Bonjour à tous
Merci pour tous vos retours^^
J'espère que la suite va vous plaire
Réponse à Blaire21 : Contente que mon style te plaise. J'espère que la suite te plaira tout autant.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture !
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter, le conte est millénaire, même si l'honneur le plus récent revient à Madame LePrince de Beaumont et Mme de Villeneuve. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Dahlia, Iris, Capucine et William, qui sorte de ma petite tête^^.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)
Rating: M, pour un peu de citron en fin de fiction.
Parution: 1 fois par semaine. I chapitres d'écris, le 7ème et dernier chapitre est en cours.
Résumé : James Potter est un gentilhomme humble et travailleur, qui a vu son labeur récompensé par nombre de richesse et une nombreuse famille. Mais voilà que par un froid matin d'hiver, un druide frappe à sa porte avec dans ses bras son fils illégitime. La famille parfaite ne l'est peut-être pas tant que cela…
L'Ange et la Bête
Chapitre 2 : Une vie pour une rose
James resta une bonne partie de la journée sur la route. Au point qu'il arriva peu de temps avant la fermeture des bureaux de la marine.
Quelle ne fut pas sa surprise de constater que tout ce qui restait de sa cargaison lui avait été pris par ses anciens créanciers. Profitant de son absence, ils l'avaient âprement dévalisé, prétextant un dédommagement bien mérité. Il avait tant fait pour sa communauté et il avait tant espéré de cette cargaison, que le coup de cette nouvelle trahison lui tira des larmes de rage et de déception. Il voulut se défendre, se battre pour ses droits, mais le seul notaire qui accepta de le recevoir si tard, lui prit ses derniers deniers pour une consultation qui le laissa sans recours. Dépouillé de tout, son espoir y compris, il ne lui restait même pas de quoi dormir dans une des plus miteuses auberges du port et encore moins d'attenter un procès pour vice de procédure et abus de pouvoir.
L'Homme pouvait être un charognard lorsqu'il voyait un de ses semblables à terre, agonisant, pourvu qu'il s'enorgueillisse de son malheur. Surtout s'il l'avait jalousé pour sa réussite et son talent.
Il avait toujours travaillé dur. Son pain et plus tard sa fortune, il l'avait fait fructifier honnêtement, veillant toujours à ce que ses collaborateurs reçoivent leur juste part.
Il ne pensait pas avoir suscité autant de jalousie et de rancune.
C'est le cœur lourd qu'il remonta sur son cheval. La brave bête avait faim et souffrait de devoir refaire le voyage s'en pouvoir manger.
La nuit était tombée depuis longtemps et un froid glacial s'insinuait dans les rues de la ville. Il s'empressa de faire boire l'animal à une fontaine avant que l'eau gèle, puis il reprit la route, la mort dans l'âme.
Alors qu'il quittait cette ville de malheur pour la forêt, un épais brouillard l'enveloppa, finissant de le glacer jusqu'à la moelle des os.
Un vent venu du Nord souffla entre les branches encore décharnées par l'hiver, poussant de sombres nuages remplis d'un millier de flocons qui obscurcirent la lune. Privé de sa clarté, il sauta au bas de son cheval et le guida par la bride.
Il marcha à pas lents et mesurés, contre le vent qui soufflait de plus en plus fort. La température chuta plus encore jusqu'à ce que la neige se mette à tomber obscurcissant sa vision d'autant plus.
La forêt était sinistre au possible. Au loin, il entendait les cris d'une meute de loup en train de chasser. Pourvu qu'ils ne s'approchent pas de lui et préfèrent s'en prendre à quelques animaux sauvages.
Il faisait de son mieux pour avancer, conscient que s'arrêter par cette tempête causerait sa perte.
Après plusieurs heures de marches, il finit par se rendre compte qu'il s'était perdu.
Le sort n'en avait-il pas assez de s'acharner ainsi sur lui ?
Au comble de l'épuisement et du désespoir, il pria les Dieux de la forêt de lui venir en aide, comme il avait vu faire Liliana et plus tard Harry.
Comme une réponse à ses prières, il aperçut soudain une lumière au loin.
Retrouvant un peu de courage, il se dirigea vers elle.
