Hollow
Bewitched
Le corps d' Alannis Shepley fut découvert le matin suivant son meurtre. Ce fut Padma Patil qui le retrouva. La préfète de Serdaigle s'était d'abord légèrement inquiétée. Que faisait l'une des élèves de sa maison au sol ? Inconsciente ? Après avoir regarder son pouls, la panique avait pris le devant. Etait-elle morte ? Malgré toutes les secousses, le nombre de fois où elle criait son prénom, rien ne changeait.
Alannis Shepley était morte.
D'une crise cardiaque ? D'un Avada Kedavra ? Un Stupéfix qui aurait mal tourné ? Tout cela lui parut bizarre en y repensant sur le chemin pour aller voir Dumbledore. Alannis était trop jeune pour une crise cardiaque, non ? Et elle était en bonne santé. Qui aurait pu lancer un Avada dans l'enceinte de l'école ? Les professeurs auraient été au courant de ce sort interdit, non ? Si le Stupéfix avait raté, pourquoi ne saignait-elle pas ?
Une fois le mot de passe prononcé, la jumelle de Parvati se retrouva face au directeur de l'école ainsi que celui de Serpentard et celle de Gryffondor. Rogue la dévisagea. Que faisait-elle là, si tôt ? Alors que McGonagal paraissait inquiète, elle aussi, en voyant sa mine sombre.
« Alannis Shepley, de Serdaigle, est morte. »
Cette unique phrase alerta les professeurs. Une élève venait de mourir ou était morte depuis un certain temps et ils n'en avaient pas entendu parler ? Ni même ne l'avaient croisée ? Ils disparurent tous dans un bruit de capes dans le but de la suivre.
Bien entendu, ce rassemblement peu anodin mit la puce à l'oreille des élèves.
A Padma s'ajouta trois professeurs, deux élèves, puis quatre autres et encore d'autres. Ils gardèrent tout de même un peu de distance afin de ne pas être vu par les professeurs. Au tournant du couloir, le dernier qu'avait pris Alannis, Rogue se retourna et regarda sévèrement chaque élève, rapidement.
« Retournez tous à vos dortoirs. Immédiatement. » Prononça-t-il de sa voix froide. Cela fut sans appel et tous disparurent.
Une fois certains d'être bien tranquilles, et sans élève pour colporter ce possible meurtre, ils continuèrent leur chemin jusqu'à la dépouille de la jeune étudiante.
Et, ils purent confirmer sa mort.
Seulement, quelques mystérieux points les dérangeaient. Il n'y avait pas de sang. Tout était propre. Comme si Shepley avait glissé sur le sol froid. Dumbledore lança un sortilège afin de connaître son état et son froncement de sourcil lui fit comprendre que, oui, quelque chose clochait.
« Sa magie a disparu. » Prononça-t-il en murmurant à l'encontre des professeurs. « Miss Patil, veuillez vous assurer qu'aucun élève ne se trouve sur notre chemin jusqu'à mon bureau. »
« Très bien, professeur Dumbledore. » Acquiesça-t-elle d'un hochement de tête. Elle voulait aussi en savoir plus. Pourquoi son amie était allongée, morte, au sol. Mais ne put en savoir plus… Elle entreprit de débuter la mission donnée par le directeur. Plusieurs élèves s'étaient cachés dans les couloirs, derrière des rideaux, avec les sortilèges de désillusion… Certains même avait annulé leur gravité afin de pouvoir se déplacer au plafond et admirer la scène. En tant que préfète, Padma connaissait tous les tours pour les avoir déjà vus, de nombreuses fois.
Cependant, trois élèves passèrent inaperçus alors qu'ils étaient juste sous son nez.
Harry Potter, Ron Weasley et Hermione Granger. Cachés sous la cape d'invinsibilité, Padma Patil ne pouvait pas les voir. Et comme le secret de cette cape était gardée par ces trois mêmes élèves, elle n'aurait pu s'en douter.
La Serdaigle poursuivit donc son chemin en lançant des contre-sorts à tous ceux vu qu'elle croisait. Libérant le chemin aux professeurs et son ancienne amie.
Derrière elle, les trois Gryffondors s'avancèrent en même temps. Synchro et sans un bruit. Au tournant du couloir, Harry les arrêta. Rogue faisait léviter le cadavre en hauteur. Ils étaient silencieux, dans leur pensée. Jamais cela n'était arrivé. Ils continuèrent d'avancer jusqu'au bureau de Dumbledore où les trois étudiants s'arrêtèrent.
