Salut tout le monde^^
Est-ce qu'il fait aussi chaud chez moi que chez vous ?
En tout cas, j'ai eu du mal à aligner deux pensées avant maintenant pour envoyer ce chapitre^^
Merci pour tos vos commentaires, vos encouragements et vos mises en favoris !
J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira
Réponse aux anonymes :
Petite Anonyme: Je suis contente que mon univers te plaise. J'espère que la suite répondra à tes attentes. Merci et à bientôt.
Guest un et deux : je suis contente que ça vous plaise^^ merci de laisser un petit mot ça me fait très plaisir.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture !
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter, le conte est millénaire, même si l'honneur le plus récent revient à Madame LePrince de Beaumont et Mme de Villeneuve. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Dahlia, Iris, Capucine et William, qui sorte de ma petite tête^^.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)
Rating: M, pour un peu de citron en fin de fiction.
Parution: 1 fois par semaine. 6 chapitres d'écris, le 7ème et dernier chapitre est en cours.
Résumé : James Potter est un gentilhomme humble et travailleur, qui a vu son labeur récompensé par nombre de richesse et une nombreuse famille. Mais voilà que par un froid matin d'hiver, un druide frappe à sa porte avec dans ses bras son fils illégitime. La famille parfaite ne l'est peut-être pas tant que cela…
L'Ange et la Bête
Chapitre 4 : Quelque chose de tordu
Les jours passaient et Harry se faisait à sa nouvelle existence. Dès qu'il faisait beau, il passait le plus clair de son temps au dehors entouré d'une ribambelle de petits animaux de tous poils. Aux oiseaux, aux rongeurs et aux cervidés, c'étaient ajouté des renards, des belettes et quelques chats sauvages. Avec tout ce petit monde, il aurait pu redouter une bagarre ou des attaques. Il n'en était rien. Ils se relayaient autour de lui, s'évertuant à ne jamais le laisser seul.
Près des kiosques et des fontaines, il avait fini par se faire des amies des fées lucioles et des ondines qui y vivaient.
Parfois, lorsque la soirée était clémente et avant que ne sonne les douze coups de minuit, elles le régalaient d'un spectacle de jets d'eau, de lumière et de musique digne des cours les plus raffinées.
En leur compagnie, il avait exploré chaque recoin des jardins, le moindre bosquet, la moindre fontaine. Il était même retourné à la roseraie, qui fait étrange, resplendissait de jours en jours. Comme si sa seule présence, rendait le miracle possible. Les bourgeons se formaient enfin et n'en finissaient plus d'éclore, embaumants l'air d'un parfum enivrant.
Parfois, il y venait pour lire tout l'après-midi, tant l'atmosphère lui était douce et apaisante.
Durant ses escapades, il lui arrivait de croiser la Bête, mais cette dernière prenait toujours garde à ne pas l'importuner.
Harry faisait de son mieux pour la mettre à l'aise et engager la conversation avec elle. Il tentait avec beaucoup de mal à apprivoiser cet esprit solitaire et mélancolique, qu'il appréciait de plus en plus.
Il l'invitait à prendre part à ses flâneries, tentait de nouer le dialogue.
La Bête était très cultivée et une fois la glace brisée, leurs entretiens furent passionnants. Elle lui fit découvrir sa bibliothèque et ses cabinets de curiosité, aussi étranges qu'insolites et qui lui permettait d'avoir un œil sur le monde extérieur sans jamais y prendre part. Ils leur arrivaient de se faire la lecture à tours de rôle, de jouer aux cartes ou aux échecs.
Un jour que la pluie battait les fenêtres sans vouloir s'arrêter, il découvrit au détour d'un couloir une salle aménagée en loge de théâtre. De là, il put admirer un décor de marbre et d'or, où trônait une scène habillée de velours rouge. Certains soirs, il s'y jouait comédie, ballet, tragédie ou opéra. La magie les liait à des salles du monde entier, sans qu'ils puissent se faire voir du dit monde.
Emerveillé, Harry lui avait proposé d'assister à une des représentations avec lui, mais la Bête s'y était toujours refusée. Une fois le repas du soir achevé, elle disparaissait, comme possédée d'un étrange démon.
