Hello !
Je vous retrouve avec un nouveau chapitre qui devait vous apporter quelques réponses ;)
Et surtout, Ginny et Harry entrent en action ! Même si au final, tout va retomber sur Hermione ! Et aussi, un petit détail : j'adore le personnage de Ron, et même si c'est une Dramione, il ne faut pas s'attendre au cliché du Ron jaloux-méchant-immature-bête, parce que je déteste ce genre de cliché ! Mais si vous aimez bien Ron, je vous conseille de lire ma petite fic : Quand le crapaud se transforme en prince, elle devrait beaucoup vous plaire :D
Je sais pas si vous avez remarqué, mais le site bug, on ne reçoit plus d'alerte quand un nouveau chapitre est posté ... :'(
Réponse à Mama : merci beaucoup pour ta review, je publie tous les mercredi un nouveau chapitre ;)
Chapitre 3 : Rupture
Du côté de Ginny, Blaise, Harry, Pansy et Théodore, le plan d'action était en marche. Il était basé sur deux principales actions excluant Drago – ainsi, il ne leur mettrait pas des baguettes dans les roues – et ils allaient lancer la première phase du plan. Celle-ci était d'une simplicité déconcertante : Ginny allait avouer la vérité à son frère. Pas uniquement parce qu'il méritait de savoir et qu'elle voulait que Ron et Hermione rompent, mais aussi parce qu'elle savait qu'ils n'étaient pas heureux ensemble. Et en parti, c'était dû aux souvenirs oubliés d'Hermione. Harry aussi le pensait, que leurs amis seraient plus heureux séparés qu'ensemble, parce que leur couple ne fonctionnait pas. Bon, il n'était pas vraiment d'accord pour avouer à Ron des choses qui ne le concernait pas, mais sa femme ne lui laissait pas vraiment le choix.
Ce fut une soirée très difficile pour le couple Potter. D'abord, Ron fut de très mauvaise humeur dès que sa sœur commença à parler d'Hermione et à lui demander pourquoi ils ne rompaient pas. Harry pensait que Ron aimait sincèrement Hermione, mais pas de la bonne façon, et que le confort d'être en couple avec elle le poussait à ne pas vouloir rompre. Pourtant, le rouquin serait très certainement mieux célibataire – du moins pour un temps. Alors Ginny enclencha l'étape suivante, en prenant un air très grave et en souhaitant faire un serment inviolable avec son frère, ce qui surprit énormément l'auror. Bien sûr, il s'était tourné vers son meilleur ami pour comprendre le comportement bizarre de la plus jeune des Weasley, mais le Survivant avait préféré se tenir à l'écart. Après beaucoup de réticences, Ron finit par accepter de faire le serment inviolable. Alors Ginny lui raconta ce qu'il s'était passé entre Drago et Hermione au pensionnat, elle lui montra également des souvenirs, ceux où Hermione était mal parce qu'Harry et Ron l'avaient abandonné, parce qu'elle tombait amoureuse de Malfoy malgré elle, parce qu'elle n'était pas à sa place. Et puis, elle lui expliqua ce que Drago avait fait, pourquoi il lui avait effacé la mémoire, pourquoi il s'était effacé pour la laisser retrouver Ron, pourquoi il n'avait jamais rien dit alors qu'il aurait pu. Elle lui raconta qu'elle était là, qu'elle avait vu sa meilleure amie être déchirée entre le cœur et la raison, Drago s'enfoncer dans la déprime mais toujours refuser obstinément de dévoiler la vérité à Hermione parce qu'il était persuadé qu'elle serait plus heureuse avec Ron, et surtout, elle avait constaté au fils du temps que Ron et Hermione n'étaient pas fait pour être ensemble. Son frère avait été sous le choc de toutes ces révélations. Mais il avait avoué qu'en effet, ça n'allait pas toujours si bien que ça avec Hermione, tout n'était pas aussi parfait qu'il n'y paraissait. Et il comprenait maintenant que malgré eux, l'ombre de Malfoy avait toujours plané sur leur couple. Puis, il s'excusa et laissa le couple. Il était en colère, et blessé, et il avait besoin de temps pour réfléchir et accepter la situation. Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire, s'il allait rompre ou non, mais il n'avait pas encore l'esprit assez clair pour prendre une décision. Dans tous les cas, son serment l'empêchait d'aller dire la vérité à Hermione. La première étape du plan était belle et bien enclenchée.