Une fois que la statue se referma, ne laissant plus aucune vision sur les professeurs, Harry souleva la cape.
« Malefoy… Ca doit être lui. » Murmura-t-il.
« C'est peut-être un mangemort mais il n'est pas un tueur. »
« Pourquoi tu le défends ? » Intervint Ron, offusqué de la réponse de son amie. Cette dernière soupira de lassitude. Elle savait que Malefoy n'avait pas tué Alannis Shepley pour la simple et bonne raison qu'il était un lâche. Il utilisait la facilité, sans cesse. Ou bien son père. Même si cette année, il était bien différent. Plus sombre, fatigué, dans ses pensées, distraits et bien moins présent.
« Mêle-toi un peu de tes affaires, Granger. »
Prise d'un sursaut, bien loin d'être discret aux yeux de ses amis, Hermione fut surprise d'entendre la voix de Pansy de sa tête. Etait-elle là ? Non loin ? Ou la connexion pouvait-elle se faire… A distance ? Perturbée, elle tenta de ne penser à rien et oublia de répondre à ses amis qui lui demandait ce qu'elle avait.
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Depuis le début de l'année, en plus d'être devenu une sorte de prodige en Potions, Harry avait développé une obsession envers Malefoy, convaincu qu'il était un mangemort – Ce qui pouvait s'avérer vrai, il n'arrêtait pas de dire que tout était lié à lui.
Cela devait bien arriver après l'incident dans le Poudlard Express. Harry avait de nouveau été trop curieux et bien entendu, le Serpentard l'avait découvert. Cela s'était terminé par un bon coup de pied dans le nez. Et un Potter inconscient. Heureusement que Luna l'avait découvert ce jour-là où Merlin sait où il aurait fini dans Londres. Et surtout, dans quel état.
Le pire dans tout ça, c'était qu'elle le suivait. Partout. C'était son meilleur ami et même si elle n'était pas d'accord avec lui, Hermione continuait de chercher avec lui. Seulement, parfois, c'était de trop. Et complètement exagéré. Comme ici. Le meurtre d'Alannis Shepley n'était pas du à Malefoy, il n'avait jamais tué personne. Puis, de toute façon, les professeurs auraient été alerté d'un quelconques sortilèges interdits, violence ou autres.
Les fantômes de Poudlard étaient bien bavards. Cela ne serait sans doute pas passé inaperçu. Perdue dans ses pensées, Hermione s'était arrêtée sur la même page depuis dix minutes. Sa connexion avec Pansy l'a perturbait énormément. Surtout depuis son intervention dans le couloir. Pansy était sans doute dans les cachots alors qu'elle était plusieurs étages au-dessus… Il fallait vraiment qu'elle continue de se renseigner là-dessus. Ce lien entre elles…
Mais il avait aussi ce qui était arrivé à cette étudiante. Son caractère de Miss-Je-Sais-Tout prenait le dessus et sa curiosité maladive devait en savoir plus. Comprendre cette situation. Surtout après la dernière phrase prononcée par les professeurs. Comment pouvait-on perdre sa magie ? Lors d'un cours de première année, Hermione se souvint que le professeur leur avait dit qu'elle ne mourait pas. Elle restait coincée en nous jusqu'à se volatiliser dans l'air et retourner dans la nature. Cela prenait en général une petite année.
« Parkinson ? » Murmura-t-elle du bout des lèvres. Pouvait-elle, consciemment, établir sa connexion avec elle ? C'était à essayer. Aucune réponse ne lui vint. Alors elle recommença, un peu plus fort cette fois. Cela eut un effet très simple. De bons gros ' shhh' s'en suivirent. Bien sur, dans une bibliothèque le silence était important. Hermione Granger le savait. Le lieu n'était pas adéquat pour ça.
En vitesse, elle se rua dans sa chambre, poussa ses rideaux et une fois bien assise en tailleur sur son lit, insonorisa le tout.
