Notes de l'auteur : Ce soir je ne faisais rien, le chapitre était prêt alors... Pourquoi attendre ? Voici le onzième chapitre !
Remerciements : En plus de la remercier pour ce chapitre, j'envoie également tout mon amour à Dup' pour avoir supporté ma crise d'émo de cette semaine, de remise en doute et de m'avoir renvoyée dans le droit chemin. Merci de me supporter depuis plus d'un an, mémé.
Merci à Deidato aussi ! Grâce à elle cette histoire est traduite en anglais, wouuh.
Réponse à Oswin Goldstein : Hello-oh ! Et bien voici un chapitre publié plus tôt que prévu, j'espère que ça combler ton attente ! Et Hester n'a pas été des plus sympathiques mais je pense que Castiel, même sans elle, en serait venu à avoir ces mêmes pensées. Merci pour cette review !
Réponse à JH : Salut ! Merci pour la review ! J'espère que ce chapitre te tiendra la main et te relevera, donc. Merci !
Bonne lecture !
Heartbeat
Boum, boum.
Une minute s'écoula et les globules rouges parcoururent tout le système de circulation sanguine. Le rythme était stable, régulier. Contraction. Ejection. Fermeture des valves auriculo-ventriculaires. Boum. Déversement du sang dans les oreillettes. Evacuation vers les ventricules et le système circulatoire. Fermeture des valvules sigmoïdes. Boum. Relaxation du cœur.
Soixante-quinze battements par minutes. Cinq litres de sang toutes les soixante secondes.
Boum, boum.
Tout était maîtrisé, synchronisé. Le sang pulsé et expulsé par le cœur allait et venait à travers ses artères et ses veines, trimballant leucocytes et érythrocytes de part et d'autres de son corps.
Castiel glissa une main sous son manteau et la posa sur sa poitrine. Boum, boum, boum, boum.
Son cœur s'était arrêté pendant quelques secondes, une année plus tôt, quand il s'était écroulé sur ce même parking, lettre et orchidée bleue dans les mains. Il avait cessé de battre, de résonner dans sa cage thoracique. Puis, Castiel s'était relevé et la vie après reprit son cours. Que pouvait-il faire d'autre ? Sa cousine comptait sur lui. C'était tout ce qui comptait, non ? Etre en vie. Prendre soin d'Anna. Etre là.
Maintenant, sous la mince épaisseur de sa chemise, Castiel pouvait à peine sentir les battements de son cœur, si réguliers. Puisque ce jour, son cœur battait encore et toujours, dans un boum-boum lent et monotone.
Castiel n'avait pas revu Dean. Il aurait pu se rendre au Roadhouse pour demander des nouvelles à Ellen, ou à Jo. Il aurait pu fouiller sur Internet, ou tout simplement sur un annuaire en ligne. Il aurait pu le chercher. Il aurait pu.
Ce n'était pas que Castiel ne le voulait pas, non. Il avait même longuement hésité au début. Castiel avait tant voulu lui parler, lui dire qu'il était déjà fier de lui et qu'il était désolé de ne pas avoir été le voir plus tôt. Seulement, douze mois entiers s'étaient écoulés sans qu'il n'en trouve le courage. Douze mois où il avait fini par abandonner, par se dire qu'il n'avait plus sa place dans la vie de Dean. Et que c'était sans doute mieux ainsi.
De toute façon, Dean allait bien à présent. Que ce soit avec ou sans Castiel, il était guéri, hors de ces murs gris et de ces couloirs puants. Alors oui, c'était pour le mieux.
Castiel fixa les portes de l'hôpital et ce fut sa main posée sur le cœur qu'il pénétra dans le bâtiment. Boum, boum.
Il salua Julie de la main – elle lui répondit un sourire sincère – avant de s'engager dans les profondeurs de l'hôpital. Castiel jeta un coup d'œil à sa montre. Il était en retard d'une quinzaine de minutes.
Anna allait mieux, à présent. Elle ne faisait plus de crises, plus depuis la dernière fois. Les médecins avaient modifié son traitement et elle n'était plus violente. Elle ne faisait plus de mal, ni à elle-même, ni aux autres, et elle était toujours la même avec ses moments d'absence et ses moments de vie.
Castiel pressa tout de même le pas. Anna l'attendait, après tout.
Il ne prenait plus le même chemin qu'avant, même si ça lui ajoutait une minute de plus. Il passait par le jardin, empruntait une autre porte et un autre escalier. Ainsi, il arrivait par l'autre extrémité du couloir. Ainsi, il ne passait plus devant sa chambre. Castiel pouvait faire semblant de l'avoir oublié. C'était plus facile ainsi. Pas forcément très courageux, mais facile. C'était le plus important.
