Et voici le chapitre deux ! Un grand merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires, et merci aussi à ceux qui ont follow/fav ! Ça fait plaisir ^^ ! J'espère que la suite vous plaira.

RaR

Hahn tah Yel : Oui, c'est vrai … mais bon, ils ne pouvaient pas faire porter un bas sur la tête ou une cagoule à Ladybug et Chat Noir, ça niquait la crédibilité de héros.

Spiderwomen : Oh ! merci ! Ce chapitre est moins joli, mais j'espère que tu l'aimeras quand même !

Miss Homme Enceinte 2 : D'abord, j'ai juste une petite question : pourquoi « 2 » ? Il y avait déjà un « Miss Homme Enceinte » ? Sinon, pour la découverte … tu verras !

Razhensha Raven : Voilà la suite ! Chose promise, chose due ! Nathanaël, il est cool, juste trouillard.

Michanna : Ah remarque, c'est peut-être parce que je dessine aussi que je l'aime bien … et puis il est un peu en marge, donc … Il ne fait rien de mal avec ses carnets ! Et puis si Chat Noir tombe dessus, il bavera sur les dessins de Ladybug et se fichera de ceux de Marinette, plus nombreux. À moins qu'il utilise ses deux neurones valables et fasse le rapprochement. (Pas les tomates ! Je l'aime bien, hein ! Il est juste un peu … limité ?)

Bonne lecture !

Au final, tu as fait deux portraits, parce que c'était juste trop tentant. Tu n'es pas tout à fait satisfait de le texture du costume, mais c'est le mieux que tu puisses faire, et tu le sais. Le premier rend avec lumière l'éclat de Marinette, il s'arrête à l'épaule et ne comprend pas de vêtement. La peau se définit, liquide, en lumières blanches, jaunes, or, et en ombres ocres ou brunes. Tu as pris le parti de détacher ses cheveux, pour leur permettre de voler un peu sous un vent imaginaire, et de se perdre parfois en tâches d'encre bleues une ombre violacée effleure par endroits son visage sans le masquer, et les yeux, à peine bridés, percent l'image de deux clartés bleu pur. Quand celui-ci s'assimile au printemps, le second tient plutôt de l'automne. Il est tout en camaïeux de rouge, de brun. Tu as gardé le même lavis, et les même teintes pour la peau, mais tu as assombri ses cheveux – attachés, cette fois – pour qu'on y comprenne les minuscules touches de cramoisi et de vermeille. Pour fond tu as laissé une simple tâche ocre liquide, envahie par des éclats sanguins de l'aura de Ladybug, par les rubans qui tiennent ses cheveux – que tu as allongés, par licence poétique.

Tu les regarde, et peste contre la réalisation qui ne t'est pas venue. Parce que, si tu sais que tu vas offrir le premier à Marinette, tu ne sais pas ce que tu vas faire du portrait en pied de Ladybug. L'offrir à Ladybug, bêtement ? Stupide : tu as commencé les études pour le premier portrait dans l'espoir d'en profiter pour déclarer ta flamme à Marinette, si tu fais ça, elle croira que tu fais des portraits de tout ceux que tu aimes bien, et ça ne fonctionnera pas. Lui offrir les deux en même temps ? Le reste de la classe risquerait de le remarquer. Et merde. Bon, tant pis. Tu vas offrir le premier à Marinette, et garder le deuxième jusqu'à savoir quoi en faire. C'est ce que tu fais de tous tes dessins, à vrai dire, et puis ça ne te gêne pas d'avoir un portrait de Ladybug dans ta chambre, au contraire.

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Elle est assise à sa table, sublime comme toujours. Son cou superbe … Tu voudrais la prendre en photo, juste comme ça, quand elle est dans ses pensées. Mais tu l'en sors d'un bref et faible raclement de gorge. Ça te rend un peu heureux la plupart des gens ne remarque même pas quand tu parles, alors qu'elle, entende juste ce bruit infime … Tu reviens sur Terre. Tu lui tends l'enveloppe A3 maladroitement. Toute l'assurance que tu as dans ton atelier s'envole dès que tu es en contact avec des gens. Tu glisses distraitement « Tiens, c'est pour toi. » avant de foncer vers ton siège. Où sont donc passés les scénarios de grande déclaration ? Ah, tu sais ! Ils se sont enfuis avec ton courage.