« Parkinson, es-tu là ? »
Jamais, ô grand jamais, elle n'aurait pensé en venir à parler d'elle-même à Pansy. Cette liaison, elles ne revenaient pas. Elles ne s'aimaient même pas ! C'était répugnant de partager ses pensées avec une Serpentard. Ou bien même d'entendre les siennes. Mais cela avait un avantage : Pansy Parkinson était loin d'être débile. Et Hermione Granger avait décidé d'en tirer du positif, en apprendre plus sur les faits et gestes de Voldemort. Tout en restant discrète sur ses interactions avec l'Ordre du Phénix. Cela ne devait aller que dans un sens. Et dans le bon. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Prononcer-Le-Nom ne pouvait pas être au courant. De rien. Et surtout pas de la découverte des Horcruxes.
Malheureusement pour la lionne, la Serpentard ne répondit jamais à son appel. Ce fut au bout de nombreux soupirs qu'Hermione abandonna. Fatiguée et avec un mal de tête affreux, elle décida de fermer les yeux et de se reposer.
Durant son repos, de multiples images passèrent sous ses yeux, très floues. Tout ce dont elle pouvait témoigner était l'excitation matinale. Gênée, la jeune femme se dépêcha de prendre une douche. Qu'était-ce ce rêve étrange sans réelle image claire ?
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Le décès d'Alannis avait crée une certaine agitation dans l'enceinte du château. Beaucoup stressait, paniquait. Alors que d'autres étaient curieux de savoir ce qui s'était passé, le déroulement de sa mort.
Dans la salle commune des Serpentard, Pansy discutait avec Théodore et Blaise de ce qui avait pu arriver à Shepley. Cela fut interrompu par l'arrivée de Drago, en colère. La jeune Parkinson décida de s'éclipser en douce, ne préférant pas rester près de lui. La nuit dernière, elle n'avait fait que repasser en boucle toutes leurs superbes soirées de luxure.
Le blond s'assit sur son fauteuil personnel, un une place. Cela lui appartenait. Sur le dossier, le blason des Serpentards avait été cousu sur le cuir, avec soin. Personne d'autre que lui ne se posait dessus. Enchanté par un maléfice de fesses collées au divan jusqu'à ce que Malefoy lui-même puisse le libérer, aucun élève ne se posait dessus. Presqu'aucun. Un duo de garçon avait tenté le coup. Par il ne savait quel moyen, l'un des deux avait réussi à trouver un moyen de contrer le sort. Laissant son acolyte posé son postérieur sur ce glorieux siège. Seulement, les deux étudiants, de deuxième année, avaient oublié une chose très importante au sujet du Roi des Serpentard : Il était bon, doué en magie.
Lorsque le jeune étudiant s'était assis et soulevé la seconde d'après, aucun soucis. Mais ils avaient oublié le don de Drago. Aussitôt le deuxième fut debout que le fauteuil l'attira pour le forcer à s'asseoir. Contrairement à ce qu'ils avaient pensé, leur contre-sort n'avait pas fonctionné. Et voilà que le blondinet découvrit avec bonheur, le premier étudiant en trois mots collé à son siège. Quel bonheur de jouer ainsi avec un étudiant après une rude journée d'échecs.
Pansy se souvenait de ce jour-là. Leur nuit avait été particulièrement brutale. Elle appréciait cela mais aurait souhaité plus de douceur venant du Prince des Serpents. Cela avait été possible, une fois. Elle ignorait pour quelles raisons mais ce soir-là… La brunette pouvait, sans soucis, raconter cette soirée passée deux ans plus tôt. Elle eut été parfaite, magique mais surtout douce.
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Les sourcils froncés sur son devoir, on pouvait deviner que Pansy Parkinson était concentrée. A y regarder de plus près, on pouvait distinguer certaines habitudes, des petits tics qu'elle avait. Et Drago pouvait les réciter sans soucis. Il les connaissait sur le bout des doigts. Afin de ne pas être agacée par sa tignasse coupée au carré, tout était attaché en un chignon peu élégant, bien haut sur sa tête. Plusieurs mèches en ressortaient, évidemment, vu le manque de longueur de ses cheveux. Mais surtout, cela encadrait parfaitement son visage magnifique. Il l'avait toujours trouvée à son goût. Les brunettes resteraient son style. Mais ce qui différenciait Pansy, c'était son caractère.
