Hello!
Et oui, me revoilà~
Joyeux Noël à tous et bonne année avec une légère avance ;)
Je vous remercie de vos lectures, de vos reviews, qui m'encouragent toujours plus à écrire et à publier!
Sur ce, réponse aux reviews!
Traffy-D-Lamy:
Merci miss! Moi j'aurais bien voulu la connaître ton hypothèse... ^^
Voilà la suite~
JeTapeL'incruste:
Des mini-Law? Uh... Je crois que les deux principaux concernés ne sont pas d'accord, désolée ^^
nikkouyoku:
Aha! :) Merci! La voici!
Disclaimer: One Piece est à Oda, l'idée de l'histoire et les OCs sont à Hanako et moi! Merci de respecter!
Chapitre 5 : Une nouvelle vie elle avait désormais...
Deux semaines après l'évasion aux dimensions magiques des pirates, le submersible jaune creva enfin la surface pour autre chose qu'un renouvellement succin d'air ou une récupération du journal de Grand Line, comportant les nouvelles primes… Dont, normalement, celle à venir de la miss aux cheveux d'argent, ce qui n'arrivait pas, à son grand étonnement. Elle pensait que la Marine l'aurait rapidement reconnue et prit des mesures à son égard, mais non : Rien n'arrivait.
C'est pourquoi la miss avait finalement mis de côté l'idée, décidant que le sujet n'était pas urgent et que son capitaine et amant n'avait pas besoin de s'encombrer de cela pour le moment, ce dernier étant déjà bien assez occupé par ses blessures et les nouveautés présentes dans le sous-marin : L'ajout de trois matelots d'un coup et sans vraiment l'avoir prévu n'avait rien d'anodin ou de banal. Fort heureusement, les trois avaient rapidement trouvé leur place au sein de l'équipage, n'ayant plus qu'à apprendre à connaitre leurs nouveaux compagnons et l'organisation en place, afin de mieux s'y retrouver. Tout le monde y mettait du sien, et l'entrain dont chacun faisait preuve avait rapidement effacé le sentiment de gêne et de crainte qu'avaient suscité les conditions déplorables de l'enrôlement du trio.
Plus qu'heureux de ce retour à l'air libre, Bepo se précipita sur le pont, s'étirant avec délice dans les vents marins tout en scrutant d'un regard acéré les flots au loin : Le radar du submersible avait rendu l'âme sans prévenir, rendant les navigateurs aveugles face aux dangers potentiels. L'ours, qui pourtant avait l'habitude de surveiller avec attention ses outils, n'avait absolument pas vu le coup venir, l'objet s'était soudainement mis à dérailler, puis, le noir complet était apparu. Quelques jours plus tard, un des moniteurs de son capitaine avait fait de même, lui faisant croire que Séléné, sur laquelle Law avait placé des électrodes afin d'effectuer des tests, faisait un arrêt cardiaque. Le soulagement et l'incompréhension du brun sur le moment lui avait valu de retourner immédiatement dans son lit, le bougre ayant parcouru en sprint les trois quart de son navire pour trouver sa Belle, en parfaite santé…
Suite à cela, le four de la cuisine s'était arrêté de fonctionner aussi… Après enquête et énervement, l'équipage avait torpillé l'espèce de Roi des Mers émettant des pulsions électromagnétiques ciblées qui détruisait un à un les appareils du submersibles. Luccian et Ban avait su réparer l'outillage médicale, et le four, à l'aide de Penguin, mais le radar demeurait irréparable.
C'est pourquoi Bepo était totalement absorbé dans une étude minutieuse et inquiète des flots devant lui.
Derrière le Mink sondant l'océan venaient d'arriver les trois nouvelles recrues de l'équipage, bien content de revoir enfin les cieux. Ceux-ci n'étaient absolument pas habitués à ne pas voir l'horizon aussi rarement et expérimentaient désormais le plaisir de retrouver leur repère visuel habituel. Passé ce soulagement commun, les marins se mirent à parler de tout et de rien tandis que Bepo se débarrassait du haut de sa combinaison, ayant besoin de refroidir sa fourrure étouffante. Une discussion joyeuse animait les quatre pirates, en effet, aujourd'hui était un jour spécial, jour pour lequel le sous-marin était remonté pour autre chose que ses habituelles raisons. Le navire avait rejoint la surface pour quelques heures, afin de profiter de l'air frais des océans, fêtant un jour pas comme les autres.