Elle l'ouvre, et des étoiles s'allument dans ses yeux. Oh putain elle est trop belle. Tu te demandes comment tous les autres font pour ne pas le remarquer, c'est pourtant tellement évident qu'elle est sublime. Ça te rend tout chose de la voir dans cet état. De savoir que c'est toi qui as causé ça, surtout. Étrangement, elle ne montre pas ton œuvre à tout le monde, mais quand Alya essaie de le voir, le garde avidement contre sa poitrine. Tu as peur un moment qu'elle le froisse, mais les mille soins qu'elle semble y porter te rassurent. Elle se retourne, tu sais qu'elle veut te sourire, te remercier mais, rouge au possible – c'est une technique de camouflage pour qu'on ne distingue pas ton visage de tes cheveux – tu enfonce ta tête dans tes bras, et remercies 'entrée de la professeur, qui capte alors l'attention de la brune.

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Elle est venue te remercier, plus tard, à la sortie des cours. Mais ton courage était encore bien loin, et tu as à peine balbutié quelques compliments sur son éclat avant de t'enfuir lâchement.

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Te revoilà, face à ton autre portrait. Tu soupires. Un explosion arrive jusqu'à tes oreilles, et, empêchant ton courage de se barrer tu dis « Oh et puis merde » et cours vers la source du vacarme.

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Étonnamment, dans son costume rouge, elle t'impressionne un peu moins. Enfin … disons que c'est moins gênant. Tu l'observes de loin, et quand elle quitte les paparazzi pour aller se détransformer, tu la suis.

« Ladybug ! »

Elle se retourne, semblant chercher une excuse pour te congédier. Tu lui tends la feuille, côté blanc.

« Au fait ! Je t'ai fait un deuxième portrait. »

Elle le prend, et tu t'enfuies avec un clin d'œil – merde ! Tu t'es encore trompé, tu l'as fait avec l'œil caché par ta mèche. Dans l'éventualité – improbable mais à envisager – où elle ne serait pas Marinette, elle ne comprendrait pas le « deuxième », et c'est tout. Mais si – comme il est à peu près certain – elle est Marinette, elle comprendra que tu as compris. Tu fronces les sourcils, parce que tu n'es plus tout à fait sûr que ce soit une bonne chose.

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Dans sa chambre, Marinette fixe bêtement les deux portraits, choquée. Nathanaël n'aurait pas … ? Si, bien sûr que si. C'était évident, il aurait pu l'appeler « Marinette » tout à l'heure que ça n'aurait pas été plus évident. Donc il s'en est rendu compte. Elle soupire. Si lui s'en est rendu compte, combien de temps avant que le monde l'apprenne ? Elle rit doucement : longtemps, sûrement. Nathanaël reste une des personnes les plus observatrices qu'il connaît, et il fait partie de son entourage proche. Alya aussi pourrait s'en rendre compte, mais ce n'est pas psychologiquement faisable dans son esprit, Marinette étant Ladybug est simplement hors du domaine du possible. Si elle ne l'avait connue que de loin, elle l'aurait sûrement découvert.

Cela ne résout pas son problème. Quelqu'un connait son secret. Il peut encore le raconter à tout le monde, quoiqu'elle en doute franchement : c'est tout sauf le genre de Nathanaël. D'autant que s'il voulait le dire à tout le monde il aurait donné les deux portraits devant la classe. Mais il ne l'avait pas fait. Donc voilà. Il sait, et il veut qu'elle sache qu'il sait.

Elle pense à faire comme de rien, après tout, peut-être a-t-il encore des doutes, et, si elle ne dit rien, se contentera de penser qu'il s'est trompé. Mais elle n'a pas franchement envie. À dire vrai, elle en a marre de mentir à tout le monde, tout le temps. Et pour une fois que quelqu'un autour d'elle remarque, elle peut bien en profiter, hein. Elle se sent mauvaise, hypocrite. Elle ne s'est jamais intéressée à Nathanaël avant, et maintenant elle pense à s'en servir comme psy ? Ha. Elle soupire encore, comme elle l'a trop fait depuis qu'elle est rentrée. Elle regarde l'horloge il est tard, et puis elle a encore tout le week-end pour y réfléchir. En attendant, Morphée est à portée de doigt.

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Voilà ! Laissez votre avis !

Mata nee ^^ !