Elle n'abandonnait rien. Sauf lui. Depuis qu'il l'avait rejetée, elle s'était renfermée et ne l'approchait plus, plus de regards doux, de clins d'oeil, de sourire en coin. Alors le blond l'observait secrètement, absorbant cette jeune femme. Rien n'était discret, il ne souhaitait pas l'être. Sa relation avec la demoiselle ne l'était de toute façon pas. Mais cette pause le mettait plutôt à mal. Depuis le début de l'année, il avait trouvé en Pansy un remède à son énervement, son stress quotidien.
Seulement, le jour où elle lui avait avoué ses sentiments, il avait du la rejeter. Oh, bien sur, Drago Malefoy aimait Pansy Parkinson. Oh oui… Énormément. Mais pas comme elle le voudrait. C'était un amour fraternel, puissant.
« Elle te manque déjà ? » Murmura Blaise à ses côtés, le nez dans son livre de métamorphoses. Après un long soupir, Drago approuva d'un mouvement de tête. « Tu n'irais pas la voir ? Au moins lui expliquer tes raisons… Elle souffre vraiment, elle aussi. » Zabini gardait une très bonne amitié avec Parkinson, ce qui lui permettait de savoir comment elle allait.
Notamment son séjour à l'infirmerie.
Il n'en savait pas plus. Pansy s'était cognée, quelque part. Et cela s'arrêtait là. Même Blaise n'en revenait pas qu'elle lui mente, à lui. Il n'avait pas fouillé plus. Si elle avait quelque chose à dire, elle viendrait d'elle-même. Mais cela l'inquiétait, tout de même. Surtout en cette période. Surtout avec un Drago sur les nerfs et surveillé de près.
Les jeunes hommes savaient qu'ils étaient observés. Tous leurs gestes passés au peigne fin. Par quelqu'un… Afin de rendre un rapport au Seigneur des Ténèbres. Ils savaient aussi que Potter et Weasley les observaient à la dérobée. Ils en avaient bien rit au début, en remettant leur sexualité en cause. Granger n'était pas la plus canon des filles de Poudlard, on ne pouvait pas leur en vouloir. Pendant bien un petit mois, Pansy et Théodore leur répétaient que même le sexe masculin avait un penchant pour eux. Seulement, après la mésaventure du train, Drago restait méfiant. Sans pourtant en savoir plus sur leurs intentions.
Cela resterait un de ses derniers soucis. Il avait une mission à remplir. Réussir à faire pénétrer les mangemorts dans Poudlard grâce à l'armoire à disparaître de la salle sur demande.
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Alors c'était ainsi qu'il faisait pour être si doué. En suivant un bouquin avec des notes d'on ne sait qui ! Hermione n'en revenait pas que Harry prenne cela à la légère. ' Le Prince de Sang- Mêlé', elle n'avait rien trouvé dessus. Absolument rien. Qui pouvait bien être cet homme ?
Il s'agissait d'un homme – étudiant ? – exceptionnellement doué en potions. Pour l'être autant, il fallait avoir une grosse expérience, il ne pouvait pas être juste un étudiant.
Fatiguée de réfléchir là-dessus, elle enfila son manteau et son écharpe pour aller rejoindre les garçons à Pré-au-Lard. Enfin, une sortie. Ca allait lui changer les idées des soucis des derniers jours. Ron et Brown, Parkinson et elle, Harry et Malefoy.
Au Trois Balais, tout le monde était réuni même Slughorn. Ce dernier vint d'ailleurs à la rencontre de Harry afin de lui proposer de rejoindre ses petites soirées. Bien entendu, Harry ne put qu'en être honoré. Que pouvait-il en être d'autre ? Et le pire dans tout ça, c'était qu'elle renversait sa bierraubeurre à cause de cette grosse limace avec pour seule excuse, une phrase complètement débile.
« Vous y êtes aussi invitée, Granger. » Alors qu'elle buvait, cela eut le don de la faire boire de travers. Comment ça ? Essayant tant bien que mal de retrouver contenance, elle le remercia. Cependant, avant de partir, le voir appeler Ron, Wallenby ne put que la faire rire, intérieurement.
« A quoi joues-tu, Harry ? » Murmura Ron ou Wallenby… Hermione aimait vraiment beaucoup ce petit nom.
