Et oui, je suis de retour~
Oui, ça fait très peu de temps, mais je suis incapable d'attendre après avoir fini un chapitre, pardon ^^

Merci pour ta review ! :) Voici a suite!

Aller, on passe au chapitre!

Disclaimer: One Piece est à Oda, Séléné, à Hanako et moi ^^

Chapitre 3 : Complications

Allellya, le lendemain, à l'aube.

Séléné se déplaçait avec aisance au milieu des brancards, l'expression compatissante et les yeux désespérément rivés sur les blessures qui défilaient devant eux. Elle évaluait les dégâts, la gravité de l'état de chaque patient, décidant très rapidement qui devait s'occuper de qui. L'urgence était grande, elle n'avait pas de temps à perdre, personne ne pouvait se targuer d'en avoir. L'hôpital tout entier était actuellement en crise :

Le groupe de malfrats jouant aux chasseurs de primes qui avait dérangé Law était sorti durant la nuit, cherchant une victime à extorquer, ou une tête primée à poursuivre. Évidemment, l'unique équipage pirate présent sur l'île était sur le Sub Nautilus, et leur capitaine passait une nuit des plus agréables et reposantes qu'il ait jamais passé. De ce fait, les chasseurs de primes avaient fini dans un bar, saouls, non sans faire assez de tapage pour que le barman fasse appel à une patrouille de Marines. A cela avait suivi une altercation, résultant en une course poursuite risible, prouvant aux dernières âmes éveillées que Marines comme chausseurs, étaient à peine plus doués que des poules ! Les malfrats avaient par la suite misérablement tentés de s'échapper et faisant exploser le vieux quartier de la ville, où vivait d'ailleurs notre jeune médecin. Heureusement, les soldats de la Marine, malgré le fait d'avoir été pris dans la chute des bâtiments, étaient parvenus à mettre la main sur les trouble-faits. Cependant, cela ne changeait rien à l'ampleur catastrophique des dommages collatéraux, d'autant plus que les habitants étaient pratiquement tous chez eux et couchés. Ces derniers ne s'attendait évidemment pas le moins du monde à voir leur foyer s'effondrer et leur vie chambouler de la sorte.

C'est pourquoi l'hôpital avait dû ouvrir chacune de ses chambres, chacun de ses blocs opératoires, et rappeler chacun de ses médecins, du moins ceux qui n'étaient pas dans les brancards, ensanglantés ou morts. C'est avec inquiétude et ennuie que Séléné avait décroché son DenDen Mushi, sous le regard endormi de son amant. Ce dernier avait perdu toute envie de se rendormir en entendant un des membres de l'équipe de nuit expliquer à la chirurgienne la situation. Il avait alors fait émerger le Sub Nautilus et s'était habillé à la hâte, se faisant rapidement confisquer son chapeau pour éviter d'être reconnu.

Les internes, en voyant le duo arriver à l'hôpital, avaient affiché un tel soulagement que cela avait encore plus inquiété les deux chirurgiens.

Séléné avait alors immédiatement pris en main la répartition, attribuant des taches complexes ou sensibles au Chirurgien de la Mort, et rédigeant une note fin d'officialiser l'autorisation de pratiquer du « Docteur Heart ».

Cela fait, elle retourna à la répartition des cas et ordonna leur prise en charge.
Une fois le plus grand nombre de patients en état critique possible placé en soin, elle se dirigea avec hâte vers le bloc opératoire où l'attendait un pauvre homme à deux doigts de l'agonie. Malgré la situation, Séléné prit son temps, replaçant avec calme et précision les viscères de son patient, le recousant sans erreur le corps déchiré par les décombres de l'explosion. La précipitation ne menait jamais à un résultat viable, et chaque médecin le savait.
Dès qu'elle eut fini, elle laissa aux secouristes volontaires le soin de libérer le bloc opératoire tandis qu'elle allait mettre à jour la liste des patients à traiter, et les personnes disponibles pour s'en occuper.

Nulle ne vit la Lune laisser place au Soleil, ni ce dernier se recoucher, remplacé par une couverture noire, menaçante, lourde et étouffante. Les nuages sombres couvrant le ciel étoilé s'accordaient tristement avec l'atmosphère ambiante sur l'île.