On eut dit que l'absence de lumière la privait d'une quelconque clairvoyance. Comme si une ombre sinueuse et perverse prenait possession de son corps autant que de son esprit.
Avant de s'en aller vers sa mystérieuse destination, elle n'avait de cesse de lui rappeler qu'une fois le douzième coup de minuit sonné, il devait rester dans ses appartements et n'en sortir qu'après le lever du soleil. Quoiqu'il advienne !
Il avait toujours respecté scrupuleusement cette promesse. Même si pour dire la vérité, il avait plusieurs fois eu envie de déroger à la règle après avoir été réveillé au beau milieu de la nuit par d'effroyables cris de bêtes sauvages et d'agonies ensanglantées.
Il était dans la nature de l'Homme autant que dans celle des descendants des enfants de Gaïa d'être curieux et aventureux.
Aussi, il devait se faire violence pour ne pas se ruer dehors.
La Bête cachait un lourd secret qui empoisonnait son âme et faisait régner l'angoisse entre les murs du château aux heures dites, sans qu'il ne comprenne pourquoi.
Il appréciait de plus en plus cette infortunée créature, qui avait un cœur noble et généreux. Il aurait voulu l'aider autant qu'elle l'aidait à ne jamais totalement oublier les siens.
Cette attention aurait pu paraître cruelle à des yeux extérieurs, mais il n'en était rien. Nulle cruauté malsaine, nulle perversité narcissique. La Bête avait compris l'importance de sa partie humaine pour son hôte et elle trouvait qu'il était de son devoir de la nourrir.
Régulièrement, le miroir que sa marraine avait laissé dans les appartements d'Ange s'enchantait seul, sans que ce dernier n'ait à y penser. Le brun gardait ainsi un semblant de contact avec sa famille. Il les voyait vaquer à leurs occupations, sans jamais pouvoir y prendre part. Ils lui manquaient atrocement, mais il se consolait en se disant qu'au moins il avait pu les aider à avoir une vie plus décente, tout en les rassurants quelque peu sur son sort.
Pour les Potter la pilule était dure à avaler, mais ils en avaient pris leur partie.
Ils avaient pu maintenir leur exploitation à flot, tout en gardant Dalhia en dehors de la confidence.
Elle n'était pas dupe, mais ne pouvait guère se permettre de dire quoique ce soit. De toutes les façons, même si elle voulait leur nuire, il aurait fallu qu'elle soit seule pour se faire, ce qui n'était jamais le cas. Elle le passait à trimer au point de ne plus pouvoir réfléchir posément le soir venu.
William avait pu engager deux ouvriers et agrandir leur petit troupeau. Bientôt, ils pourraient récolter la laine et la tisser afin de la vendre. Capucine continuait de s'occuper des menus travaux de la maison, tout en gardant un œil sur leur pauvre père qui avait l'air de faire trois fois son âge. Il recommençait à parler, même si ce n'était que par monosyllabes. Il passait ses journées, soit devant la cheminée, soit dans son lit à s'abîmer les yeux sur sa rose de cristal.
Accablé de tristesse, il n'était plus que l'ombre de lui-même.
Ses enfants se demandaient s'il serait encore parmi eux l'hiver prochain, tant sa santé devenait fragile. Une toux rocailleuse ne le quittait plus, au point de l'empêcher de trouver du repos. Iris faisait de son mieux pour le soigner grâce aux remèdes que lui avait enseigné Harry, mais elle n'avait pas ses facilités. Si son état ne s'améliorait pas, ils allaient devoir faire venir un médecin qui aurait tôt fait de l'emmener dans l'hôpital le plus proche. Un gage de non-retour, qui les effrayait au plus haut point.
Pour couronner le tout, Draco était d'une humeur exécrable, au point que même son ami de toujours rechignait à lui adresser la parole.
La perte d'Ange lui était cruelle et rude. L'amertume et la jalousie lui rongeait les entrailles. Cette erreur de la nature se retrouvait seule avec celui qui devrait lui appartenir et cela lui était intolérable.
Il avait utilisé toutes les ruses qui étaient à sa disposition, prier son parrain avec toute la ferveur dont il était capable, pour percer le secret de la Bête et retrouver Ange.
