Hello!
Me revoilà!
Comment allez-vous?
Et oui, voici la suite!
Mais avant, vos reviews!
Merci à tous, c'est très encourageant d'avoir vos avis et retour, ça me montre que ce que je fais intéresse un minimum^^
nikkkouyoku:
Merci! Je sais que ce n'est pas humain^^
J'espère que mon OC ne sera pas trop Mary Sue ou Deus Ex Machina... :)
Voici la suite, à bientôt et encore merci!
Naheiah:
Thx ! Merci! Gracias! Grazie! Arigatô! ...
Ahah, va savoir, est-ce lui? Est un autre? ;P
J'essaie de publier souvent, mais je n'ai pas de rythme... Je publie dès que je termine un chapitre, et je termine un chapitre plus ou moins souvent, en fonction de mes exams, cours, de mon travail et de mon inspiration... Je ne peux donc pas te donner de date précise pour le prochain chapitre, désolée ^^
Traffy-D-Lamy:
MICIIII! Une phrase? Voici la suite!
Je suis humaine, promis! Certes je suis dérangée, vieille et sadique, mais humaine ^^
Disclaimer: One Piece appartient à Eichiro Oda, cette fiction, Séléné, Ban, Luccian (et les tarentules d'ombres!) appartiennent à Hanako et moi-même :)
Bonne lecture!
Chapitre 4 : Sauvetage sous les lueurs nocturnes.
Luccian se tenait là, devant les cellules à l'odeur inquiétante de moisissure. Il expliquait à voix basse aux Heart Pirates la suite des évènements, l'arrivée prochaine de Bepo, et d'un moyen de tous les faire évader, bien qu'il ignorât tout autant que ses interlocuteurs que le docteur Séléné était ce moyen d'évasion. Du mieux qu'il pouvait, il répondait aux nombreuses questions des prisonniers. Se dissimulant à chaque fois que passait un autre marine ou qu'un bruit louche lui parvenait.
Malheureusement Trafalgar était toujours inconscient et n'avait donc aucune idée de la soirée qui s'annonçait. Après avoir fait des pieds et des mains tout en restant discret, Ban avait enfin obtenu le droit de le décrocher des chaines que le maintenaient suspendu dans la cellule. Il avait ainsi pu allonger le pauvre capitaine sur la couchette de bois humide, un lit de fortune toujours plus raisonnable qu'une place sur le sol. Cela avait offert l'opportunité au soldat le soignant de l'examiner avec plus d'acuité et de facilité. Néanmoins, à aucun moment il n'était parvenu à lui retirer la balle logée entre ses côtes, près de sa colonne vertébrale. C'était bien au-delà de ses compétences, il risquait de paralyser son pauvre patient à vie, une erreur que jamais il ne se pardonnerait s'il la commettait. Pourtant, il était partagé : la friction créée par le moindre mouvement arrachait des couinements pathétiques au brun, qui serrait les dents autant que possible. L'anesthésiant administré ne suffisait pas à éliminer cette douleur lancinante qui s'aggravait follement au moindre geste. La souffrance du capitaine taraudait le jeune marine, lui coupant autant l'appétit que l'envie de suivre les ordres qu'aboyait son supérieur.
Lorsque le duo de soldat eut fini de transmettre les informations qu'ils détenaient aux hors-la-loi, il fut décidé que le corps inanimé de leur capitaine serait le premier évacué, transporté par ceux qui le pourraient jusqu'à ce que Bepo soit disponible pour s'en charger, sa carrure et son attention le désignant comme le plus amène à apporter un confort minimum à son supérieur. D'un accord commun, Luccian et Ban allèrent chaparder de la nourriture une dernière fois, permettant aux captifs de reprendre des forces en amont de l'évasion.
Une bonne heure plus tard, la nuit était tombée, et les lumières des habitations de la ville s'allumaient les unes après les autres, l'hôpital devenant un centre de clarté dans cette fraiche soirée. La lune s'était élevée, sublimant la surface de ses blancs rayons. Alors que le commandant s'amusait à réveiller Law à coup de gifle, la grande porte de la base explosa avec fracas. Alerté, tous les hommes présents accoururent, armés et inquiets, vers l'endroit où des hostilités semblaient s'être déclarées et où les ennuis s'annonçaient. Pourtant, lorsque finalement le nuage de fumée et de poussière se dissipa, les Marines se retrouvèrent nez-à-nez face à… Rien.
Nada, nothing, rien.
Le vide devant eux les laissa perplexes, beaucoup songèrent à une farce de très mauvais goût, ou un raid ennemi avorté, leurs assaillants ayant soufferts de l'explosion. Néanmoins, cela leur paraissait louche.
Ne comprenant pas, les soldats se retournèrent, cherchant des explications auprès de leurs semblables. Il se passa quelques minutes avant que leur supérieur ne leur hurle de se rendre aux cellules, réalisant ce qu'il se tramait. Heureusement, il était déjà trop tard, Trafalgar était déjà engoncé dans des tissus doux et propres, l'accrochant au dos de son second. Les portes et menottes avaient cédés face aux clés subtilisées et copiées dans l'après-midi par le duo de recrues. Les criminels était libres, énervés, et plus que déterminés à reprendre la mer après avoir mis leur capitaine adoré en soins poussés. Luccian et Ban s'étonnèrent de découvrir que la silhouette encapuchonnée qui se tenait aux côtés du duo de mécaniciens n'était nulle autre que le docteur Séléné.
