Hello !

Aujourd'hui, je vous propose un chapitre que j'aime beaucoup :D

Je me suis beaucoup amusée à l'écrire, et je le trouve assez drôle, j'espère que vous le trouverez vous aussi drôle ^^

Sinon, j'avance bien dans l'écriture de la suite, j'en suis au chapitre 8 :D Bon, comme je l'avais dit, ce ne sera pas une histoire où il se passera grand chose, ça sera vraiment très calme ^^

Bonne Lecture ! :D


Chapitre 8 : sortie amicale ou rencard ?

Le lendemain, lorsqu'il arriva, il n'attendit pas et proposa à la jeune femme :

- Est-ce que ça te dirait qu'on aille au cinéma, demain soit, ensemble ?

- Ho, heu, je ne sais pas … pourquoi pas ?

- Il y a un film dont tout le monde parle, une histoire de pirate, enfin, c'est comme tu veux …

- Oui, je ne suis pas fan des pirates, mais ça peut être vraiment cool. Tu passes me chercher vers 18 heures ?

Le jeune homme rit, et lui rappela :

- J'aimerai bien, mais tu ne m'as toujours pas dit où tu habitais …

Elle se contenta de lui adresser un sourire espiègle, déchira un bout de parchemin, gribouilla dessus et lui tendit. Alors là, plus que jamais, il avait l'impression d'être de nouveau au pensionnat et qu'ils étaient adolescents.

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Le lendemain, ils allèrent donc au cinéma et virent le premier film d'une longue saga qui s'annonçait géniale. Ils aimèrent tous les deux le film, mêlant efficacement aventure, humour et histoire d'amour, tout en partageant un pot de pop-corn. Lorsqu'ils sortirent de la séance, c'est tout naturellement que Drago proposa :

- Je peux te raccompagner ? On pourra discuter un peu du film comme ça …

Elle hocha la tête, se rapprochant imperceptiblement de lui pour marcher à ses côtés. Ils discutèrent un peu du film, des costumes et des acteurs, avant que la jeune femme ne change de sujet :

- Et sinon, il y a d'autres choses du monde moldu que tu adores ?

- Hum, en dehors des marchés de noël, des fêtes foraines, des musées, des expositions et des pièces de théâtre ? Non, pas grand-chose …

- Ha, et pas l'opéra ?

- Non, pas l'opéra, je préfère de loin les opéras sorciers, tout comme les ballets, c'est beaucoup plus beau et impressionnant …

Elle sourit en lui prenant le bras, et demanda :

- Qu'est-ce qui est différent avec les ballets et opéras moldus ?

- Il y a de la magie en plus, de la vraie magie, et les compositions sont différentes. Je t'emmènerai en voir si tu veux.

- Ça serait vraiment super, je suis sûre que j'adorerais ça.

Ils continuèrent de discuter des nuances entre le monde moldu et le monde sorcier, jusqu'à ce qu'ils arrivent devant l'immeuble d'Hermione. Elle se tourna vers lui, hésitante sur le comportement à avoir, et lui sourit tendrement :

- Bon, eh bien, j'ai passé une agréable soirée, c'était vraiment super de voir un film avec toi …

- Oui, c'était vraiment sympa …

Après quelques secondes de silence gênant, où elle lui lançait des regards hésitant, elle finit par dire :

- Bon, eh bien, j'espère qu'on pourra recommencer … à demain !

Elle décida de quand même l'embrasser sur la joue avant de monter chez elle. Et quand il retourna chez lui, Drago se traita de tous les noms. Quel idiot il était, il avait manqué sa chance ! Il venait tout juste de comprendre qu'Hermione n'avait pas arrêté de lui lancer des signaux pour qu'il l'embrasse, et qu'il avait été aveugle. Merlin, il s'en voulait plus que tout de ne pas avoir compris à temps.

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Hermione passa une très mauvaise nuit, agitée et sans rêves. En fait, elle n'arrêtait pas de se revoir au pensionnat, en train de flirter avec Drago, mais dès qu'elle se réveillait, son rêve lui échappait comme de l'eau dans une passoire. A son réveil, à chaque fois, elle avait la sensation que quelque chose lui échappait, et en plus, elle se sentait frustrée de la soirée qu'elle avait passé avec son collègue. Tout avait été parfait, elle s'était amusée comme jamais depuis longtemps, bien avant de s'être remise avec Ron. Mais ça ne s'était pas terminé comme elle l'aurait voulu. Certes, c'était un peu rapide pour qu'ils s'embrassent au premier rendez-vous – elle n'était même pas sûre que ce fût un rencard – mais elle savait, elle sentait au plus profond d'elle-même qu'ils devaient s'embrasser. Elle ne savait pas pourquoi, mais il le fallait, elle avait besoin qu'ils s'embrassent, c'était important, et elle ne savait pas pourquoi. Juste une certitude.

