Bonjour à tous et à toutes !
Je tiens d'abord à tous vos retours, de m'avoir mise en favoris et de suivre cette histoire. ça me fait vraiment chaud au cœur :)

J'ai faillis ne pas finir le chapitre à temps alors j'ai fait nuit blanche hier pour l'écrire, et en arrivant ce matin à mon école, je découvre que l'on a pas cours toute la journée. Ave moi et ma "chance" légendaire -_- ...

Mais comme promis, bien qu'écrit à l'arrache, un nouveau chapitre d'archipel. Bonne lecture !

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas

Univers : semi-UA

Pairing : TMR/HP


« J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité
de la vaincre »
Nelson Mandela

Le frisson d'horreur qui le parcourait sans cesse, son cœur qui battait à la chamade alors qu'il était assis, et ses mains qui tremblaient lui rappelait son choix. Son pire choix. Sa mère avait raison, ils n'avaient pas le temps de s'apitoyer.

A sa droite, sa femme tremblait comme une feuille. Lily, qu'il voyait comme la femme forte par excellence, ne supportait plus cette pression. Elle peinait à respirer et prenait de grande bouffée d'air à chaque fois comme si elle était en train de suffoquer.

Tôt ce matin, Harry avait eu une crise. Sa première. Après Poudlard, Lily avait fait quelques études en médicomagie, alors elle comprenait la signification de cette crise. Son fils était vraiment en troisième et dernier stade de sa leucémie. Le stade de la crise blastique. Anémie, hémorragies et infections en sont la conséquence. Le système immunitaire de l'organisme ne peut plus jouer son rôle. Un simple rhume sera fatal.

En voyant le médicomage se diriger vers eux, la main de Lily vint trouver celle de son mari, alors qu'ils se levaient, cherchant un appuie.

- On a dû lui administrer des potions calmantes pour pouvoir le traiter, expliqua le "docteur" magique. Votre fils est un battant. Il a réussi à nous envoyer son patronus pour nous prévenir alors qu'il est sujet à la crise. D'ailleurs, sa magie nous a bien aidé. Elle a accéléré son absorption des potions et à modifier notre magie pour que son corps ne la rejette pas, et ce durant tout le traitement.

- Et maintenant ? Demanda James. Pouvons-nous le voir ? Lui parler ?

- Oui. Il est dans sa chambre au quatrième. Il doit encore dormir alors ne le réveillez pas.

Mais Harry Potter était bel et bien réveillé, et fixait le plafond sans bouger.

James eût un pincement au cœur pour son fils d'habitude si énergétique. Lily bougea la première et alla le prendre dans ses bras. Puis Harry se laissa aller.

- J'ai eu peur, je ne pouvais plus bouger, il y avait du sang partout et … et …, pleura-t-il dans les bras de sa mère. J'ai essayé de parler, de crier … mais rien n'est sorti. J'étais terrorisé … j'allais mourir ici … seul. Je ne veux pas … maman … je ne veux pas mourir. S'il vous plait, papa … maman … je … je ne veux pas mourir … je ne veux pas. Je vous en prie … je vous en supplie … je ne veux pas …

Lily le sera encore plus dans ses bras et James bougea enfin pour venir rejoindre son enfant.

- Je ne veux plus rester ici, babilla-t-il, je veux rentrer à la maison. S'il vous plait ramenez-moi à la maison … j'ai peur

- D'accord petit-Ry, tout ce que tu voudras, réagit Lily en caressant ses cheveux pour le calmer

- Ne me laisser plus ici tout seul

- Plus jamais, approuva James

Il ne voulait plus être fort. Harry voulait en pleurer jusqu'à la nuit. Pleurer ses rêves disparus, son future envolé, ses peurs croissantes. Il voulait pleurer son état, sa malchance, son Malheur.

- Pourquoi moi ?

Oui, pourquoi lui ? Il n'avait que vingt ans, n'avait rien fait, rien réalisé. Il pensait avoir toute la vie devant lui.

