Merci à ceux qui ont pris le temps de me laissez une petite reviews.

Ça me fait très plaisir de voir que quelques personnes prennent le temps de laisser un petit mots, même si c'est peu quand on voit le ratio follower/reviews.

M'enfin, c'est pas grave, j'espère que ce nouveau chapitre vous fera assez réagir, surtout qu'il donne une partie de réponse du pourquoi de ce titre ^^

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Pour répondre à certaines questions:

A mamy 83: le chapitre 2 visait à montrer que Voldemort n'a pas pour le moment aucune envie de tuer Harry parce qu'il l'a défié trop souvent, et de part son coté symbolique il cherche surtout à le détruire. D'ailleurs je précise dans le chapitre 2 que torturer harry lui donne l'impression de se venger d'Albus.

A Ange: Je n'ai pas utilisé la torture "sexuelle" (notamment le viol) car pour moi (et donc pour mon Voldy) c'est une arme de faible. Mais ce n'est pas dit qu'il ne subira pas à un moment des violences type "sexuelle"...

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Bonne lecture !

sS/En gras/Ss : parole en fourchelangue

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Un corps était enchainé, comme mort. Ses yeux d'un vert si intense, d'habitude brillants de détermination et de défi, étaient aujourd'hui ternes et sans vie, vides de tout espoir.

Depuis quand était-il là prisonnier ? Un certain moment au vu des journaux que lui avait montrés Voldemort pour le narguer. Dans ces cachots, la température semblait toujours la même, donc impossible de connaitre la saison. Il se surprenait lui-même à avoir encore un minimum de raison malgré l'épreuve de la torture. Mais il se savait amorphe car il ne ressentait plus rien, ni douleur, ni froid, ni chaleur. Sa main droite ne semblait plus faire partie de son corps. Il ne réagissait plus aux pics de ses assaillants mais avait aussi cessé d'espérer être sauvé. De toute façon, à part Sirius, personne n'aurait risqué sa vie pour lui. Or à cause de lui, il était passé à travers le voile, il n'avait donc plus personne. Il espérait juste que la fin de ses jours arriverait bientôt, il se sentait si fatigué, si las… D'ailleurs pour était-il toujours en vie… ?

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Le seigneur et ses mangemorts prenaient plaisir à voir la douleur d'Harry, mais avec le temps - huit mois de torture non-stop - l'innovation commençait à se perdre. Le-garçon-qui-a-vaincu devenait de plus en plus résistant à la douleur et ne semblait demander qu'à être lui-même vaincu. Il réagissait de moins en moins. Il était temps qu'ils changent leur plan.

« Mon seigneur, Harry Potter n'est plus, ne serait-il pas temps de s'en débarrasser et de le tuer. Avec une petite mise en scène bien macabre, le côté lumineux perdrait ainsi son symbole et sa motivation à se battre. » Demanda mielleusement Amycus Carrow.

« Certes, il n'est plus qu'une loque. » Rétorqua le Maitre. « Mais il se trouve que j'ai fait une découverte récemment : j'en ai fait un horcruxe accidentel. J'hésite encore à le réabsorber, ce qui le tuera comme Nagini l'a été quand j'ai repris son morceau d'âme. Mais un horcruxe humain ne s'est jamais vu, et cela pourrait être un atout à conserver... »

Seul les Lestranges et les Carrow étaient au courant pour ces horcruxes, car ils avaient aidé leur seigneur à les récupérer pendant sa pause, après sa résurrection. Voldemort les avait tous réabsorbés sauf un seul : le médaillon de Salazar Serpentard qu'il portait sur lui. C'est grâce à ça qu'il avait pu retrouver une apparence plus humaine et le physique d'un trentenaire des plus séduisant.