Lorsqu'il se retrouva devant la porte de sa cousine, un détail le marqua aussitôt. Elle était entrouverte et elle ne l'était jamais normalement. Une voix résonna. Castiel se figea. Ce n'était pas Anna. Ce n'était pas Hester, ni même Noami ou encore Zachariah. Ce n'était ni Michael, ni Uriel. Ce n'était pas non plus Gabriel. La voix parla de nouveau et Castiel la reconnut. Cela faisait maintenant un an qu'il ne l'avait pas entendu mais il savait qu'il ne se trompait pas.
Ba-boum, ba-boum, ba-boum, ba-boum.
Castiel posa sa main sur la porte et la poussa légèrement. Il fit un pas, puis un deuxième. En face de lui, Anna était assise sur son lit, un sourire aux lèvres. A ses côtés, Dean venait de se redresser.
Ba-boum-ba-boum.
Vêtu d'une tenue composée d'une chemise à carreaux bleue et rouge et d'un jean foncé, si simple, Dean était magnifique. Il était différent mais magnifique. Même si ses cheveux étaient toujours aussi châtain, ses yeux toujours aussi verts et dorés et ses taches de rousseurs toujours aussi irrégulières sur son visage désormais hâlé, il semblait plus en forme, plus en couleur, plus en vie.
« Hey, le salua Dean en relevant légèrement la main.
– Bonjour, Dean.
Ne le lâchant pas du regard, Castiel se rapprocha de sa cousine. Il lui déposa ensuite un baiser sur le front, comme il avait l'habitude de le faire à présent.
Castiel retira ensuite son manteau, le plia et le posa sur le rebord du lit.
– Toujours avec ton trench-coat, remarqua Dean avec un petit rire.
Castiel porta de nouveau son regard sur lui, sans trop savoir ce qu'il devait répondre. Dean s'arrêta de rire et se racla la gorge. Que faisait-il ici ? Pourquoi était-il dans la chambre d'Anna ? Castiel avait envie de lui poser mille questions, de comprendre, mais il ne savait par où il devait commencer.
Il était complètement perdu.
– Tu vas bien ? demanda finalement Dean après un long silence.
– Oui.
Dean se pinça les lèvres et son regard fuit pendant quelques secondes.
– Et toi, Dean ? Comment vas-tu ?
– Bien. Je vais bien, Cas.
Castiel hocha la tête et une houle de sentiments souffla dans tout son corps, dans ses muscles, dans ses veines, dans son cœur. Ce ne fut qu'à cet instant précis qu'il réalisa à quel point Dean lui avait manqué. Lui qui avait refreiné ses sentiments, qui les avait mis de côté, qui les avait même oublié, il ne pouvait désormais plus lutter. Et Castiel voulait lui demander plus de détails, savoir ce qu'il était devenu, s'il lui avait manqué, lui aussi. Seulement, rien ne sortait de sa bouche. Castiel se contenta de l'observer, une petite voix lui demandant si Dean était vraiment là, devant-lui, ou s'il n'était pas en train de l'imaginer.
– Je me suis dis que le meilleur moyen pour te trouver était de venir ici. J'ai réalisé que je ne connaissais même pas ton nom de famille. Que je ne savais même pas comment te retrouver.
Ba-boum-ba-boum.
– Tu as essayé de me chercher, Dean ?
C'était stupide mais Castiel ne put s'empêcher de ressentir une pointe d'espoir et de joie se faufiler dans ses veines et s'entremêler au ba-boum qui pulsait dans son cœur.
– Non, enfin oui. Enfin, ça fait seulement quelques semaines maintenant.
Oh.
D'accord.
– Enfin ce n'est pas que je ne voulais pas mais je– Bordel, c'est compliqué.
– Pourquoi es-tu ici, Dean ?
– Pour te voir. Pour te parler. Seul.
– Tu sais que je dois rester avec Anna jusqu'à la fin des heures de visites. Je ne veux pas – plus – la laisser seule.
– Je sais, Cas. J'avais juste peur de te rater. Je… Je peux attendre dehors, si tu le souhaites. Ou même partir, si tu ne veux pas avoir cette discussion. C'est comme tu veux.
– Tu peux rester.