« Do-docteur ? Balbutia l'apprenti médecin.
_ C'est vous ? S'étonna Ban.
_ Oui, c'est moi, soupira-t-elle, allons-y et passons par la zone nord, j'entends du monde arriver par les autres côtés ! Fit-elle en lançant la marche. »
Immédiatement, le groupe se dirigea avec discrétion et vitesse vers la sortie brisée peu de temps auparavant. Séléné se rendit malgré cela très vite compte que leur vitesse de déplacement ne serait pas suffisante face aux habitudes de traqueur dégénéré de la tête de la base.
En effet, le commandant et une escouade de tireurs les cernèrent tout de même et très vite, les bloquant jusqu'à l'arrivée du reste des troupes. Désormais l'équipage et ses alliés étaient entourés. Ils avaient honnêtement espéré pouvoir éviter un recours à la force, mais l'évidence d'un combat imminent s'imposait à eux. Pourtant, les pirates n'étaient pour la plupart pas en état de combattre un tel régiment. Dans d'autre circonstance, nulle n'aurait hésité à se lancé dans la mêlée, leur victoire aurait peut-être été éreintante, mais assurée, cette fois-ci, leur capitaine étant hors-course et eux-mêmes se trouvant dans un état passablement limitant, ils se savaient perdants d'avance. Pris au piège, ils dirigèrent leur regard vers la porte qui avait volé en éclats, si proche et si lointaine à la fois. Un mouvement attira leur attention : les deux soldats qui les avaient aidés s'avançaient, protégeant de manière évidente Bepo et son supérieur. Le tortionnaire du brun s'avança de quelques pas, et d'un rire gras, il se moqua du duo.
« AHHAH ! Disgrâce ! Que vous-êtes ridicules ! Une cause perdue, un tas de déchets, vous soutenez ces types ?!
_ Oui, répondit avec une voix assurée traduisant sérieux et une résolution effrayante Luccian, stupéfiant les marines à tel point qu'ils baissèrent leurs armes.
La surprise prit tout de monde de court, tant elle était grande. Cette volonté dont faisait ce soir la jeune recrue, habituellement si discrète et timide, fit comprendre à tous qu'il avait trouvé une raison de se battre, une manière d'être qui lui convenait enfin, et ce, de lui-même. A ses côtés, les pirates l'observaient, presque aussi perplexes. Ils avaient certes compris que le jeune homme les aidait et les appréciait, mais de là se mettre de la sorte tous ces marines à dos alors qu'il s'était à l'origine engagé dans cette voie…
_ Abrutis ! Eructa le commandant, crachant dans sa direction tant il était enragé qu'on lui tienne ainsi tête.
_ Ne traitez pas quelqu'un ainsi sans connaitre ses motivations. Il est bien plus honorable que vous, en fait, chacun de ses hommes est plus louables que vous, Marines comme Pirates.
_ Hérésie, hurla son vis-à-vis, lançant sans attendre son immense hache de granit marin sur le groupe. »
Même si le duo avait deviné que la brute allait réagir ainsi, ils ne savaient comment se protéger sans mettre en danger l'équipage derrière eux : l'arme allait bien trop vite et eux étaient bien trop peu expérimentés pour réagir à temps.
C'est alors que l'improbable se produisit, car nulle ne savait leur accompagnatrice capable d'agir ainsi :
Une main se tendit, pâle et presque luminescente sous les rayons nocturnes attirant tous les regards tant elle était sortie de l'obscurité, et tant elle était inattendue.
L'air entre les cibles et l'attaquant se changea, devenant glacé au point d'en faire frissonner les personnes les plus proches, tandis que, sous les yeux de tous se dressa une masse d'eau qui entoura une grosse partie de la hache. Puis, ce liquide étrangement mouvant se changea en un mur de glace dans lequel l'arme se retrouva fichée, bloquée, inamovible. L'élément gelé prit très vite du terrain sur la roche, et la brisa, faisant de l'objet une ruine d'une dizaine de morceaux dans un craquement sonore, retentissant tel un claquement dans la nuit.
« Qu'est-ce que- ?! S'exclama l'homme, ne saisissant rien de ce qu'il venait d'arriver.
_ Assez, se fit entendre Séléné en avançant, la cape toujours sur sa tête.
Un moment de flottement se fit ressentir, le temps que le commandant avise la petite silhouette encapuchonnée, indiscernable. Après avoir inutilement détaillé l'être devant lui, il réagit enfin :
_ Qui es-tu, misérable !? Montre-toi si t'es un homme, gringalet ! Hurla-t-il, enragé.
A ces mots, la jeune femme ôta son vêtement dissimulateur et dévoila son identité. Un brouhaha de murmures s'éleva, aussi bien chez les militaires que chez les pirates.
_ Une femme ? Vous ? Docteur Séléné ?! S'étonna un soldat dans le régiment.
_ Oui, et je suis votre ennemi, annonça la miss, la voix claquant dans l'air, implacable.
_ Une frêle femme, deux recrues et des blessés, c'est tout ? Demanda le tortionnaire avant de partir dans un fou rire, incapable de s'arrêter face à l'ineptie qui devant lui se présentait. »
Agacée, la chirurgienne se détourna en soupirant, sachant que le commandant était trop stupide pour tenter quelque chose contre elle. Elle s'offrit donc le temps dont elle avait besoin et qui lui avait manqué lors de l'explosion pour examiner grossièrement et en une œillade avisée l'état des pirates, et surtout de leur capitaine, en train de regagner conscience. A la vue des soins et blessures du brun, une colère sourde monta en la demoiselle. Comment pouvait-on torturer ainsi un être, et sans le moindre but qui plus est ?!