« Dumbledore veut que je me reproche de lui. Ca doit être important mais je n'en sais pas plus. »
Une nouvelle lichée de bieraubeurre et la jeune brunette se remit à penser. Que voulait Dumbledore ? Et pourquoi Harry devait-il faire le travail à sa place ? En tant que grand sorcier, le vieil homme pouvait bien s'en occuper lui-même, non ? Le sursaut de Harry l'arrêta. Ce dernier venait de voir passer Malefoy. Il ouvrit une porte dans le fond du magasin et s'y glissa. Durant une demie-seconde, il sembla que les deux hommes se battirent du regard, ils se sondèrent. Peut-être pouvaient-ils rentrer dans l'esprit de l'autre ? Après tout, Harry pouvait, avec Voldemort… Soupirant devant cette bêtise, elle se détourna et continua à boire. Mais son geste resta suspendu dans les airs. Harry était lié à Voldemort. Par un sort.
« Dix points pour Gryffondor, je suppose ? » Entendit-elle. Parkinson arrivait toujours à être connectée au bon moment avec elle. Sa remarque la fit sourire mais elle ne put le faire de manière bien distincte. Surtout devant ses deux meilleurs amis qui regardaient là où leur ennemi avait disparu. Ca n'aurait aucune logique. Comment la Serpentard arrivait-elle à entrer en communication alors que même en essayant, la Gryffondor n'y arrivait pas ? Elle avait pourtant fortement essayé l'autre fois dans son lit mais rien n'y faisait. Seule, avec ses pensées.
Hermione Granger eut un sentiment de jalousie envers Pansy Parkinson. Jamais elle n'aurait cru sa possible mais elle se sentait dévalorisée face à cette dernière. Elle arrivait toujours à lui parler, au bon moment. Chaque fois, elle entrait dans son esprit lorsque ses idées prenaient du sens.
N'entendant plus aucune parole de Parkinson dans son esprit, elle se permit de parler plus sereinement avec Harry, délaissant Ron, volontairement. Même si c'était bien la première sortie qu'il faisait sans la collante Lavande. Ils parlèrent de tout, de rien. Exceptionnellement, ils reprirent même un verre, ensembles. Cela leur faisait tellement de bien, d'être tous les trois.
Sur le chemin du retour, un peu trop heureuse, Hermione mit ses bras autour du cou de chacun de ses amis. Au Diable l'idiotie de Ron, même s'il venait à comprendre ses sentiments. Tout ça pouvait s'en aller. Elle était juste heureuse d'être avec eux. Sans se soucier d'un quelconque problème, sans perdre du temps à tergiverser sur le meurtre d'Alannis Shepley ou même Pansy Parkinson. Harry ne parlait plus de Malefoy et tout allait bien. Trop bien…
Ils entendirent quelqu'un hurler devant eux et coururent afin de voir ce qu'ils se passaient, s'ils pouvaient aider. Ce qu'ils virent leur glacèrent le sang.
Katie Bell, les yeux vides, semblaient flotter dans les airs, comme crucifiée. Ils ne purent voir si elle était blessée. Ces cheveux se redressaient autour de son visage. Elle était emmitouflée d'une grosse écharpe rouge et d'un gros manteau de la même couleur. Si elle eut été blessée, ils n'auraient jamais su le dire.
« Je l'avais prévenue, je lui avais dit de ne pas y toucher ! » Pleura son amie à leur côté. La panique se sentait dans sa voix. Soudain, le corps de Katie partu se détacher de ce qui le retenait et elle chuta, violemment, contre le sol. Prêts à aller voir comment elle allait, les quatre étudiants furent stoppés par Hagrid.
« N'approchez pas. » Ordonna-t-il de sa voix bougre. Le garde chasse s'approcha de la jeune femme et prit son corps dans ses bras. « N'y touche pas. Sauf avec l'emballage. Tu as compris ? » Poursuivit-il en voyant Harry s'approcher du collier. Sans le toucher, l'Elu le remit dans la boîte et se mit à suivre Hagrid jusqu'à l'infirmerie pour Katie et voir Dumbledore pour le collier.
Ron, Hermione et Leanne restèrent seuls, au milieu de la neige tombante. Le spectacle qui venait de se dérouler devant leurs yeux avait été bien plus que déroutant. Voilà qu'une étudiante avait été ensorcelé… Par qui ? Par quoi ? Bien entendu, les méninges de la Miss-Je-Sais-Tout se mirent en route, à nouveau. Toute l'euphorie crée par la bièreaubeurre avait disparu. Il était temps de chercher à comprendre ce qui se passait dans ce château. Un meurtre et ça… Plus rien n'allait.
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