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Le lendemain, quand elle arriva au travail, elle fut troublée. Elle ressentait des choses nouvelles qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant, comme le besoin irrépressible d'être auprès du jeune homme. Elle n'arriva même pas à se concentrer, le fixant sans arrêt. Il fit par sourire sans lever les yeux de sa paperasse, et il la taquina :

- Je sais que je suis beau comme un dieu, mais tu n'as pas du travail ?

- Prend pas la grosse tête non plus, je ne faisais que t'étudier, étrange spécimen !

Ils rirent ensemble, et la jeune femme retourna au travail. Il fallait qu'elle arrête de le fixer sans arrêt, parce que ça risquait de devenir gênant pour eux deux.

La semaine passa lentement, entre les archives et les interventions, et Hermione se rendit compte que quelque chose clochait. Déjà, elle n'arrivait toujours pas à trouver le sommeil, tout le temps agitée par des rêves dont elle ne se souvenait pas. Ensuite, elle adorait passer du temps avec le blond, parce qu'ils s'entendaient vraiment super bien, qu'ils riaient et parlaient de sujets intéressant. Elle adorait flirter avec lui, et au plus le temps passait au plus il lui plaisait, mais elle était confuse parce qu'elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'il voulait, ce qu'il attendait vraiment d'elle et de leur relation. Aussi, le vendredi elle n'y tint plus, et alors qu'ils buvaient un café, elle osa lui demander :

- Est-ce que … il y a un problème entre nous ou un malaise ?

- Non, non, pourquoi tu me demandes ça ?

- Je … j'ai eu l'impression que notre soirée au cinéma était super, mais depuis …

Il haussa les sourcils, un peu perplexe parce qu'il ne comprenait pas où elle voulait en venir. Pour lui, tout se passait très bien depuis le cinéma, alors il ne voyait vraiment pas pourquoi elle parlait d'un malaise entre eux. Prenant son courage à deux mains, elle finit par avouer :

- Si tout va bien, pourquoi tu ne m'as pas de nouveau invitée ? Enfin, je pensais t'avoir envoyé des signaux assez évidents, peut-être était-ce trop subtil ?

Le Malfoy sourit, se retenant de rire tant il la trouvait mignonne, et il lui accorda :

- Non, tes signaux étaient parfaits. C'est moi qui étais trop dans ma bulle pour m'en apercevoir, et j'avoue avoir loupé le coche …

- Ha, et donc, tu ne m'as pas invité parce que ?

- Ce n'est pas la saison des opéras et des ballets, et je veux t'emmener en voir un qui en vaille la peine.

Il se tut quelques secondes, et décida de lui proposer :

- Pour me rattraper, ça te dirait qu'on aille à l'exposition William Turner ?

Ravie, la jeune femme ne put s'empêcher de sourire et accepta avec joie :

- D'accord, alors tu passes me chercher demain midi ?

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C'est ainsi qu'ils se rendirent à l'exposition du célèbre peintre le lendemain. C'était étrange, parce qu'aucun ne savait vraiment ce que c'était : un rendez-vous amical ou un rencard, mais dans le fond, ça n'avait pas vraiment d'importance. La jeune femme fut vraiment impressionnée par l'exposition, les œuvres étaient vraiment magnifiques, et Drago fut heureux de lui avoir proposé cette sortie. Ils y passèrent presque toute l'après-midi à visiter les salles et regarder les œuvres, et jamais ils n'eurent une discussion aussi passionnante et passionnée à propos d'un sujet. La Gryffondore semblait vraiment admirative du travail du peintre, et Drago devait avouer que ses œuvres étaient vraiment impressionnantes. Lorsqu'ils quittèrent l'exposition, c'est tout naturellement que le jeune homme lui proposa :

- Est-ce que tu veux qu'on aille manger un bout ?

Elle accepta et ils se dirigèrent vers un petit fast-food qui proposait des sandwichs, des kebabs et autre malbouffe en tout genre. Ils se prirent des sandwichs à emporter et marchèrent tout en grignotant et discutant :

- C'était vraiment fabuleux, je ne pensais pas que ce serait si … si … waouh !

- Je suis vraiment heureux que ça te plaise autant, on pourra y retourner si tu veux …

Elle accepta, continuant de parler avec exaltation des tableaux qu'ils avaient vu, jusqu'à ce qu'il lui pique une frite :

- Hé ! C'était ma frite !