Mais cette saleté de Déesse avait bien fait les choses et rien ni personne ne pouvait dénicher son petit protégé à moins d'y être invité.
Il rongeait son frein, impuissant. Il ruminait sa vengeance et continuait de prier pour avoir l'opportunité d'embrasser une fois pour toute son destin. Il lui était insoutenable d'imaginer perdre la partie face à ce monstre infâme et répugnant.
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Avec la fin d'après-midi, sortit de derrière les nuages gris, un rayon de soleil qui fit briller l'eau qui avait inondée le monde comme un millier de petits diamants.
Habillé à l'image du ciel, dans un costume bleu clair givré d'argent, Harry sauta hors de la méridienne sur laquelle il avait manqué s'assoupir, pour se ruer dehors, soudain pris de frénésie.
L'air sentait bon la terre humide et le parfum des fleurs était enivrant au point de lui faire tourner la tête.
Enfin une éclaircie après d'interminables jours de pluie.
Les pieds nus, il se mit à courir comme un enfant dans les jardins. Il riait à gorge déployée, les membres frétillant d'une envie de danser.
Il ne devait pas être le seul car sortant des glycines clapotantes d'eau, les fées lucioles, instruments de musique en main, lui servirent d'orchestre.
Une mélopée pleine d'accents endiablés s'éleva dans les airs. Il s'accorda bien vite à ce rythme et se mit à danser l'esprit vide de toutes pensées parasites.
Alerté par toute cette effervescence, la Bête avait quitté son refuge pour en trouver l'origine.
Le spectacle que lui offrit Harry rayonnant de bonheur et de candeur en cette douce soirée de printemps lui ravit le cœur.
Attendrit, elle ne put détacher son regard de sa silhouette, jusqu'à ce que le danseur s'aperçoive de sa présence.
Il lui fit le plus éclatant des sourires et l'invita à le rejoindre, euphorique.
La Bête détourna les yeux.
Harry se stoppa, de même que la musique.
« Que se passe-t-il ?
-Je ne sais pas… danser. »
Sa voix n'était qu'un murmure à peine audible.
Doucement, le brun s'approcha et lui tendit la main.
« Je peux vous apprendre. »
D'abord indécise, la Bête finit par accepter.
Avec patience et douceur, Harry lui apprit les rudiments de la valse.
En premier, le rythme des pas.
Les fées jouaient lentement pour permettre à la Bête de se familiariser avec ce nouvel exercice. Une fois fait, Ange lui saisit les mains, pour qu'elle apprenne à se mouvoir avec un partenaire. Puis vint le moment, où il se rapprocha d'elle. Sa tête ne dépassait pas sa poitrine, habillée d'un velours bleu nuit. Il positionna sa main toujours gantée à sa taille. Nul doute que si elle avait eu figure humaine, elle en aurait rougi. Il était clair que ce genre de proximité était loin d'être usuelle, si elle en avait fait un jour l'expérience.
Il posa sa main gauche sur son bras et glissa sa main droite dans la sienne.
Harry se mit à sourire. La Bête faisait de son mieux pour ne pas croiser son regard, en plus d'être tendue au possible.
« N'oubliez pas de respirer, s'amusa-t-il gentiment avant de la guider. »
Pendant de longue minute, il ne compta plus le nombre de fois où ses pieds furent mis au supplice, mais il n'en avait cure. Les mouvements de son hôte devenaient de plus en plus légers et naturels.
Il fut heureux de découvrir une lueur de joie mêlée de fierté dans les orbes grises.
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Le temps filait inlassablement, les jours devinrent des semaines, puis des mois. L'été était bientôt là.
L'amitié qu'Harry entretenait avec la Bête se consolidait de jour en jour. A présent, il passait rarement ses journées seul.
Leurs activités étaient multiples, ils avaient même joué de la musique ensemble. Harry avait appris très tôt à jouer de la mandoline principalement, comme sa mère et il accompagnait régulièrement la Bête, qui jouait divinement du piano forté.
Tout proche qu'ils soient, la Bête n'avait jamais partagé un repas avec lui, préférant l'observer, avant de le quitter et ne le retrouvait qu'au matin. Il entendait toujours aussi souvent ses cris abominables au courant de la nuit.
