Hey ! En voyant les reviews que vous m'avez envoyés, j'ai eu envie de vous transmettre le deuxième chapitre plus tôt. En revanche, je vous pris de m'excuser pour ne pas vous avoir répondu directement à vos commentaires. Mais je vous remercie de tout cœur pour vos encouragements et j'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes. En attendant, je vous souhaite une bonne lecture
Chapitre 2
Affalé sur son lit, Kouki n'arrêtait pas de repasser les derniers évènements en boucle dans sa tête. Lui qui était tombé amoureux de cette fille depuis presque deux ans. Il n'avait eu d'yeux que pour elle, comme s'il s'était senti obligé d'être fidèle envers ses sentiments, envers elle, il n'avait regarder aucune autre fille. Et pourtant l'occasion n'avait pas manqué. Des tas de filles bien plus attirantes qu'elle avaient déjà traversé son champ de vision mais jamais, jamais il s'était intéressé à l'une d'entre elles. Il avait même réalisé sa demande : remporter le tournoi. Elle n'avait pas mit une condition supplémentaire. Elle n'avait pas non plus préciser qu'il devait jouer tout le temps. Pourtant, il avait joué. Un peu, il est vrai. Mais durant les minutes qu'il avait passé sur le terrain, face à ses équipes comprenant l'un des membres de la Génération des Miracles, il avait tenu bon, il avait fait de son mieux. Il avait même tenter d'affronter sa peur contre le pire de ces monstres : Akashi Seijuro, autrefois leur capitaine.
Rien qu'en pensant à cet homme, Kouki eut le cœur serré. Non pas qu'il avait réellement voulu se battre avec le garçon qui avait réussit là où il avait échouer, mais lorsqu'il avait reconnu Akashi, lorsqu'il l'avait vu près d'elle, il avait eu l'impression que tout s'écrouler autour de lui.
Encore si Akashi était une personne hideuse, bête et nulle en basket, Kouki aurait encore pu se réconforter en se disant soit que sa belle allait vite le regretter et le jeter soit elle avait mauvais goût et qu'apparemment il serait trop bien pour elle. Mais même pas, le roux est tout sauf ce qu'il venait de penser, il était intelligent, extrêmement doué en basket et il devait bien l'avouer, mais le capitaine était loin d'être hideux, il était même très beau. Lui qui était très banal, n'avait aucun talent si ce n'est se mettre la trouille sans effort et personne ne l'écoutait ou le craignait, le contraire d'Akashi. Lui, tout le monde l'écoutait puisque il était craint (et il les comprenait). Mais même sans cette terreur, on écoute et on respecte toujours les personnes qui valent quelque chose. Kouki, lui, n'arrivait même pas à faire écouter son chat, Murasame.
Le bruit d'un vibreur le sortit de ses pensées et il alla attraper son portable qui trainer par là. Il lut le message laissé par l'un de ses amis du lycée :
« Hey, salut ! Alors tu as vu qui était le fameux garçon ? »
Furihata releva la tête avec un air dépité sur le visage. Maintenant c'est son ami qui remuait le couteau dans la plaie. Mais bon, en même temps, le pauvre garçon ne pouvait pas savoir. Il répondit mais la réponse de son camarade se fit tardive et quand elle arriva, il avait envie d'étrangler quelqu'un.
« Ah…je vois. Ecoute Furi, je sais que ce que je vais te dire ne va pas te plaire, mais laisse tomber. Après tout, le fait qu'elle te balade comme ça prouve qu'elle n'avait pas vraiment l'intention d'être avec toi. Je pense que tu seras plus heureux sans. Il y a des filles bien mieux qu'elle, dans tous les sens du terme. Après, si ton rival en amour est Akashi, il vaut également mieux laisser tomber. Vu ce que tu m'en as dit, il doit être dangereux s'il se sent en danger ou simplement défié. »
Bien qu'il le savait déjà, Furihata avait senti une profonde tristesse. Il avait raison, cette fille s'était peut être – même certainement – moquée de lui. Il espérait même qu'Akashi la fasse souffrir d'une manière ou d'une autre.
Kouki sursauta en se rendant compte de cette pensée. Il avait espéré à l'instant que quelqu'un lui fasse du mal ? Mais quel monstre était-il devenu ? Non, bien qu'il était en ce moment même triste et en colère, il devait seulement lui souhaiter le bonheur. Après tout, s'il l'aimait vraiment, il devait raisonner comme ça non ?