Des habitants avaient rapidement organisé un système de soutien au personnel de l'hôpital, apportant du nécessaire de soin stocké de l'autre côté du village, ainsi que des repas afin de redonner de leur force aux équipes qui, depuis des dizaines d'heures, s'affairaient pour sauver des vies. Dans le même temps, on construisait des abris, préparait des listes de volontaires acceptant d'héberger des sinistrés.
Cela faisait des années que l'endroit n'avait pas connu une telle effervescence, et celle-ci n'était pas des plus agréables.

Plus tard dans la soirée, il fut possible pour Law et Séléné de prendre une pause, permettant au duo de se restaurer, et surtout, au brun de répondre à l'infatigable DenDen Mushi qui sonnait depuis des heures.

« Allo ?
_ Capitaiiiiiiiiiineeeeeeeeeeee ! Hurla Bepo, soulager d'entendre enfin son supérieur.
_ Oui, Bepo, du calme, qu'est-ce qui vous arrive ?
_ On était si inquiets, vous avez disparu avant le petit déjeuner, sans prévenir et ça fait des heures ! Désolé ! On a cherché partout dans la ville ! On a vu l'état du centre-ville ! On a cru que vous étiez à l'origine de ça ou aviez été pris dans les écroulements ! Désolé ! On a même été voir dans la base marine au cas où, mais on ne vous a pas trouvé ! Bon, les marines, eux, nous ont trouvés… On essaie de se cacher dans la forêt, Sachi a été obligé de passer en submersion car une patrouille arrivait vers le Sub'.
_ Attends, doucement, vous avez fait QUOI ?!
_ Désoléééé ! On a été voir dans la base marine si vous aviez été capturé capitaine, puis a force que s'inquiéter on s'est fait des films ! Et on a cru que Miss Séléné était dans le coup, on a paniqué ! Faut nous comprendre capitaine, elle avait l'air tellement à l'aise, comme si elle était dans son élément, o- on a cru que…. Bah qu'elle était un agent du gouvernement ou un des leurs ! Et- et puis… Et puis les marines nous ont pris en chasse, on est dans la forêt, mais on va pas tenir longtemps, je les ai entendu donner l'alerte, un vice-amiral risque de venir dans la semaine capitaine ! Et on ne sait toujours pas combien de temps le log-pose met à se recharger !

A ces mots, le brun offrit un sourire gêné à la chirurgienne, désolé que ces hommes aient pu douter d'elle. Cette dernière retint un rire en haussant les épaules : elle s'en fichait un peu, ils avaient le droit de se poser des questions sur elle, après tout, elle avait su approcher de très près Law, et l'avait désarmé de toute méfiance…

_ Mais il fallait me le demander Bepo ! S'exclama la jeune femme pour répondre au Mink. Il faut dix-sept jours à un log-pose pour se recharger ici, il vous reste donc encore dix jours à attendre ! Et Bepo, ne touchez pas aux sucreries présentes dans la forêt, les créatures qui les gardent possèdent une toxine mortelle qui tue dans les vingt heures si la blessure n'est pas traitée à temps et avec les bonnes manipulations !
_ Même le miel et les marshmallows ? Demanda soudainement Penguin, inquiet.
_ Même ces friandises-là. Pitié, dis-moi que vous n'avez pas touché aux marshmallows.
_ Et bien… C'est-à-dire que… Fit alors le pirate, la voix tremblante.
_ Qui en a pris ? Questionna Law.
_ Ban, Penguin et moi, intervint Bepo, un sérieux sans faille dans la voix.
_ Sortez de la forêt, déguisez-vous et venez nous rejoindre à l'hôpital, qui doit-être le seul endroit où vous n'avez pas cherché…
_ Mais captain', on va bien ! Et les marines nous cherche, ils n'osent pas entrer dans la forêt avant d'être une cinquantaine, c'est tout !
_ Pour l'instant vous allez bien, mais lorsque qu'une des tarentules d'ombres remarquera que ses marshmallows ont été volés, ou encore un des ursidés à deux têtes se rendra compte qu'il lui manque du miel, je ne donne pas cher de vos peaux.
_ On est des pirates, pas des enfants ! S'indigna un des Hearts.
_ Je sais, je ne sais pas ce que vous valez en combat, mais je peux vous assurer que ces créatures sont d'une dangerosité affolante, sans parler du fait qu'elles trouvent toujours un moyen de vous toucher et de passer leur poison, sinon, elle parvienne à appeler leur congénère à l'aide. Croyez-moi, il vaut mieux pour vous que vous rentriez dans une zone peuplée, si possible sur le Sub Nautilus, et que vous vous mettiez hors d'atteinte de ces bêtes.
_ Faites ce qu'elle dit, ordonna alors Trafalgar. Contournez les marines et retournez au sous-marin.

