparition, elle était grande, belle et sa tenue enjolivait ses formes chaleureuses. Elle avait les cheveux courts, bleus turquoises, hérissé autour de sa tête dans un chaos artificielle. Elle avait 19ans.
- Qu'est-ce que tu fous là, Lyly ?! s'exclama l'un des assaillants.
- Je te retourne la question, James, répondit-elle calmement.
- On essai juste de faire comprendre à cet Alien* qu'il n'a rien à faire sur un terrain ! déclara un autre.
- Hana a plus sa place sur le terrain que n'importe lequel d'entre vous, répliqua froidement Lyly. Dégagez avant que je m'y mette sérieusement !
Ils éclatèrent de rire.
- Je suis contente de vous voir réagir comme ça les gars ! Depuis le temps que je rêve de vous mettre une bonne raclé...
Elle bondit vers eux et mit un grand coup de talon dans l'estomac de l'un des agresseurs.
- Manqué ! Je voulais viser plus bas !
Lyly fit comprendre à l'un des hommes que ce n'était pas galant d'attaquer par derrière d'un autre coup de pied.
- Ça doit faire mal ça, commenta t-elle.
Deux coups de pieds et trois coups de poing plus tard, les cinq hommes firent la connaissance de leur nouvel ami : le goudron.
La jeune femme soupira avant de se pencher pour asseoir Haïhana.
- Si l'entraîneur savait qu'ils s'amusent à passer à tabac sa nouvelle protégé, il les tuerait.
La brunette essuya machinalement le sang qu'elle avait sur le visage du revers de la manche avant de répondre :
- Ils sont juste jaloux.
Haïhana essaya de se relever, mais elle retomba brutalement sur les fesses : ses jambes meurtrie ne soutenait pas son poids. Lyly leva les yeux au ciel avant de soulever la japonaise pour la prendre sur son dos.
Et c'est ainsi qu'elle l'a ramena chez elle tout en discutant.
- Ça fait même pas un mois que tu es aux USA et tu t'es déjà fait plus d'ennemi que j'ai eu de petits amis.
- Ce qui n'est pas peut dire, remarqua Haïhana.
- C'est ça, fous toi de ma gueule.
- J'oserais pas ! s'exclama malicieusement la brunette.
Lyly remonta un peu la japonaise dans son dos -la faisant ainsi grimacer-.
- Je ne serait pas toujours là pour te sauver la mise.
- I know.
- … Tu crois pas qu'il serait temps que tu apprennes à te défendre ?
- Et comment veux-tu que je fasse ? Je n'ai pas grandis dans les quartiers chauds de New York, moi, je n'ai jamais eu besoin de me défendre !
- Ce doit être parce que le Japon est un pays civilisé, mais ici c'est la loi du plus fort, surtout avec ce sport et le poste que tu as choisi.
- Hum...
- Essai la capoeira, proposa Lyly, un peu déstabilisée par le manque de réaction de sa camarade.
- Et pourquoi pas la Savate*, comme toi ? demanda la Quater Back.
- On est pas foutu pareille, Hana...
- Merci, je m'en était rendu compte, marmonna cette dernière.
L'américaine était belle, élégante, grande, forte et qui plus est intelligente. La petite japonaise savait très bien qu'elles ne jouaient pas dans la même catégorie, mais cela ne voulait pas dire qu'elle voulait se l'entendre dire.
- C'est pas ce que je sous entendait ! Ne te vexe pas pour un rien comme ça !
- Je ne me vexe pas !
- … Comme je suis plus grande que toi, reprit Lyly, j'ai une plus grande allonge, ainsi ce sport me convient plutôt bien. Toi qui est plus petite -et plus faible sans vouloir te vexer à nouveau-.
- Je ne me vexe pas ! répéta la petite brune.
- Mais bien sûr !
Elle n'était pas vraiment jalouse, ni complexée, c'est juste qu'elle n'aimait pas que les autres ai des capacités qu'elle ne pouvait pas avoir.
C'était comme avec Yôichi, elle n'aimait pas ne pas pouvoir se battre avec les mêmes armes que lui.
Lyly soupira avant de continuer sur sa lancé initiale :
- Tu devrais plutôt t'essayer a un sport qui fait primer l'esquive, l'équilibre et l'effet de surprise.
- Dans ce cas je préférerais un sport bien de chez moi, comme l'aïkido.
- Rien ne t'empêche de faire les deux.
