Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter, le conte est millénaire, même si l'honneur le plus récent revient à Madame LePrince de Beaumont et Mme de Villeneuve. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Dahlia, Iris, Capucine et William, qui sorte de ma petite tête^^.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment)
Rating: M, pour un peu de citron dans ce chapitre ou le consentement est à moitié entendu, tout du moins au début.
Parution: 1 fois par semaine. 7 Chapitres en tout, 7 chapitres fini^^.
Résumé : James Potter est un gentilhomme humble et travailleur, qui a vu son labeur récompensé par nombre de richesse et une nombreuse famille. Mais voilà que par un froid matin d'hiver, un druide frappe à sa porte avec dans ses bras son fils illégitime. La famille parfaite ne l'est peut-être pas tant que cela…
L'Ange et la Bête
Chapitre 5 : Retrouver les siens
L'expérience fut si douloureuse, qu'aucun d'eux n'osa en reparler. Parallèlement, ils avaient repris leurs habitudes. Au début, leurs conversations étaient un peu gauches, malaisantes, mais jamais froides.
S'ils ne parlaient pas des tourments qui les concernaient tous deux, cela ne les empêchaient pas d'y penser.
Harry pensait que ce qu'il avait cru faire pour aider la Bête n'avait fait que précipiter ces terribles évènements. Il se demandait ce qui en était la véritable source. Ainsi il pourrait éviter d'attiser les souffrances de son amie, tout en y trouvant remède dans la plus grande discrétion.
La chose n'était pas aisée et lui causait nombre de nuit blanche.
Il faisait de son mieux pour ne rien laisser paraître, mais la Bête n'était pas dupe. Elle aurait voulu exprimer ses sentiments et ses espoirs. Hélas, sa malédiction ne le lui permettait pas. Ce silence la tuait. De même que le monstre qui vivait tapis au fond de son âme et qui finirait par avoir raison d'elle.
Un jour qu'il se promenait seul, Harry était retourné prêt du pavillon de nacre et d'argent. Il espérait que la force mystérieuse qui en émanait lui apporterait quelques réponses. Mais rien ne c'était jamais produit. Nulle manifestation divine n'était venue à son secours, accentuant sa peine.
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Par un beau matin d'été, alors qu'Harry s'apprêtait à rejoindre la Bête dans la bibliothèque, son miroir s'anima.
Ce qu'il y vit acheva de le désespérer et il s'effondra en larmes.
Après plusieurs minutes à l'attendre, la Bête prit le partit de s'enquérir de lui, inquiète.
Alors qu'elle toquait doucement à sa porte, une voix étranglée lui répondit.
Elle pénétra sans plus de cérémonie dans les appartements de son hôte, abasourdie par ce soudain excès de morosité.
« Ange ? Qu'avez-vous ? S'enquit la Bête en s'agenouillant devant lui.
-Mon père… Il va mourir. »
L'état du pauvre homme n'avait cessé de se détériorer, qu'importent les soins permanents de ses enfants et l'avis des médecins. Ne se trouvant plus la force de continuer de vivre sans son fils adoré, il s'était enlisé dans la mélancolie et le désespoir. La mort n'avait plus qu'à venir cueillir son âme prématurément vieillie.
Le voyant si faible, le médecin avait voulu l'emmener dans un hôpital afin de faire son possible pour le sauver.
Will et les jumelles avaient refusé, réalistes quant à la situation. SI leur père devait mourir, hors de question qu'il le fasse seul, loin de sa famille.
Depuis qu'ils avaient pris cette décision, ils comptaient les jours qu'ils leurs restaient avec cet homme qui avait été leur roc, leur héro et qui n'était plus que l'ombre de lui-même.
« Et je ne serais pas à ses côtés. »
La Bête ferma douloureusement les paupières, le cœur déchiré, elle s'apprêtait à faire le pari le plus risqué de son existence. Un pari qui pourrait bien lui couter la vie.
Mais pour le bonheur de Harry, elle était prête à le prendre.
« Ne pleurez plus Ange. Vous serez auprès des vôtres. Je ne suis pas sans pitié. »
Harry leva des yeux de noyé dans sa direction. Avait-il bien entendu ?
« Vous me laisseriez retourner chez moi ?
-Sous quelques conditions.
-Lesquelles ? »
De ses grandes mains, toujours gantées, la Bête lui essuya tendrement les joues.