Le reste de l'équipage rejoignit le pont extérieur, appréciant également la fraicheur océane et les rayons diurnes réchauffant leurs chaires. Law rejoignit ses compagnons, plus lentement malgré sa hâte. Le pauvre récupérait peu à peu de ses blessures, bénéficiant de soins plus qu'utiles et accélérant sa guérison, néanmoins, il ne connaissait pas de moyen de ressouder ses os brisés plus vite que la normale. Il était déjà contraint par les deux autres médecins à bord d'absorber le quadruple de son apport laitier habituel par jour, afin de calcifier plus rapidement et efficacement. Malgré tout, lui ainsi que sa chère et tendre savaient qu'un temps minimum était nécessaire. Oh, il s'estimait heureux de pouvoir déjà remarcher, malgré les attelles l'entravant plus qu'il ne pensait le supporter. Le vil commandant l'avait brisé physiquement, le rendant inutile et inapte à diriger son équipage, le forçant à demeurer alité et contraint de partout pendant plusieurs jours. Bien sûr, Luccian avait gentiment occupé son temps, lui permettant de ne pas voir les heures passer tant il était occupé à lui transmettre et clarifier des connaissances médicales pour le jeune homme, dont la curiosité pour le corps humain et la synthèse de substances et toxines toxiques n'avait de cesse d'étonner ou d'impressionner le brun. Lorsqu'enfin l'élue de son cœur et médecin l'avait autorisé à poser le pied par terre, ce fut comme une bouffée d'air frais. Son second lui rendit la direction directe de ses subordonnés, bien que le Mink ait toujours demandé à son capitaine son avis ou son aval avant d'entamer la moindre manœuvre avec ses compagnons. L'équipage avait immédiatement assimilé le retour de leur supérieur, faisant tout leur possible pour éviter que Law ne s'épuise. Avec délice, il avait alors montré à grand renfort de travaux pratique de nombreuses nouvelles notions à son apprenti, cela ne mettant pas son corps en situation de souffrance et le détendant plus qu'il ne l'avait imaginé : Jamais il n'avait pensé qu'avoir un apprenti lui serait aussi agréable. Chassant ses pensées pour se concentrer sur la conversation de son équipage, il s'étonna. A son arrivée, un nouveau sujet de discussion animait ses amis, un sujet qu'il ne s'était pas attendu à entendre un jour :
« Mais comment voulez-vous qu'on vous différencie, vous portez tous les deux la combinaison, et même vos casquettes se ressemblent ! C'est pas pratique, se plaignit Penguin.
_ La seule différence notable est la graisse des moteurs sur les manches de Ban 2 ! Continua un des compagnons des messieurs.
_ Et encore, quand Ban 1 ne cuisine pas un truc au chocolat ou une sauce sombre ! Ajouta un autre.
_ Mais j'y peux rien si on a le même nom, réplica en riant Ban « numéro deux ».
_ Mais nous non plus, lui fit remarquer en s'esclaffant l'un des hommes.
_ Justement, si, c'est eux qui m'appellent Ban, se défendit en riant le cuisinier, mon nom d'origine est Benjamin.
Un silence gêné tomba soudainement, avant que les pirates se rendent compte qu'en effet, ils étaient à l'origine de la confusion de nom…
_ Mais pourquoi Ban alors ? Interrogea Luccian.
_ Je ne me souviens plus, réfléchit Sachi.
_ On m'appelait par mon diminutif : Ben, au début, et puis lors d'une fête, j'ai trop bu et me suis retrouvé, le lendemain, en couche-culotte, déguisé en bébé, me valant l'appellation « Baby Ben », rapidement transformé en « Ban » fit l'homme avec des rougeurs évidentes sur les joues…
_ Ahah, je comprends, s'esclaffa le « véritable » Ban.