C'est sur ces pensées, que Kouki termina sa journée.
Comme prévu, Kouki passa son week end à faire dans un premier temps ses devoirs. Travailler pour oublier est parfois une bonne méthode, elle est efficace sur tous les points. Ensuite, il avait passé un peu de temps avec ses parents et enfin, il passa le reste de ses deux jours à jouer, lire des mangas et regarder la télé. Le début de la semaine arriva bien vite, au goût de Kouki. Mais contrairement à ce qu'il avait pensé, se concentrer sur les cours, parler avec ses amis lui avait fait du bien.
Après ses deux heures de cours l'après-midi, Kouki avait proposé à ses deux amis de rester à la bibliothèque afin de travailler ensemble. Mais lorsqu'il vit le soleil était déjà bien bas dans le ciel, le groupe d'ami se sépara. Après avoir saluer ses camarades, le jeune homme sortit du bâtiment puis de l'enceinte du lycée.
Alors qu'il allait s'apprêter à partir, Kouki se figea lorsqu'il reconnu ce que son ami avait appelé « son rival en amour ». Que faisait-il ici ? se demanda Furihata. Il se traita mentalement d'idiot, il l'attendait certainement. Après tout, ils sortaient ensemble, elle et lui. C'est avec une profonde respiration qu'il décida de prendre son courage à deux mains et lui passer devant comme si ne rien n'était.
« Bonsoir »
Kouki sursauta puis se retourna par réflexe. Il n'y avait personne d'autres hormis eux deux. Puis il porta son regard sur Akashi, qui était adossé contre le mur de pierre. Il le fixait attendant certainement une réponse.
« Oh ! Bonsoir. Pardonnez-moi, je ne vous avais pas vu. » Menti alors le brun.
Voilà qu'avec le stress, il s'était mis à vouvoyer un mec de son âge. Quel idiot, pensa Kouki. D'ailleurs, il remarqua que l'expression faciale de son interlocuteur avait changé. Il abordait désormais un sourire amusé. Parce qu'en plus, il se foutait de lui maintenant ? Les gens parfaits sont vraiment irritant.
« Vraiment ? C'est bizarre, je ne te croie pas »
Piégé, Furihata tenta de se dégager de cette misère. Tout ce qu'il voulait – à part lui mettre son poing dans la figure – était de rentrer chez lui.
« Si c'est vrai. Je-je n'ai aucune raison de vous mentir »
Il espérait que le rouquin le croirait ou du moins, en aurait marre de ses mensonges et alors, il le laisserait partir. C'est alors qu'Akashi afficha un rictus, si Kouki devait le décrire, il aurait dit moqueur et peut être même mauvais. Après tout, personne n'aimait quand une personne mentait et celle en face de lui ne devait pas faire exception.
« Aucune raison … n'est-ce-pas ? »
Bien entendu qu'il y avait une raison, mais Kouki n'allait certainement pas l'avouer. Il avait tout de même un peu de fierté. Il n'allait pas lui dire qu'effectivement qu'il en avait déjà assez de le voir, entre la Winter Cup et maintenant à son lycée c'était plus que suffisant.
« Yuko m'a avoué qu'un autre garçon avait des vues sur elle. Et qu'il n'arrêtait pas de la forcée à sortir avec lui.»
Le cœur de Kouki manqua un battement. C'était vraiment ce qu'elle lui avait dit de lui ? Alors là, c'était la meilleure. Elle le faisait passer pour un harceleur et il n'était pas débile au point de la laisser lui faire une telle réputation.
« Elle m'avait promis de sortir avec moi si je parvenais à gagner contre Rakuzan à la Winter Cup. Et à ma connaissance, vous n'avez pas été les vainqueurs »
Il comprit qu'il était aller trop loin lorsqu'il vit le regard d'Akashi s'assombrir pour finalement le fusiller du regard. Mais il n'allait pas s'excuser, il avait seulement dit la vérité et puis, rappeler à ce type de personne arrogante qu'elle a perdue ne lui fera pas de mal. Le roux quitta le mur pour s'avancer vers Kouki, qui dû faire un effort surhumain pour ne pas fuir comme un lâche. Quoi que fuir un taré, c'est plutôt avoir un bon instinct de survie non ? Furihata avait remarqué lors du match que le capitaine n'était en réalité pas beaucoup plus grand que lui. Mais malgré ça, il avait l'impression de pouvoir se faire écraser tel un moustique.