« Il vous faudra revenir ici sous 7 jours. Pas un de plus. »
Sans oser prononcer un seul mot, Harry se contenta d'hocher la tête en signe d'assentiment.
« Vous vous êtes approché du pavillon, n'est-ce pas ?
-Je n'aurais pas dû, je…
-Non, c'est au mieux. Ce pavillon recèle une très ancienne et puissante magie. C'est le pavillon de Diane.
-La Déesse ?
-Oui, un être à qui je dois ma vie. Vous êtes devenu le nouveau maître de ses terres et d'une partie de sa magie en me rendant ma rose. Sa rose. Comme gage de votre retour, je dois vous confier la clé de ce temple, où en plus de l'essence de Diane, se trouve ses richesses véritables, les miennes et maintenant les vôtres. »
La Bête sortit de sa veste une minuscule clé d'or finement ouvragée, avant de la lui tendre. Il la sera tout contre son cœur conscient de son importance, tant l'énergie qui s'en dégageait, était grande.
« Diane dans son infini bonté, m'a confié cinq artefacts qui sont les cinq piliers de ma puissance.
-La rose, la clé, le miroir, Hedwige… Enuméra Harry.
-Et ce gant. »
La Bête retira celui qu'elle portait toujours à la main droite, dévoilant une main deux fois plus grosse que celle d'un homme, recouverte d'une toison immaculée et soyeuse, pourvue de coussinets et de griffes.
« Mettez-le et il vous conduira où vous désirez l'être. »
Harry s'en saisit en tremblant d'émotion.
Son cœur débordait de reconnaissance et de bonheur, au point qu'avant qu'elle n'ait eu le temps de se relever, il lui sauta au cou.
« Merci. »
D'abord interdite, elle ne sut comment réagir.
Ce geste était quelque chose de banal pour tout un chacun, mais pas pour elle qui en avait reçu si peu de cet acabit. Elle finit par resserrer ses bras autour des épaules du jeune homme, en se demandant si elle allait pouvoir le laisser partir.
« N'oubliez pas votre promesse Ange, murmura-t-elle en le relâchant.
-Je serais de retour dans une semaine. Je vous le jure.
-Je connais votre cœur, bel Ange. Je vous attendrais. »
La Bête se releva et quitta la chambre, solennelle.
Avant de franchir le seuil, la peur étreignit son cœur au point de la faire suffoquer. Elle avait un pressentiment. Comme si elle n'allait jamais le revoir. Elle rejeta en bloc ses sinistres pensées et s'inclina au moment où la porte se refermait sur elle.
Une fois seul, Harry ressembla ses esprits avant d'enfiler le gant et de se transporter jusque dans son ancienne maison.
Dans un souffle, il se retrouva dans la chambre de son père.
A son chevet, endormie dans un rocking chair, après de longues heures de veilles, Capucine. Son visage était pâle et mangé par d'immenses cernes violacés.
Il la recouvrit du plaid qui avait échoué à ses pieds et avisa l'état de son père.
Horrifié, il retint à grand peine un cri.
Il était livide et maigre. Son teint était cireux. Ses cheveux, jadis d'un noir de jais, avaient blanchi. Sa respiration était laborieuse et sifflante.
Prestement, il rangea clé et gant dans sa poche avant de se précipiter à son côté.
Inconscient, aux portes de la mort, d'aucun aurait pu dire que le sauver était impossible, pourtant, Harry sentit qu'il en était capable.
Il regorgeait d'énergie et de vitalité. Son séjour chez la Bête l'avait rendu plus fort, de même que sa magie.
Plein d'espoir, il pressa le front de son père d'une main et posa l'autre tout contre son cœur.
Il ferma les yeux et se mit à chantonner. Il appela les Dieux à son aide, pourvu qu'à travers lui, ils puissent lui rendre force et vigueur.
La tâche fut loin d'être aisée, mais après quelques minutes, sa respiration devint plus régulière, les couleurs revinrent sur ses joues creuses et le teint de cire se dissipa petit à petit. Alors qu'il relâchait son sortilège de guérison, James ouvrit les yeux pour la première fois depuis des jours.
Il voulut parler, mais sa gorge était si sèche qu'un faible râle sortit de ses lèvres.
En l'entendant, Capucine se réveilla en sursaut.