_ La balle, Luccian, où était-elle logée ? Interrogea le médecin.
_ Dans son dos, quelques centimètre le plus et Law était paraplégique. Et... Docteur ? Répondit le jeune avec peine et malaise.
_ Oui ?
_ Je n'ai pas pu extraire le projectile, avoua-t-il.
_ Oh, fit simplement la miss, un ton neutre habillant sa voix alors que ses yeux reflétaient une rage sans nom qui indiqua immédiatement à tous ceux qui pouvaient voir les orbes bleus que la miss n'allaient pas en rester là, les faisant frissonner d'inquiétude.
S'avançant d'un pas, elle s'approcha de Bepo, la douceur transparaissant dans ses harmonieux traits. Elle glissa sa main sur la joue du capitaine pirate, qui, hagard et plus que surpris de la revoir, la regarda sans bouger, peut-être même sans comprendre. Dans sa poitrine, son cœur battait à tout rompre, la voir ici, devant lui et si douce le rendait si heureux… Mais l'inquiétait tout autant car, il avait beau être encore bien sonné, il savait pertinemment que la situation était très dangereuse. Un sourire désolé naquit alors sur les lèvres de la chirurgienne, que le brun eut tout juste le temps d'apercevoir avant que la demoiselle ne détourne les yeux pour planter son regard dans celui du commandant, tout en s'écartant du groupe qu'elle aidait.
_ Vous… Depuis tout ce temps, vous avez fait souffrir tat de personnes, suscité tellement de peinte… De par ma position, jamais je ne m'étais dressée contre vous, mais aujourd'hui, j'en ai assez. Vous êtes un des êtres de la pire espèce, une des personnes les plus détestables que j'ai jamais rencontrés. Quel intérêt aviez-vous à torturer et détruire un homme qui s'était livré ?! Non seulement lui, mais également toutes ces pauvres âmes passées dans vos mains ces dernières années ! J'ai soigné, apaisé et même achevé des dizaines de prisonniers. Ce soir, j'ai sous les yeux la preuve la plus flagrante preuve de votre monstruosité.
_ Les pirate sont des déchets à détruire ! Personne ne les regrettera ! Cracha l'homme, comme si cela justifiait toutes ses actions.
_ Ce sont des humains, ils ont souvent des amis, une famille, et tout autant le droit que les autres de vivre librement !
_ Pourquoi prendre leur défense, vous ont-ils retourné le cerveau ?!
_ Non, loin de là. Il y a longtemps que je considère avec sérieux une personne pour ce qu'il est vraiment et non pour son statut. Pour votre gouverne, il se trouve que le Chirurgien de la Mort est un homme des plus respectables, incroyables et bons existant en ce monde, de plus, manque de chance, j'ai tendance à soutenir les personnes comme lui. Et, quel malchanceux vous faites désormais… Mais vous ne pouviez le savoir ou penser que cela vous nuirait un jour… Il se trouve que j'aime cet homme…
Elle… m'aime… Elle l'a dit… Haut et fort… Devant d'autres personnes… Devant des Marines, donc… Elle va me suivre sur les eaux si on s'en sort ? Nous pouvons vivre ensembles ? C'est… Génial !
Dans la tête du brun, les mots de la demoiselle aux cheveux d'argent se répétait en boucle et à toute vitesse, faisant à chaque fois bondir plus fort son cœur… Malgré ses cotes rompues. Mais il s'en fichait, il était en train de nager dans le bonheur… la suite des paroles lui parvint tout de même, malgré le fait qu'il ne saisissait pas encore leur sens.
_ … et que, pour l'avoir blessé, je vais vous faire regretter votre venue dans ce monde. Même un enfer ardent ou un abysse infâme vous semblera être plus agréable d'ici quelques minutes de ce que vous allez subir… »
Sans plus attendre, la demoiselle offrit aux rayons lunaires son visage, prit une profonde inspiration, et rouvrit ses yeux, qui prirent une teinte carmin effroyable. L'air devint agité, tantôt d'une froideur terrifiante, tantôt d'une chaleur insupportable. D'un geste ample, elle figea le moment, écarta les bras, et les ramena brusquement devant elle, les paumes vers les Marines. Ce simple geste fut suffisant pour envoyer tous ses ennemis une dizaine de mètres plus loin, à l'exception du commandant, qui n'avait pas bougé. Ses yeux en revanche venaient de s'écarquiller de stupeur, comme s'il venait de comprendre qu'il s'était mis à dos la mauvaise personne. Là, sous le regard paniqué de la brute, Séléné avança et tendit sa main vers lui.
« Bepo, peut-être devriez-vous vous rapprochez de la porte pour aller au sous-marin et soigner les blessés, encouragea-t-elle l'ours polaire.
