Yo !

J'ai écrit ce chapitre dans la foulée, c'est pour a que je poste vite. Ne vous y habituez pas. Pour une fois, c'est la suite directe du chapitre précédent. Et ça sera pareil pour le prochain.

Ah, c'est fou, je relis le premier chapitre, et ma note qui disait 'Ça ne sera pas une fiction longue, sûrement un Two-shot ou un Three-shot' et ça me paraît bien loin. Je ne vais pas non plus faire vingt-mille chapitre et trois cents mille mots, mai rien que de voir que des gens m'ont suivi jusqu'au septième chapitre, ça me fait tout chaud dans le cœur. Merci, voilà. Merci de supporter mes longues absences et de continuer de lire.

Merci à Miss Homme Enceinte 2, Razhensha Raven, ilai, LadyScatty et Stalia pour leurs reviews !

Réponse aux reviews anonymes

Stalia : Et voici celui d'encore après ! Je progresse, hein ? Cette idée m'a toujours titillée, parce que rares sont ceux qui sont tous les jours dans la même ville, même pendant les vacances ! Tes compliments me font sourire ! Merci à toi de toujours commenter malgré le temps monstre que je mets à poster !

J'espère que ce chapitre vous plaira aussi, alors bonne lecture !

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Tu ouvres les yeux, tout est noir. Quand ça s'éclaircit enfin, la première chose que tu vois, c'est le visage de Marinette. Un réveil agréable, on pourrait dire. Tu te redresses, tu ne sais pas trop où tu es, et tu ne te souviens pas bien de ce qui s'est passé. Ah, si. Tu t'es pris pour un gars fort et ta constitution t'a gentiment rappelé à l'ordre en t'envoyant dans les vapes. Cool, cool.

« Ça va mieux ?

—Je suis désolé, je ne pensais pas …

—C'est normal. C'est épuisant, pas vrai ? »

Elle a l'air de dire 'c'est ce que je vis tous les jours, je n'en peux plus', et tu es heureux de l'aider à se reposer.

« Demain, repose-toi, la pratique en ville peut bien attendre.

—Non. Je le ferai, d'accord ? C'est de ma faute, je me suis surestimé, mais maintenant, je connais ma limite. »

Elle a un froncement de sourcils inquiet, et tu dois être encore un peu dans les vapes puisque tu passes une main dans ses cheveux pour la rassurer. Elle rougit. Oh, seigneur, sa peau délicate – qui, au contraire de la tienne a doucement commencé à bronzer – se réchauffant réveille tes hormones, et ça n'est pas vraiment une bonne idée. Tu changes de sujet. La fuite est toujours la solution.

« On est où ?

—Dans ma chambre. »

Ou pas. Tu rougis encore plus et pour le coup, tu es bien réveillé.

« Il est quelle heure ?

—Bientôt vingt-deux heures. Je me suis permis d'envoyer un message à ta mère pour dire que tu restais manger ici.

—En Français ?

—Oui. Oh mince, j'avais pas pensé !

—Ça va, ça m'arrive aussi. Et puis si elle trouve ça bizarre, je trouverais bien une excuse.

—Mes parents ont fait une salade vietnamienne, tu en veux ? Je n'ai pas mangé non plus, je leur ai dit que je voulais finir une combinaison.

—Oh, euh, je veux bien, si ça ne te dérange pas.

—Du tout. J'arrive tout de suite. »

Elle quitte la chambre, et tu soupires. Heureusement que c'est en entraînement que tu es tombé dans les vapes, sinon, comment aurais-tu fait, hein ? D'ailleurs, Tikki te contemple d'un air peu amène.

« Jeune homme, ça n'est pas acceptable. J'espère que tu en es pour le moins conscient.

—Je sais, je … j'aurais dû m'arrêter avant, je ne m'étais pas rendu compte de combien j'étais épuisé.

—Parfaitement ! Écoute ton corps, il est là pour toi, c'est ton arme autant que le Miraculous. Et souviens-toi que tu n'es pas le seul impliqué. Il y a Paris, et puis Marinette. Tu l'aimes beaucoup, n'est-ce pas ? »

Tu rougis. Grillé par une créature qui te connaît depuis une semaine et demi. Ha. Vive la discrétion. Tu acquiesces.