_ Mais du coup, il n'y a donc qu'un Ban, et un Ben, clarifia Luccian en souriant.
_ Oui, et si les uns et les autres réussissent à ne plus appeler notre cher cuisinier par ce surnom, il ne devrait plus y avoir de souci de dénomination, fit Séléné, et si vous voulez je peux même coudre vos noms dans vos dos de combinaison, histoire de marquer le coup, proposa-t-elle en posant une main sur les épaules du duo de Ban.
_ Je vote pour, intervint le capitaine, surprenant ses compagnons par son sourire amusé et dénué de toute fourberie.
_ Pareil, pareil, idem, … S'enjouèrent les hommes présents les uns après les autres, rejoignant leur supérieur et Séléné.
_ Bon, voilà qui est réglé, s'amusa Séléné. Je vais chercher de quoi coudre, attendez moi ici messieurs, les pria-t-elle.
_ Ah, Séléné-chan, attends, on peut s'en charger, ne te fatigue pas plus que tu ne l'es déjà, proposa Luccian.
_ Mais qu'avez-vous tous à me traiter comme une fragile petite bête, j'ai complètement récupéré depuis l'évasion, et j'étais bien moins mal en point que la plupart d'entre vous ! Protesta-t-elle, une moue contrariée étirant ses traits, avant de filer. »
Les pirates observèrent la jolie jeune femme s'enfoncer dans les couloirs du navire, ne pouvant s'empêcher de penser que leur cher supérieur était sans doute l'homme le plus chanceux du monde. Pendant que la demoiselle cherchait de quoi orner les tenues emblématiques des deux pirates, et tant qu'à faire, quelques marshmallows défendus pour les grands gourmands qu'étaient les Hearts –qui l'eut cru ?-, les conversations allaient bons train, les espérances de chacun quant à la prochaine île vers laquelle le navire filait.
« J'espère qu'il y aura des ours femelles, soupira, pensif, le Mink. »
L'énorme nounours s'attira quelques sourires attendris et rires habitués, à chaque fois il formulait ce souhait sans pour autant en faire un caprice enfantin, demeurant fidèle à lui-même.
Soudain, le sous-marin fut pris d'une secousse unique et violente, manquant de faire passer par-dessus bord la majorité du groupe. La cause ? Un bateau monstrueusement grand sortit de l'eau, brisant la bulle épaisse et translucide, typique des revêtements de Shabondy, qui l'entourait. Sans que quiconque ait le temps de réagir, une trentaine d'hommes sautèrent sur le pont du navire, surprenant ses occupants qui peinaient encore à retrouver leur équilibre. Dès qu'il en fut capable et qu'il eut finit de maudire le radar hors-service de son bâtiment, Law déploya ses pouvoirs et dégaina son Nodachi, se mettant devant ses compagnons en position de défense malgré son état fort peu recommandable et les regards inquiets pour lui qu'il recevait de ses amis. L'équipage à son tour se mis en pose de combat, toisant avec dureté et une inquiétude mal dissimulée, reconnaissant sans mal les pirates bien trop célèbres qui se dressaient devant eux, les dépassant de loin en nombre et en expérience, qui semblaient détendus et visiblement peu enclins à se battre.
Mais que nous veulent-ils ? Se demandaient les compagnons en combinaison blanche, ne comprenant pas l'attitude des intrus. Ne voulant rien montrer de sa faiblesse actuelle, se redressa de toute sa hauteur, souffrant en silence face à la plainte muette de ses côtes, et s'attirant une œillade désapprobatrice et discrète de son second, puis, se parant de son plus sourire le plus fourbe et carnassier, il s'exprima enfin :
« Que nous vaut votre visite, messieurs?
Un bruit sourd résonna : celui d'une chute magistrale. La personne venant de tomber sur le pont du sous-marin se releva, son équilibre étant visiblement quelque peu hasardeux, faisant presque de la gestuelle de l'homme quelque chose de comique. La chevelure en pagaille et flamboyante ne laissa aucun doute sur l'identité de l'arrivant maladroit et vraiment peu sérieux.