« Certes, vous avez gagnés ce tournoi mais la prochaine fois, j'aurais l'occasion de vous montrez, de te montrer, que je peux vous battre. D'ailleurs, si je ne m'abuse, la victoire n'a pas été remporté par tes talents puisque tu n'en as pas. Tu es simplement un joueur ordinaire mais qui n'aurait aucune chance contre un adversaire qui tient la route. Sans forcement parler de mon équipe ou celle où sont mes anciens coéquipiers, mais simplement, si tu devais affronter seulement l'un de tes sempai en un contre un, tu n'aurais aucune chance. »
Blessé, Furihata avait la gorge nouée. Bien qu'il était conscient que sa remarque n'allait pas faire plaisir à l'autre, il n'avait jamais pensé qu'il se ferait descendre de la sorte, tel un misérable. Surtout qu'il avait toujours été plutôt sensible. Et le mépris des autres l'avait toujours plus ou moins affecté. De même que les personnes arrogantes avaient toujours été des personnes qu'il préférait fuir, puisque la plupart du temps, ce genre de personnes se faisait un malin plaisir à traiter les autres inférieurement et les rabaisser. La Génération des Miracles, bien qu'il les respectait énormément, parler à l'un d'entre eux n'avait jamais été dans ses projets car il avait rapidement cerné la mentalité de ces prodiges du basket : leur arrogance n'avait d'égal que leur talent en basket.
« Alors cesse de prendre tes grands airs. Tu m'agaces. »
Kouki baissa les yeux et n'osait plus rien dire. Tout ce qu'il était capable de faire était de trembler et d'empêcher des larmes lui montaient trop vite aux bords des yeux. Il se demandait vraiment ce qu'il avait fait pour mériter de rencontrer celui qu'il aurait voulu oublier.
« Par ailleurs, continua le roux, je me demande si tu es naïf ou bien simplement stupide. Il est évident que toutes ces conditions qu'elle a posée pour sortir avec toi avaient pour but de t'éloigner et te faire renoncer. Les chances qu'elle t'est une fois réellement voulu en tant que petit ami sont faibles.
- J-je ne suis pas stupide, répondit faiblement Kouki en regardant la barrière de sécurité en métal près de la route.
- Alors pourquoi t'obstines-tu ?
- Parce-que … parce-que…
- Regardes-moi quand je te parle, ce n'est pas à la barrière de sécurité que tu t'adresses ! »
Tremblant, Furihata releva les yeux mais dès qu'ils rencontrèrent de nouveaux ceux d'Akashi, son regard partit de nouveau ailleurs sans qu'il le veuille vraiment. Un claquement de langue lui fit rapidement comprendre le niveau d'agacement du capitaine de Rakuzan.
« Akashi-kun »
Une voix féminine s'éleva suite à cette tension, ce qui donna un souffle au brun qui avait l'impression d'étouffer face à cette pression. Mais finalement, son soulagement était de courte durée puisqu'il reconnut sans mal Yuko, qui trottinait jusqu'à Akashi mais qui se stoppa net dans ses pas lorsqu'elle vit Kouki, qui évita aussi son regard. La jeune fille resta muette quelques secondes, se demandant ce qui s'était passé entre les deux garçons. Elle se rappelait qu'au début, Furihata déviait toujours son regard mais lorsqu'il avait pris un peu plus confiance en lui, il arrivait à regarder les personnes en face. Ce fut la raison de son trouble. Kouki avait de nouveau évité son regard.
« Que ce passe-t-il ? demanda-t-elle
- Rien de spécial. Allons-y » répondit sèchement Akashi
Sans répondre, ni même adressé un mot, le brun attendit que le couple s'en aille pour ensuite tourner les talons. Finalement, la journée s'était mal terminée.
Et voila la fin du deuxième chapitre :) Pas trop déçu(e) ? En relisant le chapitre, j'ai eu de la peine pour Furihata. Enfin, vous pouvez bien évidemment me dire vos impressions dans une review :) (et même traiter Akashi de *** si le cœur vous en dit lol)