« Eh bien imagine-toi son état à te voir t'évanouir comme ça, elle s'est fait un sang d'encre, elle parlait presque de fuguer la veille du départ pour rester à Paris et que tu n'aies pas à faire ça. »

Tu grimaces. Ce n'est pas ce que tu veux. Tu veux être là pour elle, c'est dur, mais c'est ce que tu veux faire parce que comme l'a dit Tikki tu l'aimes et puis c'est important, pour elle comme pour toi.

« La première manière de s'occuper des autres, c'est de s'occuper de soi. C'est difficile, et Marinette elle-même a du mal à le comprendre mais il faut que tu intègres ça, et que tu ne nous fasse plus jamais de coup pareil.

—Oui.

—Bien. Je n'aime pas vraiment te sermonner, tu sais ? Je n'ai pas menti quand j'ai dit que tu t'en sortais bien, alors tu n'as pas besoin de forcer autant. Il y a une différence entre faire des efforts et se jeter à corps perdu dans quelque chose qui nous dépasse. Mais je suis contente que tu ailles bien. Repose-toi correctement jusqu'à demain. »

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« Mon avion part demain. Enfile ça.

—Qu'est-ce que c'est ? »

Marinette te fait un clin d'œil et se change en Ladybug. Tu ne te lasseras jamais de voir ça, et tu espères que tu auras de nombreuses autres occasions. Tu regardes le sac qu'elle t'a mis dans les mains. Des lunettes de soleil et un masque pour la bouche noir avec un motif néo-punk. Un hoodie sans manche à capuche, noir aussi. Heureusement qu'il fait nuit et froid maintenant, ou tu serais mort de chaud. Un T-shirt avec une tête de tigre. Mon dieu, c'est tellement pas ton genre.

« Je dois vraiment mettre ça ?

—Allez, quoi, c'est un costume. Et puis j'avais envie de te voir porter ce genre de vêtement. »

Tu te demandes d'où elle sort ses idées. Voilà donc la première impression que tu vas donner à Chat Noir. Exceptionnel. Ça n'est pas moche – enfin, peut-être un peu de mauvais goût – mais surtout très très loin de ce que tu portes naturellement. Tu enfiles tout de même la tenue, gardant ton jean gris, quand tu remarques quelque chose à l'intérieur du hoodie. 'Marinette DC' écrit en italique, dans un tissus léopard.

« C'est toi qui as fait tout ça ?

—Oui. Sauf les lunettes, je les ai achetées. »

O.K., tu veux bien changer de style vestimentaire si c'est Marinette qui a fabriqué ces fringues pour toi. Ce que tu portes, elle a passé des heures dessus. Ce qui veut dire qu'elle a pensé à toi pendant des heures. Tu vas porter ça tous les jours.

« Ça te va bien. On y va ? »

Tu essaies de ne pas exploser sous le compliment – enfin, elle te dit quand même que ça te va bien quand on voit pas ton visage – et tu grimpes sur son dos, question de pratique. Elle te porte sans problème pour te transporter à l'autre bout de la ville. Ah, les super-héros. Tu ne vois rien d'autre que les néons, à cause des lunettes, et c'est étrange. Tu dépends entièrement de Marinette et ça n'est pas désagréable.

Elle finit par s'arrêter sur le toit d'un immeuble, et te demande l'heure sur ton téléphone. Chat Noir devrait arriver d'une minute à l'autre. Ça ne manque pas, et son entrée en matière est pour le moins impressionnante. Tu te demandes comment il fait pour arriver par le haut alors que tu ne vois pas de plus grand immeuble que celui-ci dans les parages. Il tente de faire la bise à Marinette, tu grognes plus ou moins sans le vouloir. Par chance, la trafic en bas couvre la plupart des bruits.

« Du calme, Chaton. Comme je te l'ai dit, je dois partir demain. C'est lui qui me remplacera, je l'ai formé.

—Donc il connaît ta véritable identité.

—On en a déjà parlé.

—Et moi pas.

—Il l'a découverte sans le vouloir, compris ? C'est les vacances, alors c'est plutôt calme, mais on ne sait jamais. Il sait se servir du Miraculous, Lucky Charm compris.

—Et sinon, il sait parler ? C'est quoi, ton nom ?

—Euhm …

—Je vais bien devoir t'appeler, non ? Alors c'est quoi, ton faux nom ? Quand même pas Lordbug ? Oh, non, Monsieur Tigre ?

—Chat Noir, est-ce que tu veux bien arrêter d'être désagréable ? »

Tu sens qu'elle est tendue, parce que d'une, effectivement, son chaton est désagréable – elle l'avait prévenu qu'il serait jaloux – de deux, il vient de critiquer sa création. Ce qui ne te ravit pas outre mesure non plus, ceci dit.