Le ton de leur capitaine fit comprendre au groupe que nulle objection ne serait acceptée par leur supérieur.

_ Oui capitaine, répondirent-ils, avec de raccrocher le combiné.
_ Tu t'inquiètes pour eux, hein ? S'enquit Séléné en venant enlacer le Chirurgien de la Mort.
_ Ils sont mon équipage, c'est une seconde famille en soi, et on a discuté hier de la faune de la forêt, je sais qu'ils ne s'en sortiraient pas indemnes s'ils tombaient sur une de ces choses. J'avais envie de profiter d'une de mes journées d'ennuis pour aller prendre des échantillons de ces fameuses toxines, mais j'avoue qu'y aller seul me parait très compliqué.
_ Ne t'en fait pas pour eux, en cas de soucis, Bepo t'appellera et nous pourrons intervenir. Et pour ton escapade dans la forêt, si ton équipage s'en sort, je pense que vous pourrez vous y rendre, je vous servirai de guide si tu veux, termina-t-elle alors qu'un sourire intéressé naissait sur les lèvres du pirate.
_ L'offre est à prendre, en effet, fit-il, mais pour l'instant, je pense avoir besoin que tu me guide pour autre chose, continua Law en rapprochant son corps de celui de la demoiselle dans ses bras.
_ Ah oui ? Monsieur le Chirurgien de la Mort a besoin d'un guide, dans l'immédiat ? Rusa chirurgienne.
_ En fait, j'ai juste besoin de toi, susurra le susnommé en voler un très léger baiser à son vis-à-vis, l'encourageant à renouveler de manière plus prononcée l'échange.
_ Oh, je vois… Murmura Séléné, avant d'embrasser tendrement le fier capitaine. »

Lentement, Trafalgar passa ses doigts dans le chignon de sa belle et le défi, rendant à la douce et lumineuse matière sa liberté. Puis, les longs doigts s'aventurèrent sur la nuque de la miss, parcourant la pâle peau avec délice, provoquant chez la jeune femme des frissons de bienfaisance. De sa seconde main, le brun exerça une légère pression sur le bas du dos de son amante, tout en se baissant pour adopter une position assise. Surprise, Séléné bascula et se retrouva sur les genoux de son beau pirate, les lèvres emprisonnées par celles du docteur.
Avec assurance, les mains tatouées vinrent parcourir le dos de la demoiselle, la peau offerte, si douce et attirante. Puis, Trafalgar commença à exercer, çà et là, de faibles pressions, massant tendrement le dos tendu de Séléné, lui arrachant des soupirs et des frissons, qu'il buvait de ses lèvres avec délice, s'en enivrant sans fin. Puis, sa bouche partit agacer le cou exposé, suçotant, mordillant, et toujours en arrachant à la belle des soupirs de plaisirs, mêlés à ceux de bienêtre que le massage lui procurait. Rapidement, Law arrêta d'embrasser la chair devant lui et revint s'approprier avec amour les lèvres entrouvertes. Quand, à bout de souffle, le couple se sépara, le Chirurgien de la Mort fit se poser sur son épaule la tête de sa douce amie, lui proposant ainsi de se reposer sur lui. L'hésitation ne dura pas bien longtemps, très vite, le corps fin et longiligne se lova confortablement contre son vis-à-vis.

Une ombre passa et contourna le duo qui se reposait. Seul Trafalgar vit le déplacement discret, mais n'en fit rien, se préparant seulement à agir si un agresseur lui tombait dessus.