« Maitre, si je puis me permettre… »

« Enonce ta pensée Bellatrix. »

« Je trouve qu'il est dommage de laisser une lignée de sang-pur si ancienne s'éteindre. Même si elle a été tachée par une sang-de-bourbe, la ligné Potter est puissante magiquement et descend des Peverell et de Goddric Griffondor. »

« Tu ne penses quand même pas à lui faire engrosser une femme pour récupérer la lignée, la puissance et l'héritage ? Dans son état je doute qu'il réussisse à quelque chose. » Renifla Alecto de manière narquoise à l'idée farfelue de la favorite du maitre. Comme si une femme allait accepter de coucher avec Potter…

« Rien de cela chère Alecto… » Persifla Bellatrix. « Je pensais plutôt à voir avec Faust s'il ne pouvait nous créer une potion qui transformerait définitivement et intérieurement bébé Potter en une femme. Et si nous l'éduquons correctement, il/elle sera la parfaite femme objet… pour vous mon seigneur. » Ajouta-t-elle amoureusement. « Ainsi Vous auriez l'argent des Potter et vous pourriez avoir un hériter des plus puissants sans avoir à vous encombrer d'une femme au sang pur des plus retors.»

Voldemort était impressionné par l'idée de Bellatrix, qu'il trouvait ingénieuse, surtout depuis que certains de ses mangemorts le tannaient d'avoir un héritier. Avec un Potter comme mère porteuse, à coup sûr l'enfant serait puissant et bien plus que ce vieux fou de Dumbledore. Il approuva d'un signe de la tête et envoya un elfe de maison chercher Faust.

« C'est une bonne idée, ma chérie mais il ne faut pas oublier que pour que tout soit parfait, il faut que le lord épouse notre dame Potter. » Déclara Rodolphus

« Avec l'éducation qu'il a reçu depuis qu'il est ici et les entraînements que lui promet Bellatrix, je ne pense pas que cela soit un problème. Ah ! Mon cher Faust ! »

Le maitre des potions s'inclina, impatient de connaitre la nouvelle idée qu'allait lui soumettre son maitre. Il en avait toujours des plus originales quand il le faisait appeler brusquement comme maintenant.

« Serait-il possible de créer dans un délai bref une potion qui transforme en profondeur un homme en une femme, au point qu'elle puisse procréer ? »

« Je pense que oui, si je touche à l'organisation même de l'ADN, forçant ainsi le corps à muter définitivement. Par contre, il se peut que l'apparence change radicalement. »

« Qu'importe l'apparence, c'est même très bien s'il change car le futur sujet n'est pas des plus beau, il est même très commun… » Grimaça le Lord. « Laissez tous vos autres projets de côté, celui-ci est prioritaire et urgent. Je vous laisse champs libre d'utiliser autant de cobayes que vous le voulez, mais personne ne doit savoir sur quoi vous travaillez et ne devez laisser fuiter aucune trace. J'espère avoir été explicite ? »

« Oui, mon lord. Je pense que d'ici un à deux mois je pourrais vous donner quelques résultats prometteurs et alléchants. »

Faust, s'inclina et partit immédiatement travailler sur son nouveau defi.

« Maintenant, Rabastan tu vas le transférer dans la chambre cellule dans l'aile de mes appartements pour le soigner et bien le nourrir. Il faut qu'il soit en forme pour sa transformation. Limitez au maximum, les châtiments il ne faudrait pas abimer la future lady Serpentard. » S'amusa le Seigneur noir.

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En arrivant dans la cellule du jeune garçon, le cadet des Lestrange pris son temps pour l'observer. Ils n'avaient pas été tendre avec lui, il espérait juste qu'il lui restait suffisamment d'esprit pour jouer le rôle de la femme objet typique qu'on pouvait trouver dans des familles de sang-pur. Mais bon, puisqu'il n'aurait plus la possibilité ni pratiquer ni d'étudier la magie, il lui fallait juste assez d'esprit pour tenir quelques conversations avec d'autres ladies, obéir sagement à son époux et jouer la jolie épouse en grande société.

Rabastan défit les chaines retenant les poignets d'Harry.