Et Dean resta. Ils passèrent la journée à regarder la télévision et Castiel parla de temps en temps avec Anna. Elle ne lui demanda pas qui était Dean, Dieu merci. Elle n'avait sans doute pas remarqué sa présence. Dean ne dit pas grand-chose, le remerciant de temps à d'autres de le laisser rester, lui confiant qu'il était heureux de voir qu'Anna allait mieux. Quand il ne parlait pas, il se contentait d'attendre, son regard s'aventurant de temps à autre vers celui de Castiel.
Castiel ne savait strictement pas quoi penser de tout cela, de sa présence ici, de son retour dans sa vie. Etait-ce vraiment un retour ? Ou Dean souhaitait juste avoir une seule et unique conversation ? De qui voulait-il parler ?
Boum, boum. Le cœur de Castiel s'était légèrement calmé et avait repris un rythme régulier. Il ne sursautait plus dès que son regard se posait sur son ancien ami. La sensation lui manquait déjà.
A travers les fenêtres, le soleil commençait à faiblir et s'effiler dans l'horizon. Le début du programme qui annonçait l'arrivée de la dix-septième heure de la journée résonna dans la pièce. Les heures de visites allaient se terminer dans cinq minutes. Castiel ne savait pas s'il était prêt. Quoi que, non, il le savait : il n'était pas prêt du tout.
Ba-boum, ba-boum, ba-boum.
Et son cœur semblait être plutôt d'accord avec lui.
Ils ne dirent pas un mot de plus quand Castiel embrassa Anna pour lui dire au revoir, ni même lorsqu'ils marchèrent côte à côte dans le couloir. Quand ils arrivèrent sur le parking, Castiel se demanda même s'ils n'allaient pas partir comme cela, chacun de leur côté, sans avoir réussi à parler, à dire quelque chose.
Cela serait peut-être plus simple, d'ailleurs. Castiel mettrait peut-être un peu de temps pour oublier de nouveau Dean mais il pourrait y arriver. Il avait déjà réussi, non ? Ils ne s'étaient pas encore dit grand chose, ce n'était pas trop tard.
Dean se rapprocha d'une longue voiture noire de jais, aux traits fins et anguleux. Des lignes métalliques et argentées ornaient sa carrosserie, surplombant une plaque d'immatriculation où était inscrit « Kaz 2Y5 ». Castiel ne s'y connaissait pas beaucoup en voiture mais il pouvait reconnaître que cette automobile était belle. Majestueuse, même.
– Je n'ai jamais eu l'occasion de te présenter mon bébé, lâcha Dean.
Castiel se tourna vers lui, ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir. Il l'observa de longues secondes, tentant de déceler ses pensées, ses envies, tous ces mystères qu'il cachait et que Castiel n'avait pas encore découvert. Dean fixait toujours la voiture, un sourire fier dessiné sur les lèvres.
– Mon père m'a offert cette voiture un peu avant que je parte en Afghanistan. J'ai toujours fantasmé sur elle. C'était la voiture. Aucune autre ne pouvait la remplacer dans mon cœur. Tu n'imagines pas à que point j'étais heureux ce jour-là. Et maintenant, je peux la conduire de nouveau.
– Je ne comprends pas, Dean.
– Ouais. Désolé. Je pensais juste… Briser la glace, tu vois ?
Castiel hocha la tête. Dean se rapprocha de lui et ses yeux tristes se perdirent sur son visage, allant et venant sur ses yeux, sur ses cheveux, sur sa bouche. Ba. Boum. Ba. Boum.
– Je ne sais pas par où commencer, Cas. Je… Je suis content de te voir et que tu ailles bien ? Tu m'as manqué ? Tout ça j'ai envie de te le dire mais, je… J'ai envie de te prendre dans mes bras, de… Tu m'as manqué, Cas. Tu m'as manqué.
Baboum.
– Et je voulais te revoir, tu sais. J'en crevais d'envie. Mais je ne voulais pas le faire tant que je n'étais pas prêt, tu comprends ? Quand j'ai compris à quel point la santé d'Anna était fragile, à quel point tu te devais d'être là pour elle… J'ai pris la décision de mettre un peu de côté mes sentiments égoïstes. Elle aussi avait besoin de toi. Peut-être même plus que moi. Alors, je voulais guérir, je voulais être indépendant, avoir un job, un appart, une vie stable. Je ne voulais pas être un fardeau sur tes épaules, un boulet à tes pieds. Quelque chose que tu aurais fini par regretter.
Dean fit un pas de plus vers Castiel. Ils étaient proches, si proches. Et le cœur de Castiel s'accélérait, se contractait, pulsait et battait, battait, battait.