Comprenant que la miss leur conseillait de s'éloigner rapidement d'elle, Luccian poussa gentiment le Mink vers la porte. Les yeux des hommes ne quittaient un seul instant la cible de la demoiselle, figée contre son gré. Une fois le groupe plus loin d'une vingtaine de mètres, un hurlement à en effrayer un mort s'éleva dans les airs, tout comme le corps dont il émanait. Le tortionnaire de la base était en train de monter dans les airs, les traits déchirés par la souffrance. Au sol, Séléné n'avait pas bougé, sa main tendue s'était juste refermée légèrement. La peau du marine devint rapidement rosée, puis rouge, s'approchant sans mal de la teinte sanglante de la chevelure d'Eustass Kidd. On pouvait sans mal distinguer des vaisseaux sanguins, presque à fleur de peau, et la sueur perlant à grosse goutte du front du commandant. Une grande majorité des hommes déposa les armes, ne se sentant pas de s'opposer à une telle force, et encore moins en raison que qui subissait et pourquoi… Et puis, ils adoraient tous la chirurgienne, ayant toujours considéré les jugements de la miss comme juste et réfléchis. Ce qu'elle faisait en cet instant les impressionnaient, certes, mais nulle ne comptait contester le traitement infligé au tortionnaire de la base.
En parlant de l'homme, outre cet aspect étonnant et rebutant, nul ne comprenait la douleur de l'homme, ni même ce qui le maintenait aussi loin du sol. Que lui arrivait-il ? Comment Séléné le faisait-elle voler ? Que lui faisait-elle ?
De par sa capacité de réflexion importante, c'est Penguin qui saisit le premier la raison effroyable des cris déchirant du marine : Si la miss manipulait l'eau… Alors à cet instant précis, c'était la part d'eau du corps lévitant contre son gré dans les airs qu'elle maîtrisait, donc, en grande partie, le sang.
Un frisson d'inquiétude et d'admiration secoua le mécanicien, attirant l'attention de son compère, fasciné et étonné par la scène qui se déroulait devant eux.
« Que t'arrive-t-il ?
_ J'ai compris ce qu'elle lui fait, informa le pirate.
_ Explique ? Lui demanda Sachi.
_ Le corps est composé en grande partie d'eau, non ? Le mur de glace aussi, était fait d'eau…
_ Elle contrôle son sang ? Réalisa Bepo, qui les écoutait.
_ Sauf erreur de ma part, je pense que c'est ce à quoi nous assistons, confirma d'une voix faible et rauque Law, tout aussi impressionné. »
L'équipage bien sûr avait entendu la courte conversation et observait désormais d'un nouvel œil la jeune femme, réalisant sans mal l'atout qu'elle représentait dans un combat et la raison pour laquelle il était possible pour les Heart Pirates de partir de cet endroit de misère.
Sans prévenir, une pluie diluvienne se déversa sur l'île, détrempant les rues, les habitants, tout, sans exception, coupant court aux pensées de chacun.
Sentant la fatigue s'emparer d'elle, la miss décida que la brute qu'elle contrôlait dans les airs avait expérimenté assez longtemps la souffrance pour s'y être accommodé. Songeant qu'il était plus que temps de s'occuper du magnifique capitaine, que la pluie n'allait pas aider, Séléné abaissa le corps du marine et posa sa main sur la poitrine du commandant. Immédiatement, le cri disparu, les yeux de l'homme se révulsèrent, le corps convulsa, et tomba inanimé au sol, encore secoué de spasmes irréguliers. D'autres armes rejoignirent le sol, déjà rendu boueux par la pluie battante.
« Père ! Hurla quelqu'un.
Un des militaires des lieux lâcha son arme pour se précipiter aux côtés du commandant gisant sous la pluie, la panique à l'état pur émanant de lui. Les mains tremblantes, il prit son pouls. Son visage grave et anxieux s'illumina immédiatement, le soulagement relâchant ses muscles. Il se releva alors, le visage empli de surprise et d'une gratitude certaine tourné vers celle qui venait de défaire avec aisance le briseur de vie.
_ Non, je ne suis pas un assassin, fit-elle pendant que ses yeux reprenaient leur lumineuse teinte océanique.
_ Merci… Fut reconnaissant le jeune homme. Je sais qu'il le mériterait, rien que pour avoir torturé la peluche qu'est l'ours polaire, et encore plus pour Trafalgar, mais… Merci.
_ En revanche, il va mettre des mois à s'en remettre, sans parler du fait qu'un goéland de dénonciation à son encontre a déjà quitté l'île, l'informa-t-elle.
_ Je comprends. Va-t-il souffrir de séquelles ? S'inquiéta-t-il.
_ Tout dépendra de lui, une médication raisonnable, une activité physique limité et une certaine sérénité devrait lui permettre de guérir totalement, mais vous connaissez mieux que moi le bonhomme, à vous de jouer jeune homme. Par contre, je ne garantit absolument pas que son esprit supportera l'évocation de pirate, ou de moi, mais bon, je m'en avouerai plutôt contente, désolée. Bien, ceci étant dit… Cette pluie va tous nous rendre malade, rentrez chez vous, les pirates quittent l'île dans le quart d'heure, et je peux vous assurer qu'aucun d'entre vous ne pourra empêcher cela.
Les Marines furent plus que d'accord avec la jeune femme et soulevèrent leur futur ancien supérieur, rentrant au chaud dans le bâtiment principal. De leur côté, les hommes de Trafalgar et les deux recrues restant venaient de tourner les talons, et se dirigeaient vers la porte. Sachi se retourna vers la chirurgienne et lui demanda avec un peu d'espoir et de curiosité :
_ Séléné-chan, si tu contrôle l'eau… Tu penses pouvoir nous éviter de subir d'avantage cette pluie ?