Elle réfléchit un instant avant d'ajouter :
- Ça pourrait être utile au foot US, d'ailleurs.
- … Ouais, t'as peut-être raison, après tout ça me coûte rien d'essayer.
OxOxHirumaxOxO
- Haïhana, tu ne vas quand même pas ENCORE sécher les cours ?
Musashi avait une oreille fixé à son téléphone portable, il essayait -en vain- de convaincre la brunette de se rendre au lycée.
- Vous renoncez à ce suicide collectif, alors ? répliqua t-elle.
- Comme si j'avais le pouvoir d'en décider.
- Tu as vraiment envie de te faire massacrer par ce Gao ?
- Bien sûr que non.
- Alors essai de faire entendre raison à Yôichi !
- Tu sais bien que c'est impossible, remarqua Gen avec un demi-sourire.
- Alors je reste chez moi ! s'exclama t-elle avant de raccrocher.
L'ouvrier posa son téléphone sur la table du local et jeta un regard à son capitaine qui pianotait distraitement sur le clavier de son ordinateur.
- Alors ? demanda t-il sans lever les yeux de son écran.
- Négatif, répondit le Kicker en se grattant l'oreille. C'est habituelle cet absentéisme ?
- Plus ou moins, marmonna le Quater Back.
- C'est a dire ?
- Les études ne l'intéresse pas, elle veut juste devenir pro, le reste n'est qu'une perte de temps à ses yeux, explicita le blondinet. Elle va en cour de manière plus qu'irrégulière, elle veille seulement à y aller assez pour ne pas se faire renvoyer.
Il soupira avant d'enchaîner :
- De toute évidence, c'est une habitude qu'elle a prit au États-Unis. J'ai pu accéder à son dossier scolaire via internet, et si on en crois les médecins elle aurait eu huit grippes, trois varicelles, deux rubéoles, douze angines, une mononucléose, quatre pneumonies, sept conjonctivites et trente neuf crises d'allergie -ce qui est peut-être vrai vu l'attention qu'elle porte à cette « fragilité »- depuis son arrivé là-bas.
- Je vois...
- La connaissant, enchaîna Hiruma, elle se servait de tout ce temps libre pour s'entraîner ou pour assister à des matchs.
Le Kicker observa la valse incroyable des doigts du blondinet -et songea qu'il ferait un excellent pianiste- avant de demander :
- Tu ne crois pas qu'il serait temps de l'engueuler, un bon coup ?
- A quel sujet ? fit le démon blond en levant enfin le nez de son clavier.
- Toute ses absences...
- Je ne vois pas pourquoi je ferais ça, après tout, son niveau reste au dessus de la moyenne et elle ne fait pas encore parti de l'équipe.
- Pas officiellement, objecta l'ouvrier.
- Tu crois sérieusement que le proviseur envisagerait de virer l'un des Devil Bats ou de nous interdire de terrain ? Même si l'un de nous faisait brûler la moitié du lycée il n'y aurait pas de risque.
- Certes...
- On sait ce qu'on fait fuckin' vieillard.
- Non, justement, c'est ça qui m'inquiète.
- Quoi ?!
- Haïhana n'a aucune discipline ! A ton avis, qu'est-ce qu'il se passera lorsqu'elle aura intégré l'équipe ? Lorsque tout le monde connaîtra la vérité ? Tu crois qu'elle aura un comportement normal juste parce que votre lien sera définitivement éclaircie ?
- Je ne le crois pas fuckin' vieillard, je le sais.
- Et je peux savoir ce qui te fais dire ça ?
- Je l'a connaît depuis 17ans, tu penses encore que je peux me tromper à son sujet ?
- Ce n'est pas comme si ça n'était jamais arrivé.
- Tch...
Ouais, ça lui était déjà arrivé, et il le regrettait pas besoin d'en rajouter.
- De toute façon, comme je te l'ai déjà dis, reprit le Quater Back, elle veut seulement devenir pro, et si elle fait officiellement partie d'une équipe, elle se consacrera totalement à cette dernière.
- Tu en es certain ?
- Certain, fit le blondinet en fermant son ordinateur.
OxOxHHxOxO
- Jûmonji, si on fait ça il va nous tuer...
- Nous torturer...
- Nous éviscérer...
- Tu nous envoie à la guillotine, Jûmonji.
- Râââh, vous êtes qu'une bande de couilles molles.
- Si vous ne voulez pas nous aider, on se débrouillera tout seuls.