Interdite, elle avisa son frère qui tendait un verre d'eau à son père. Son père qui semblait revivre.
« Ange ! s'écria-t-elle avant de se jeter à son cou pour l'enlacer. »
Sous l'impact, le verre d'eau vola et se répandit sur le drap de lit, tandis que Harry manquait s'écrouler à terre.
« Tu es revenu ! Tu m'as tant manqué.
-Tu m'as manqué aussi petite sœur. »
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Alertés par les cris de Capucine, la maisonnée s'était ruée jusque dans la chambre du patriarche, craignant le pire. Quelle n'avait été leur surprise en découvrant leur père éveillé et souriant, quoique un peu pâle, mais indéniablement sortit d'affaire, avec à ses côtés étouffé de baisers, un Harry vêtu comme le plus riche des princes.
Son retour sonna comme un miracle et les cris de joie éclatèrent dans une maison qui s'apprêtait quelques heures plutôt, à porter le deuil.
Tous trépignaient d'impatience !
Ils voulaient à tout prix connaître le récit de ses aventures et comment il était parvenu à leur revenir.
Ils avaient consenti à laisser seul le père et le fils, le temps d'émouvante retrouvaille avant de l'assaillir de questions.
James dormait d'un sommeil lourd et réparateur qui lui permettrait de recouvrer la santé, tandis que sa famille faisait cercle autour de son cadet pour l'écouter.
Ange se fit un devoir de tout leur raconter ou presque.
Dans l'effusion, il avait fait en sorte de cacher le gant que lui avait offert la Bête et ne fit pas mention du pavillon ou de sa clé.
S'il faisait confiance à son frère et à ses sœurs, ce n'était pas le cas pour Dahlia. Quant à Draco, le regard ardant qu'il avait pour lui le rendait fébrile. Il y avait une lueur sauvage et impétueuse qui lui intimait la prudence. Il ne savait pas si les sentiments contradictoires qu'il lisait dans ses orbes grises, si semblables à celles de la Bête, lui était entièrement destinée. Draco haïssait la Bête. Il est vrai qu'on ne pouvait véritablement le lui reprocher. Mais au vue de son récit, il n'y avait plus de raison. En tout cas, à son sens. Pourtant, le blond semblait plus haineux et plus féroce qu'auparavant. Comme s'il était sur le point de tuer de sang-froid. Cette impression ne le quittait pas et lui donnait des sueurs froides.
Ce fut pire lorsqu'il annonça qu'il ne pouvait pas rester auprès d'eux plus de sept jours.
« Comment ?! Tu vas retourner chez ce monstre ?! s'écria Iris affolé.
-Ce n'est pas un monstre ! S'insurgea Ange. Bien sûr, elle est effrayante au premier abord, mais j'ai appris à la connaître. Elle n'est pas mauvaise. Au contraire. »
Sa sœur se renfrogna, à moitié convaincue. Elle avait confiance en son jugement, mais n'acceptait pas que cette créature l'enlève de nouveau. C'était trop cruel.
Harry n'avait-il pas un cœur trop bon et généreux pour prendre en amitié pareil hôte ?
« Peut-être cette Bête te permettra-t-elle de revenir nous rendre visite ? Hasarda Capucine, désireuse d'apaiser les tensions.
-Oui, c'est une possibilité à ne pas négliger, répliqua William un grand sourire aux lèvres. Mais en attendant nous allons profiter autant que possible de ta présence mon Ange ! Aujourd'hui c'est jour de fête et je pense qu'il est temps d'ouvrir cette fameuse bouteille ! »
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Le lendemain, le réveil fut difficile, tant les têtes étaient lourdes de rêves et d'alcool. Mais le travail de la ferme ne pouvait être remis en lendemain. Aussi se firent-ils violence après avoir ingurgité un remède préparé par Harry.
Chacun vaqua à ses occupations et se fut comme si Ange n'était jamais partit.
Il prit soin de son père, puis aida aux champs, tandis que ses sœurs s'occupaient du jardin et des bêtes. Dahlia elle s'occupait des lessives, tant et si bien que le jardin ressembla bientôt à un voilier partant pour les Indes avec ses dizaines de draps tels des voiles claquant au vent.
Elle n'avait de cesse de se plaindre, comme toujours et était ulcéré de voir le bâtard de son mari revenir la bouche en cœur, adulé par tous, vêtu plus richement qu'elle n'aurait jamais pu se le permettre. Même avant leur ruine.