_ Je comptais m'en charger, sourit-elle, et même vous éviter un effort non nécessaire, ajouta-t-elle avec mystère. »
C'est alors qu'elle prit une pose plus assuré et écarta les bras. Les gouttes de pluie se suspendirent dans les airs, immobiles, sous les yeux écarquillés de tous, suscitant l'émerveillement de celui qui avait demandé à la jeune femme son aide. Le pâle corps de la miss fut soulevé de terre, le vent s'engouffrant dans la longue cape, la Lune projetant sa douce et pure lumière sur la demoiselle. L'eau se retira des vêtements jusqu'alors trempé des hommes, et les eaux en lévitation se mirent à tournoyer en une sphère autour du groupe. Dans un même mouvement, le liquide devint par endroit d'immenses plaques de glace, celles-ci s'agençant dans les airs et glissant sous les pieds des personnes présentes. Devant eux et sous leurs pieds se formait un bateau d'eau et de glace, pourvu d'un mat liquide, de voiles aussi irréelles que magnifiques, de filets translucides, le tout illuminé par les rayons nocturnes venant se perdre dans les filets d'eau éparpillé ci et là dans cette structure si réaliste et impensable. La lueur l'habitant grâce au lumières lunaires rendait chaque détail plus impressionnant que le précédent.
Perdus dans leur émerveillement, personne ne remarqua que le navire fantomatique s'élevait dans les airs, sortant de la base marine sous les regards perplexes des soldats les observant aux fenêtres.
Personne ? Pardon, quelqu'un le remarqua, bien sûr : Law. Il regardait avec effarement le sol s'éloigner puis défiler sous la coque liquide, le tout se faisant si… simplement, sans que qui que ce soir ne ressente de secousse, de mouvement, tant la manœuvre était fluide.
« Cachotière adorable », marmonna le brun tout en commençant à inspecter des yeux l'état de ses amis, maintenant que sa vue redevenait net, à son grand soulagement.
Tous semblaient plutôt en forme, Bepo avait reçu des soins récents et efficaces, rappelant sans mal à Trafalgar les techniques de soins de celle pour qui son cœur s'emballait si aisément. Rassuré, il reporta son attention sur le navire liquide et son déplacement à la limite du divin. La miss avait-elle pratiqué d'innombrables fois cette technique pour parvenir à un tel résultat ou puisait-elle de toute ses forces sur ses capacités pour arriver à un tel résultat? Quoi qu'il en soit, ce navire était une œuvre d'art et une preuve d'une grande capacité à maintenir un flux de pouvoir constant, ainsi que, il en était presque sûr désormais, un besoin vital de prendre la mer.
Dix minutes plus tard, les Heart Pirates se trouvaient sur le pont de leur cher sous-marin jaune, l'embarcation provisoire qu'il venait d'emprunter avait disparu plus vite qu'elle n'était apparue. Dès lors la tension qui l'habitait quitta le corps de Séléné, l'obligeant à discrètement s'appuyer à la rambarde du navire jaune pour ne pas s'effondrer de suite. Faire autant appel à ses capacités l'avait épuisée, la Lune certes l'aidait grandement, néanmoins, la jeune femme ne pratiquait presque jamais son contrôle de l'eau et donc, n'avait aucune endurance quant à l'utilisation de ses pouvoirs. Evidemment, elle n'en n'avait jamais besoin et n'avait jamais vu leur développement comme une nécessité ou une urgence, rendant son niveau de maîtrise très basique et éreinte. C'est pourquoi, voyant que personne ne regardait dans sa direction, la demoiselle se permit de laisser ressortir un peu plus sa fatigue et souffla, retrouvant un rythme cardiaque ainsi qu'une respiration plus régulière et calme. Les rayons lunaires lui apportaient lentement une énergie nouvelle, l'aidant à se remettre de l'effort si peu habituel qu'elle avait fait dans la dernière demi-heure.
Soudain, le silence attira son attention : les conversations s'étaient tues. Surprise, elle releva la tête et vit enfin les regards inquiet et doux posés sur elle. Immédiatement, elle se redressa et lissa sa chemise du plat de la main afin que donner contenance. Il ne fallait pas qu'on s'inquiète pour elle, ce n'était là qu'une fatigue passagère, alors que ses amis, eux, souffraient de dommages physiques soigner. Recomposant son sourire pour lequel ils fondaient tous, elle releva la tête et s'adressa au groupe :
« Mais qu'attendez-vous donc ? Que je laisse la pluie vous retomber dessus ? Et il faut soigner les blessés, sans parler de l'état déplorable de votre capitaine, aller, on bouge ! S'exclama-t-elle en filant vers la porte du navire et propageant une forme de vivacité nouvelle parmi les hommes. »
D'un geste lent et calculé, elle passa sa main derrière Bepo, dans le dos de Trafalgar. Ses yeux reprirent leur aspect carmin, et un sourire doux orna ses lèvres. Après une brève inspiration, elle initia un contrôle sur le corps du brun, le faisant voleter allongé, quelques centimètres sous sa main. Au grand contentement des autres, Law ne fut pas saisit des mêmes douleurs que son tortionnaire, au contraire : son dos ne le faisait plus du tout mal. Un sourire amusé et calme s'étala sur ses lèvres, indiquant à ses amis que tout allait bien. Ces derniers suivirent le duo de chirurgien dans le dédale de couloir du navire, jusque dans la zone médicale. Sans un mot, Luccian enfila une blouse qui trainait à l'entrée de l'infirmerie, sans savoir qu'il s'agissait de celle du capitaine, et en tendit une, pliée à côté de l'armoire à perfusion, à la jeune femme. Celle-ci s'en saisit, le remerciant du regard. En silence, les deux personnes se mirent en conditions stériles et signifièrent aux autres de sortir pour les laisser soigner le brun dans le calme et dans un environnement moins instable. Bepo emmena le groupe dans la salle commune, emportant des équipements médicaux de base pour transformer la dite pièce en salle de soins généraux pour que les pirates puissent gérer eux-mêmes les blessures les plus bégnines. Une fois les pirates installés, le second de l'équipage et le duo de mécaniciens, accompagnés de Ban, laissèrent leurs compagnons pour enclencher la manœuvre d'immersion du submersible et s'éloigner de l'île, mettant le cap sur leur prochaine destination.
