Bonjour, a tous !
Désoler du retard, ma correctrice a eu pas mal de soucis dans sa vie et n'as donc pas eu le temps de me corriger avant ce weekend ^^
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Pour les questions/remarques :
D'abord, merci pour ces reviews !
Et oui ! Comme beaucoup l'avaient deviné c'est un Fem-Harry !
Marvolo Kovu Regulus Dominos : Désoler pour les puristes, mais (même si moi-même je préfère un Harry homme) pour certaines raisons un Male-Harry n'aurait pas collé à mon histoire car je vais jouer sur certains préjugés ou aprioris.
Livyn : Ce chapitre ne sera que le début de la réaction d'Harry ^^
Homnorak : Voldemort a utilisé de vrais souvenirs pour briser mentalement Harry. C'est une manière de vous montrer une partie de leur vrai visage. Si je ne parle pas d'Hermione c'est parce que je n'ai pas encore décidé si oui ou non elle restera une « amie » de Harry… ou du moins quelqu'un qui le défendra.
J'espère ce nouveau chapitre vous plaira !
Bonne lecture !
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sS/En gras/Ss : parole en fourchelangue
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A la mi-juin, Faust acheva enfin la potion et c'est fier de sa création qu'il alla voir son maitre pour lui annoncer la bonne nouvelle après près de deux mois de travail acharnés.
Le lord prit la potion, jugea sa couleur et son odeur puis semblant satisfait il demanda :
« Est-ce une potion définitive ? Des effets secondaires ? »
« C'est une potion qui va forcer le génome à se réorganiser au profit du caractère femme des gènes. Pour que le sujet devienne une femme totalement fonctionnelle, il y aura suppression du caractère masculin. Donc tout retour en arrière sera impossible. Cela va sans dire que cela sera très douloureux pour le patient et qu'il se peut que la personne change énormément de physique car on touche à ses gènes. A noter que les cicatrices dues à la magie noire resteront probablement, telle que la cicatrice que vous avez infligé à Mr Potter »
(Note auteur : pour faire simple on supprime chromosome Y de l'homme et on impose deux chromosome XX )
« Bien, bien… Excellent travail Faust. Je pense que d'ici quelques temps nous aurons le plaisir d'apprécier le chef-d'œuvre qu'elle va donner. » Déclara Voldemort en admirant la potion dans ses doigts, rêvant déjà du résultat.
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Le jour du solstice d'été, le 21 juin, fut le jour décidé par Voldemort comme étant celui de la renaissance forcée d'Harry.
Ce dernier, avait bien repris du poil de la bête physiquement mais il restait des plus froids et semblait vide toute expression. Pour le reste, ne cherchant pas de contact social avec ses anciens tortionnaires et passant son temps entre : manger, faire de l'exercice physique, se laver et dormir. Maintenant, il ne ressemblait plus à un inferi mais il restait mince. Le regard paraissait mort, plus guère d'étincelle dans ses prunelles. Son corps paraissait peut être plus fort mais ses poignets restaient encore très meurtris par les fers. Il évitait avec soin de les regarder, toujours bandés, pour ne pas se remémorer son calvaire passé au cachot. Sa main droite était aussi un problème, il ne récupérerait surement jamais sa sensibilité et son habilité. Tout en étant fonctionnelle, elle restait raide et il ne lui semblait plus si naturel de l'utiliser, aussi avait-il commencé à s'habituer à travailler de la main gauche.
Pour ne penser à rien, et surtout ne pas espérer à une possible liberté, il se plongea corps et âme dans l'étude des livres qu'on lui amenait. A chaque fois qu'il avait fini la série de livre apportée, le garçon les rangeait dans sa bibliothèque puis demandait à Miki s'il pouvait en avoir d'autre. Le lord passait en général dans la semaine, le questionnait sur les livres pour vérifier qu'il avait bien étudié puis lui en laissait une nouvelle série. Toujours des livres sur les sang-pur et leur culture au début, puis après vint des livres d'histoire et de culture générale, jamais sur la magie sauf si cela avait trait avec celle du foyer et donc du rôle de l'épouse sang-pur, fait passablement curieux au demeurant…
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Ne sortant jamais de sa chambre et n'ayant que très peu de contact avec ses geôliers, il fut surprit quand les frères Lestrange vinrent le chercher pour l'emmener dans une pièce étrange avec de mystérieux de symboles au sol… Etait-ce une pièce conçue pour des rituels ? Et quels sortent de rituels ? Le survivant ne se sentait pas à l'aise devant Voldemort et ses 5 sous-fifres habituels. Ses habits...une simple robe de chambre et un sous-vêtement lui donnait une effroyable sensation de fragilité. Il avait osé demander des habits corrects mais on lui avait négligemment et évasivement répliqué que pour le moment il n'aurait pas la nécessité d'autre chose.
