Bonjour à tous

C'est la première fois que je poste un chapitre le jour de mon anniversaire^^

Un an de plus ! Bravo à moi !

Merci à tous pour vos coms mises en favoris et en suivi, ça me fait toujours plaisir

J'espère que la suite va vous plaire

Réponse aux anonymes :

Penny: Draco un autre Gaston en mieux? Mmmmmh ? Peut-être ou pire qui sait^^ J'espère que la suite te plaira. A bientôt j'espère.

Guest : Contente que tu aimes^^ j'espère que la suite te plaira tout autant^^

Je vous souhaite à tous une bonne lecture !

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter, le conte est millénaire, même si l'honneur le plus récent revient à Madame LePrince de Beaumont et Mme de Villeneuve. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Dahlia, Iris, Capucine et William, qui sorte de ma petite tête^^.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)

Rating: M, pour un peu de citron en fin de fiction.

Parution: 1 fois par semaine. 6 chapitres d'écris, le 7ème et dernier chapitre est en cours.

Résumé : James Potter est un gentilhomme humble et travailleur, qui a vu son labeur récompensé par nombre de richesse et une nombreuse famille. Mais voilà que par un froid matin d'hiver, un druide frappe à sa porte avec dans ses bras son fils illégitime. La famille parfaite ne l'est peut-être pas tant que cela…

L'Ange et la Bête

Chapitre 3 : La Bête

La Bête l'avait veillé autant qu'il lui était possible et après deux jours de soins et d'attentions, son hôte libéré de sa fièvre, allait enfin s'éveiller.

Bouleversée à l'idée de l'effrayer, la Bête se cacha dans un recoin de la pièce, là où l'ombre pouvait aisément la dissimuler.

Dans le confort de son lit, Harry remua dans son sommeil, avant que ses paupières ne papillonnent et ne s'ouvrent sur ses émeraudes. Groggy, il frotta son visage et ses yeux, puis s'étira comme un petit animal à la sortie de l'hibernation.

Un peu désorienté, il observa la pièce sous toutes les coutures. C'était une chambre aux belles proportions, pourvue d'une immense fenêtre donnant sur un balcon où la balustrade était habillée de lilas et de jasmin odorant. Les murs étaient recouverts d'une luxuriante végétation, où se mêlait des statues de marbres, des lanternes, des harpes éoliennes et autres colifichets. Dans un coin, une cheminée ouvragée de nacre et de coquillage et un petit boudoir avec des meubles de bois blanc ou d'osier. Tout prêt une petite bibliothèque, où coulait de la glycine. Face à la fenêtre une coiffeuse pourvue d'un nécessaire de toilette et d'un miroir orné de dentelle d'argent. Au centre de la pièce, il trônait sur son lit en forme de barque, entouré de voilage aussi fin que des ailes de papillons.

Soudain, un regard d'acier, seul source de lumière dans l'ombre de la végétation, le fit sursauter.

« N'ayez pas peur. »

Le pria une voix rocailleuse emprunte de douceur et de mélancolie.

« Je ne souhaite en aucun cas vous faire du mal. Je loue votre courage et votre abnégation. Je tiens à vous remercier de m'avoir rendu ma rose. Vous ne pouvez savoir à quel point c'est important pour moi.

-Je n'en ai qu'une vague idée, puisque vous en avez exigé le prix d'une vie, répondit-il sans la moindre rancune.

-Je ne puis aller contre certaines règles. Il en sera de même pour vous, bel Ange.

-Quelles sont-elles ?

-Vous devez toujours rester sur ce territoire, ne jamais chercher à vous en aller. »

Harry hocha la tête et enjoignit la Bête à poursuivre.

« De minuit jusqu'au lever du soleil, vous devrez toujours rester dans votre chambre. Quoiqu'il puisse se passer, quoique vous entendiez. J'insiste, car c'est d'une importance vitale.

-Vous êtes le maître. Je vous obéirais.

-Non ! Ces lieux vous sont acquis. Ce que vous avez fait, vous octroie ce titre. Vous êtes le maître. Et je ferais tout ce que je pourrais pour vous contenter. »

Harry ne répondit pas, ne sachant comment réagir. Il braqua son regard dans les prunelles de son vis-à-vis. Il y lut de la sincérité, de l'espoir et une si grande tristesse que son cœur rata un battement.