Ça lui faisait penser au croquemitaine des histoires. Ceux qui ne sortent que le soir et dévorent les pauvres hères qui passaient à leur portée. Comme si une créature cruelle et sanguinaire attendait la fin du jour et l'heure du crime pour tourmenter son esprit au point de lui faire pousser ses terribles hurlements. Si c'était bien elle qui les poussaient, car à bien y réfléchir ce n'était pas forcément les siens, ou en tout cas pas toujours.
Il faisait semblant de rien, mais cette situation était comme un mur de ronce entre eux. Il avait l'impression que son ami aurait voulu se confier, sans parvenir à trouver les mots. Quant à lui, il ne savait pas comment aborder ce sujet. Brusquer la Bête serait peut-être ajouter de l'huile sur le feu ? Ou lui être douloureux ?
Harry voulait faire plus, sa seule présence ne saurait être suffisante sur le long terme.
Un jour, la voyant plus tourmentée que d'ordinaire, presque à fleur de peau, avec un ton de voix étrangement froid lorsqu'elle s'adressait à lui, il décida de s'ouvrir sur ses tourments.
Il lui proposa une promena dans les jardins.
Alors qu'ils flânaient tranquillement à la lisière des sous-bois, il se lança.
« Je serais franc avec vous, bel Ange, lui répondit-elle. Votre présence comble un vide immense. Mais parfois, il est de bon ton de ne pas en demander plus que l'on ne possède. Dans le cas contraire l'on peut aisément perdre ce que nous avons de plus précieux et de plus sacré. »
Son secret était donc si lourd, si terrible qu'elle ne puisse s'en ouvrir sans en souffrir d'avantage ?
« Nous sommes amis, je ne voudrais jamais vous causer la moindre peine, déclara-t-il accablé. »
Il ne supportait pas cette idée, peut-être valait-il mieux oublier tout cela ?
« Je vous crois. Pourtant, les choses sont ce qu'elles sont et vont à l'encontre de vos souhaits. Il est vrai que je ne vous répugne pas. Mais avez-vous peur de moi ?
-Non, la Bête. Je n'ai pas peur de vous.
-Vous devriez ! »
Le ton fut porté si haut et si violemment, qu'Harry ne put s'empêcher de sursauter. Il scruta la Bête, incertain quant au tournent que prenait la conversation. Il y avait une lueur fauve dans les yeux gris, brulante et dévorante. Comme si au fond d'elle quelque chose de tapis depuis trop longtemps avait enfin trouvé le moyen de s'échapper. Comme si la Bête ne s'appartenait plus.
Alors qu'elle ne montrait jamais ses dents ou presque, il vit sa bouche s'étirer en un sinistre sourire, dévoilant des crocs aussi effilés que des rasoirs.
Que pouvait-il faire pour que son ami redevienne comme avant ?
« Vous pouvez me parler sans crainte.
-Sans crainte ? Mais qu'entends-je dans votre voix ? Vous tremblez ? »
Elle était cruelle et cynique. Il n'aimait pas cet aspect de la Bête, et oui il tremblait. Il avait peur. Car au fond de lui, il savait que ce n'était que la partie émergée de l'iceberg. Comme avec Draco, il y avait quelque chose de tordu en elle. Quelque chose qu'il n'était pas capable de saisir.
La Bête lui agrippa brusquement les mains et il se tendit plus encore.
« Qui d'autre que moi a eu cette faveur, mon bel Ange ? Qui vous a pris les mains de cette façon ? Vous a fait la cour ? Dites-moi son nom !
-Je…
-Son nom !
-Dr-Draco. »
Le couperet était tombé.
Frappée par la foudre, la Bête le relâcha. Sa rage aussi soudaine qu'inexpliquée c'était muée en terreur. Sans attendre un instant de plus, elle quitta Harry, s'enfonça dans le sous-bois et disparue.
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Comme leur rencontre, le temps avait brusquement tourné à l'orage. L'air était lourd et irrespirable. Les nuages noirs et bas. Le vent tourbillonnait si fort qu'on eut dit que son souhait était de déraciner les arbres du parc. Mais nulle trace d'éclair ou de tonnerre pour rafraichir l'atmosphère.