« Bien le bonjour mon cher ! J'espère que tes appartements te plaisent. Je vois avec plaisir que tu es en pleine forme… J'ai un cadeau pour toi. »
La fin de la phrase, comme laissé inachevée raviva la peur en Harry, chose qu'il avait oublié suite aux tortures. Ce soit disant cadeau ne présageait rien de bon...non impossible venant du seigneur noir ! Mais il se savait incapable d'aller contre la volonté du lord car trop brisé mentalement.
« Tu dois boire cette potion entièrement ! Proclama le Lord. Et après cette dernière épreuve, je te promets que si tu es sage tu auras une vie agréable et loin des combats. »
Le ventre noué, Harry se força à prendre la potion des mains du lord. D'aspect, elle ne ressemblait à rien qu'il ait déjà vu, cela pouvait être n'importe quoi. Avec un peu de chance, ça le tuerait. Les mangemorts et le lord noir le surveillaient attentivement, il ne pouvait pas donc pas la laisser s'écraser par mégarde. « Bien ! Songea Harry. Qu'on en finisse ! »
Il déboucha la bouteille et la but d'une traite. Etonnamment elle n'avait aucun goût. Quand il crut que la potion n'aurait pas d'effet, il s'écroula, brisant la fiole vide, et commença à convulser. Son corps se mis à se tordre dans tous les sens, à se déformer et se reformer sans cesse dans d'atroces souffrances.
Après, près de deux heures de distorsions et de cris, le corps en sueur et courbaturé, il put reprendre son souffle et s'asseoir. De longs cheveux d'un noir de jais, lui tombaient dans le visage. En les repoussant, il se rendit compte qu'il n'avait plus ses lunettes mais qu'il voyait très bien sans. De peur de s'inspecter davantage, il n'osa pas vérifier tout de suite le résultat de la potion qui venait d'altérer son physique, à en juger par ses cheveux, et resta les yeux fixés sur ses mains, plus fines que dans son dernier souvenir avant de s'effondrer.
Le mage, lui, ne se priva pas pour admirer la créature qu'il avait devant lui. Autant Potter était un garçon de presque 18 ans, petit, maigre et physiquement commun, autant la future lady était renversante. Celle-ci était élancée, plus grande que ne l'était le garçon, avec une taille fine et de généreuses proportions pour la poitrine, poitrine à moitié découverte car il n'y avait plus assez de tissu pour la cacher par rapport à leur volume. La pauvre robe de chambre avait été faite pour un jeune garçon plutôt malingre, et non pour une jeune femme plus allongée et dotée de formes plus gourmandes.
Connaissant bien Faust, le créateur de la potion, Voldemort se doutait qu'il avait modifié sa formule initiale pour influencer la génétique et permettant ainsi d'avoir forcément une créature de rêve.
Au vu des regards lubriques que les hommes lançaient à la jeune femme, Bellatrix métamorphosa un mouchoir en une longue et large bande de tissu qu'elle envoya d'un geste de la baguette s'enrouler autour de la paire de seins fautive. Cette action fit sursauter sa propriétaire qui stupéfaite découvrait son nouveau corps. Ceci permit aux autres de voir le reste des changements physiques : tout en restant vert, ses yeux avait pris une teinte plus proche d'une émeraude brillante. Ses cheveux n'étaient plus bruns, raides et en épis, mais noirs, longs, souples et tombaient en cascade jusqu'à ses hanches. Les traits caractéristiques aux Potter avaient presque disparu, étonnamment on pouvait trouver quelque héritage des Blacks dans ce visage fin, aux pommettes hautes, aux lèvres charnues et aux long cils noirs.