Il se savait malade bien entendu. Quand sa magie se déchaînait dans son corps comme si elle se battait, quand il avait quelques saignements de nez sans raison apparente, des traces bleus et rouges sur son corps alors qu'il n'avait pas joué au Quidditch, tout ça l'avait "convaincu" de sa maladie.
Il n'avait pas pleuré, même quand le guérisseur avait confirmé, quand ses parents l'avait abandonné ici pendant trois longs jours, quand ses amis et quelques professeurs de Poudlard étaient venus, quand Tom lui avait rendu visite, quand quelques autres patients posaient des questions sur l'au-delà, mais aujourd'hui il n'en pouvait plus. Ça lui avait fait une douche froide et pour la première fois il se rendait compte de son destin. Trelawney, son ex-professeur de divination, lui prédisait au moins trois fois par semaine sa mort.

Peut-être s'il l'avait cru, s'il en avait parlé à ses parents, il n'en serait pas là.

James l'interrompit dans ces pensées en lui prenant la main.

- Rentrons, mon fils !


Comme à chaque fois où il était dans ses pensées, Tom Marvolo caressait de son pouce la chevalière qu'il portait à l'auriculaire de la main droite. La bague de Gaunt, la preuve qu'il est reconnu par sa famille comme étant l'héritier malgré son sang impur.
Quand son oncle, du côté de sa mère -son père étant fils unique, mourra, ou abandonnera sa position, il pourra la porter à l'auriculaire de sa main gauche, fait qui prouverait au monde qu'il était le lord de la famille.

Son regard se posa sur le numéro de la gazette qui le prenait cette fois-ci pour cible. On parlait de sa visite à l'hôpital, rendant visite aux patients pour leurs donner de « l'espoir » et honnêtement à part Harry et la réceptionniste, il ne se souvenait pas avoir parlé à quelqu'un d'autre.

Harry. Il se mordit les lèvres d'inquiétude. Apparemment, il avait failli succombé à une crise ce matin. Cette information était passée inaperçue par les journalistes campant devant l'hôpital St Mangouste, et il ne l'avait appris qu'au petit déjeuné par sa mère.

Tom refusait d'appeler Potter de mourant, mais il n'était pas idiot. Il avait fait des recherches que ce soit du côté magique ou moldu et ses chances de survie frôlait le zé , il ne perdait pas espoir. Il devait le sauver. Il allait le sauver.

-Fils, nous devons parler, fît son père en entrant

- Père, la bienséance veut que l'on se fasse annoncer avant d'entrer quelque part, répondit le plus jeune sans perdre son calme

Il fît un signe à sa secrétaire qui venait d'entrer affolée tout en s'excusant de ne pas avoir pu le retenir. Elle baissa la tête et quitta la pièce en fermant la porte.

- Et que me vaut votre présence ?

- La bienséance veut que l'on invite la personne à s'asseoir avant, répliqua Tom Sr. d'un ton acide

Marvolo serra les dents et lui montra la chaise. Après un défi des regards, le père décida de s'asseoir.

- J'aimerais du thé. Earl Grey de préférence. C'est la boisson des nobles, tu devrais essayer d'en boire, peut-être te prendra-t-on pour un noble un jour.

- Je n'en ai guerre besoin, père, riposta le fils. Après tout, ma réputation me précède.

Et il prît la peine de lui montrer la chevalière à son doigt, le collier de Serpentard à son coup et son bureau.

- Justement parlons-en de cette réputation que tu tentes de détruire, dit le père

Tom Marvolo leva le sourcil d'incompréhension.

- Y'a-t-il un problème ? Fît-il

- Que penses-tu faire en allant 'visiter' les patients de St-Mangouste, récrimina le Senior. Tu devrais te concentrer plus sur ton élection

- Je suis allé rendu voir Harry, répliqua Tom. Et puis ce genre d'action, même si ce n'était pas mon but, m'a fait gagner des points auprès du peuple. N'est-ce pas une bonne nouvelle pour vous, père ? Vous qui êtes si inquiet que je ne réussisse pas.

- Ce genre d'action c'est pour les minables, et je ne me souviens pas que mon fils en était un, mordit le moldu. Et puis parlons-en de Potter. Je te conseil de ne plus le fréquenter. Non seulement il n'est pas lord, et il ne le sera surement jamais compte tenu de la crise dont Mérope parlait.