Harry avait tenté de retrouver la Bête, sans succès. Il voulait s'excuser de son insistance. Il regrettait d'être la cause de ses tourments, bien qu'il ne s'explique pas les raisons d'un tel revirement.
Dépité, il avait rejoint ses appartements et s'était contenté de se morfondre en espérant que la tempête qui semblait vouloir l'engloutir ainsi que les alentours, ait disparue avec l'aube.
Il s'en voulait terriblement de l'horrible scène qui avait eu lieu plus tôt.
Il n'était pas descendu pour dîner dans la grande salle. La magie du château n'avait pas eu l'air de lui en tenir rigueur, lui apportant de quoi se sustenter sans qu'il ne demande rien.
Mais il avait l'estomac noué et une boule d'angoisse qui l'empêchait de respirer convenablement. Son cœur se tordait à chaque battement.
Il avait laissé son plateau de côté, n'en gardant que le pichet d'eau fraîche. Il ne pouvait rien avaler de plus tant son mal être était grand.
Plus la nuit avançait, plus l'air était lourd. Ses vêtements lui collaient à la peau, tant et si bien que ne trouvant pas le sommeil, il se résolut à se plonger dans un bain froid. La sensation fut si transcendante qu'il se fit violence pour en sortir. Il était en train de se sécher lorsqu'un rugissement de fauve le fit sursauter. Il enfila une tunique propre et se faufila comme un voleur jusqu'à la porte, persuadé que la source du bruit se trouvait juste derrière.
Il y avait un étrange grincement sur le dallage, comme si on griffait un tableau noir. Il en grinça des dents tant c'était désagréable.
Mais ce n'était pas tout, il y avait également des râles, entrecoupés de paroles inaudibles, mais promesses de milles souffrances, lorsque ce n'était pas des grondements sinistres.
Lorsqu'un autre rugissement se fit entendre, il en trembla. Une sueur froide coula le long de son échine.
Quoiqu'il se trouvait derrière sa porte, il priait pour que ce ne soit pas la Bête, mais il en doutait fortement.
Ni tenant plus, il ouvrit la porte à la volé, bien décidé à faire face à ce qu'il avait provoqué.
Il ne put réprimer un cri de terreur lorsqu'il tomba nez à nez avec son visiteur du soir.
Il avait en face de lui une bête immense sur ses quatre pattes, le poil hirsute et taché de boue et de sang, moitié séché, moitié dégoulinant.
Ses griffes laissaient des sillons dans le marbre du couloir, de même que des traînées carmines. Il aurait pu croire que c'était son sang, mais la créature n'était pas blessé, en témoignait sa gueule emplit de crocs luisants du sang et de la chair d'un animal quelconque. Pauvre créature qui avait eu la malchance de croiser son chemin.
Ne restait de son aspect d'autre fois, que ses grands yeux gris. Si jadis, ils avaient abrité autant de mélancolie que de philosophie, à présent ce n'était que cruauté et vilainie.
Sans plus réfléchir aux conséquences, Harry voulu sortir de sa chambre, persuadé que sa magie pourrait venir à bout de son état.
Avant qu'il n'ait pu passer le seuil, un éclair de lucidité et de terreur passa dans les yeux d'orage. La Bête se redressa d'un coup et hurla :
« NON ! »
Harry se figea.
Il avait promis de ne jamais sortir, quoiqu'il arrive, quoiqu'il entende. Mais c'était si dur de laisser son amie affronter seule ce terrible mal.
« Mais…, tenta-t-il d'argumenter. »
La Bête recula jusqu'à se cacher à demi derrière un pan de mur.
« Fermez votre porte ! Vite ! Je vous en supplie ! Vous ne pouvez rien faire pour moi ! »
Les larmes dévalaient ses joues tandis qu'il obéissait le cœur brisé.
« Pardon, bredouilla-t-il. »
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Chapitre fort en émotion ^^ On le sait pourtant que la curiosité est un vilain défaut !
Avec pas mal de nouvelles données sur la Bête et Draco.
Et un rapprochement significatif entre Harry et la Bête.
J'espère qu'il vous aura plu je vous dis à la semaine prochaine et d'ici là hydratez vous bien et restez à l'ombre^^
Angel