C'était un visage digne d'une sang-pur avec un corps des plus envoûtants.
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Ravi de ce qu'il voyait, le mage noir s'approcha de la jeune femme et pris son menton en main pour pouvoir regarder son visage qui laissait transparaître toute la peur et l'incompréhension de sa propriétaire.
« Comme je le pensais, ta cicatrice des plus caractéristiques est toujours là, nous allons de ce pas y remédier. Amycus ! As-tu bien préparé la mixture que je t'ai demandée ? »
« Oui maître ! La voilà. » Amycus, comme sortant d'un envoûtement, lui tendit un pot tout en s'inclinant.
Le sombre seigneur ouvrit le pot puis étala une partie de son contenu, une sorte de gel transparent mais très odorant, sur la cicatrice de l'ancien survivant. Il s'en écarta ensuite, laissant la jeune femme au centre d'une sorte de cercle d'invocation. Il se mit à psalmodier en fourchelangue tout en concentrant sa magie vers elle. Dès les premiers mots prononcés, Harry eut l'impression qu'on lui refaisait sa cicatrice au fer rouge. Heureusement pour lui, c'était à un niveau de douleur qu'il avait l'habitude d'expérimenter et qu'il supportait facilement. Le gel fut absorbé par la peau et on put voir que la marque bougeait. Celle-ci semblait comme douée de vie et donnait l'impression au porteur d'avoir un serpent de feu se mouvant sous la peau.
A la fin du rituel, il n'y avait plus d'éclair mais juste une ligne au niveau de la tempe.
« Bien, j'en ai profité pour supprimer une partie de notre connexion avec ce rituel. Qu'en partie car, je ne sais pas si le vieux fou te l'avait dit mais tu es un de mes horcruxes, ce qui fait qu'on sera toujours en quelque sorte connecté…. »
« Non ! C'est impossible ! » Balbutia Harry.
Dumbledore ne l'aurait pas trahi ainsi, il refusait de l'entendre.
« Oh ! Navré de la nouvelle mais je pensais que tu avais compris pourquoi il ne t'entraînait pas : car tu devais mourir pour pouvoir me vaincre. Maintenant, tu ne crains plus rien car je n'ai pas le projet de réabsorber l'horcruxe, donc te tuer. Par conséquent, je me devais de te protéger, mais ton ancien toi était… comment dire… obsolète et handicapant. C'est pourquoi, en ce jour, tu as subi ta renaissance dans ce nouveau corps pour une nouvelle vie. »
Rabastan ne put s'empêcher de ricaner quand son maitre se moqua ouvertement de l'ancien corps du survivant.
Laissant quelques instants de réflexion à son interlocuteur, il fit semblant de réfléchir tout en tournant autour du cercle de rituel. Harry, démoralisé par la nouvelle, ne fit que regarder le lord attendant de savoir ce qu'il lui avait réservé. Il comprenait maintenant le comportement du directeur : pourquoi se serait-il mouillé et aurait-il risqué sa notoriété pour une personne qui devait de toute façon mourir. Rabastan ne put s'empêcher de ricaner quand son maitre se moqua ouvertement de l'ancien corps du survivant.
« Qui dit nouvelle vie, dit nouvelle identité ! Car vois-tu sS/très chère/Ss, il ne sied pas à une dame d'avoir un prénom masculin. En se basant sur la généalogie des Potter, je t'ai trouvé une identité qui te correspond bien mieux ! Tu seras désormais Pandore Peverell. »
« C'est vrai que les Potter sont les descendants d'Ignotus Peverell, cela fait comme un retour aux sources. Surtout qu'étant le dernier membre de la lignée Potter et Peverell, elle prend donc le titre de Lady. Voilà un beau parti à marier…» Ne put s'empêcher de commenter Rodolphus.
« Pourquoi ne pas faire de ce jour, le solstice d'été, sa date de naissance ? » Demanda Alecto.
Voldemort approuva d'un hochement de la tête les remarques de ses mangemorts, puis se tourna vers la nouvelle Lady qui tentait de canaliser ses pensées tourbillonnantes. Reprenant son courage de Griffondor, elle osa parler tout en fixant du regard le lord noir.