Étrangement, plus il s'en approchait, plus les éléments lui étaient favorables, bien que la forêt se fasse plus dense. Il poursuivit tout de même sa route, ne quittant pas des yeux cette lumière, tel un phare au milieu d'une tempête.
Il finit par distinguer l'endroit d'où elle venait. Lui qui avait pensé à une humble cabane ou quelque chalet, il fut surpris de constater qu'il s'agissait d'un immense château.
Là où devait se trouver l'entrée, une barrière infranchissable d'arbres aussi touffus qu'on peut l'être.
Il s'en approcha timidement, comme pour en jauger la densité, lorsque tout à coup, les branches s'écartèrent lui livrant le passage sur un magnifique domaine. Une Allée de chêne semblait lui faire une haie d'honneur, tandis qu'il pénétrait les lieux.
Autour de lui un parc, regorgeant d'allées et de bosquets. Plus loin, des jardins artistiquement dessinés éclairés comme en plein jour par des myriades de petites chandelles.
Il y avait nombre de kiosques, des fontaines glougloutantes, des statues taillées avec finesse, un lac et même une orangerie. On aurait dit que l'hiver n'avait pas eu de prise sur la végétation.
Émerveillé par tant de beauté, il poursuivit sa route jusqu'au château, joyau d'architecture.
Loin de vouloir y pénétré sans autorisation, James se dirigea vers un ensemble de bâtiment qui lui semblait être les dépendances.
Il n'y trouva pas âme qui vive, mais trouva les écuries où une stalle était éclairée, prête à accueillir sa monture. Elle portait même son nom : Lancelot. Il sourit au souvenir de Will encore petit garçon passionné par les contes des chevaliers de la Table Ronde et qui avait tenu à donner ce nom au cheval de son père.
Une Divinité protectrice, une Fée ou un magicien l'avait peut-être prit en pitié le voyant si désespéré ?
« Qui que vous soyez, mille merci ! Soyez mille fois béni pour votre bonté ! »Déclara-t-il au néant, avant de défaire son cheval de sa selle, de son licol et de son mord.
Tout près, il trouva de quoi le bouchonner et le panser. Il le couvrit et allait pour se coucher auprès de lui, lorsqu'un magnifique oiseau de papier vola vers lui. Alors qu'il se posait gracieusement dans ses paumes, il se déplia, faisant apparaître une missive qui lui indiqua qu'une collation, ainsi qu'une chambre l'attendait au château.
Plein de reconnaissance, il quitta les écuries et s'en fut d'un bon pas. Il se sentait rasséréné par tant de sollicitude et de générosité.
A peine s'était-il approché des portes que celles-ci lui livrèrent passage, à l'image des arbres de tantôt.
Le hall d'entrée était somptueux et si richement décoré qu'il en eut le souffle coupé. Les boiseries, les tentures et les sculptures qui habillaient la pièce étaient de toute beauté.
Dans une salle adjacente où une immense cheminée ouvragée abritait un feu d'enfer, une table était dressée à son attention.
Il ôta ses effets et les posa prêt de la cheminée pour les sécher, avant de prendre place.
Une note lui souhaitait un bon appétit.
Il se servit donc en potage, poulet grillé, petits pains délicieusement dorés et pommes de terre sautées. En boisson il s'autorisa un verre de vin, avant de finir le repas à l'eau et d'une poêlée de fruits de saison caramélisés.
Reput, il remercia encore son hôte mystérieux et suivit un autre messager de papier jusqu'à la chambre qui lui avait été préparée.
La pièce était tout aussi luxueuse et confortable que ce qu'il avait pu voir.
Épuisé, il s'enfoui sous les couvertures d'un immense lit au matelas moelleux et s'endormit aussitôt.
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Le lendemain matin, il se réveilla avec le chant des oiseaux, frais et dispo. D'un pas lest, il se dirigea de nouveau vers la salle à manger où l'attendait un copieux petit déjeuné. Il récupéra ses effets qu'il eut la surprise de trouver laver et repasser avec soin.
Une fois rassasié, il se dirigea vers les écuries pour s'enquérir de l'état de Lancelot. Son compagnon encore fatigué de ses deux jours de marche, méritait bien de se reposer encore un peu. Aussi le laissa-t-il tranquille après lui avoir donné quelques carottes qui n'attendaient que ses coups de dents.