_ Bonjour ! Bonjour ! S'enjoua le rouquin, un sourire immense aux lèvres, rendant perplexes tous les Heart Pirate.
_ … Law ne répondit pas, mais il perdit immédiatement son sourire, laissant place à un sérieux à toute épreuve.
_ Euh… ? Osa Penguin en penchant la tête.
_ Belle journée n'est-ce pas ? Continua le nouvel arrivant.
_ Désolé ? Ne comprit pas Bepo.
_ C'est même un temps idéal pour faire une fête, songea tout haut l'homme en baladant son regard parmi les Hearts.
_ A quoi jouez-vous ? Demanda le brun au bonnet tacheté, perplexe et légèrement irrité.
_ Capitaine, soupira un des intrus que tous identifièrent comme le second du dit « capitaine », arrêtez de faire l'abruti…
_ Bon, où est-elle ? Demanda avec beaucoup plus de sérieux le capitaine des intrus, scrutant d'un regard acéré les personnes présentes.
Oh, il n'en fallut pas beaucoup plus pour que les jeunes pirates comprennent de qui l'homme parlait, et ce fut évidemment Trafalgar qui réagit au quart de tour :
_ Que lui voulez-vous ? Interrogea-t-il d'une voix sombres et menaçante en relevant son arme.
_ Comptes-tu m'empêcher de La voir, gamin ? Rétorqua avec la même froideur le supérieur adversaire, dégageant une vague de Haki juste assez forte pour faire trembler tout le monde dans l'équipage du chirurgien sans pour autant les rendre inconscients.
Le second des intrus se frappa lui-même la tête, dépité des agissements de son capitaine, suscitant un certain étonnement chez les Heart Pirates.
Le brun ne perdit pas sa combativité et adopta une contenance plus affirmée, et une posture agressive, digérant mal le tremblement incontrôlable et révélateur qui s'était emparé de son corps : Devant lui se dressait quelqu'un de nettement plus puissant et dangereux que lui, l'incapacitant presque tant il se sentait inférieur. Pourtant, il ne lâcherait pas, Séléné devait pouvoir être en sécurit sur les mers houleuses, tout comme le reste de son équipage. Se redressant plus que son corps ne pouvait le tolérer, il darda son regard le plus mauvais dans celui de son opposant.
Alors qu'il s'apprêtait à déclarer quelque chose qu'il aurait de toute évidence grandement regretté, un éclair argenté passa entre les hommes, laissant dans les mains de Ban un nécessaire de couture, et devant Law en lui volant un baiser. A la surprise générale, la tension des pirates intrusifs s'évapora d'un seul coup, alors que des sourires béats naissaient sur leurs lèvres.
_ Non seulement tu me laisse sur un caillou pourri pendant presque 23 ans, mais en plus tu te permets de faire peur à mes compagnons et de les menacer ! Excuse-toi immédiatement, ordonna-t-elle, très contrariée, se dressant de toute sa hauteur devant le capitaine des intrus.
_ Ah… Séléné-chan, je… je suis désolé ! Désolé-désolé-désolé-désolé-désolé-désolé-désolé-désolé-désolé-désolé ! Commença à dire le Roux, tel une litanie d'excuses et concurrençant Bepo.
Décidemment, la scène ne faisait sens pour aucun des Heart Pirates. Ce qui se déroulait devant eux tenait du loufoque, et de l'irréel. Le Yonkô s'était incliné autant que ses hanches de lui permettaient, et s'excusait à tout va, devant les hommes du Chirurgien de la Mort.
Exaspéré de l'attitude du roux, la demoiselle envoya son vis-à-vis au sol d'un croc-en-jambe magistral, faisant s'esclaffer ses subordonnés.
Irritée, elle leur lança un regard noir, mais n'obtint rien de plus qu'un redoublement de rire. Une vague de Haki menaçante s'échappa alors d'elle, et les eaux s'agitèrent, calmant immédiatement tout le monde, installant un silence de plombs que seul le roux se relevant en se plaignant brisa, comment inconscient de l'énervement de la miss ou de la tension ambiante.