Comme sa mère, il n'était qu'un petit profiteur, un arriviste qui c'était trouvé un bon partit. Elle en connaissait d'autre des maris bien pourvus, que ce soit de richesse, de poils ou de corne. Elle était verte de jalousie et aurait tout donné pour faire son malheur et les voir ravaler leur sourire et leur caresse.
Quel sacrifice était-ce là ?! Partir chez un monstre et revenir couvert d'or et de gloire ? Sans avoir pris la peine de se conduire en véritable héro ? Que ne lui avait-il pas coupé la tête pour faire profiter sa famille de ses largesses ?
Il en profitait seul ou presque, leur laissant des miettes !
La vie était injuste, mais elle avait toujours su faire en sorte de lui faire la nique et combler ses espérances.
Aujourd'hui n'était qu'une épreuve de plus. Elle allait devoir trouver rapidement une idée pour avoir ce qu'elle estimait lui revenir de droit.
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La journée avait été harassante et le soleil brûlant.
Epuisé, Harry avait décidé d'aller se baigner dans la rivière avant de rentrer. L'eau ruisselante et fraîche revigora son corps et le débarrassa de toute la poussière qui le recouvrait. Alors qu'il rentrait pour le dîner, il s'arrêta en passant devant l'étable. Un hennissement qu'il connaissait bien venait de se faire entendre.
Il y pénétra le cœur battant pour y découvrir dans la stèle qu'il occupait jadis, son étalon, Mordred. Un indomptable pur-sang anglais bai que son père lui avait offert. Une bête remarquable qu'il avait dût vendre après leur ruine et qu'il avait été le seul à apprivoiser.
S'en séparer avait été un crève-cœur.
Le revoir était comme un rêve devenu réalité.
Il avait eu peur que son ami finisse à la boucherie, tant il était farouche. Mais son propriétaire, conscient de sa valeur, c'était contenté de le garder pour la reproduction.
Heureux comme un enfant le jour de noël, Harry s'approcha de l'étalon qui s'ébroua à sa vue.
Perdu dans ses nouvelles retrouvailles, Harry n'entendit pas la porte de l'étable s'ouvrir.
« C'est Will qui l'a racheté. »
A ces mots, il sursauta, de même que sa monture qui renâcla devant l'intrusion.
« Avec ce que tu nous as envoyé, nous avons pu payer nos dettes, acheter quelques bêtes, et prendre des ouvriers pour les gros travaux. A la fin, il restait une coquette somme. On en a caché une partie, puis nous nous sommes concertés. Nous voulions faire quelque chose pour toi. Te faire un cadeau, même si tu n'étais plus là pour en profiter. Alors William est allé le chercher.
-Vous n'auriez pu me faire plus beau cadeau. »
Il continua de flatter l'animal, tandis que Draco s'approchait imperceptiblement de lui. Dans un geste emplit de passion et de possessivité, il saisit sa taille et l'enserra jusqu'à plaquer son dos contre son torse.
Ange en fut si soufflé que sa respiration se bloqua au fond de sa gorge.
Le blond enfoui son nez dans le creux de son cou. Chatouillé par les mèches de cheveux noirs, il aspira leur odeur de même que celle de sa peau.
Elle était douce et fraîche et embaumait comme le soleil.
Il embrassa la nuque jusqu'à le faire frissonner.
Au premier abord, Ange n'avait pas esquissé le moindre geste, se contentant de rester les bras balans, choqué et indécis. Mais en sentant les lèvres, puis les dents dévorer sa chair, il voulut crocheter la poigne qui le tenait si fermement, en vain.
« Dra…Draco…S'il te plait. »
L'étreinte se resserra, le laissant à bout de souffle. Le blond lui, continuait son exploration, indifférent à ses protestations.
Il n'allait pas laisser passer une si belle occasion de prendre l'avantage sur son rival.
« Mon bel Ange, si tu savais… Si tu savais comme tu m'as manqué. »
Il n'en finissait plus de le dévorer de baisers et de légères morsures, lorsqu'un gémissement étranglé de plaisir contenu lui répondit.
Le sang d'Harry était en train de s'enflammer. Son cœur battait frénétiquement et il avait du mal à aligner correctement ses pensées, sauf une. Il n'était pas sûr de vouloir que cela s'arrête.