Pour s'aider à patienter, James prit sur lui de se promener dans les jardins. Au soleil, il était encore plus beau et semblait encore plus grand. Il lui faudrait des jours pour tout découvrir.
Heureux de pouvoir raconter ses aventures à ses enfants avec force détail, il emplit ses yeux autant qu'il était possible.
Soudain au détour d'un kiosque, il découvrit une Roseraie. Ou en tout cas, ce qui lui semblait en être une, car en vérité, les buissons étaient dépourvus de la moindre fleur et du moindre bourgeon, alors que partout ailleurs la végétation semblait ne jamais vouloir s'arrêter de resplendir.
Un peu déçu de constater ce fait, il poursuivit tout de même sa route, jusqu'à ce qu'au cœur même de la Roseraie, irisée et majestueuse, la plus belle rose qui lui était donnée de voir. Solitaire, elle était en tout point semblable à la rose que son fils rêvait de créer depuis des années : blanche et givrée d'argent.
Sans prendre la mesure de son geste, il la cueillit.
C'est alors qu'un vent de tempête se mit à souffler et que la terre se mit à gronder. Le ciel s'obscurcit au point de ne plus laisser passer un seul rayon de soleil.
Le rosier se flétrit jusqu'à ressembler à un enchevêtrement de ronce informe. L'instant d'après la Roseraie entière était moribonde.
Entre ce qui l'en restait, retentit un grognement terrible.
Les branches craquèrent et se tordirent de concert tandis qu'une Bête immense, fauve au pelage immaculé, aux yeux d'un gris perle brulants de colère, aux crocs et aux griffes acérées, se tenant sur deux pattes, et vêtue tel un grand Prince, le dominait de toute sa fureur.
« Je vous ai accueilli en ma demeure ! Je vous ai nourri et protégé de la tempête ! Et c'est ainsi que vous me remerciez ? Vous me volez ?! Vous jouez de malchance, cher Monsieur, car vous auriez pu tout prendre chez moi, sauf Elle ! Ma plus grande source de joie ! Pour ce méfait vous mériteriez la mort ! »
Sa voix était si rocailleuse et puissante que James en trembla de frayeur. Conscient de son crime, il se tint bien droit devant ce monstre qu'il avait si injustement remercié de ses largesses.
« Monseigneur ! Je ne pensais pas vous offenser ! Je voulais juste tenir une promesse. Si pour cela je mérite votre courroux, alors qu'il en soit ainsi, plaida-t-il humble et repentant. »
Le monstre sembla se radoucir quelque peu, au point que James cru voir une lueur de mélancolie dans son regard fauve.
« Vous avez du courage…Pour qui est cette rose ?
-Au plus jeune de mes enfants.
-Que d'amour et de dévotion dans votre voix. Soit, pour votre enfant, je vous laisse la vie sauve…
-Merci Monseigneur ! »
Un feulement contrarié lui répondit.
« Cessez ce surnom ridicule ! Je suis la Bête ! Du reste vous êtes mon obligé. Dans trois jours, un de vos enfants devra venir en ma demeure, pour y rester, à votre place. C'est ma condition. Une vie, pour une rose.
-Jamais ! Mes enfants sont ce que j'ai de plus précieux au monde ! S'écria James. »
Il ne saurait accepter que l'un d'eux paie pour ses fautes.
« Vous n'avez pas le choix ! Vous n'avez pas conscience de la gravité de votre crime. Mais qu'importe ! Quelqu'un doit payer et rester en ma demeure. Dans le cas contraire, la mort vous fauchera. Jurez de revenir dans trois jours, si aucun de vos enfants ni consent !
-Je jure que je reviendrais, mais comment le ferais-je ? Moi qui ai perdu mon chemin ?
-Vous trouverez dans mes écuries un cheval blanc, son nom est Hedwige. Vous n'aurez qu'à murmurer à son oreille « Plus que tout au monde » et elle fera le reste. »
La Bête repartie comme elle était venue et le calme revint dans les jardins, bien que la Roseraie garda son aspect.