_ Ah… ça fait mal… Qui t'a appris à faire ça ?
_ Maman.
_ Evidement… S'amusa le pirate, se sentant un peu bête de par sa question. Donc tu as aussi appris utiliser ton Haki, Séléné chériiiie… ! Que je suis fière de toi ! S'enjoua-t-il.
Ce fut Luccian qui parvint à mettre le doigt sur la clef du problème :
_ Doct- Séléné-chan, quand vous disiez être une fille de pirate, vous parliez de… Shanks le Roux ? Interrogea-t-il d'une voix blanche.
_ C'est visible, non ? S'exclama le susnommé avec fierté, s'attirant un coup de coude bien senti de la part de sa fille, toujours irritée.
_ Bin… Intervint un des hommes du Roux, un sourire amusé fendant son visage.
_ Rhaa ! Je sais qu'elle tient tout de sa mère, c'est bon, se lamenta le capitaine. La seule chose qu'elle avait héritée de moi était les cheveux mais la Lune en a décidé autrement, pas que ça ne t'aille pas ma chérie mais…
_ Mon manque de ressemblance m'a gardée en sécurité, et pour rappel, je ne t'ai pas vu une seule fois en 23 fichues années, lui reprocha-t-elle sur un ton froid pour le calmer.
_ Je sais, je suis désolé… Fit-il, attendri. Mais attends, comment savais-tu qui j'étais ?! Réalisa soudain le grand pirate.
Le soudain éclair de génie qui avait saisi Shanks lui fit porter l'intégralité de son attention à la jeune femme qui visiblement était tout à fait au courant de leur lien de parenté, alors que s mère et lui le lui avait caché…
_ Enfin… Soupira la miss en envoyant un regard chargé d'embarras à ses compagnons, et repérant les yeux écarquillés de son amant.
Ah oui… Héhé… Surprise mon chéri…
_ Comment ?! Répéta le Roux.
_ Je sortais le soir pour voir l'océan et de temps à autres je te voyais aller et venir, et puis tu as embrassé maman…
_ Mais tu n'avais qu-
_ Je sais, j'étais petite, mais c'est aussi toi qui a évacué maman quand la Marine a découvert son identité, donc…
_ Tu es aussi maligne que ta mère, souffla en riant de gêne le pirate. Tu m'en veux je suppose… Suposa-t-il en repensant avec amertume à toutes ces années d'absence qu'il avait imposées à son enfant.
_ Pas vraiment, avoua la miss, surprenant assez son paternel pour qu'il en tombe à la renverse. Tu venais de temps à autre, et puis maman m'avait expliqué que la marine te recherchait donc que pour me protéger tu ne pouvais venir me voir.
_ Donc… Tu…ne m'en veux… pas ? Clarifia-t-il en se relevant une nouvelle fois.
_ Non… Papa. »
Les larmes dévalèrent sans attendre les joues du redouté Yonkô, qui tomba à genoux devant cette enfant qu'il aimait tant. Ses hommes l'observaient, émus : tous savaient à quel point leur capitaine s'en était voulu de ne s'être jamais présenté à la chair de sa chair, et à quel point il avait craint le verdict de la demoiselle.
De sa main, il prit celle de Séléné, le bonheur à l'état pur brillait dans ses yeux. L'océan lui-même semblait avoir arrêté de bouger tant le moment semblait suspendu, captivant toutes les âmes sur le pont du submersible.
C'était une vue rarissime, si humaine et douce à la fois, mais incluant deux personnes aux capacités hors-normes, dont la réputation ou la force pouvait faire trembler quiconque les croisait, et pourtant, cette fragilité, cette sensibilité était là, flagrante sous les yeux de tous…
Law regardait le duo, les enviant un peu malgré lui. Il se sentait à a fois rassuré et inquiet cependant : son équipage, dont celle pour laquelle son cœur battait, était en sécurité alors qu'un Yonkô était à bord de son navire. L'inquiétude quant à elle venait du lien de parenté de la jeune femme, qui, en deux semaines, n'avait pas soufflé le moindre mot ou indice au sujet du Roux.