« Je ne veux pas vous faire subir ma présence plus longtemps. Aussi, je vous enjoins à détourner le regard et je m'en irais.

-Est-ce pour cela que vous vous cachez ? Car vous pourriez me répugner ?

-Je suis un monstre… Un être tel que vous ne devrait pas avoir à supporter pareil abomination. »

Plus elle lui parlait et plus sa voix faiblissait. Au point que Harry ne put s'empêcher d'en éprouver de la peine. Il n'était pas le seul prisonnier entre ces murs, la Bête l'était également. Il pouvait ressentir ses tourments vis-à-vis de son apparence, de la peur quelle engendrait, de même que la solitude qu'il éprouvait depuis Dieu seul sait quand.

« Je serais bien ingrat de vous traiter ainsi, alors que vous avez pris soin de moi. Laissez-moi vous regarder. »

Il y eut un temps de flottement, où ce fut la Bête qui détourna le regard, avant de s'avancer lentement dans la lumière.

Elle devait mesurer près de 2 mètres. Sa démarche était altière et gracieuse, malgré sa puissante musculature. Elle portait de riches vêtements, dignes d'un grand Prince. Tout en noir, avec de magnifiques broderies d'argent. De chaque côté de sa poitrine, cinq ferrets de diamants. Sa tête était celle d'un étrange félin à la fourrure blanche immaculée. Des crocs luisants lui sortaient du coin de la bouche. Toutefois, elle n'était en rien menaçante.

Harry pouvait ressentir qu'une partie de la Bête était en lutte contre l'autre. Si elle se disait monstrueuse, elle l'était moins que beaucoup d'homme qu'il avait pu rencontrer, et qui aimait à cacher la noirceur de leur âme. Comme Draco, qui avait quelque chose de tordu au fond de lui, qu'il n'avait jamais pu saisir.

Elle était surement plus cruelle envers elle-même qu'envers les humains, dans le cas contraire, elle n'aurait pas aidé son père, perdu dans la tempête.

Non, il n'avait pas peur de la Bête.

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Le lendemain, Harry se sentit suffisamment en forme pour sortir de son lit et par la même occasion de sa chambre.

A peine émit-il en lui-même, le souhait de se restaurer, qu'un petit déjeuné léger apparut sur un plateau d'argent près de lui. Il y fit honneur et le vit disparaitre dès qu'il eut terminé.

Alors qu'il sortait de son lit, il vit les feuillages de sa chambre s'ouvrirent, laissant apparaître une petite porte blanche.

Intrigué, il se dirigea vers elle et l'ouvrit. Il découvrit ce qui ressemblait à une crique, resplendissante de nacre et de verdure, avec une fontaine d'argent, des promontoires plus ou moins grands et plats, ainsi qu'un coquillage géant, où l'attendait tout ce dont il aurait besoin pour ses ablutions.

Il se défit de sa chemise de nuit et de son caleçon, avant de se poser sur un des promontoires et de se frotter vigoureusement avec un gant de crin et un pain de savon noir. Une fois fait, il se plongea avec délectation dans l'eau cristalline qu'il fut surpris de trouver à la température qu'il préférait.

Il sortit de la salle de bain enroulé dans un immense drap de bain qui sentait bon le chèvrefeuille. Sur son lit, un pantalon blanc et une tunique d'un bleu gris d'inspirations elfique, aux broderies de d'argent et chamarrée de même. Les boutons d'argent qui la fermait étaient surmontés d'une perle. La chemise de dessous était d'un blanc immaculé, pourvue aux bas des plus belles dentelles. Au pied du lit, une paire de bottes de daim blanc, ornées comme la tunique.

Sur sa peau, le tissu coula comme de l'eau. Jamais il n'avait vu pareil chose. La sensation était divine.

Il avait beau l'aimer, il était très gêné de porter pareil étoffe et de vivre dans un si bel endroit, lorsque sa famille vivait dans le besoin.

Il n'osait imaginer ce qui avait pu se passer après son départ. Y avait-il encore eu des disputes ? Des cris ? Des insultes ? Son frère et ses sœurs lui en voulaient ? Et son père comment le vivait-il ? Et Draco ?

Il s'effondra sur la chaise damassée devant son nécessaire de toilette et se prit la tête dans les mains. De lourds sanglots étreignirent sa poitrine et il ne put retenir ses larmes.