Tout en ce maudissant de son manque de considération et de respect pour celui qui avait été son sauveur et qu'il avait transformé en bourreau, James retourna aux écuries où il trouva, installée dans une stalle tout prêt de Lancelot, une jument Camarillo blanche : Hedwige, qui devait le ramener chez lui. Il n'eut pas besoin de la seller, elle l'était déjà. Son diapason et ses effets étaient brodés de fils d'argent et de perles. Il n'en avait jamais vu de plus belles. Il prépara Lancelot et attacha sa longe à la selle de la belle Hedwige avant de monter et de réciter la formule.
Gracieuse et légère, elle s'élança, entrainant l'étalon dans son sillage.
Comme son maître l'avait promis, elle sut les ramener à bon port sans le moindre encombre.
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« Maudit enfant ! N'auras tu de cesse que lorsque nous aurons tous péris ?! Hurla Dahlia. »
Assis aux pieds de son père, retranché devant le foyer de la cuisine, Harry accusa le coup de ses récriminations, la damnée rose serrée contre lui. Il tremblait tant sa misère était grande. Son rêve avait fini par avoir raison du destin de son père. Dahlia avait le droit de l'invectiver. Tout était de sa faute. Il…
Deux paires de bras se saisirent de lui, l'empêchant de sombrer plus avant dans ses pensées et de finir de briser son cœur. Les jumelles le cajolèrent, souhaitant plus que tout le protéger de leur mère qui ne rêvait que de mettre tous les malheurs du monde sur ses épaules.
« Mère vous êtes injuste ! Rétorqua Iris. Comment savoir si cette Bête n'aurait pas exercé son droit sous couvert de n'importe quel autre prétexte !
-Monsieur a voulu jouer la modestie ! Et regardez-le à présent ! Il ne pleure ni ne demande pardon ! »
Alors que ses sœurs lui faisaient un rempart face à tant de vilenie, Harry releva la tête et fixa sa belle-mère sans ciller.
« Je n'en ai nul besoin. C'est moi qui prendrais sa place ! »
Une grande clameur lui répondit. Qu'Ange se sacrifie, il ne saurait en être question.
« Personne n'ira nulle part ! Cracha Draco. Il nous suffira d'aller la débusquer et de l'abattre. Ainsi personne n'aura plus rien à craindre. »
Will, à qui l'idée ne déplaisait pas du tout, acquiesça gravement.
Soudain lasse, James leva les bras en signe d'apaisement.
« Ce ne serait que courir à notre perte. Cette Bête possède de grand pouvoir magique et je lui ai fait du tort. Moi seul doit payer.
-Il en est hors de question James ! Puisque ce jeune impudent veut assumer ses actes, il n'y a qu'à le laisser faire ! Après tout, entre monstre, ils pourraient parvenir à s'entendre.
-Ange n'ira nulle part ! Vieille garce ! S'écria Will.
-Will ! Je t'en pries ! » Intima son père en se relevant si brusquement de son fauteuil, que la tête lui tourna.
L'ambiance de la pièce ne cessait de s'alourdir, au point que le cœur d'Harry n'en finissait plus de le faire souffrir. Les cris et la haine ne semblaient jamais vouloir finir. Empoisonné jusqu'à la fièvre, il se consolait en se disant que c'était la dernière fois. Sa décision était prise. Il ne reculerait pas, que sa famille soit d'accord ou non, il irait chez la Bête. Il préférait se livrer, laisser la Bête faire ce qu'elle voulait de lui, même le tuer, car il ne pourrait supporter de savoir son père mort à cause de son caprice.
Il s'extirpa lentement des bras de ses sœurs qui répugnèrent à le laisser aller. Il se redressa pourtant et posa une main sur l'épaule de son père et le bras de son frère.
« Elle a raison, je suis responsable. C'est à moi d'y aller.
-Tu as toute la vie devant toi mon Ange, je refuse ! Se lamenta son père en le prenant dans ses bras. Comment supporterais-je de te perdre toi aussi.
-Vous n'aurez pas à le perdre Mr Potter. D'usais-je l'enfermer pour cela ! Rétorqua vivement Draco une lueur prédatrice dans le regard. »
Dahlia se mit à rire comme une démente, au point d'en faire frissonner d'horreur toute l'assemblée.