Il leva son bras pour passer sa main dans la chevelure blonde, l'incitant ainsi à poursuivre ses attentions.
Draco eut un sourire carnassier avant de desserrer sa prise et de saisir le menton du plus jeune.
Son parrain était avec lui, il le sentait. Il lui apportait force et magie pour le faire succomber. Et aux vues de ses réactions, l'entreprise était un succès.
Il plongea ses orbes grises dans celle émeraude. Elles étaient troublées de désir et semblaient attendre son bon vouloir. Il stoppa sa progression à quelques millimètres des lèvres tentatrices, se souvenant de la promesse qu'il avait faite à William voilà plusieurs mois. Son précieux petit frère ne se refuserait pas toujours. Prouvant qu'il avait raison, Harry combla l'espace qui les séparait et s'empara de ses lèvres.
Il se sentait galvanisé par une force mystérieuse, comme si sa raison et ses appréhensions disparaissaient à son contact. Se laisser aller à ses envies, mêmes les plus inavouées ne lui faisait plus peur. Il se sentait libre, indifférent à ce qui l'avait toujours freiné lorsqu'il se retrouvait seul avec le blond. Il oubliait l'ombre qui entachait son âme et ne pensait plus qu'à ce corps contre le sien, ses lèvres qui dévoraient les siennes.
Leur échange était passionné et les laissa à bout de souffle.
Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, Draco passa ses mains sous la chemise entre ouverte et poursuivit son exploration.
Il caressa, griffa et effleura la peau dans un joyeux mélange qui fragilisa encore plus les certitudes de son amant. Ce dernier haletait sans retenue, avide.
Il pinça un téton, tout en mordant un lobe d'oreille, alors qu'Harry s'abandonnait dans ses bras et que sa tête basculait en arrière accueillie par son épaule. Ses caresses et ses taquineries le faisait trembler et gémir.
Enhardit, il poursuivit son chemin jusqu'à ses flans, puis ses abdos, pour finir par effleurer les laçages de son pantalon. Sous le tissus, l'attendait impatiente, la virilité dressée du brun qui se cambra aussitôt.
Inconsciemment, il se mit à onduler, frottant ses fesses contre celle du blond.
Draco grogna contre la clavicule avant un ultime baisé.
D'une main experte, il massa le sexe engoncé qui se mit à palpiter. Harry gémit de plus belle et s'agrippa aux bras qui le tenait toujours.
Lentement, douloureusement, il vit les doigts de Draco s'affairer pour défaire les lacets de son pantalon, effleurant dans une douce torture, son sexe impatient.
Lorsqu'il les eut suffisamment défaits, il plongea sa main pour s'en emparer. Le contact des mains calleuses contre la peau fine et intouchée de son sexe était indescriptible. Perdu dans un méandre de sensation si nouvelle pour lui, il sentit ses genoux trembler. Ses jambes prêtes à le lâcher.
Le voyant si fébrile, Draco le relâcha pour mieux le retourner et ainsi lui faire face. Il l'embrassa avec une fougue et une passion qui acheva ses dernières forces. Harry manqua s'effondrer comme une poupée de chiffon. Si bien que Draco l'enserra dans ses bras et s'en alla l'allonger dans le foin.
Le voir reposer ainsi dans l'herbe odorante, à moitié nu, le rouge aux joues, la respiration saccadée, le vif turgescent, le rendait plus désirable qu'il ne l'avait imaginé.
Dévoré par l'envie de le posséder, il fondit sur lui tel un aigle sur sa proie. Ce qu'il était à n'en point douter.
En sentant le corps chaud se presser de nouveau contre lui, Harry soupira d'aise avant d'enrouler ses bras autour de ses épaules et de l'embrasser.
Le blond passa une main dans son dos pour surélever son bassin, tandis que l'autre se baladait sur leurs deux virilités. Le souffle erratique de son Ange resta prisonnier de leur échange.
Possessif, il empoigna une mèche de cheveux noirs et tira en arrière, dévoilant la jugulaire et la pomme d'Adam qui s'empressa de mordre et de suçoter, le marquant comme sa propriété.
Dans le même temps, il entama un long et ample mouvement de bassin, frottant leur érection l'une contre l'autre. Ils grognèrent de concert.
Les sens en ébullitions, Harry agrippa les épaules et griffa la peau de son dos. Il se sentait fondre et brûler.