« C'est rien, Ladybug. C'est vrai que je n'ai pas pensé à un nom. Disons Red. Ça te va, Chat Noir ?

—Parfait.

—Parfait. S'il-vous-plaît, faites un effort pour vous entendre, d'accord ? Chat, je compte sur toi pour prendre soin de lui, il fait ça exclusivement pour me rendre service, on est bien d'accord ?

—Tout, pour ma Lady. »

Elle détourne les yeux, elle a l'air gêné. Tu ne t'interposes pas. Il faut que tu t'entendes avec lui, et ça n'est pas forcément un bon début de commencer par lui interdire une chose qu'il fait quotidiennement.

« Je vous laisse tous les deux quelques temps, que vous fassiez connaissance autrement qu'avec un Akuma.

—Attends ! Comment je rentre chez moi, après ?

—Envoie-moi un SMS, je viendrai te chercher, et j'en profiterai pour te donner les boucles d'oreilles.

—Mais ça va aller, pour ta valise ?

—Ne t'inquiètes pas, celle de mon père est presque vide. »

Elle te fait un clin d'œil, te salue et tu sens Chat Noir un peu en colère derrière toi. Tu te retournes vers lui. Tu ne vois pas distinctement les traits de son visage, il fait tellement noir.

« Tu es amoureux d'elle ? »

Oh, niveau entrée en matière peu sympathique, il fait fort. Mais autant être honnête. Tu t'assieds sur le rebord.

« Oui. Toi aussi ?

—Bien sûr ! »

Il dit ça avec un ton assuré, le genre de ton que t'es pas sûr de pouvoir avoir un jour, et t'aimerais lui répondre quelque chose comme 'moi, je l'aime même sans son masque', mais Marinette veut que vous vous entendiez bien. Tu l'entends soupirer, et il s'assied aussi.

« Et tu … tu sors avec elle ?

—Non ! J-Je veux dire … non, bien sûr, non. »

Il a l'air soulagé, quand toi tu es triste. Et rouge. Les cheveux et le visage, avec en plus le costume, Red c'est un nom que tu porteras bien.

« Et elle a un copain ? En civil, je veux dire.

—Tu crois pas que c'est à elle qu'il faut demander ça ?

—Elle évite le sujet dès qu'on va vers notre vie normale.

—Alors je ne devrais pas répondre. »

Il tape du pied par terre. C'est vraiment un chaton, et tu sens qu'il est vraiment inquiet. Qu'il a peur. Une fille aussi sublime, ça se sent qu'elle va nous claquer entre les doigts, disparaître dans un écran de fumé. T'as peur autant que lui, tu comprends.

« Mais … non. Non, elle sort avec personne.

—C'est vrai ?

—Te réjouis pas trop vite. Elle est amoureuse de quelqu'un. »

Il a relevé et baissé la tête en un temps record, c'en est presque comique.

« Ça craint, alors. »

Tu lui offres un sourire qu'il peut pas voir à cause du masque mais il doit le deviner parce qu'il sourit tristement en retour. Ouais, ça craint, autant pour l'un que pour l'autre. T'as une légère avance mais c'est rien face à ce type, cet ennemi commun dont elle est amoureuse.

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Ça, c'est pas franchement le genre de situation que tu aurais jamais imaginé dans ta vie. Toi, avec Chat Noir, en haut d'un gratte-ciel, à regarder tes photos et tes dessins de Ladybug. En fait, tu n'aurais jamais imaginé t'entendre avec Chat Noir, et a priori votre amour de la même donzelle aurait dû vous conduire à une rivalité teintée d'amertume … Mais non. Comme votre amour est dans tous les cas impossible c'est plus … comme deux fanboys discutent de leur idole. Ça transcende tout, et puis le masque facilite les choses. C'est plus facile, d'être soi, quand l'autre n'a pas à savoir qui on est vraiment, de s'inventer de l'assurance. Il est très extraverti, expressif, et au final c'est plus contagieux que gênant.

« Mais, Red, je me demandais, comment … comment tu as fait ?

—Oh, euh, juste, j'ai mélangé encre de chine et aquarelle, pour donner une profondeur, c'était galère au début, ça bavait de partout, mais avec une plume ça allait et puis j'ai compris –

—Non, pas ça. Pour savoir. »

Il a l'air tellement dégoûté vis-à-vis de toi, peut-être pour ça que tu as de l'assurance avec lui, parce que tu sais que tu as une longueur d'avance. Tu te dis que tu lui dois bien ça.