Pour mieux répondre à ses tourments, son miroir se mit à scintiller.

Il releva la tête et contempla de ses yeux de noyés ce qui aurait dû être son reflet.

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Lorsque Will avait vu le lit vide de son petit frère, il en avait hurlé de rage, avant de se précipiter hors de sa chambre. Dans la cuisine, il avait trouvé Draco, profondément endormit sur sa chaise. Il avait eu un mal fou à lui faire ouvrir un œil. Le blond avait baragouiné quelque chose au sujet d'un chant. Ange avait bien caché son jeu. Il était bien plus doué en magie qu'il ne l'avait toujours laissé croire. Mais pour quel raison ? Par pudeur ? Par peur ? Qu'importe à présent puisque c'était trop tard !

Dépité, il prit le partit de faire un café serré à son meilleur ami, conscient qu'il était désormais trop tard pour rattraper le fugueur.

Le reste de la maisonnée s'était réveillé et le désespoir avait envahi les cœurs.

Les jumelles pleuraient dans les bras de leur frère, tandis que James s'effondrait dans son fauteuil prêt de la cheminée.

Catatonique, il n'avait plus prononcé un mot, les âges s'abattants sur lui comme une chape de plombs.

En entendant tous ses cris, Dahlia avait daigné sortir de sa chambre pour se plaindre.

Capucine hurla sur elle, chose étrange car elle n'élevait guère la voix, signe de son bouleversement. Elle la tenait pour responsable du départ d'Harry, qui disait-elle, n'avait jamais mérité tant de mépris et de haine. Et que maintenant, c'était bien trop tard pour le regretter, quoiqu'elle doutait qu'elle soit capable de le faire un jour, monstre sans cœur et bouffie d'orgueil.

Le lendemain, une fois le choc passé, ils avaient pris le partit de s'organiser afin de subvenir à leurs besoin sans sa participation et sa douce présence.

Capucine, choisit de rester s'occuper de leur père, qui dans son état, n'était plus capable de rien. En plus de ne plus parler, il ne voulait plus manger ni boire, encore moins se lever, ou s'habiller seul. La nuit, il appelait inlassablement son fils, en lui demandant pardon. Il était l'ombre de lui-même et rien ne semblait le sortir de son état léthargique. Il se laissait faire comme un patin dont on aurait coupé les fils.

Elle saurait se charger des menus travaux de la maison, mais le plus gros, que ce soit de jardinage, de lessive ou autre, Iris et les garçons ne pouvaient pas tout prendre sur leurs épaules en plus de leurs propres tâches.

C'est ainsi qu'ils décidèrent de forcer la porte de Dahlia et de la contraindre à leur venir en aide. L'affaire fut laborieuse et pénible, emplie de cris et des pires jurons. Mais ils finirent par se faire obéir sous peine de la mettre dehors, quitte à la tirer par les cheveux.

Car ils préféraient encore trimer que de l'avoir sous leur toit à jouer les princesses, quand celui qu'elle avait tant méprisé avait donné sa vie pour la leurs.

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Anéantit par le remord et la tristesse, il lui fallut plus d'une heure pour réussir à faire un pas hors de sa chambre. Vider de ses maigres forces après sa maladie, il se dirigea d'un pas chancelant vers les jardins. La nature et ses miracles avaient toujours eu un effet à la fois apaisant et revitalisant sur lui, à l'image de tous les descendants des enfants de Gaïa.

Il flâna le long des sentiers et admira les jardins à la française qu'il avait à peine vu à son arrivée. Il visita kiosques et bosquets, fait de jeux d'eau et de lumière, habités de statues de marbre blanc, d'or, ou de bronze, allégories mythologique de tous horizons.

Il alla jusqu'à se perdre à moitié dans le domaine forestier, où il trouva des parterres de crocus et de jonquilles. Une multitude de petits animaux croisaient son chemin, nullement effrayés, au point que quelques-uns le suivirent dans son escapade.

Parfois, il lui semblait voir des lumières briller au loin, au point qu'il se demanda si ses nouveaux compagnons étaient les seuls créatures qui peuplaient le domaine. Il en serait surpris, car il ressentait en ce lieu une magie familière. La même que celle qu'il avait côtoyé durant son enfance, douce, enveloppante et protectrice. Etait-ce les traces de la magie de la Bête ? Celle d'une divinité ? Ou les conséquences de ce qu'il avait fait en rendant la rose ?