Pourquoi ?
Oh, il comprit aussi vite la raison que la question n'était apparu dans son esprit : Pour commencer, pour ne pas l'inquiéter.
Raté, grimaça-t-il intérieurement.
Ensuite, sans doute pour être sûre que Trafalgar n'avait pas pris à son bord la miss juste parce que son père était un grand pirate.
Compréhensible et logique…
Et puis il avait été assez occupé par ses blessures, celles de ses amis, les questions de Luccian. En somme le couple n'avait même pas eu le temps de faire plus que mettre les choses à plat au sujet de leur relation, et que le frein empêchant la miss de partir sur les océans ayant lâché, aucun des deux chirurgiens n'avait plus besoin de se tenir loin de l'autre… Les deux tourtereaux s'était remis ensembles comme s'il s'agissait de la chose la plus censée et évidente du monde, donc aucun des deux n'avait remis ses sujets épineux sur le tapis.
Peut-être aurais-je du me pencher sur le frein en question à ce moment-là... ?
Et puis, en fait, tout plein de raison lui venait, maintenant qu'il y pensait. Désormais, l'homme se sentait stupide, aveugle, négligeant… La culpabilité se mis à le ronger aussi vite que la surprise des liens de parentés de sa Belle avait disparue.
Une main se glissant dans la sienne le sortit de ses songes, il avait sans s'en rendre compte baissé piteusement la tête. Le contact de la peau diaphane de sa bien-aimée la lui fit relever dans un sursaut. Ses yeux argentés rencontrèrent immédiatement les prunelles océaniques coupables de celle-ci.
_ Séléné-ya ?
_ Hum… Law, je voudrais te présenter mon père… Nous n'avons pas eu l'occasion d'en parler plus tôt et je m'en excuse, donc… Papa, voici Trafalgar Law, mon capitaine et compagnon. Law, voici… Shanks, mon père.
_ Désolé de mon arrivée un peu violente et menaçante, ria Le Roux en se grattant l'arrière du crâne, un soupçon de gêne sur le visage.
_ Hum, enchanté… Monsieur, répondit le brun, un brin intimidé et poli. »
Les deux équipages témoins de la scène, sentirent le malaise des deux hommes avec aisance. D'un comme-un-accord, les deux groupes se mêlèrent, leur second respectif donnant des ordres discrets pour ne pas déranger le trio, tandis que leurs amis préparaient de quoi fêter l'évènement sur le navire du Yonkô, celui des Heart Pirates ne pouvant accueillir un tel effectif son bord.
L'agitation ambiante et les vas-et-viens de tous sortirent le trio de sa bulle de tension, et, médusés, ils observèrent les deux équipages organiser sans l'aval de leur supérieur la fête. Un sourire discret façonna les lèvres de la jeune femme tandis que celles de son père s'étiraient de joie, d'une oreille à l'autre. Law, quant à lui, était stupéfié de l'organisation tacite et efficace de tous, d'autant plus que Le Roux ne laissait pas sentir une telle capacité à être sérieux ou efficace au premier abord.
Bah… Il n'est pas Yonkô pour rien je suppose, s'amusa-t-il intérieurement.
La main de Séléné se resserra gentiment dans la sienne, achevant de calmer la tempête qui s'était emparé de l'esprit de son bien-aimé, permettant désormais à l'homme de se détendre et de ne plus refouler le sourire sincère qui menaçait depuis peu de fendre son visage devant tout le monde.
Ce changement ne passa absolument pas inaperçu, et les hommes du Chirurgien de la Mort se mirent à leur tour à sourire alors que Bepo s'excusait une nouvelle fois.
Une fois que tout le monde fut attablé et que les verres et assiettes furent remplis, Le Roux souffla de soulagement et de contentement :
« Bien, je pense qu'il est temps de le dire…
_ Je suis d'accord, acquiesça le chirurgien en devinant ce dont parlait l'autre capitaine.