Une main se posa sur son bras. Dean le touchait. Après tous ces mois, Castiel sentait de nouveau sa chaleur sur lui, sa présence contre la sienne et la seconde après, les bras de Dean enveloppèrent Castiel dans une étreinte timide. Baboum, baboum, baboum.
– Tu as lu ma lettre, Cas ?
– Oui, souffla-t-il.
– Tu te rappelles, je te disais que j'avais tant voulu te dire que j'allais enfin partir de cet hôpital.
– Oui.
– Je voulais tellement te l'annoncer que je n'ai pas réussi à attendre, je t'ai appelé alors que tu étais encore dans le couloir. Tu te souviens de ce moment ?
– Oui, je…
La voix de Castiel se cassa et, sans vraiment y réfléchir, ses propres bras se fermèrent autour de Dean. Il se laissa inonder par la chaleur de son ami, de cet homme emboîté contre son corps, par son souffle, son odeur, sa présence. La respiration de Dean s'accéléra, visiblement perturbée par la réaction de Castiel.
C'était définitivement trop tard pour Castiel, à présent. Il ne pourrait plus l'oublier. C'était impossible.
– Je m'en souviens, termina-t-il.
Les mains tièdes de Dean se posèrent sur son torse. Il le fit reculer légèrement et Castiel se laissa faire et ses bras tombèrent le long de son corps. Dean scruta son visage, une nouvelle forme d'espoir dans les yeux. Il ouvrit plusieurs fois la bouche, semblant chercher ses mots, avant de se lancer :
– C'était une journée triste, une journée que j'ai essayé d'oublier. Mais j'avais tort, finalement. Puisque, au-delà de tout ça, il y avait autre chose. Tu sais ce que je voulais faire d'autre ce jour-là, Cas ?
Est-ce que Dean voulait parler de… leur rapprochement ? Castiel déglutit. Les souvenirs agitèrent ses pensées et les battements de son cœur s'accélérèrent dans sa cage thoracique. Il avait tenté d'oublier ce moment d'égarement, ce moment d'égoïsme, au cours de ces derniers-mois.
– J'ai tenu ta main pour y arriver, pour me donner du courage, continua Dean.
Comme pour illustrer ses propos, Dean glissa ses doigts sur les paumes de Castiel et caressa doucement sa peau. Castiel baissa les yeux et observa leurs mains se joindre, se lier, s'entremêler timidement et la réalité le frappa en plein fouet. Un an avait beau s'être écoulé depuis leur séparation, ses sentiments n'avaient pas changé.
Castiel releva le regard et s'apprêta à ouvrir la bouche, pour se justifier, s'expliquer, s'excuser, quand des lèvres se posèrent sur le sienne, le coupant net dans son élan.
B-baboum.
Castiel écarquilla les yeux, rivés sur ceux de Dean qui étaient fermés. Les deux bouches restèrent collées l'une à l'autre pendant de longues secondes et Castiel ne sut comment réagir. Que se passait-il ? Que faisait Dean ?
Contre lui, il sentit Dean soupirer longuement avant de s'écarter légèrement de lui. Quelques secondes après, des yeux verts le fixaient de nouveau.
– Ça, Cas. C'est ça ce que je voulais faire.
– Oh, répondit intelligemment Castiel.
– Ouais, « oh ».
Les lèvres de Dean se pincèrent en fine ligne. Il se balança légèrement sur ses pieds, visiblement mal à l'aise. Castiel, lui, ne savait plus quoi faire. Tout cela le dépassait. Ses pensées n'avaient plus aucune cohérence.
– Maintenant, continua Dean la voix cassée, je suis un peu plus digne de toi. Donc je suis là, si toi, si… Si tu veux de moi ?
– Mais tu n'as plus besoin de moi à présent, souffla Castiel en fronçant les sourcils. Tu vas mieux, tu as une vie à toi maintenant.
– Cas, rétorqua Dean en posant de nouveau sa main sur lui, Cas, écoute-moi. Cette vie je l'ai construite pour moi mais aussi pour toi. Je vais peut-être mieux mais cela n'empêche pas le fait que… Bon sang, ça sonne tellement cliché tout ça mais j'ai besoin de ton sourire. J'ai besoin de tes yeux. J'ai besoin de ta peau contre moi. J'ai besoin de toi, Cas.