- Alors c'est ce que vous allez faire, pas question de se faire massacrer pour vos conneries.
- Je pensais pas que t'étais aussi con, Jûmonji.
Kuroki et Toganô sortirent de la petite ruelle sombre laissant Jûmonji et Habashira seuls.
OxOxHirumaxOxO
Malgré tout ce qu'il avait dit à son Kicker, Hiruma était inquiet.
Et si son plan ne fonctionnait pas ?
Et si Haïhana refusait de coopérer ?
Il secoua la tête et se reconcentra à nouveau sur son ordinateur.
Il ne devait pas commencé a être pessimiste, sinon, il était foutu.
OxOxHHxOxO
Haïhana se promenait au hasard des rues en attendant que les Poseidon est commencé leur entraînement pour les y rejoindre. Tout en marchant, elle marmonnait un mélange de japonnais et d'anglais où revenait souvent les thermes « suicidaire », « égocentrique », « masochiste », « massacre » et « crétin de blond ».
- Qui m'a fichu un con pareille ! s'exclama t-elle brusquement.
Plusieurs piétons se retournèrent vers elle, l'air indignés, mais la brunette n'y fit pas attention.
- Il va se faire massacrer, marmonna la Quater Back, pessimiste à l'extrême. Il ne pourra plus remettre les pieds sur un terrain avant plusieurs mois... s'il peut encore marcher...
Ses pas l'emmenèrent jusqu'à un quartier isolé et silencieux.
- C'est toi Haïhana Hasaki ?! interrogea une voix dure.
- Qu'est-ce que tu me veux ! répliqua l'intéressée en se retournant.
Son cœur rata un battement.
Occupée par ses sombres prémonitions, elle n'avait pas remarqué la dizaine de footballeurs en uniforme monochrome qui avait commencé l'entourer avant de refermer le piège autour d'elle.
Elle déglutit avant de lancer :
- Si c'est pour me demander de rejoindre votre équipe, je vous préviens tout de suite, je prend très cher.
- Ça oui, tu vas prendre cher... railla l'un d'eux.
Haïhana fronça les sourcils tout en analysant la situation qui était pourtant clair :
Elle n'avait aucune chance.
Ses jambes tremblotantes et la sueur qui coulait dans on dos lui garantissaient la justesse de cette conclusion.
Mais la brunette ne se laisserait jamais faire sans combattre.
« La meilleurs des défenses c'est l'attaque »
Sans laisser le temps à ses agresseurs de prendre l'initiative, elle plaqua ses deux mains sur le sol et, dans son élan, lança ses jambes en l'air, elle fit ensuite pivoter ses hanches pour pouvoir frapper l'estomac de l'un des hommes.
Une fois sa première cible à terre, elle se remit prestement sur ses deux jambes et défit la chaîne qu'elle avait toujours à la ceinture pour la faire claquer sur le bras nu d'un deuxième joueur en armure qui glapit en se tenant le bras.
Sans plus s'occuper de lui, elle évita un coup de pied en se laissant souplement tomber par terre, avant d'utiliser une nouvelle fois sa chaîne qui alla s'enrouler autour de la jambe de son agresseur, puis, elle tira d'un coup sec pour que ce dernier se retrouve sur le dos.
L'ancienne Quater Back des Weasels profita de son élan pour se relever, attrapa ensuite un autre attaquant qui ce précipitait sur elle par le bras et profita de sa surprise pour le faire rouler sur son épaule comme lui avait apprit son professeur d'aïkido pour qu'il se retrouve sur le sol.
La brunette se préparait à utiliser un nouveau pas de capoeira quand quelqu'un lui bloqua les bras dans le dos, en désespoir de cause, elle mit un coup de tête assaillant oubliant que ce dernier portait un casque qui le protégeait d'attaque de ce genre.
En partie assommée, Haïhana encaissa sans un son le coup de poing qu'on venait de lui porter à l'œil droit.
En sentant un liquide chaud lui couler sur le visage, elle lâcha railleusement :
- Dépêchez vous les gars, j'ai entraînement...
Quitte à s'en prendre plein la gueule, autant que se soit vite fait.
La sportive se crispa en voyant l'un des hommes préparer un nouveau coup, elle ferma les yeux et attendit le choc...
Choc qui ne vint pas.
- Vous êtes vraiment des pauvres types, s'en prendre à dix contre une...