Et Marvolo accusa le coup. Ce n'était pas la façon dont son père parlait, mais l'information qu'il lui communiquait malgré lui. Tom Jr. n'avait pas pensé que Harry ne vivrait surement pas jusque-là. Il n'avait pas encore envisagé de futur sans Harry, et ne le fera jamais.

-…Et Black prendra tout, continua Riddle. Je ne parle pas du petit Regulus mais de cet idiot de Sirius qui ne sait même pas gérer sa fortune. Et dire qu'après il deviendra le Lord Black et Potter. C'est à nous rendre fou

Ah son père et son complexe d'infériorité. Il enviait ce que les autres avaient. Lui n'était pas ainsi. Lui voulait le pouvoir, la domination mais ne s'attardait pas beaucoup sur les autres. Si quelqu'un était meilleur que lui c'était simple : soit il le dépassait, loyalement, soit il le détruisait tout simplement. Il n'avait de temps à perdre en médisant sur les autres.

- Il semblerait que tu aies bien compris mon message fils, Potter n'est plus à fréquenter, finit le père en se levant, repositionnant son chapeau sur sa tête.

Et sur cette phrase pleine de bon sens, il prit congé.
Tom caressa une fois de plus sa bague. Il devrait peut-être aller voir comment allait Harry.


La poussière qui s'élevait dans le ciel ne le dérangeait pas. Il s'y était habitué, et maintenant elle lui manquait tellement. Quand elle s'immisçait dans sa bouche alors qu'il volait trop bas, quand elle se déposait sur sa tenue alors qu'il freinait et manquait de s'écraser, quand elle lui rentrait dans les narines, le faisant éternuer et perdre le vif d'or de vue.

« Satanée poussière » disait-il à ce moment-là ! Ah comme ça lui manquait.

Harry Potter ne pouvait plus jouer au Quidditch. Ça avait fait la une des journaux la veille. Le monde entier se réjouissait de sa malchance, l'enfonçant encore plus dans son malheur, le blessant plus qu'il ne l'est déjà.

Il releva la tête et observa les nuages sur le ciel. Perché sur son balai, ses yeux ne s'intéressait à rien d'autre que le jeu en cours. Il n'avait jamais pris la peine de vraiment observé les visages de ses, maintenant, ex-coéquipiers, ni même la forme des nuages ou le nombre de spectateur présent. Il n'avait jamais vraiment profité du Quidditch à fond comme il le croyait. Il se contentait d'enfourcher son balai, conseiller son équipe, et d'attraper le vif d'or.
Il adorait voler. Ça lui procurait un sentiment de liberté inégalable. Il avait hésité entre auror comme son père et le Quidditch, et Ron avait fini de le convaincre.

Il se leva des tribunes, et avec un dernier regard vers l'équipe qui s'entraînait, il transplana.

Adieu Quidditch !


Narcissa Malfoy, née Black, aimait sa famille par-dessus-tout. Il fût un temps où elle ne pensait qu'à ses devoirs en tant que sang pur, et refusait d'obéir à Sirius qui avait succédé à son père en tant que Lord. Oh comme elle l'avait haï lui et ses amis, cette sang-de-bourbe, et ce loup-garou qui se croyait bien cacher son secret.

Puis, Evans et Potter avaient décidé de se marier et Sirius les avaient convoqués pour une réunion de famille. Le jour où elle avait changé sa vision du monde magique.
Il leur avait montré ses souvenirs dans une pensine. Elle avait vu le vrai visage de ce groupe. Un Remus torturé qui souffrait de sa condition, un Peter qui essayait tant bien que mal de trouver un travail, une Lily qui essuyait insulte sur insulte sans broncher, toujours la tête haute, et un James qui jonglait entre ses nouveaux devoirs de Lord, sa situation avec Lily, son travail d'auror et les critiques des nobles.

Et pourtant, ils continuaient de se battre, se soutenant mutuellement. Il n'y avait pas de maillon faible. Ils avançaient tous avec courage, affrontant la vie et ses périples.