– Je… Je ne sais pas. J'ai encore mes démons–
– Je ne suis pas parfait non plus Cas, le coupa rapidement Dean comme s'il avait peur que Cas ne s'enfuie. Je continue à faire des cauchemars, je… Je ne serais jamais vraiment normal, tu sais. C'est juste que… J'avais l'impression que l'on s'entendait plutôt bien toi et moi ? Que l'on était un peu plus que des amis ? C'était sans doute prétentieux de s'imaginer ça vu ma condition mais y'avait Sammy et Jess qui ne faisaient que me répéter que je te plaisais, que ça se voyait. Même Bobby s'y était mis, c'est dire. Est-ce qu'ils se sont trompés ? Est-ce que je me suis trompé, moi aussi ? Et dis-moi juste si tu veux que j'arrête, si tu veux que je te laisse tranquille. Après tout je viens déranger ta vie, tu n'as peut-être plus de place pour moi à présent.
Castiel fronça les sourcils et répondit brusquement :
– Je n'ai personne dans ma vie, Dean.
– D'accord, répondit-il dans un sourire. D'accord. Bon. Est-ce que tu veux de moi, Cas ?
Castiel n'était pas bien sûr de réaliser la situation. Dean était là, devant-lui, à lui demander s'il voulait bien de lui. C'était ce qu'il n'avait jamais osé espérer. Et pourtant.
Des secondes, peut-être même des minutes, passèrent sans que Castiel ne trouvent les mots pour exprimer tout ce qu'il ressentait. Dean se décida à reprendre la parole et semblait blessé.
– Hm, tu ne vas vraiment rien dire de plus ? Parce que, 'fin, j'viens de t'embrasser et de te faire une tirade sortie tout droit d'une foutue comédie romantique j'en suis sûr… C'est franchement pas le truc que je fais d'habitude. Enfin, si, j'embrasse les gens. Mais pas… Pas ceux que j'aime vraiment bien ? Ceux avec qui je veux plus qu'un coup d'un soir ? Donc euh, ouais, si tu pouvais dire quelque chose… Ou juste réagir ? M'engueuler, me frapper ou juste m'embrasser peut-être, qui sait. Ça serait vachement mieux que tu m'embrasses mais je pourrais comprendre si tu–
Castiel s'avança et plaqua à son tour ses lèvres sur celles de Dean qui en sursauta presque. Le contact fut brusque, presque brutal. Castiel n'avait pas vraiment mesuré sa force. A vrai dire, il n'avait rien mesuré du tout. Il avait tout simplement agit comme il le souhaitait, comme il le voulait, obéissant simplement à ses désirs et à ses envies. Et ça faisait du bien.
– Woah doucement Cas, articula Dean en le faisant légèrement. Ne crois pas que je ne suis pas ravi mais c'était un peu violent, là.
– Mes excuses Dean, répliqua aussitôt Castiel, l'estomac lourd et la gorge serrée.
– Ce n'est pas grave Cas, c'est même plutôt génial. Et tu sais pourquoi ?
Castiel fronça les sourcils.
– Non ?
– Parce que maintenant je peux…
Dean se rapprocha doucement et effleura ses lèvres sur la mâchoire de Castiel. Il caressa sa peau mal rasée, papillonnant des baisers presque imperceptibles. B-baboum.
– …recommencer…
Sa bouche se glissa sur la sienne, doucement, lentement. Elle déposa un premier baiser, puis un deuxième, puis un troisième. La langue de Dean s'échappa d'entre ses lèvres et caressa celle de Castiel. Un frisson parcourut tout son corps et Castiel ne put s'empêcher de coller son corps contre celui de Dean, ses mains se plaquant sur sa nuque, à la racine de ses cheveux, avant de glisser dans ses cheveux. Un rire roula dans la gorge de Dean qui termina, entre deux baisers :
– … autant de fois que je le souhaite. »
Alors Dean l'embrassa, encore et encore, et Castiel était lui aussi un désespéré. Peut-être même plus. Il l'embrassait en retour, encore, encore, encore, et sa langue s'aventurait sur ses lèvres, contre son palet, dans sa bouche, et ses mains le caressaient çà et là, souhaitant, à ce jour, ne jamais s'arrêter. C'était comme si une promesse se scellait sur le parking de l'hôpital Broughton. Comme si tout le reste de sa vie ne suffirait à rassasier ses lèvres de celles de Castiel, comme si ce contact était un besoin vital, une nécessité.
Et le cœur de Castiel avait appris une toute nouvelle manière de battre, dans des baboum enivrant, là, tout contre celui de Dean.
À suivre
Notes de l'auteur : Et voilà, c'était le dernier "chapitre". Il ne reste plus que l'épilogue, à présent. J'espère que vous avez apprécié !
La suite sera publiée dimanche ou lundi, je ne sais pas trop !
Ellen.