« J'ai une bonne nouvelle pour vous Mr Potter : si vous êtes bien sage et suivez bien nos consignes vous aurez une nouvelle vie, une vie tranquille. Mais d'abord on va vous décrotter et vous remplumer un peu. »

Voyant que son interlocuteur n'avait aucune réaction, il prit le corps et le jeta par-dessus son épaule comme un vulgaire sac. Il savait pertinemment que leur future lady ne pourrait pas marcher avant quelques temps, et faire léviter son corps jusqu'à sa nouvelle chambre allait lui faire perdre du temps. Il n'allait pas mourir pour un peu de sang sur ses vêtements.

Pendant le trajet jusqu'à sa nouvelle prison, Harry essaya de deviner où était le piège. Qu'allait-on attendre de lui maintenant. Une sourde angoisse lui empoigna les entrailles. Il avait un très cruel pressentiment, mais trop las il se laissa faire.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent dans une chambre spacieuse et fonctionnelle mais aux couleurs austères comportant un grand lit baldaquin, une coiffeuse, un petit bureau avec sa chaise, une bibliothèque vide et un petit coin salon avec un canapé et deux fauteuils. Un grand rideau bleu foncé semi-transparent séparait la partie chambre/bureau du petit salon/bibliothèque. En arrivant dans le coté chambre, Harry vu deux portes donnant l'une sur un dressing vide et l'autre une salle de bain. Son porteur entra dans la salle de bain et lui enleva son boxer, seul vêtement qu'il avait eu sur lui depuis des mois, puis l'immergea jusqu'au cou dans un bain régénérant.

Trop fatigué pour réagir, Harry laissa le mangemort le laver, préférant observer la pièce. Celle-ci était simple : un lavabo et un toilette sur un coté de la pièce, puis venait une cabine de douche et une baignoire et à côté de la porte une étagère à serviette et un petit placard. Il nota que la douche et la baignoire étaient suffisamment grandes pour accueillir au moins deux personnes.

Une fois propre puis séché d'un sort, le survivant eut ses blessures pansées et fut habillé d'une sorte de robe de chambre qui semblait en soie puis installé dans le grand lui. Rabastan lui approcha une potion, l'ouvrit et la pressa contre ses lèvres.

« Buvez cette potion de sommeil. Obéissez et il ne vous arrivera rien. » Son ton indiquait clairement qu'il n'accepterait aucun refus.

Harry suivit l'ordre et tomba dans un sommeil réparateur chose qu'il ne lui avait pas été permis depuis bien longtemps

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Le lendemain matin l'adolescent trouva à son réveil une elfe de maison avec un plateau repas, attendant patiemment qu'il s'éveille.

« Bonjour monsieur. Le grand maitre a ordonné à Miki de s'occuper de monsieur pendant sa convalescence. Monsieur doit bien manger et prendre chaque potion sur le plateau sinon le maitre ne sera pas content. Si monsieur a besoin de quelque chose, vous n'avez qu'à demander à Miki. »

Harry regarda l'elfe, éberlué. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait et ce que Voldemort était en train de préparer. Il y avait comme un strangulot sous la roche.

Miki déposa le plateau repas sur le lit, et attendit qu'il fasse un mouvement pour prendre soit les potions soit quelque chose à manger.

« Miki doit surveiller que monsieur mange bien et prenne ses potions, sinon Miki sera punie. Il faut manger monsieur » dit l'elfe d'un ton presque suppliant comme si elle voyait déjà venir la sanction.

Harry soupira, défaitiste. Il était trop exténué et mal en point pour essayer de comprendre maintenant le pourquoi du comment. Avant tout, il allait profiter de cette accalmie pour se refaire une santé. Avec un peu de chance il pourrait essayer de s'enfuir d'ici quelque temps.

Il tendit sa main droite vers les potions, mais ses doigts étaient comme engourdit, il avait du mal à la faire fonctionner. Dépité, il se résolu à utiliser sa main gauche, lui qui était à l'origine un pur droitier. Il avala promptement les potions sous l'œil scrutateur de son serviteur puis attaqua son petit-déjeuner. N'étant plus habitué à manger plus qu'un bout de pain, il ne mangea pas grand-chose mais se mit un muffin de côté pour le grignoter dans la matinée. Sous l'effet de la digestion et de sa convalescence, il se sentit fatigué et préféra dormir encore.