Une fois seuls, la chirurgienne et son apprenti déshabillèrent Trafalgar, toujours en lévitation pour lui épargner la souffrance causée par la balle. Séléné s'attira une œillade lubrique de son cher et tendre, à laquelle elle répondit par un sourire amusé, sachant qu'il n'était pas sérieux du fait de son état et de la nouveauté de leur relation. Ils avaient certes dormi ensembles mais considéraient tous deux qu'une certaine période était nécessaire avant d'envisager d'avoir des rapports charnels. Ce moment de complicité passé, Luccian et Séléné nettoyèrent les chaires contusionnées de leur patient. Juste après, les secousses du sous-marin s'enfonçant dans les profondeurs océaniques parvinrent aux deux médecins, inquiétant tout de suite le plus jeune :
« Que se passe-t-il ?
_ Le navire passe en dessous du niveau de la mer, c'est tout, expliqua Law en devinant ce qu'il se passait.
_ Mais… Ban, Séléné et moi sommes encore à bord ! S'exclama-t-il avec étonnement.
_ Attends, alliance avec un groupe de pirate, donc de criminels, insubordination, trahison et libération non-autorisée de pirate, tu pensais vraiment rester sur l'île ? S'amusa Séléné avec calme.
_ Non, mais je ne voulais pas m'imposer aux Heart Pirates, je ne suis pas des leurs, ma présence est déplacée. Et puis le docteur Séléné est très importante pour l'hôpital, vos capacités sont leur manquer cruellement.
_ J'ai fait parvenir ma démission dès que j'ai su que les Hearts s'étaient fait prendre, et j'ai envoyé une demande de soutien médical urgente pour motif de perte de personnel.
_ Quand bien même, nous ne faisons pas partie de l'équipage, nous allons gêner…
_ Luccian-ya, vous nous avez sauvé, le moins que l'on puisse faire est de vous évacuer de l'île. Et pour ce qui est de Séléné, elle sait déjà ce que je pense de sa présence sur mon sous-marin, continua le brun en glissant son regard vers celui entendu de la miss.
_ Uh ? Ne comprit pas l'ancien Marine.
_ Law m'a déjà proposé de rejoindre son équipage, la nuit suivant l'explosion du centre-ville. Demande que j'avais rejetée sur le moment, mais je suis désormais sortie de l'ombre donc je n'ai plus de raison de demeurer loin des eaux.
_ Et tu sais déjà où se trouvent tes quartiers, compléta le pirate.
_ A moins qu'on fasse chambre à part, oui, confirma-t-elle.
_ Ah… C'est vrai, vous êtes en couple, se souvint avec joie le jeune homme.
_ Oui, mais revenons à toi, je discuterai avec Ban quand j'aurai quitté l'infirmerie. Souhaiterais-tu rejoindre mon équipage ? Proposa alors le capitaine.
_ Pour…. Pour de vrai ? Balbutia le concerné.
_ Ai-je l'air de blaguer ?
_ Pas vraiment, mais… A quoi vais-je servir ?
_ Pour commencer, tu sais agir, prendre des initiatives intelligentes, et ton intérêt pour la médecine est très encourageant. Tu m'as aidé, et puis tu sais te battre, aussi… Tu veux que je continue à énumérer les raisons qui me viennent à l'esprit ?
_ N-non euh… capitaine.
_ Bienvenue à bord Luccian-ya. »
L'émotion passée, le désormais pirate se reprit, et endormi son nouveau supérieur, permettant aux deux médecins de retirer la balle de granit marin du dos de leur capitaine.
Six longues heures plus tard, Trafalgar dormait paisiblement dans un lit, vêtu en tout et pour tout d'une blouse de patient jaune poussin, parfaitement en accord avec son habituel sweat et la peinture remarquable de son navire. Contents, les deux médecins sortirent de la pièce pour aller rejoindre leurs camarades et prodiguer les soins que leurs amis n'avaient pu faire seuls. Son le chemin, les yeux de Séléné redevinrent enfin tels des saphirs. Devinant ce qui allait arriver, l'apprenti docteur raffermit sa pose et attrapa dans sa chute la jeune femme et l'aider à s'asseoir au sol. La fatigue l'avait finalement rattrapée. Après tout, elle avait forcé près de deux heures, puisant dans ses propres ressources pour maintenir son bien aimé en l'ai le temps de lui soigner le dos. La lumière de la lune ne pouvant lui parvenir là où elle était, la miss n'avait pu compter que sur ses réserves pour tenir à ce moment-là. Quelques minutes s'écoulèrent pendant lesquels nulle ne parla, laissant de quoi récupérer un peu la chirurgienne, avant qu'elle ne se relève d'elle-même et montre à son ami qu'ils pouvaient reprendre leur chemin. Dès leur entrée dans la salle, ils furent assaillis de questions concernant l'état du brun. Pendant un court instant, l'ancien Marine demeura interdit, s'attirant toute l'attention involontairement. Séléné fit signe aux pirates de se taire et demanda au jeune homme ce qu'il lui arrivait :
« J'ai… je n'avais jamais rencontré des personnes aussi unie et soucieuse de la santé de l'un des leurs… C'est touchant comme lien, expliqua-t-il à la chirurgienne.