Il n'en savait rien et finalement, cela n'avait guère d'importance, tant il se sentait bien.

Plus de douleur. Son cœur et son âme semblaient s'être apaisés loin de toute la tension malsaine qu'il avait accumulée pendant toutes ces années. Ici, personne ne le détestait, ou voulait le voir disparaître. C'était comme avant la mort de sa mère. Comme s'il était retourné prêt des siens.

Soudain, il se sentit bien injuste. Les Potter aussi faisaient partis des siens. Ils l'avaient aimé, donné un toit et tout ce qu'il pouvait rêver. Même si l'acceptation quasi complète avait demandé le prix de la fortune de son père.

Maintenant, il était là, dans un lieu de grand luxe, à l'abri de tout et sa famille était sans ressource. Il voulait tellement les aider…

Alors qu'il sortait du sous-bois, le ventre tiraillé par la faim et peu d'envie de s'enfermer au château pour déjeuner, il découvrit une table et une chaise de jardin de fer forgé, finement ouvragés, décorés d'une nappe blanche en dentelle et de quoi le rassasier.

Ses compagnons s'installèrent à ses côtés. Un écureuil vint croquer quelques fruits secs disposés là à dessein. Les oiseaux picorèrent quelques graines de millet.

Un faon et sa mère, se désaltèrent à foison, avant de se coucher à ses pieds et d'attendre qu'il est fini son repas. Les mets étaient frais et simples, idéaux pour une journée comme celle-ci.

Une fois qu'il eut mangé tout son saoule, la table et ce qu'elle contenait disparue comme elle était venue.

Le temps se maintenant au beau, il décida de continuer sa visite des jardins. Il se dirigea vers le Lac, derrière la roseraie, qu'il contourna, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi. Il avait l'impression qu'après ce qu'il s'était passé, il était trop tôt pour y retourner.

Sur l'étendue liquide s'ébattaient quelques cygnes et colverts. Autour des saules pleureurs et des kiosques habillés de glycines étaient illuminés par ses lumières qu'il avait aperçu et qu'il soupçonnait être des fées lucioles. A pas feutrés, il se rapprocha d'un kiosque, en espérant en découvrir quelques-unes. Timides, elles se cachèrent dans les branches de la glycine. Il avait beau être un descendant des enfants de Gaïa, elles étaient facilement effrayées. Les apprivoiser et leur montrer qu'il ne leur voulait pas de mal demanderaient du temps. Compréhensif et patient, il continua sa route.

Plus loin, il découvrit un immense potager, un verger ainsi qu'une ferme. Les animaux y étaient soignés comme des rois par la Magie qui enveloppait le domaine. Ce petit royaume était capable de survivre en parfaite autarcie.

Le soleil commençait à quitter l'horizon lorsqu'il se résigna à rentrer. Il fit le tour du château est tomba sur le sous-bois qui constituait la vue de ses appartements.

Caché par la végétation luxuriante, un pavillon de nacre et d'argent. Une étrange énergie émanait de lui. Elle ne semblait pas dangereuse ou menaçante, c'était même plutôt le contraire. Une douce aura l'auréolait, comme s'il avait un caractère sacré. Intouchable.

Craignant les foudres de la Bête ou de sa divinité protectrice, il s'en détourna et se dirigea vers le château.

Ses petits compagnons retrouvèrent leurs sous-bois et lui ses appartements où l'attendait une note le conviant à dîner dans la grande salle, en compagnie de son hôte.

Ne se sentant pas le cœur de lui refuser cette demande, Harry se dirigea vers la dite salle après une toilette rapide.

C'était la même qui avait accueilli son père le premier soir, toujours pourvue de son immense cheminée, décorée de stuque et d'une magnifique horloge d'or et de nacre. Les tentures étaient chatoyantes, la lumière douce et légèrement tamisée, offerte par un lustre de cristal de baccara.

Contrairement à ce qu'il s'était figuré, il n'y avait qu'un seul siège et qu'un seul couvert. Ne sachant trop quoi faire, il s'approcha de la cheminée, se résignant à attendre la Bête.