Les avis avaient été mitigé. Bellatrix, sa sœur aînée, avait refusé d'offrir le soutien de la famille Lestrange, tandis qu'Andromeda, sa cadette, avait tout de suite offert son aide. Regulus aussi s'était opposé et pour cause, son frère et son groupe le prenait souvent lui et son ami, Severus Rogue, comme cible pour leurs plaisanteries douteuses. Narcissa, elle, avait plutôt demandé à avoir plus de temps, ce que Sirius lui a accordé, la mort dans l'âme devant toute cette résistance.

Et Narcissa avait parlé avec toute la famille un par un, puis avec son mari. Lucius avait été susceptible, mais pas vraiment contre. Après tout, il continuait d'entretenir une relation avec la famille Gaunt, maintenant Riddle, après le mariage de Mérope avec un moldu.

Puis Lucius avait accepté et Sirius accueillit cette nouvelle les larmes aux yeux. Peu après, Bella et son mari offrirent aussi leurs soutiens et ainsi de suite…
Ensuite le jeune Potter naquit, et Narcissa était allée rendre visite à Lily. C'était la première fois que les deux mères parlaient vraiment.

Mais Drago et Harry ne s'était pas autant entendus qu'elles. Elle avait longtemps cru que les deux garçons se haïssaient et qu'ils ne s'entendraient jamais. Or, il fallait avouer qu'elle ne connaissait autant son fils qu'elle semblait croire.

Et c'est mitigée qu'elle l'observa, les yeux dans le vague, un air triste sur le visage, tenant le journal parlant de la maladie de l'héritier Potter.
Devrait-elle lui parler, ou le laisser ?

Finalement, elle fît demi-tour. Elle n'avait pas le droit de se mêler de cette histoire tant de Drago ne venait pas lui parler.


Sirius avait toujours été proche de son filleul. Il lui avait appris à voler sur un balai, lui donnait des conseils pour les filles -alors qu'il n'était même pas marié mais ce n'était qu'un détail, et adorait l'aider à "combattre" les jumeaux Weasley. Il n'était pas le plus sage du groupe, ni même le plus intelligent. Mais il était plutôt celui qui comprenait le plus Harry et qui savait voir à travers son masque.

Et cette soirée détente n'échappa pas à la règle.

Les Potter avaient invité des amis à une petite fête improvisé. Les Weasley, les Londubat, les Lupins et d'autres amis très proches en faisait partie. Cette fête avait pour but de distraire Harry et de lui changer les idées. Mais Harry n'était pas d'humeur à s'amuser. Il était souriant certes, un peu bavard aussi, mais Black voyait bien qu'il se forçait.

Ted Remus Lupin, surnommé affectueusement Teddy, semblait lui aussi se rendre compte de l'état d'esprit d'Harry. Tout le long de la soirée, il avait gardé la même couleur de cheveux et de yeux de le jeune Potter. Lui qui aimait les couleurs vives, le voir les cheveux noirs d'ancre avait renforcé l'impression de Sirius. C'est pourquoi il s'isola avec Harry dans le jardin.

La musique leurs parvenaient toujours, avec par-dessus elle, le brouhaha des personnes présentes. S'il fermait les yeux, Harry était sûr d'entendre sa mère discuter activement avec Molly et Mérope qui étaient présentes.
Le vent qui s'éleva lui ramena l'odeur des lys que sa mère cultivait. Ah~ comme il adorait cette odeur !

Sirius toussota nerveux, cherchant ses mots pour ne pas le bousculer.

- C'est ennuyant, dit Harry brisant le silence

- Quoi ? La fête ? s'exclama Sirius. C'était lui qui avait eu l'idée, et ça l'attristait que son filleul ne l'aime pas

- Non la vie, répondit-il calmement

Et Harry se mit à marcher, doucement, lentement. Respirant chaque minuscule odeur dans ce jardin qu'il connaissait par-cœur. Le lord le suivit, calquant ses pas sur ceux du plus jeune.

- Est-ce à cause de ta … maladie ? hésita le Black

- Entre autres, Fît-il. Crois-tu que si je l'avais découvert plutôt tout ça aurait été différent ?

- Oui, j'en suis convaincu. Mais c'est ainsi et on n'y peut rien. Tu n'as pas le temps de regretter

-J e n'en ai plus, corrigea-t-il

- Tu n'en a plus, approuva le sang-pur

- Il y a tant de choses que j'avais l'intention de faire, de tester. Je voulais encore profiter, expliqua Harry

- Comme le Quidditch ?