Il passa le reste de la journée et de la semaine entre dormir et manger tellement ces longs mois au cachot l'avait éreinté. Il ne vit personne d'autre que l'elfe de maison et ne s'en plaignait pas.

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Après une semaine d'alitement complet, le survivant finissait par mieux manger et moins dormir la journée. Son corps était encore couvert de bandage, notamment ses poignets où les fers avaient rongés sa chair et sa main droite qui avait servis de démonstration visuelle. Mais surtout il commença à s'ennuyer. Il se mit donc à faire un peu d'exercice physique pour se fortifier le corps et essaya même de sortir de sa chambre mais celle-ci était sans grande surprise verrouillée. Ce fut assez dur pour lui au début de marcher, ses jambes ne l'ayant plus porté depuis des mois, mais avec de l'entrainement il y réussit. Le plus coriace fut de rendre un minimum de souplesse dans les doigts de sa main droite qui ressemblait au début plus à une serre qu'à une main. S'il voulait un jour pouvoir écrire à nouveau, il aurait beaucoup de travail à faire… ou apprendre à utiliser la main gauche.

Après deux semaines d'enfermement, Harry se décida un matin à demander à Miki s'il pouvait avoir des livres pour s'occuper. Ce fut bien dur avec sa voix cassée à force de crier de douleur. Il se limita donc à deux mots pour sa demande laborieuse : « livre possible ? »

Tout ce qu'il eut fut : « Miki va demander au maitre si monsieur peut avoir de la lecture. »

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Le lendemain, alors qu'il observait la foret s'étendant à perte de vue depuis la fenêtre coté salon de sa chambre, il eut la visite de Voldemort. Il observa le lord sans bouger de son fauteuil d'un regard impassible.

« Le passage au cachot vous a donc enlevé toute politesse pour que vous ne saluiez pas votre hôte qui vient vous visiter ? »

Le mage noir le regardait d'un air narquois, espérant le faire réagit. Mais ce dernier restait amorphe : selon lui, il avait trop subi de cet homme pour réagir à de simple pic verbal. Et puis de toute façon, il ne faisait pas encore confiance à sa voix. Mais ne voulant pas le mettre dans de colériques dispositions, il toucha sa gorge d'une main tout en faisant un rapide salut de la tête.

Le seigneur comprit le message indirect, mais ne dit rien. Prenant juste note de lui prendre des potions pour régler ce problème de communication.

« Miki m'a dit que tu avais été sage et que tu n'avais pas commis de folie. De ce fait je vais t'accorder ce que tu demandes : je t'ai acheté ces quelques livres qui te seront très instructifs pour plus tard. Obéis et reste sage et tu en auras d'autres. »

Tout en parlant, il sortit un sac qu'il agrandit et tira 10 livres. Il y en avait des petits comme de bien épais. Harry était prêt à parier que les gros volumes seraient aussi soporifiques que le Professeur Binns, mais au moins il avait de quoi s'occuper.

« Je te laisse à ta lecture et te souhaite un bon rétablissement ssS/mon cher survivant/Sss »

Harry attendit que le lord soit sorti depuis au moins dix minutes avant de se décider à voir quels livres il lui avait offert. Il eut envie de rire à la vue des sujets qui ne visaient presque que les sang-pur : généalogie des plus grandes familles, traditions magiques ancestrales, le code du sang-pur, comment se tient un bon sang-pur, les bonnes manières ….etc.

On voyait clairement que certains livres avaient été écrits pour les jeunes de familles sang-pur pour les éduquer comme il se devait. Comme un bon petit Malfoy réfléchit-il. Il avait le sentiment qu'il devait considérer ces livres comme des manuels scolaires, et bien retenir le contenu et savoir l'appliquer. Il pensa amèrement que suite aux tortures il n'aurait pas à travailler son masque de froideur.