« Là, il a fallu plus de temps, ça m'a pris beaucoup de carnets de croquis et de tests d'aquarelle.

—Nan, mais pour savoir qui est Ladybug.

—C'est ça. En la dessinant. En fait je … je l'aimais déjà. Sans le masque, je veux dire.

—Oh. »

Il a un air peiné. Lui ne pourra peut-être jamais en dire autant, et ça le rend malade, ça se voit. Tu t'en veux un peu d'être aussi prétentieux, mais c'est tout ce que tu as au monde, ton amour pour elle, et ton amour pour le dessin (et ton amour pour ton papa et ta maman). Il se relève, tu te relèves.

« Bon. Son avion atterrit dans vingt minutes. C'est bientôt.

—Ouais. Je vais aller l'attendre à l'aéroport.

—Alors … salut.

—Attends ! »

Tu ouvres ton carnet, et tu déchires une page (il y a des pointillés exprès pour) qu'il avait l'air de particulièrement apprécier.

« Tiens. J'en ai plein d'autres, et puis j'en referai. »

Il prend la feuille délicatement, comme un prêtre devant une relique, et son visage s'illumine d'une joie enfantine. Son sourire te rappelle quelque chose, mais tu n'arrives pas à mettre le doigt dessus. Il te remercie chaleureusement, heureux. Tu le salue, rejouant dans ta tête cette semaine incroyable. Marinette avait eu raison, c'était une semaine calme, un seul akumatisé que vous avez défait sans trop de problème. Quoique la coordination n'était pas votre point fort. Tu sautes jusque l'immeuble d'en face, ça ne te fait pas aussi peur que la première fois, tu sens que tu es un peu moins une chochotte – mais toujours autant sans le masque – quand vous entendez une explosion au loin. Tu te retournes vers lui, vous échangez un regard et ça suffit pour que vous démarriez ensemble. Il a posé ton dessin sur le toit, avec ton carnet et ton appareil photographique, là où le combat ne l'abîmera pas. Vous vous retrouvez face à un homme de taille minuscule, incroyablement rapide, qui porte les couleurs de la France. Dans le quartier du Sacré-Cœur, il attaque la foule, les enfermant tous dans des prisons dont les barreaux ne cessent de chauffer. De ce que tu comprends de son speech, son frère est mort dans un attentat. Tu grimaces. Ce n'est pas le genre de problème où il existe une solution. Cette homme minuscule, il a choisi la haine.

Tu tournes autour de lui en le regardant faire, pendant que Chat Noir l'attaque au cors à corps. Il a un genre de pistolet, dont sortent des barreaux de prison. En premier lieu, tu aurais dit que son Akuma était dedans, mais en y regardant de plus près, tu penses qu'il doit être dans sa poche, puisqu'il y garde toujours une main, tenant fermement quelque chose que tu ne peux pas voir. Ça risque d'être corsé. Tu fais signe à Chat Noir que la poche est concernée, et vous échangez de place, lui cherchant ce sur quoi il pourrait utiliser son pouvoir. Tu essaies des mouvements, tendre les mains vers la poche, pour le forcer à utiliser cette main. Tu y parviens finalement, et tu vois ce qu'il tient si fermement. Un détonateur. Le souffle de l'explosion te propulse vers le haut, et tu retombes vers le sol. Au-dessus de toi, rien que le ciel. À droite et à gauche, des immeubles détruits. Rien pour t'accrocher. Tu protèges ta tête et ton dos du mieux que tu peux. Et le sol se charge de broyer tes jambes de gamin.

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Hm.

Ça non plus, je ne m'y attendais pas. Enfin, que Nathanaël aie un problème, si, c'était déjà dans ma tête. Qu'il fasse pote avec Chat Noir, moins, je les voyais plus se lancer des piques à longueur de temps. Mais non. Solidarité de l'amour à sens unique.

Ce chapitre commence et finit avec un Nathanaël faible, parce qu'il l'est, même si je l'aime beaucoup.

Sinon, pour le genre de fringues que porte Nathanaël, c'est un peu comme celles de Yuri Plisetsky dans Yuri on Ice. Voilà. J'aime les imprimés animaliers. C'est de très mauvais goût, mais je possède une veste en léopard … hm, c'est immonde, mais j'adore. Bref.

À bientôt !