- Je ne peux plus y jouer, répondit simplement l'ex-joueur.

Il s'arrêta et se tourna vers lui.

- Mais ce qui m'attriste c'et de ne plus pouvoir monter sur un balai. Tu t'en rends compte Sirius ? Je ne pourrais plus voler, plus jamais. J'ai de plus en plus peur. Peut-être je mourrai à la prochaine crise…

La respiration de Harry devint saccadée, et comme pour le calmer, le vent vint lui chatouiller les cheveux, ramenant à lui toutes les odeurs familières.

- La vie a toujours été courte, et quand la fin approche, on se rend toujours compte que l'on n'y a jamais vraiment mordu à pleine dent, dit Sirius. Il s'approcha d'Harry et le pris dans ses bras, dans son étreinte maladroite. N'y pense pas trop, Harry, et profite. Nous devrons peut-être te peindre un portrait, si tu veux bien évidement, continua-t-il. Mais d'abord, petit-Ry, tu dois penser à ce que tu laisses. Es-tu satisfait par ce que tu laisses derrière toi, du chemin que tes pas ont pris ? Pense au futur, et ne t'attardes pas trop sur ce qui est arrivé.

Le parrain recula de quelques pas pour le fixer dans les yeux.

- Tu es un gryffondor. Je ne te demande de constamment être fort, mais ne penses-tu pas qu'il te faut maintenant avancer ? Je t'aime beaucoup, et je donnerais ma vie pour toi petit-Ry. Tu es le fils que je n'ai jamais eu, et j'ai essayé de tout t'apprendre. Et aujourd'hui je veux t'apprendre le courage, la force. Je n'ai jamais vraiment connu ma mère, j'ai perdu mon frère, et mon père m'a presque renié, puis, du jour au lendemain, je suis devenu le 'Lord Black'. Je ne te mens pas, j'avais eu peur. Personne ne me trouvait à la hauteur, et on a remis en question ma position une centaine de fois, mais maintenant, après maintes et maints combats, je peux dire fièrement que j'ai réussis.

Ses traits s'adoucirent, et il caressa le haut de du crâne de jeune Potter, de toute la tendresse qu'il avait.

- Mon combat n'est rien comparé au tiens, je le sais bien. Mais, ne te perd pas. Je ne te reconnais plus petit-Ry, et je ne veux plus voir ce malheur hanter ton visage.

Sirius lui prit le visage en coupe et déposa un baiser sur son front.

- Souviens-toi de qui tu es, Harry Potter. Comment veux-tu être reconnu et de ce qui t'importe vraiment. Ne te laisse pas entraîner et combat comme tu sais si bien le faire. Je sais que tu peux le faire. Tu me le promets ? Demanda finalement Sirius d'une petite voix

Et Harry hocha activement la tête en posant ses mains sur ceux de son parrain. Sirius se mit à lui caresser la joue de son pouce en lui parlant doucement, presqu'en chuchotant, pour ne pas briser la quiétude qui les entouraient.

- Papa va s'inquiéter s'il remarque que tu as disparu aussi longtemps, fît Harry. Tu devrais y retourner. Je vous rejoindrais après.

Sirius approuva, et après un dernier regard, abandonna Harry au milieu des parterres de fleurs., comprenant qu'il voulait être seul.


La fête improvisée avait été un merveilleux prétexte pour revoir Harry. Avec son père qui le tenait à l'œil pour-il-ne-savait-quelle-raison, ses 'devoirs' en tant que candidat à l'élection de ministre et son travail. D'ailleurs, il avait nommé Lucius Malefoy comme remplaçant quand il sera devenu ministre.

-Tu es un griffondor. Je ne te demande pas d'être fort …

Il venait de trouver Harry, mais il n'était pas seul. Il semblait avoir une conversation avec son parrain et Tom choisit de ne pas les interrompre. Harry portait une simple robe de sorcier d'un noir charbon, et pas un seul bijou en vue. A son contraire, Sirius avait opté pour une robe qu'il mettait surement pour la première fois. Sa chevalière montrant sa position dans la hiérarchie de la famille Black et sa montre de gousset dont la chaîne pendait de sa poche. Rien de bien extravagant, mais Sirius en imposait, et Harry s'en rendait très bien compte. Envolée la personne qui semblait toujours tout prendre à la légère, devant lui se trouvait un homme inquiet, un adulte dans toute sa splendeur.