« Voyez ce va-nu-pieds qui joue les grands princes ! Mais de quoi vous mêlez vous ?! »
Le blond s'approcha de la marâtre, son envie de la tuer plus forte que jamais. Rien ni personne ne se mettrait en travers de sa route. Son Destin l'appelait enfin. Il avait là l'occasion d'abattre son ennemi et de gagner Ange. Il ne permettrait pas à cette mégère de lui mettre des bâtons dans les roues !
« Croyez-vous que tous ici soient dupe de votre manège ? Tout ce qui vous intéresse est de pouvoir garder votre petite catin bien à l'abri ! »
Le soufflet partit sans crier gare et contre toute attente, il ne venait pas de Draco, mais de Will.
Le cœur d'Ange eut un brusque soubresaut et le mit à la torture. Désespéré, il s'agrippa à son père comme à une bouée de sauvetage, prêt à s'effondrer. Cette haine disparaîtrait avec lui, il s'en fit la promesse.
James resserra son emprise sur son fils, afin de lui imprimer tout son amour, conscient de l'impact des événements.
Iris et Capucine avaient poussé un cri, désemparées par l'ampleur de la chose.
Draco retenait à grand peine un sourire machiavélique. La harpie avait enfin eut ce qu'elle méritait.
Éberluée et vaincue, cette dernière se sauva, incapable de faire face à la haine et à la déception qui marquaient les traits de ses enfants.
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Plus tard, alors que tout le monde était couché, Harry faisait en sorte de calmer sa magie mise à si rude épreuve. Elle combattait la sombre terreur, de même que la haine et la rancœur qui couvaient entre les murs de la maison. Sa fièvre, cette vieille amie, ne l'avait plus quitté et son cœur déjà si fragile le faisait atrocement souffrir.
S'il ne parvenait pas à se reprendre, il ne pourrait jamais arriver au bout de son entreprise. Il pria et médita une longue partie de la nuit, avant d'enfin y parvenir.
Il se sentait toujours fiévreux et les battements de son cœur étaient toujours erratiques, mais rien qu'il ne pouvait surmonter.
Doucement, presque timidement, il se mit à fredonner une douce mélopée, destinée à endormir tous les membres de la maison de sorte qu'aucun ne puisse l'empêcher de s'en aller.
Ses pouvoirs ne se limitaient pas à faire pousser les plantes, à comprendre les animaux ou à soigner les blessures. En tant que descendant des enfants de Gaïa, il en possédait bien d'autres. Il n'était pas aussi puissant qu'Albus, mais il l'était suffisamment pour mettre son projet à bien.
Sans plus attendre, il prit délicatement sa rose, avant d'enfiler sa cape de voyage.
Il passa de chambre en chambre pour embrasser sa famille, sans que celle-ci ne s'éveille.
Il voulut faire de même avec Draco, mais il trouva sa chambre vide.
Il fronça les sourcils, interloqué, avant de filer sans bruit.
Il fut plus que surpris de le trouver dans la cuisine, assis sur une chaise prêt de la porte et parfaitement réveillé.
En le voyant descendre les escaliers, le blond se leva pour le rejoindre.
« Mon Bel Ange, pourquoi fais-tu cela ? Tu sais que je ne te laisserais jamais partir.
-Je le sais. »
Harry ferma les yeux un instant et lorsqu'il les ouvrit, son regard c'était fait hypnotique. Il fredonna de nouveau. Sa voix était emprunte d'écho et de mystère, telle le chant des sirènes.
Draco secoua la tête et fit son possible pour rester concentré sur son objectif. Il ne pouvait pas le laisser partir, le laisser rencontrer la Bête. Le risque était trop grand !
Il avait bien essayé de partir avec Hedwige pour la tuer sans attendre, mais la jument avait refusé de lui obéir.
Il ne lui restait plus que cela, résister au pouvoir du brun et le convaincre de…
Mais ses yeux étaient si beaux, son chant si envoûtant…
Ses jambes se mirent à trembler, au point qu'il finisse par s'effondrer sur sa chaise. Sa tête était lourde et pesante, de même que ses paupières. Mais il ne voulait pas dormir, il ne devait pas…
« A-Ange, balbutia-t-il. Reste. »
Alors qu'il sombrait dans un sommeil profond, Harry déposa un baiser sur ses lèvres et lui murmura « Pardon », avant de quitter la maison.