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Samedi matin, la langue-de-plomb fut surprise d'être réveillée par Ron. Déjà, il ne venait jamais à son appartement, et ensuite, ils n'avaient pas prévu de se voir. Elle lui ouvrit, surprise, et s'étonna :
- Mais, qu'est-ce que tu fais là ? Et puis, il est à peine neuf heures …
- Hermione, je crois qu'il faut qu'on parle.
Elle ne dit rien, parce que l'expression du rouquin voulait déjà tout dire. Il était fermé, contrairement à son air joyeux de d'habitude, et il semblait plus sérieux que jamais. Ils s'assirent, et un peu gêné, le jeune homme commença :
- Hermione, je crois que tu sais ce que je vais te dire. Ça … ça ne va pas entre nous. Il y a des choses qui ne vont pas, et je ne pense pas que ce soit une bonne idée pour nous de continuer.
- Attend, tu es en train de rompre ? Mais … pourquoi ? Je veux dire, c'est vrai que tout n'était pas parfait, mais on pourrait peut-être arranger les choses ?
Le Weasley secoua la tête, formel :
- Non Hermione, ça ne peut pas marcher. Écoute, il y a des circonstances qui font que ça ne pourra pas marcher entre nous, et on a été naïf de croire qu'on pourrait y arriver.
Pleurant, la jeune femme supplia :
- Non, s'il te plait Ron …
Ne pouvant s'en empêcher, le jeune homme la serra dans ses bras :
- Je suis désolé Hermione. Mais comprend bien que ça me fait du mal à moi aussi …
- S'il te plait Ron …
- Écoute, je vais m'éloigner un peu pendant quelque temps parce que … ça me fait mal et j'ai besoin de digérer …
- Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?
Il se recula et déposa un baiser sur son front, tout en essuyant ses larmes. Certes, il n'avait pas été parfait et s'était toujours comporté comme un adolescent avec elle, mais il l'aimait très sincèrement. Et mine de rien, il avait grandi et muri, alors il ne pouvait que souhaiter son bonheur. Même si c'était sans lui, avec un autre. Il avait juste besoin d'un peu de temps pour l'accepter, et surtout pour ne pas lui en vouloir comme c'était le cas actuellement. Alors il se recula, sans lui répondre, et il finit par lui demander :
- Quand tu sauras la vérité, quand tu te souviendras, ça ne sera pas la peine de t'en vouloir.
- Mais de quoi tu parles ?
- Souviens-toi juste de ça. Quand tu te souviendras, ne t'en veux pas. Parce que je t'en veux assez pour deux, tu n'as pas besoin de t'infliger ça. Prend soin de toi Hermione.
Sans qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit d'autre pour le convaincre de rester ou de leur donner une autre chance, il partit. Elle ne comprenait pas pourquoi, comment, et tout ce qu'il racontait. Se souvenir de quoi ? Quelle vérité ? Pourquoi est-ce qu'elle s'en voudrait ?
Immédiatement, elle se dit qu'elle devrait aller demander des réponses à ses meilleurs amis, Harry et Ginny. Mais elle pensa aussi qu'elle n'était pas forcément en état. Elle était encore sous le choc, alors elle préféra leur envoyer un hibou pour leur demander si elle pouvait venir diner lundi soir. Comme ça, ça lui laissait tout le week-end pour se remettre un peu. Avec un plaid, un pot de glace et des films dramatiques, le week-end passerait plus vite. Mais elle ne doutait pas un seul instant que la décision qu'avait pris Ron était la meilleure pour eux, même si ça faisait affreusement mal.