- Ça va, c'est qu'une frite, je t'en rendrais une un de ces jours !

- Alors tu vas de nouveau m'inviter ?

- J'espère bien, même si ça sera difficilement aussi bien qu'aujourd'hui, vu à quel point l'exposition t'a plu.

Elle sourit, s'arrêta et s'appuya contre un mur :

- Cette sortie était géniale, et j'ai hâte d'être à la prochaine …

Elle s'approcha lentement de lui, lui envoyant tous les signaux possibles pour lui faire comprendre qu'elle voulait qu'il le fasse, qu'il se penche et lui vole un baiser. Mais il ne fit rien face à son regard suppliant, il se contenta de détourner le visage, gêné, et il se racla la gorge :

- Je vais te ramener, tu dois commencer à être fatiguée, avec tout ce qu'on a marché aujourd'hui …

Même si elle était déçue de la tournure des choses, la jeune femme accepta, espérant vraiment qu'il se déciderait d'ici leur arrivé chez elle. Malheureusement, pour elle, il ne sembla pas vouloir faire de tentative de quoi que ce soit, s'obstinant à discuter encore et encore de l'exposition jusqu'au pied de son immeuble. De nouveau gênée comme si elle retournait en adolescence, elle se mordilla la lèvre :

- Tu veux peut-être monter, histoire de prendre un verre ?

- Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée, nous savons tous les deux comment ça se passe quand tu as trop bu …

Elle rougit de honte en songeant à son comportement de la dernière fois qu'ils avaient pris un verre ensemble, et confuse, elle lui souhaita bonne nuit tout en se dépêchant de monter dans son appartement. Frustrée, elle maugréa en se mettant en pyjama. Pourquoi n'avait-il rien fait ni tenté ? C'était pourtant clair, elle lui avait envoyé tous les signaux possibles pour lui faire comprendre ce qu'elle voulait. Et Merlin, qu'est-ce qu'elle pouvait rêver d'un baiser de lui ! C'était une idée qui l'obsédait, elle était attirée comme un aimant vers lui, elle le désirait comme jamais elle n'avait désiré Ron. Elle pensait qu'il le savait, enfin, c'est ce qu'elle avait cru comprendre lorsqu'ils en avaient discuté la veille. Est-ce qu'encore une fois, il n'avait pas vu et su interpréter les signaux qu'elle lui envoyait ? Pourtant, elle était certaine que lui aussi en avait envie, alors pourquoi il ne s'était rien passé entre eux aujourd'hui, l'occasion avait été plus d'une fois parfaite ? C'est très contrariée et pleine de questions qu'elle se coucha, se promettant qu'elle ne le laisserait pas s'en tirer à si bon compte. La prochaine fois, elle lui sauterait dessus s'il le fallait, mais elle l'aurait son baiser. Et elle espérait qu'elle serait fixée sur ce qu'elle voulait vraiment, et lui aussi.

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De son côté, Drago se maudissait. Évidemment qu'il avait compris toutes les tentatives de la jolie Gryffondore. Mais il avait douté et encore une fois raté sa chance. Enfin, il ne doutait pas qu'il voulait être avec elle, ça non, mais il n'était pas certain de savoir comment s'y prendre. Ou plutôt, il savait parfaitement comment la draguer, flirter, ou même comment et quand l'embrasser, mais il avait surtout peur. Peur parce qu'elle ne se souvenait plus, et que personne ne savait comment annuler ce genre de sort. Peur parce que leur baiser pourrait avoir un effet aussi positif que néfaste sur eux, et il ne souhaitait absolument pas qu'elle soit blessée. Peur parce qu'il ne savait pas comment aborder cette relation : vivre comme si elle ne se souviendrait jamais, en omettant une partie de leur vie de couple et en mentant en faisant comme s'il ne la connaissait pas déjà par cœur, avec toujours la crainte qu'un jour elle se souvienne, ou vivre avec elle en essayant de la faire se souvenir, quitte à devoir affronter sa colère lorsqu'elle se souviendrait de tout, voire même à devoir la perdre. Il ne savait pas comment agir et réagir, parce que les circonstances étaient plus qu'exceptionnelles. Ce n'était certainement pas l'envie qui lui manquait de la plaquer contre son torse pour l'embrasser jusqu'à l'asphyxie, mais il ne pouvait tout simplement pas. C'est donc en se traitant de tous les noms à cause des occasions qu'il avait ratées qu'il rentra chez lui.


Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? :)

A mercredi prochain pour un chapitre très intéressant !