_ Je comprends, c'est vrai que tu n'as pas pu connaître ça, mais même certains Marines peuvent se comporter comme ça, en réalité, il faut qu'une certaine alchimie opère entre les gens, c'est peu fréquent mais pas spécialement réservé au Heart Pirates, ria la demoiselle en se tournant vers Bepo pour inspecter les blessures qu'elle avait déjà soignées.
_ Euh… Sinon, La- le capitaine va bien, il ne s'est pas encore réveillé mais ça ne saurait tarder. La balle n'est plus dans son dos, et s'il fait attention… Eh bien il s'en sortira avec tout au plus quelques cicatrices par-ci par-là. Et il va lui falloir du repos, aussi, annonça avec timidité le nouveau Heart.
Un silence prit place, le temps que les personnes présentes assimilent l'information, ou plutôt, les informations.
_ Tu… Tu viens de l'appeler « capitaine », réagit alors Penguin.
_ Mais c'est vrai ça… Mais c'est génial ! Bienvenue parmi nous Luccian ! S'exclamèrent, presque à l'unisson, les pirates.
_ Ah mais, du coup, j'y pense, Séléné-chan aussi, non ? Demanda un des membres de l'équipage.
_ Bien sûr, sourit la miss percée à jour.
_ Bienvenue Séléné-chan, l'accueillirent les garçons.
_ Merci, bon, on peut s'occuper de vous maintenant ? S'enquit-t-elle après n'avoir pu réprimer un adorable petit rire. »
Sans attendre, les hommes s'assirent sagement sur les chaises, attendant leur tour en discutant joyeusement de l'arrivée des deux nouveaux et leur donnant de quoi se restaurer en même temps, se posant alors la question au sujet de Ban. Ce dernier était toujours avec Sachi, qui s'évertuait à lui expliquer le fonctionnement du submersible, de chaque machine, les unes après les autres. L'ancien Marine s'était très vite intéressé aux mécanismes, ce qui avait rapidement amusé le duo. Penguin avait fini par laisser les deux hommes, tous deux partis dans une discussion enflammée sur les moyens de propulsions possibles pour un tel navire. Ban s'était rapidement découvert une passion pour la machinerie et avait donc demandé quelques explications à ses ainés. Sachi n'avait pas manqué l'opportunité et désormais était rendu au blindage du navire, surprenant le nouveau venu de par l'optimisation des parois et tuyauteries.
« Bah oui mon grand, faut qu'on ait un minimum de place pour passer, vivre, tout ça quoi ! On passe notre temps entre ses parois, alors il fallait que ce soit un peu confortable tout de même. On a mis du temps à faire les plans, Penguin et moi avons passé des nuits entière à s'arracher les cheveux, sans compter que le captain' galérait autant que nous sur les plans, mais ça en valait le coup, fit-il en caressant un des moteur, fier du submersible.
_ Attends, tu es en train de me dire que vous avez conçu ce monstre à vous trois ?!
_ Et qui d'autre ? C'est notre bébé Ban-san ! Ria le mécanicien.
_ Je suis franchement impressionné… Souffla le jeune homme.
_ Attends de voir la vigie pour l'être, c'est ma merveille à moi, s'exclama le pirate en prenant son interlocuteur par la main, l'entrainant à sa suite dans les couloirs, l'amenant jusqu'au centre d'observation du sous-marin. »
Là, les yeux du plus jeune se mirent briller : La vigie était une salle dont les murs et parois se composait principalement de verre, offrant une vue imprenable sur les fonds marins, poissons et créatures évoluant dans les eaux salées. Outre le panorama incroyable, la structure et les forces s'y appliquant faisaient de l'endroit une merveille de conception et d'ingénierie. Sublimé, Ban passa sa main sur une des longues lignes gris clair qui habillaient le bord de la cage de verre, du métal renforcé, d'après ce qu'il savait, celui-ci était un alliage plus solide que l'acier et clair que l'aluminium ou l'or blanc, mais l'obtention de ses composants et sa transformation étaient d'une complexité affolante. Cependant, le résultat obtenu et présent sous ses yeux valait selon lui toutes les peines du monde.
« Hey… Sachi, tu dois être un génie pour avoir créé tout ça… » Souffla Ban, ne pouvant détacher ses yeux des fins ornements présents ci et là dans la pièce.
Ce ne fut que lorsque l'estomac du nouveau venu se manifesta qu'ils réalisèrent qu'ils avaient passé près de sept heures à discuter mécaniques, après avoir pris plus d'une demi-heure pour gérer la submersion du navire et la stabilisation de la vitesse. D'un comme un accord, le pirate guida son nouvel ami jusque dans la cuisine, où ils retrouvèrent les deux chirurgiens en train de terminer de recoudre leur dernier patient chacun.
« Whaou, je n'avais jamais vu quelqu'un tenir aussi longtemps la discussion avec Sachi, surtout sur un sujet aussi technique que celui du Sub' et ses machines ! Siffla d'admiration Penguin.