Haïhana ouvrit les yeux pour voir un jeune homme, à peu près de la taille de Sena, monté sur deux longues jambes, les cheveux blancs, légèrement bouclés, un téléphone portable à la main.
Riku Kaitani.
- Je suis certain que l'origine de votre conflit intéressera de près la police, fit ce dernier en pianotant sur le clavier de son téléphone.
La brunette fut relâché et tomba à genoux alors que les footballeurs s'enfuyaient sans demander leurs restes.
- Bande de lâches, lâcha Riku en rempochant son portable.
Il releva Haïhana avant de demander :
- On peut savoir ce que tu as fais pour les mettre en rogne ?
- J'imagine que ça à avoir de près ou de loin avec Yôichi, répondit-elle en époussetant machinalement ses vêtements.
- « Yôichi »... répéta t-il lentement. Hiruma tu veux dire ?
L'ancienne Quater Back des Weasels opina du chef.
- En tout cas tu t'es bien battu, déclara Riku en lui tendant un mouchoir.
- Parce que tu as vu l'échange ? demanda Haïhana en essuyant le sang qu'elle avait sur le visage.
- J'ai remarqué quelques uns de ses imbéciles en armure, expliqua t-il. Comme je les trouvait étrange, j'ai décidé de les suivre, j'ai bien fait de toute évidence, mais j'ai quand même préféré attendre d'être sûr que tu avais besoin d'aide.
- Trop aimable, grommela la brunette.
Elle fit quelque pas mal assurés avant qu'il ne l'arrête :
- Je vais te raccompagné chez toi...
En percevant son regard à la fois meurtrier et interrogatif il continua :
- … ou en tout cas à un endroit où on s'occupera de toi.
- Et je peux savoir pourquoi tu te donne autant de mal ? interrogea la sportive.
- Je me sens un peu responsable de toi maintenant, déclara t-il.
Haïhana aurait froncé les sourcils si la douleur à de son arcade droite ne l'en avait pas empêché.
Haïhana l'aurait envoyé promener si des maux de tête n'avait pas commencé à se faire ressentir.
Mais les choses étant se qu'elles étaient :
- Merci, dit-elle simplement.
Le joueur de foot US lui sourit avant de se présenter :
- Riku Kaitani.
- Je sais, fit-elle. Je t'ai déjà vu sur le terrain... t'es plutôt un bon joueur.
- Merci.
- Moi c'est Haïhana Hasaki, finit-elle par dire en exécutant une petite révérence ironique.
Le jeune homme aux cheveux blanc la fit monter sur son scooter avant de lui demander :
- Où tu veux aller ?
La brunette réfléchit quelque instant avant de lui donner une adresse.
Juste pour être sûr.
OxOxHHxOxO
Ils étaient devant une grande maison appartenant probablement à une famille de classe moyenne.
- C'est chez toi ? demanda Riku, dubitatif.
- Non, mais c'est peut-être la maison de l'un de mes agresseurs, répondit la brunette en mettant pied à terre.
- Alors je viens avec toi, décida t-il en retirant son casque.
- C'est pas la peine, déclara Haïhana. Je ne risque plus rien.
Elle sourit avant d'ajouter :
- Je verrais tout de suite si j'ai vu juste, et à ce moment là il n'osera pas me faire de mal en sachant que je sais qu'il y est. Et puis, en un contre un j'ai toute mes chances, surtout contre ce genre de type.
- Bon... je crois que je n'ai pas vraiment le choix, soupira le jeune homme. Tu as l'air de savoir ce que tu fais.
Il remit son casque avant d'ajouter :
- Mais évite de te balader toute seule dans les coin isolés, je ne serais pas toujours là pour t'aider.
- I know.
Ils échangèrent un signe de tête puis Riku démarra son scooter et s'éloigna.
La brunette s'avança jusqu'à la porte et contempla son œil droit dans le reflet de la vitre.
Son arcade avait explosé sous la violence du coup. Heureusement pour elle, elle cicatrisait vite, dans deux jours il ne resterait plus rien... ou en tout cas plus rien qui ne puisse être caché sous un peu de maquillage.
- Je suis pas passé loin du coquard, constata t-elle en tâtant sa blessure.
Elle ramena une mèche de cheveux sur son visage -autant ne pas se faire remarquer- avant de sonner à la porte.
Un homme vint lui ouvrir, il avait l'air d'être un cadre moyen, même si elle savait qu'en réalité il était juge -on ne grandit pas avec Yôichi Hiruma sans en garder des traces-. Il avait les cheveux blonds, des lunettes à monture noir et une cicatrice sur le front semblable à celle que son fils avait sur la joue.