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En ce dimanche matin, tout ce à quoi aspirait Drago, c'était au calme. La veille, Blaise était passé et avait été très lourd. Il n'avait pas arrêté de lui rebattre les oreilles avec des plans de stratégie pour séduire de nouveau la jolie brune et autres plans foireux en tout genre. Fatigué, Drago avait été contraint de le mettre à la porte en l'insultant, répétant inlassablement qu'il ne ferait rien pour tenter de la reconquérir. Son meilleur ami lui avait filé la migraine, et il espérait que personne ne viendrait le déranger parce qu'il n'était pas du tout d'humeur. Déjà, supporter tous ses amis qui ne cessaient d'essayer de le convaincre contre son grès de tenter une approche avec la Gryffondore, ça mettait ses nerfs à vif. Ensuite, il était fatigué à force de carburer au café pour ne pas dormir la nuit – et rêver d'elle. Les potions de sommeil sans rêve étaient devenues difficiles à trouver à cause d'effets secondaires qui provoquaient des insomnies chroniques. Personne ne semblait comprendre à quel point la situation était douloureuse pour lui et à quel point il souffrait. Tous les jours, il travaillait avec la seule femme qu'il avait jamais aimé, à sentir son odeur, entendre sa voix, tout en sachant qu'elle n'avait pas la moindre idée de tout ça – et qu'elle était plus heureuse comme ça. Il n'avait jamais caché le fait que la situation le rendait malheureux. Mais personne ne voulait ni le comprendre ni l'accepter, sous prétexte qu'il n'aurait pas dû prendre cette décision. Mais il l'avait fait par amour, pour Hermione, pour lui permettre de vivre sa vie, parce qu'il n'était pas sûr qu'elle puisse être heureuse avec lui – il se souvenait de l'horrible adolescent qu'il avait été. Pour une fois, il avait fait quelque chose de terriblement courageux et altruiste, et tout le monde lui reprochait.
Bref, il rêvait de pouvoir passer son dimanche à déprimer sur son canapé, avec sa télévision et une bouteille de vin, mais malheureusement, le destin avait décidé de le poursuivre. Lorsqu'on frappa à sa porte, il préféra faire comme s'il n'entendait rien et ignora les coups. Mais quand les coups se firent plus insistants, il finit par se lever en maugréant et maudissant la personne qui venait encore le déranger. Jamais il n'avait été aussi surpris de sa vie que lorsqu'il ouvrit la porte à Ron Weasley, visiblement en colère. Surpris, il hoqueta :
- Je crois que tu t'es trompé d'adresse Weasley.
- Je ne crois pas, non, Malfoy. Je crois qu'il faut qu'on ait une discussion.
- A quel propos ?
Demanda le jeune homme blond, en fronçant les sourcils, se méfiant du rouquin. L'auror entra de force et annonça sans détour :
- Je sais.
Complètement surpris, la première réaction du Malfoy fut de demander :
- Est-ce qu'elle sait ?
- Non, je ne lui ai rien dit. Et je ne lui dirais pas. Ce n'est pas à moi de m'occuper du merdier que t'as foutu.
Le blond fut tenté de soupirer de soulagement, mais il s'inquiéta :
- Alors qu'est-ce que tu es venu faire ici ? Tu veux qu'on se batte ?
- Non, même si c'est pas l'envie de te frapper qui me manque. Je suis venu te dire que t'as intérêt à la rendre heureuse. Depuis que tu as effacé ses souvenirs, elle n'est plus heureuse, alors débrouille-toi.
- Attend, t'es en train de me donner ta bénédiction pour que je …
- Nan, rêve pas Malfoy, t'auras jamais ma bénédiction. Mais je ne suis pas stupide face à l'évidence. Je ferais toujours partie de la vie d'Hermione, parce que je l'aime, mais ça ne suffira jamais à la rendre heureuse.
Le Weasley se dirigea vers la sortie, et prit d'un élan de maturité dont il ne se pensait absolument pas pourvu, il rajouta avant de partir :
- Et merci, Malfoy. Merci de m'avoir laissé ma chance d'essayer de la rendre heureuse et de ne pas me l'avoir enlevé. Bonne chance.
Comme si le chef des oublitators avait rêvé, Ron s'évapora et disparut hors de son appartement. Il resta un moment sous le choc, avant de retourner dans son canapé. A la télé, un documentaire sur les plus belles destinations de vacances passait. Mais dans sa tête, c'était les paroles de son ennemi qui tournaient. Pourquoi lui avait-il dit ça, et surtout, qu'est-ce que ça signifiait ? Finalement, sa journée de dimanche fut rapide : il la passa plongé dans ses pensées, méditant sur cet échange aussi surprenant qu'improbable.
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Il était surprenant, non ? Que pensez-vous des réactions de chacun : Drago, Ron, et Hermione ?
Et du coup, à quoi vous attendez-vous pour la suite ? :D
Je vous dis à mercredi prochain pour le savoir ;)