« Est-ce définitif ? Je ne veux pas devenir un de vos sous-fifres ni être marqué. » Sa voix sonnait bizarre à son oreille, comme trop enchanteresse.
Le mage noir eut un sourire des plus carnassier à cet accès de fierté. Se délectant d'avance de la future déconfiture de la nouvelle nommée Pandore.
« Oui, ta condition est définitive et tu devrais commencer immédiatement à t'habituer à ton nouveau corps et te considérer comme une femme. Par rapport à ta situation, il serait une erreur de ma part de t'employer comme tu sembles l'imaginer. Bellatrix m'a soufflé une idée, qui à la vue de ton actuelle apparence, n'a fait que confirmer que je devrais la suivre : je ferai de toi mon épouse, ainsi ta protection sera assurée et tu ne seras pas marquée. »
« Qu…Quoi ?! Mais…comment… NON JAMAIS ! »
Cette annonce avait fait sortir la - désormais - survivante de son hébétude. De colère, elle se leva et fit un pas vers le lord comme voulant l'attaquer. Mais à peine se fut-elle élancée que d'un élégant mouvement de sa baguette, il lui jeta un sortilège d'étouffement. Elle tenta par tous les moyens en sa possession de respirer, tombant même à genoux et se griffant la gorge, mais rien n'y fit jusqu'à ce que Voldemort se décide à lever son sort.
« Je t'avais prévenue : soit sage jolie vipère et tu seras bien traitée, voir même récompensée. Mais si tu t'obstines à me contrarier je serais obligé de te punir et je sais que tu te rappelles de quoi je suis capable avec ton séjour dans mes cachots… Nous sommes-nous bien entendus ?»
Pandore, reprenant laborieusement sa respiration, hocha la tête d'assentiment, renonçant à lutter pour le moment, en tenant sa gorge qui la brûlait.
« Parfait ! Maintenant il ne reste plus que quelques détails pour que tu puisses débuter correctement ta nouvelle vie. Premièrement, je vais sceller ta vie d'avant : tu auras toujours tes souvenirs mais personne ne pourra y accéder, ni par veritesarum ni legilimentie, et tu ne pourras pas en parler. Seuls les éléments communs pourront être évoqués, telles que les matières que tu as étudiées en classe. Deuxièmement, il faut que tu deviennes une parfaite Lady. Bellatrix a eu la chance d'être éduquée en ce sens, elle sera donc ton professeur. Elle aura droit de te châtier si tu ne travailles pas correctement. sS/Je ne tolèrerai pas de rébellion, ni d'insubordination, ni de manque de respect ! Tu seras formée à être la parfaite épouse de Lord Voldemort ! Et tu me donneras un héritier, il en va de soit ma chère. /Ss »
La fin de sa tirade avait glacé d'effroi la jeune femme. Son sort était pire que la mort. Et si elle ne voulait plus souffrir, elle devrait se soumettre et écarter les cuisses… Elle allait perdre la seule chose qui lui restait : sa pureté. Son coup d'éclat était le peu de volonté qui lui restait des séances de torture, elle se soumit donc contre son gré, ayant perdu le peu d'espoir qui lui restait. Personne ne viendrait la sauver, elle était maintenant une inconnue, et pour couronner le tout, peu de chance d'aspirer à la sérénité dans la mort...
Elle fut guidée à nouveau au centre de la pièce sur le cercle de rituel, puis Voldemort incanta en latin pour sceller sa mémoire. Pour une fois, il n'eut aucune douleur juste une sensation de gêne quand elle pensait à sa vie d'avant.
« J'ai profité de ce rituel pour placer un sortilège qui t'empêchera de te suicider. Il serait dommage que je perdre un de mes horcruxe… Tu vivras et le 1er novembre, je te présenterai comme ma fiancée. Tu as intérêt à être parfaite à cette date. Bellatrix ! Ramène là dans ses appartements. Je te laisse 48h pour te remettre de tes émotions mais pas plus. »
Satisfaite de la tournure des évènements, Bellatrix tira sur le bras de Pandore qui la suivit, tel un esprit sans volonté. Elle avait l'impression d'être retournée à l'époque de ses huit longs mois de tortures, la santé en mieux. Quelles souffrances allait-elle devoir endurer ?
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