- Je suis Haïhana Hasaki, une camarade de votre fils, Kazuki Jûmonji. J'ai été chargé par notre professeur principal de collecter quelques données auprès des élèves de notre classe, inventa t-elle rapidement.
- Mon fils n'est pas encore rentré, répondit-il en tirant sur le nœud de sa cravate.
- Je m'y attendais, fit Haïhana. Je peux l'attendre chez vous ?
L'homme l'a détailla rapidement, cherchant à savoir ce qu'un petit bout de jeune fille polie comme elle pouvait bien vouloir exactement à son délinquant de fils.
Il fini par s'effacer pour la laisser entrer puis il l'a conduisit jusqu'au salon où elle prit place dignement, faisant preuve de bonne manière.
- Merci, monsieur Jûmonji, fit-elle avec un sourire.
Il inclina légèrement la tête avant de sortir de la pièce.
Haïhana se laissa aller dans le canapé et posa une nouvelle fois la main sur sa blessure, elle grimaça un peu avant de rabattre brusquement sa mèche sur son visage en entendant des pas dans l'entré.
- Kazuki, je vais travailler.
Il ne prit pas la peine de lui répondre.
- Tu as de la visite.
- Ah ouais ? Qui ça ? lança l'intéressé en entrant dans le salon.
Il fut frappé de stupeur en voyant la brunette installé dans son canapé.
- Bonjour, Kazuki, dit gaiement Haïhana.
La porte d'entré claqua.
- Qu'est-ce que tu fais chez moi ?
- Simple visite amical, déclara t-elle avec un sourire figé.
La brunette se leva pour examiner la belle marque rouge ornait le haut de l'un des bras du lineman.
- Ça doit faire mal, pas vrai ? dit-elle en appuyant sur la trace que sa propre chaîne avait faite.
Le blondinet grimaça et étouffa un grognement de douleur.
- Comment tu t'es fait ça ?
- Je me suis cogné, déclara l'intéressé en se dégageant.
- Oh, c'est étrange ! s'exclama t-elle avec une allégresse factice. Il n'y a même pas une heure, je me suis fait agressée par une bande de footballeurs américain tout de blanc vêtu. Ça t'étonne, pas vrai ? Je me demande bien ce qu'il voulait à une frêle jeune fille comme moi...
Haïhana soupira avant de reprendre :
- Bref, figure toi que malgré la confusion j'ai remarqué que l'un de mes agresseurs avait une cicatrice comme la tienne ! Pour pouvoir découvrir son identité par la suite, je l'ai frappé avec ma chaîne à l'endroit où tu t'es cogné ! Et voilà que je me retrouve avec deux balafrés marqué ! C'est quand même fou comment le hasard fait les choses ! Si je ne te connaissais pas si bien j'en aurait déduit que toi et cet homme était la même personne ! Heureusement que je te fais confiance, Kazuki !
Elle s'assombrit avant de laisser tomber :
- Œil pour œil, dent pour dent... On est quitte.
Haïhana sorti sans ajouter un mot de plus.
OxOxHHxOxO
*Alien : en anglais ce mot peut signifier « étranger », j'ai trouvé que le double sens était très adapté à la situation.
*Savate : aussi connu sous le nom de boxe française, c'est une forme de boxe où l'ont peut frapper avec les poings et les pieds. Le but d'un match n'est pas le KO, il suffit de toucher son adversaire pour gagner des points.
OxOxHHxOxO
A la base, je n'avais absolument pas prévu de faire intervenir Riku,
Mais la phrase « vous êtes des pauvres types » m'est venu à l'esprit naturellement,
Comme c'est plus ou moins sa marque de fabrique...
(de toute façon c'était lui ou Shin, j'avais pas l'intention de faire intervenir un Devil Bat)
…
Bref, j'espère que ce chapitre vous a plu !
A la prochaine !
Ou vous commencerez à tâter d'un peu plus près le secret de nos deux protagonistes principaux.
Signé : Lulu Murdoc, auteur sadique.
PS : Super Bowl ce week-end ! (la nuit de dimanche à lundi) Les Broncos (Denver) contre les Seahawks (Seattle). Quelqu'un va regarder ? (perso non, faut que je me lève tôt le lundi) Des pronostiques ? (moi je m'en fout ça concerne aucunes équipes que je soutiens)