_ Joyeux anniversaire ma chériiie ! Hurla Shanks.
_ Joyeux anniversaire Séléné, lui souffla plus discrètement le brun et déposant dans des douces mains de la miss un petit paquet.
_ Joyeux anniversaire ! S'exclamèrent à l'unisson les deux équipages.
_ Merci à tous, sourit-elle avant de poser les yeux sur le cadeau que venait de lui faire son amant.
Rapidement, l'emballage disparut sous les doigts diaphanes, laissant une boite de bois au pourtour de velours carmin parsemé de décorations argentées apparaître. Sous les yeux curieux de son père et ceux amoureux de son amant, la demoiselle ouvrit le petit objet, découvrant à l'intérieur un collier d'argent à trois chaines fines, reliées en six points par des opales de feu bleues. Ci-et-là se trouvaient sur le bijou des perles de la même pierre ainsi que de toutes petites pierres de Lune arc-en-ciel en forme de goutte d'eau.
Bien que Law n'eût pas connaissance de la bénédiction lunaire de Séléné lors de son achat, au début de leur relation, il avait trouvé que les couleurs des différents éléments représentaient avec subtilité la jeune femme faisant battre son cœur. La discrétion, sa douceur et à quel point elle lui était précieuse, sans parler des couleurs elles-mêmes.
Un souffle d'admiration s'échappa des lèvres sucrées de la miss. Ses deux orbes océane rencontrèrent les prunelles étincelantes de Law, brillants à tel point que ce n'était plus l'argent qui définissait ce regard mais le spinelle gris, une pierre rare symbolisant souvent l'aspect précieux et la protection… Un sens convenant parfaitement au brun, en somme.
Les mains tatouées de l'homme vinrent prendre le bijou dans son écrin et l'attacher au cou gracile de Séléné, tandis que cette dernière ne parvenait à se détacher du regard tendre et lumineux de son bien aimé. Une fois le collier en place sur la peau d'albâtre, des doigts du Chirurgien de la Mort remontèrent jusqu'au menton de la jeune femme et le quittèrent lorsque les lèvres du brun capturèrent celles de la demoiselle. Le duo était dans son monde, coupé de tous, même du petit grognement contrit de Shanks, qui visiblement trouvait la scène charmante mais osée, se sentant en devoir de protéger son enfant.
Une vague de Haki lui échappa à l'intention du capitaine des Heart Pirates, que tout le monde ressenti légèrement. Cependant, cela n'arrêta aucunement le couple dans leur baiser passionné. En revanche, Law émit dans vraiment s'en rendre compte une vague à son tour, signifiant clairement au Roux de le laisser tranquille, tandis que Séléné faisait de même auprès de son père, parfaitement consciente du jeu de Haki en train de se jouer sur le pont.
Non mais oh, papa, je sais encore prendre soin de moi, Law est un homme formidable, et puis c'est quoi ces manières ?!
La bulle se fana peu à peu, ramenant le couple peu à peu à la réalité, et donc aux rires, messes basses et sourires en coin des deux équipages. Immédiatement, Trafalgar afficha une moue contrariée et boudeuse, il détestait toujours autant que l'on rit ou se moque à ses dépens, d'autant plus qu'ici, il s'agissait de ses sentiments ! La jeune femme à ses côtés le devina sans mal et parvint d'une œillade courroucée à calmer l'ensemble des pirates, impressionnant son capitaine et ses amis de par son influence sur le groupe et le Yonkô. D'un sourcil levé, il lui fit savoir que cela le surprenait et qu'il ne comprenait pas encore ce pouvoir qu'elle seule semblait être capable d'exercer.
« Je suis sa fille, il fallait bien que j'hérite un minimum de son autorité, ria-t-elle. Et puis avec mon poste à l'hôpital, j'ai rapidement dû mettre en pratique cette autorité, sans parler du fait que je partage ton lit et vogue sous tes couleurs.
_ Pourquoi n'y ai-je pas songé plus tôt ? Grommela pour lui-même le brun.