Pourtant, rien n'arriva, si ce n'est deux internes à la recherche des deux chirurgiens. Ils leur apportaient à tous les deux un carpaccio délicieux avec des frites encore fumantes et quelques douceurs forts appréciées. Face à un tel service, Law haussa un sourcil, et le plus jeune des deux expliqua que les habitants connaissaient les goûts de Séléné et voulaient remercier le duo pour leur travail. Puis, il demanda, le rouge aux joues, si Law et sa collègue était en couple, demande à laquelle le brun répondit affirmativement, avant d'y réfléchir plus sérieusement.

Etait-ce bien sérieux… ? Séléné n'avait rien d'une fille ordinaire, et la relation que tous deux entretenaient, bien qu'elle soit très récente, ne ressemblait absolument pas à une amourette de passage, ou à une aventure d'une escale.
Cependant, là où Law allait, le danger l'attendait. Et il était le capitaine d'un équipage de pirates, des hommes, vivant ensembles dans un sous-marin ! Pouvait-il vraiment emmener la jolie Séléné avec lui ?
Et Doflamingo, s'il apprenait que Trafalgar était amoureux, qu'en ferait-il ? Menacerait-il la jeune femme ? Et elle, savait-elle se battre ?
Oui, sans doute, mais à quel point ?
Et puis…
Non.
Ce n'était surement pas là un monde pour elle. Elle sembla apprécier sa vie ici, sur cette île. La calme semblait être le maître des lieux, la marine protégeait la population des arrivages de pirates… Les fonctions de chirurgienne de la miss lui assuraient une vie décente, et de travailler dans des conditions tout à fait correctes.

Mais alors, allait-il s'arracher le palpitant pour laisser ici la seule et unique élue de son cœur ?
Le devait-il ?
Ne le devait-il pas ?
Il ne savait pas, devait-il être égoïste ? Prudent ? Stupide ? Sans cœur ? Ecouter sa raison ? Ses sentiments ?

Il se sentait perdu, face à un choix bien difficile…

C'est alors qu'une voix le sortit de ses songes, Sa voix :

« Law, qu'y a-t-il ? Tu t'es crispé d'un coup…
_ C'est… C'est rien, juste une pensée désagréable, cacha le brun.
_ Tu veux en parler ? Proposa la jeune femme, ses grands yeux se plongeant dans les prunelles d'acier en face d'elle.
_ Je… Je pensais à nous.
_ Oh. Ton départ de l'île, n'est-ce pas ?
_ Oui, admit-il.
_ J'y pensais aussi, à vrai dire, dit-elle avec honnêteté.
_ Tu… Tu me vois déjà partir ? Se sentit alors étouffer le pirate.
_ Non, et oui. Tu ne resteras pas, le log pose rechargé, tu continueras d'avancer, je n'en doute pas un instant. Tu laisseras dans ton sillage cette île, mais ce que je n'arrive pas à imaginer, c'est que tu me laisse dans ton sillage.
_ Je… Je me posais la même question, je me demandais si… Non. J'ai peur de t'emmener avec moi, face au danger, reconnu finalement Trafalgar.
_ Mon amour, il y a une raison pour laquelle je suis sur cette île et non sur les mers… Et si je sors d'ici, que tu le veuilles ou non, ma tête sera mise à prix. Pendant des années j'ai regardé l'océan, me laissant bercer par ses effluves marines et le clapot des vagues, me demandant pourquoi je ne partais pas, me souvenant toujours que ma vie deviendrais un enfer à l'instant ou j'embarquerai…
_ Mais, comment… ?
_ C'est pourquoi je vais rester ici, m'emmener avec toi attirera les regards et le danger sur ton équipage, je le sais par avance, je suis désolée, je préfère me déchirer le cœur moi-même plutôt qu'on ne me l'embroche en te tuant à cause de moi. Bon appétit Docteur Heart.

La conversation se termina ainsi, la jeune doctoresse laissant son collègue provisoire assis dans la nuit, à son repas. Elle partit se réfugier sur les toits, plus loin, afin de manger et de pleurer en silence, loin de quiconque pourrait la voir.

Non loin de là, l'ombre repartit, peinée.

Oui, c'était court, oui, je suis désolée, oui, je me dépêche pour la suite (mais pas trop non plus, je n'aime pas bâcler un chapitre)