_ Et encore, on s'arrête parce qu'on a faim, s'exclama le susnommé en se servant joyeusement dans les placards et en découvrant une sucrerie terriblement familière. Euh, les gars, depuis quand on a en stocks des… Marshmallows ombrés ?!
_ Non, ne me dites pas que vous y retournez après ?! Désolé ! S'écria avec stupéfaction Bepo. Ah, Sachi, c'est Séléné qui les a ramenés en même temps que l'Eternal Pose.
_ … Si, pourquoi ? C'est si grave que ça ? S'inquiéta Ban tandis que son ainé lui passait toutes sortes de mets. Et, Docteur, je croyais que voler ces sucreries était mortellement dangereux…
_ Ce n'est pas grave si tu aimes le domaine, et pour ce qui est des douceurs des tarentules d'ombres, j'en ai simplement ramenées en même temps que leurs propriétaires. Le capitaine souhaitait les étudier et risquait fort de ne pouvoir assouvir sa soif de connaissances, donc j'ai déposé un vivarium dans son laboratoire, plus lui faire une surprise…
_ Génial ! S'exclamèrent quelques gourmands.
_ Pour ce qui est de votre interminable discussion, bah… A moins d'être intéressé par le sujet, et connaisseur, c'est quand même long et chiant donc… Intervint un autre pirate.
_ Mais ça m'intéresse, contesta le jeune homme, arrachant des sourires à tous.
_ C'est cool dans ce cas, nos mécanos sont des mines de connaissances dans le domaine, désolé, le rassura Bepo en riant.
_ Ahah, je pourrais rester des années à parler plans, de fonctionnement de moteurs, de blindages, tout ça quoi !
_ Et voudrais tu rester ? S'éleva la voix grave et posée de Trafalgar.
Les discussions s'arrêtèrent instantanément, l'attention générale s'étant dirigée vers le Chirurgien de la Mort, qui venait de se téléporter dans le fauteuil que l'équipage lui laissait toujours, par habitude.
_ Hein ? Quoi ? Vraiment ? S'exclama le concerné avec espoir.
_ Vraiment, oui, confirma le brun.
_ A-alors… Je… Avec plaisir, capitaine, accepta avec un sourire démesuré le jeune homme.
_ Parfait, je ne te pose pas la question de ton poste, n'est-ce pas ?
_ Je doute que ce soit nécessaire, rigola le désormais pirate.
_ Bienvenue Ban-ya, sourit son supérieur.
_ Bienvenue parmi nous, s'amusèrent les autres, y compris Luccian, ce que remarqua tout de suite le nouveau pirate.
_ Lu-kun, toi aussi ?
_ Ahah, il va falloir que tu me supporte encore quelques temps mon vieux ! Acquiesça l'interrogé.
_ Et le docteur Séléné ? Se rappela le nouveau mécanicien.
_ De même, lui confirma la miss. D'ailleurs, capitaine, que faites-vous en position assise ?! Demanda-t-elle en fronçant les sourcils à l'intention de Trafalgar.
_ Je venais me restaurer, il ne faut pas croire l'expression « Qui dors dine »…
_ Vos blessures ne vous autorisent pas de vous tenir aussi assis ! Rétorqua la miss en mettant les poings sur les hanches, mécontentes.
_ Je n'ai pas rouverts les plaies, tout va bien ma chérie, s'amusa le pirate en s'étirant un peu, trouvant sa position inconfortable à cause de ses côtes rompues qu'il commençait à sentir malgré le reste de morphine, et s'arrêtant soudainement, ayant clairement senti un truc lâcher dans son dos.
_ Vu ta tête, ce n'est plus le cas… Grinça le docteur, un sourire mauvais aux lèvres.
_ Euh… Hésita-t-il alors que la sensation qu'un liquide lui coulait dans le dos lui parvenait.
Sans tarder, les yeux de la demoiselle se remplirent de cet aspect rubis si impressionnant. Avec hâte, elle s'approcha de lui et stoppa le saignement en soupirant, agacée. Sans rien dire, elle renversa son verre d'eau et créa un nuage de vapeur autour de son amant et elle. Puis, la jeune femme souleva dans les airs, non sans difficulté, le corps blessé. Avec moins d'effort, elle fit flotter sur le ventre Trafalgar, et écarta légèrement les pans de la blouse de patient jaune.
_ Law… Il y a quatre points à avoir lâché… Je te recouds sans anesthésie et en faisant exprès de me foirer ou quoi ?
_ Hum… Désolé, je ferais plus attention, s'excusa piteusement le capitaine, peu fier. Du coup… Si tu pouvais limiter les coups d'aiguilles un peu sensibles…
_ Je vais te faire un plateau repas, mais tu dois rester allongé tant que ton dos est dans cet état, s'il te plait !
_ Je sais… Mais j'ai l'air de quoi devant nos compagnons ? Se plaignit Law.
_ De quelqu'un qui les a protégés, en endurant un traitement inhumain. Ils comprennent, ne t'inquiète pas on amour… Fit elle en le retournant pour lui voler un baiser avant de le réinstaller dans le canapé, allongé et entouré de pleins de coussins. »
D'un geste négligé de la main, la miss dissipa le nuage de vapeur, et entreprit de faire un plateau repas pour son capitaine. Lorsqu'elle le lui mit entre les mains, elle lui chuchota qu'en revanche, il avait tout à fait le droit d'échanger avec sa « Room » sa blouse contre ses vêtements habituels.
…
Ah oui… Je suis tout de même nu, là-dessous, réalisa le brun en piquant un fard monumental.