_ Parce que tu avais autre chose à penser, et puis le fait de ne pas t'avoir parlé de mes parents n'a pas dû t'aider fasse à la surprise que nous a fait mon père plus tôt…
_ En même temps, tu n'avais pas à m'en parler, surtout pas aussi tôt, je veux dire, beaucoup souhaiteraient user de cette particularité pour se faire une place dans ce monde, donc en soi, tu t'es protégée et c'est tout à fait compréhensible. Et du coup, je comprends parfaitement pourquoi tu attends toujours ta prime…
_ Ahah, c'est vrai que ta prime risque d'être sympa, s'amusa le second du Roux, il faut dire que tu as fait une entrée remarquable dans le monde de la piraterie, tu as aidé à l'évasion d'un Supernova, de son équipage, et ce en dévoilant des capacités effrayante après avoir vécu comme une menace inconnue et dormante pendant près de 23 ans sous le nez des Marines. Il ne manquait plus que la révélation de ton nom et que suis sûr que ta prime aurait dépassé celle de Trafalgar ! La question restante est la suivante… Commença-t-il.
_ LA PHOTO DE PRIME EST COMMENT ? Termina le reste de l'équipage du redouté pirate roux.
_ Oh, elle doit être géniale, je n'en doute pas une seconde, désolé ! S'enjoua Bepo en intervenant à son tour dans la discussion.
_ Connaissant nos amis en blanc et bleu, ils ne vont pas tarder à sortir l'avis de recherche, même si la seule photo qu'ils ont de toi est trop élogieuse à leur goût.
_ Ah ? S'intéressa Law.
_ Ahah, il n'y a qu'à voir l'avis de Luffy, s'esclaffa Shanks, un sourire fier aux lèvres.
_ Luffy au chapeau de Paille ? Clarifia le Chirurgien de la Mort en feuilletant les avis de recherches de ses compères hors-la-loi.
_ Le seul et l'unique, acquiesça Le Roux.
_ C'est vrai que sa photo laisse perplexe, remarqua le brun en détaillant du regard le jeune homme qui souriait comme un gamin en proie à un fou-rire au photographe. Je suppose que Séléné fera nettement mieux sur ce plan-là, espéra à voix haute le capitaine des Heart Pirates et s'attirant des hochements de tête approbateurs. »
Pendant ce temps, Akainu et ses deux collègues fulminaient, enfin, surtout l'homme de lave. Il se dirigeait d'un pas hâtif et colérique vers le bureau de son supérieur : l'Amiral en Chef Sengoku.
Manquant d'arracher la porte et de la sortir de ses gonds en la claquant derrière lui, il hurla :
« Comment avez-vous pu laisser sortir un pareil avis de recherche, vieux fou !?
_ Du calme Akainu, il n'y avait pas de meilleur cliché d'elle, et puis cet avis de recherche n'est pas si mauvais, surtout la prime.
_ La prime se devait d'être conséquente maintenant que vos suspicions d'engeance du Roux sont confirmées ! Mais ce torchon, cette photo… ! La Marine n'est pas une agence de mannequina ou d'imagerie fantaisie ! Le quart des nouvelles recrues a déjà placardé ce papier à leur chevet et rêve de rencontrer cette diablesse !
_ Qui ne le souhaiterait pas ? Il est vrai que le rendu de la photo est très flatteur et mystifiant… Songea le supérieur, appréciateur de la beauté et de la profondeur de l'image, ainsi que de l'enfant cachée du Yonkô.
_ Mouai… Ronchonna le colérique Marine. Il n'empêche qu'à l'instant où nos photographes parviennent à capturer un moment moins enchanteur de la criminelle, on réédite ces torchons !
_ Mais oui mais oui… Un biscuit ? Proposa comme si de rien n'était le plus âgé.
_ Sans façon, répondit froidement le rouge en sortant comme une furie. »
Rhoo… Laissons à cette jolie jeune femme sa chance de grandir sur les eaux, la pauvre a dû se sentir à toutes ces années sur cette île… Songea avec compassion Sengoku.