Impatient, il ne tarda pas à accompagner les mouvements de son amant. Il écarta plus grand les cuisses, accentuant le contact.
La délivrance n'était pas loin et leurs gémissements n'avaient de cesse d'emplir la grange.
Il devait lui arracher sa promesse avant. La promesse de ne plus jamais le quitter.
Il ralentit imperceptiblement la cadence.
«Ange ? »
Un gémissement désespéré lui répondit.
« Reste. »
Ses mouvements de plus en plus lents, de plus en plus profonds, le mettaient à la torture. Il n'arrivait pas comprendre la question. Tout ce qu'il voulait c'était jouir. Il y était presque.
« Draco, supplia-t-il.
-Promets d'abord. »
Harry émit un gémissement pitoyable et poussa son bassin pour accélérer le mouvement. Draco ne l'entendit pas de cette oreille et le plaqua contre lui pour l'empêcher de boucher, maintenant la lente montée de l'orgasme, ce qui le rendait presque douloureux.
« Je…ne peux…pas…
-Pourquoi ? Qu'est ce qui t'en empêche ?! »
Ange papillonna des yeux, sa vision se fit plus claire, de même que son esprit, bien que son corps tremblait toujours.
« C'est cette Bête ?!
-Elle a été bonne pour moi. Et elle est toute seule. »
Le visage de Draco se fit dur, sa voix tranchante.
« Et moi sans toi ? Et ta famille ? Aurait-elle plus d'importance que nous ?! Serais-tu amoureux ?!
-C'est mon amie.
- Et lui tu crois qu'il t'aime ?! Si ce monstre t'aimait autant que moi, il ne t'aurait jamais laissé partir ! »
Harry fronça les sourcils. Recouvrant ses esprits, il voyait l'ombre grandir dans l'âme de son amant, qui contrairement à la Bête, qui la combattait farouchement, semblait vouloir l'embrasser toute entière.
Frustré et en colère de s'être fait berner, il le repoussa.
Il se releva et remit de l'ordre dans sa mise tout en le toisant.
« Tu ne sais rien d'elle ! Ni de moi apparemment ! »
Un grondement sourd, presque animal, sortit de la poitrine du blond alors qu'il bondissait sur ses pieds, menaçant.
« Ce monstre t'a envouté ! Tu trahis les tiens pour lui ! Le Harry que je connais n'aurais jamais fait cela ! Dahlia avait raison, tu n'es peut-être qu'une catin ?... »
La gifle partie si vite que Draco ne la vit pas venir. Son amant semblait irradier de colère et de magie.
« J'ai fait une promesse à quelqu'un qui m'a toujours soutenu et jamais contraint ! Ce que tu viens de faire est impardonnable ! Et tu oses m'insulter ?! Tenter de me faire culpabiliser ?! Je rentrerais dans 7 jours et tu ne pourras rien y changer ! »
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Bonjour les gens ! J'espère que vous allez bien ? Et que ce chapitre vous a plu ?
J'ai décidé de faire mes petits discours en fin de chapitre j'ai remarqué que personne ne lisait avant donc me voilà.
Merci à tous ceux qui me laissent des coms, merci à ceux qui me suivent, et qui mettent cette fiction en favoris, ça me fait super plaisir^^
Pendant que je vous tiens, j'annonce que je viens de clôturer le dernier chapitre de cette fic. Plus que 2 semaines avant de connaître le fin mot de l'histoire.
Car il faut bien le dire Draco nous fait sa crise dans ce chapitre, mais jusqu'où ira-t-il ? Il est déjà allé loin…
Petite note au sujet de la suite : je viens de commencer à écrire le chapitre 15 de Sang Noir, qui n'a pas encore de chapitre, donc la machine se remet doucement en marche.
Si vous aimez ma façon de faire de OCC, sachez que maintenant que j'ai fini l'Ange et la Bête qui était mo exécutoire pour Sang Noir, va bien falloir que j'en trouve un autre. Alors trouver c'est une façon de parler parce que c'est déjà fait et que la trame est écrite en très gros depuis longtemps et elle n'attend plus que moi^^ et vous du coup.
On sort un peu du conte ou presque. L'environnement sera un peu différent, mais je ne vous en dis pas plus
Sur ce je vous dis à la semaine prochaine.
Bon week end et restez au frais le thermostat va grimper !
Angel