Lorsque le coup de sept heures sonna, elle fit son entrée dans une tenue de pourpre, d'or et de rubis. Sa démarche était majestueuse et altière, mais son regard était obstinément baissé. Se voulant engageant, Harry lui sourit en la saluant poliment. La Bête lui répondit de sa voix grave et rocailleuse et l'enjoignit à s'assoir.

« Et vous ? Vous ne mangez pas ?

-Pas devant vous. Cela vous gêne-t-il que je vous tienne compagnie ? »

Sous son ton presque désespéré, Harry fit « non » de la tête.

Au début, il se sentit un peu gauche, puis il finit par se faire au regard de son hôte, qui, bien que contemplatif et curieux, n'était pas si gênant que cela.

Dans la salle, on entendait que le crépitement des flammes, le tintement d'un verre, le froncement d'une serviette, le rythme mesuré d'une mâchoire en action, un soupire de-ci de-là, le tout entre deux battements de cœur.

C'était immersif, comme si tout à coup le monde extérieur cessait d'exister. Comme si plus rien à part le domaine de la Bête n'existait.

Ce constat fut si violent, qu'Harry en lâcha sa fourchette qui alla s'écraser sur le dallage, brisant l'ambiance feutrée et la changeant en quelque chose suintant la claustrophobie.

Le reste du monde lui parvenait au travers d'une cloche de verre qui semblait s'épaissir au fil des heures.

Son cœur rata un battement et sa respiration se crispa au point qu'il eut l'impression que ses poumons se rétractaient à chacune de ses inspirations.

Quelque chose au fond de lui était en train de se réveiller. Quelque chose qu'il avait toujours voulu garder enfermé et qui, maintenant qu'il se trouvait là, si loin des siens et dans un endroit si propice à sa nature, ne demandait qu'à sortir.

La Bête se dirigea doucement vers lui, comme si l'animal ce n'était plus elle, mais son hôte. Elle s'agenouilla à son côté et effleura doucement sa main.

« Qu'avez-vous Ange ? »

Le susnommé sursauta violemment et le fixa de ses grands yeux d'émeraude. En cet instant, il ressemblait à un enfant perdu, terrorisé par son environnement, ou par lui-même. Ce qui était sans doute plus prêt de la réalité.

« Je vais les oublier, murmura-t-il enfin. »

C'était une des raisons qui l'avait toujours poussé à ne jamais quitter sa famille tant qu'elle avait besoin de lui. Retourner à la nature, ou vers son peuple, c'était oublier le monde des hommes, surtout s'il n'avait nul ancrage à ses côtés pour l'empêcher.

Albus avait cette capacité, car il avait été désigné pour être le pont entre son peuple et les hommes. Sa mère était tombée amoureuse de son père au moment de leur rencontre et très vite, il était né. L'un devenant l'ancrage de l'autre lorsque James était absent.

Son père avait été son ancrage à la mort de sa mère. Puis son frère et ses sœurs, de même que Draco.

Mais à présent, si loin de tout, si près de sa nature profonde où la magie n'en finissait plus de resplendir, il allait les oublier.

« Vous n'êtes pas obligé si vous ne le désirez pas. La preuve étant votre réaction. »

Ce que lui dit la Bête sembla le calmer quelque peu, au point de retrouver une respiration presque normale.

« Il y a quelque chose que vous voudriez faire pour eux ? Exprimez le moindre de vos désirs, le moindre de vos caprices et ils seront exaucés. »

C'est ainsi que le lendemain matin, Iris en se réveillant, découvrir un peigne en argent finement ciselé sur sa table de nuit, Capucine le dernier ouvrage de son auteur préféré, William une cassette remplit de suffisamment d'argent pour payer ses dettes ainsi que celles de Draco, mais également de quoi pourvoir à l'agrandissement de leur exploitation, tout en payant des ouvriers pour leur prêter main forte. James, quand à lui, découvrit sur sa table de chevet une rose de cristal, le gage d'amour d'un fils perdu.

Ne manquait plus qu'à cacher ces trésors à la mégère qui occupait encore la maison.

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Et voilà, un chapitre de plus^^

Il ne se passe pas grand-chose dans celui-là, disons que je plante le décor et que jen profite au passage pour mieux présenter la Bête.

J'espère que ça vous a plu ?

A la semaine prochaine^^

Angel