Tom Marvolo n'avait jamais assisté à une réunion des Black ou eût affaire à eux d'une quelconque manière, mais assister à cette facette de Sirius qu'il ne soupçonnait pas le surprit, et semblait marquer tout autant que lui le jeune Potter.

Sans vraiment faire exprès, Riddle Jr. Dût écouter le reste de la conversation et attendit que le lord soit assez loin pour sortir de sa cachette.

- A quoi réfléchis-tu ? fît-il surprenant Harry qui sursautta

- Tom ! S'exclama-t-il. Je ne t'avais pas entendu

- Tu semblais perdu dans tes pensées, expliqua Marvolo alors qu'il tendait sa main pour la poser sur son épaule

Mais Harry l'intercepta et braqua son regard sur la bague à son auriculaire. La bague des Gaunt.

- C'est votre symbole, n'est-ce pas ? Demanda le brin aux yeux vert. Je ne m'étais jamais posée la question avant, mais … tu vas devenir le lord de ta famille ?

- En effet, c'est prévu, approuva le futur lord. Mais encore faut-il que mon oncle me cède le 'trône'

- Est-ce important de devenir lord ?

- Etre un lord signifie avoir un poids dans la société et une place au magenmagot, expliqua Tom. C'est une autre façon de devenir 'adulte', si l'on peut dire, aux yeux des autres. Apprendre à gérer les propriétés, la fortune, les investissements, les problèmes de famille qu'elle soit intérieur ou extérieur. On devient à la fois une épée et un bouclier.

- J'ai été éduqué pour en devenir un, dit Harry en lâchant sa main et en s'éloignant de quelques pas. Mais je n'ai jamais pris ce titre au sérieux. Je n'arrêtais pas de me moquer de Malfoy, Drago, à chaque fois qu'il parlait de ses responsabilités de lord.

- Drago est jeune homme qui prend un peu trop au sérieux sa futur place, mais une fois qu'il y sera, le mot responsabilité deviendra lourd

- C'est ainsi que tu ressens ? demanda Harry en se tournant vers lui. Je veux dire avec ton travail au ministère, ton peut-être futur poste en tant que ministre combiné à ta future place de lord. Réussiras-tu à tous gérer ?

Tom regarda Harry avec ses grands yeux verts et ses cheveux indisciplinée. Peut-être que c'est le moment parfait ? Qui sait quand il aura une occasion pareille, peu importe que Potter comprenne ou non.

- Tu pourras peut-être me soulager d'un poids, qu'en dis-tu ?

- Que veux-tu dire, Tom ? s'interrogea le brun dont les cheveux virevoltaient au vent

- Je te demande si tu veux ma bague, Harry

- Non, s'exclama-t-il horrifié. C'est ta chevalière Tom, elle est importante …

- Donne-moi ta main, Harry. Ta main gauche, coupa Tom

- Mais…

Marvolo ne lui laissa pas le temps de s'opposer encore plus. Il s'avança et lui prit la main, et glissa la bague dans son annulaire gauche, et Harry resta scotché devant la beauté de l'héritage familiale des Gaunt.

- Elle est à toi maintenant, et avant que tu ne t'opposes, je ne fais que te la confier. Tu me la donneras quand je devrais devenir lord, d'accord ?

- hum, abdiqua Harry, le regard toujours dirigé vers sa main

Puis tout se passa rapidement pour les deux hommes.

Le sang qui goutta par terre, le manque d'air, le regard horrifié de Harry et le hurlement de Tom.

Harry avait sa deuxième crise. Et Tom y assistait cette fois, impuissant face à ses souffrances.


Et un chapitre avec un Harry dépressif. Je tiens à signaler que je ne fais pas d'études en médecine et que tous les informations ici présent et tout au long de la fiction ne sont que pêcher par-ci par-là sur internet.

J'espère avoir vos avis et vos réactions, alors n'hésitez pas à m'en laisser.

A la semaine prochaine :D