A peine pénétra-t-il dans leur petite étable, que la belle jument Camarillo dressa la tête et les oreilles. Elle l'observa intensément de ses grands yeux bleus et le laissa s'approcher d'elle sans faire le moindre mouvement.
Harry tendit sa main vers son museau rosé et la flatta de quelques caresses. Elle était d'une incroyable douceur. Elle s'ébroua de contentement, et resta bien immobile le temps qu'il la harnache. Avant de monter en selle, il flatta son encolure en murmurant :
« Accepte-tu de me conduire jusqu'à ton maître ? »
En signe d'assentiment, Hedwige s'agenouilla devant lui et ne se releva que lorsqu'il fut tout à fait installé.
Il murmura la formule magique et elle fila sans plus de détour.
Anéantit de devoir quitter les siens pour toujours, Harry se mit à pleurer, tandis que sa monture accomplissait son devoir.
Le soleil était haut dans le ciel, lorsque la silhouette du château se dessina à l'horizon.
Fiévreux, le jeune homme se laissa conduire jusqu'aux jardins, où il prit le partit d'aller jusqu'à la Roseraie.
Elle était telle que l'avait décrite son père. Les branches n'avaient plus de feuilles et se ratatinaient de manière étrange. La terre elle-même semblait morte.
Il descendit de sa monture avec difficulté, tant sa tête lui tournait. Il tituba légèrement jusqu'au centre du bosquet, là où aurait dû se trouver la rose. Agenouillé, il la sortit de sous sa cape et l'approcha des branches tortueuses. Sa magie voleta en de minuscules lucioles, redonnant vie à l'assemble. Les brindilles verdirent à nouveau et les feuilles poussèrent dans un bel ensemble, jusqu'à ce que la rose fusionne avec sa branche d'origine et retrouve sa beauté d'antan.
Épuisé, la vision de plus en plus floue et le corps tremblant, Harry entendit son cœur battre à un rythme si effréné, qu'il se demanda s'il n'allait pas mourir avant de trouver la Bête. La respiration sifflante, il se releva tant bien que mal, une main sur sa poitrine douloureuse.
Hedwige s'était positionnée auprès de lui pour le soutenir de son mieux.
Reconnaissant, il enfouit son visage dans son encolure, incapable de rassembler ses esprits.
Dans le brouillard que devenait sa conscience, il capta un bruit qui le fit se retourner si vite, que sa tête lui tourna plus encore.
Entre les bosquets se dessinait une ombre blanche et noir aux yeux gris perle qui le transpercèrent.
Puis ce fut le noir…
S'il ne se fracassa pas le crane, ce fut uniquement grâce aux réflexes de la Bête qui se précipita pour le rattraper.
Abandonné entre ses bras, si fragile et si vulnérable, Harry tremblait, irrémédiablement inconscient.
Son état préoccupa la Bête, qui ne tergiversa pas plus longtemps et le conduisit jusqu'au château d'un pas rapide.
A ce qu'elle avait pu en voir, son hôte était un descendant des enfants de Gaïa. Elle n'espérait plus en rencontrer un et pourtant le voilà. Il lui avait rendu sa si précieuse rose et elle se sentait revivre.
Elle ne savait pas si c'était son sortilège qui l'avait mis dans cet état, la séparation d'avec sa famille ou quoique ce soit d'autre, mais elle se promit d'y remédier et de faire en sorte qu'il soit heureux en ces lieux.
Elle le transporta sans faillir dans ce qui serait sa chambre, havre de paix et de verdure que la magie offerte par sa Marraine avait créé pour lui dès son arrivée.
Là, la Bête allait pouvoir s'occuper de lui et le remettre sur pied.
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C'est fini pour aujourd'hui
Que pensez-vous de ma Bête ?
Et du duo Harry/Draco ?
Dahlia est une garce non ? Pas de panique ça n'est pas fini^^
J'ai hâte d'avoir vos retours
Je vous dis à la semaine prochaine
Angel
